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République démocratique du Congo
Ministère de l'Enseignement Supérieur et
Universitaire
Institut Supérieurs Techniques
Institut Supérieur de
Développement Rural de Bukavu

B.P. 2849 Bukavu
LES DEFIS D'ENCADREMENT DES PRODUCTEURS DU CAFE DANS LE
GROUPEMENT DE LUGENDO EN TERRITOIRE DE KABARE AU SUD-KIVU
Mémoire présenté pour l'obtention du
Diplôme de Licence en Développement Rural.
Directeur : Prof. Dr. Ir. BISIMWA BASENGERE
Espoir
Docteur en sciences agronomiques
Encadreur : CT. Ir .FURAHA
MATENDO
Ingénieur agronome et master en sciences
agronomiques
Par : BIBENTYO KAMUNGU James
Option : Planification régionale
Niveau de technicité :
A0
Année académique 2023-2024
INMEMORIAM
A nos regrettés Mère et grande soeur
RUMANYA LINA Odette
A mon cousin MURHULA RUKERA
Bienvenu
A notre Maman JULIE CIBWABWA
Il est vrai que la mort n'arrête pas l'amour je
vous aime pour tout ce que vous étiez pour moi et pour d'autres ;
malgré que vous soyez partis si tôt !
Daigne Dieu tout puissant accorder un repos éternel
à vos âmes
Amen !!!!!
EPIGRAPHE
« « Les contemporains ne
regardent pas même sens, mais gardent mêmes
directions » ».
ANONYME
DEDICACE
A mon grand frère et père Afred Wasso
Mukelenge ; à mes frères et soeur Kamungu Aganze
simon ; N'dJiabo Mukelenge yvette, Kubota Mukelenge Kethya, Munyerekana
Kamungu Noëlla christel, Kamungu Bulonza Josué et Bisimwa Mirali
yannick pour votre amour à mon égard ; ce travail vous est
dédié.
BIBENTYO KAMUNGU James
REMERCIEMENTS
Nos remerciements s'adressent au Professeur BISIMWA BASENGERE
Espoir pour sa bravoure, son attention ainsi que ses orientations qui nous ont
permis de produire le présent travail.
A mon grand frère et père Alfred WASSO MUKELENGE
pour tous les sacrifices concettis à ma faveur retrouvez ici
l'expression de ma profonde gratitude !
A mes parents KAMUNGU Abel et MUNYERENKANA Victorine pour
l'amour et le soutien que vous m'avez apporté tout au long de mon
parcours scientifique
A vous mes frères et soeurs Kamungu aganze Simon
, Kamungu Bulonza Josué , N'djiabo Mukelenge Yvette, Munyerenkana
Kamungu Noella christel ,Bisimwa Mirali yannick ,Kubota Mukelenge Kethya,
Rosette Kamungu, Munguakokwa Mudekereza Gloire Benel , Mudekereza Balola
Confiance ,Murhabazi Franck pour tout votre amour manifesté à mon
égard , vous m'avez soutenue, orienter ,consoler , donner un coup de
main et cela jour pour durant ce long parcours académique , je
manquerais des mots pour vous dire combien vous comptez pour moi.
A mon ainé Roland Bahiga qui nous a fournis la
première documentation sur notre sujet de recherche trouvez ici nos
sincères remerciements pour cet esprit de charité
Mes remerciements à mon camarade Jean Lumière
Cirimwami du département d'informatique à l'UCB qui nous a
aidés dans le processus d'analyse des données empiriques
A nos ami (es) et compagnons de lutte Akonkwa Mulume Julien,
Aganze Mulume Serge, Bongere Bwamusaka Fulbert, Chenda Canikire Landry, Bila
Fazili Richard ainsi que Muzusa Masirika chrispin pour les moments
partagés ensemble.
A vous tous qui de près ou de loin vous nous avez
soutenu à fin que notre cursus académique arrive à terme
retrouvez ici l'expression de notre sentiment de gratitude.
SIGLES ET ABREVIATIONS
ACP : Afrique Caraïbes Pacifique
A .I : Ad interim
CIAT : Centre Internationale d'Agriculture
tropicale
COOPAC : Coopérative pour la Promotion des
Actions du Café
C.R.S : Catholic Relief Services
C .T.A: Centre Technique de Coopération
Agricole et rurale
C.V : Chaine des Valeurs
FIDA : Fond International pour le
Développement Agricole
FC : Franc Congolais
I.S.D.R : Institut Supérieure de
Développement Rural
I.A.C.O. : Inter Africain Coffee
Organisation
INERA : Institut National pour l'Etude et la
Recherche Agronomiques
IPAGRI : Inspection provinciale de
l'Agriculture
KBYK : Kahawa Bora Ya Kivu
Kg : Kilo gramme
OXFAM : Oxford Commitee for Relief
Famine
O.I.C. : Organisation Internationale du
Café
O.M.C : Organisation Mondial du
Commerce
ONAPAC : Office Nationale de Produits Agricoles
du Congo
P.I.B : Prix Intérieur Brut
RDC : République Démocratique du
Congo
SAPI : Save the People International
SOPACDI : Solidarité pour la Promotion des
Actions Café et Développement Integral
SROI : Social Return On Investiment
USAID : United States Agency for
Development
$ : Dollar américain
LISTE DES
TABLEAUX
TABLEAU 1: SUBDIVISION DES VILLAGES ET
SOUS-VILLAGES DU GROUPEMENT DE LUGENDO
1
TABLEAU 2: DONNÉES
DÉMOGRAPHIQUE DU GROUPEMENT DE LUGENDO
19
TABLEAU 3: RÉPARTITION DE
L'ÉCHANTILLON SELON LE SEXE
21
TABLEAU 4: RÉPARTITION DE
L'ÉCHANTILLON SELON L'ÂGE
22
TABLEAU 5: RÉPARTITION DE
L'ÉCHANTILLON SELON L'ETAT-CIVIL
22
TABLEAU 6: ACHETEUR DU CAFÉ
26
TABLEAU 7: QUALITÉ DU CAFÉ
VENDU
26
TABLEAU 8: PRIX DU CAFÉ PAR KG
27
TABLEAU 9: AFFECTATION DU REVENU
29
TABLEAU 10: SATISFACTION DES BESOINS PAR LE
REVENU
30
TABLEAU 11: PRATIQUE CULTURALES COURAMMENT
EMPLOYÉES PAR LES CAFÉICULTEURS
30
TABLEAU 12: EXISTENCE D'UNE DES
COOPÉRATIVES ET OU STRUCTURE D'ENCADREMENT
31
TABLEAU 13: PRINCIPAUX DIFFICULTÉS
RENCONTRÉES PAR LES CAFÉICULTEURS
32
TABLEAU 14: PROPOSITION ISSUES DES
CAFÉICULTEURS
33
TABLEAU 15: MATRICE D'ORIENTATION
STRATÉGIQUE
53
TABLEAU 16: TABLEAU DE CHOIX DES
STRATÉGIQUES
54
LISTE DES FIGURES
FIGURE 1: NOMBRE DES CAFÉIERS PAR
CAFÉICULTEURS
1
FIGURE 2: DATE DE PLANTATION DES
CAFÉIERS
24
FIGURE 3: PRODUCTION DU CAFÉ EN KG
PAR CAMPAGNE CAFÉIÈRE
25
FIGURE 4: REVENU TOTAL PAR CAMPAGNE EN
FC
28
RESUME
Cette étude porte sur « Les défis
d'encadrement des petits producteurs du café dans le groupement de
Lugendo en territoire de Kabare au Sud-Kivu » , elle part de la
problématique selon laquelle , les paysans producteurs du café
est une culture industrielle qui génère des revenus significatifs
sur le marché mondial, pourtant les petits producteurs produisent
près de 70% de la production nationale sont restés dans des
conditions de vie difficile en dépit des multiples contraintes
auxquelles ils se retrouvent confrontés .
Pour collecter les données, nous nous sommes servis
d'un questionnaire d'enquête avec un échantillon obtenu par boule
de neige qui nous a permis d'atteindre 100 enquêtés ; mais
également d'un guide d'entretien que nous avons adresséà
quelques acteurs de la chaine des valeurs du café dans la province du
Sud-Kivu.
L'étude a abouti au premier volet des résultats
sur les principaux défis auxquels sont confrontés les
caféiculteurs du groupement de Lugendo notamment : les maladies des
caféiers, le faible prix du café sur le marché local, la
difficulté pour les caféiculteurs du groupement de Lugendo
d'accéder au crédit, l'insuffisance d'outils nécessaires
pour l'entretien des caféiers ainsi que le manque des produits
phytosanitaires.
Le deuxième volet des résultats, l'étude
a démontré le rôle des quelques acteurs de la chaine des
valeurs du café en province, pour qui l'encadrement des
caféiculteurs rentre dans leurs missions.
A partir du guide d'entretien pour lequel nous avons
catégorisé les différentes questions par acteur selon
leurs rôles, cela a permis de comprendre les limites aux quelles ces
acteurs se heurtent également notamment : le fait que les
institutions publiques agricoles sont politisés en l'occurrence
l'ONAPAC , pourtant ayant le monopole du contrôle de la culture du
caféier ,des achats ainsi que des d'exportation du café au
Sud-Kivu et partout en RDC ; ainsi que l'insuffisance des ressources
financières, matérielles, et humaines.
L'étude à proposer en ce sens, une
stratégie basée sur un diagnostic de l'ONAPAC secteur de Bukavu,
consistant à améliorer la qualité des prestations des
brigades d'encadrement des caféiculteurs qui sont basés dans les
territoires à fin d'apporter un encadrement adéquat aux petits
producteurs du café du groupement de Lugendo dans le soucis
d'améliorer leurs conditions de vie.
Mots clés :
- Défis
- Encadrement
- Petit producteur
- Café
- Lugendo
-Défis : un défi se
définit comme une intention, individuelle ou collective, de
répondre à une situation complexe pour laquelle aucune solution
n'émerge à priori en proposant une démarche inhabituelle
et inclusive des parties prenantes. (Le Robert 2011
- Encadrement : C'est l'action
d'encadrer ; encadrer un groupe des personnes c'est assurer auprès
des personnes un rôle de direction, de formation, mettre sous une
autorité en constituant un ensemble hiérarchique. (Wiktionnaire
disponible sous licence CC BY-SA 3.0)
-Producteur du café : sont des
agriculteur qui cultivent le caféier , on les appellent les
caféiculteurs (Wiktionnaire disponible sous licence CC BY-SA 3.0)
-Groupement : Le groupement est toute
communauté traditionnelle organisée sur base de la coutume et
érigée en circonscription administrative, sous l'autorité
d'un chef désigné conformément à la coutume,
reconnu par le pouvoir public. Il est subdivisé en villages (loi
organique de la RDC n° 10/011 du 18 mai 2010)
ABSTRACT
This study examines «The supervision challenges of
lugendo's small coffee growers in Kabare territory in the South
Kivu » » aims to analyze the main challenges on which
lugendo's small coffee growers are confront on.
It's gone by a problematic that the coffee a industrial
culture one is generated self-important interest on the global market
However, rural's small coffee growers who produce 70% of
the whole country's coffee production have been stilling in harshs living
conditions cause of alot of challenges they meet
The data collection has been done by a survey instrument
using snowball sampling wich gave us one hundred interwiewees . We used all so
a interview guide which help to asking interwiews to others coffee's value
chain in South-Kivu.
The study resulted on the first shutter on the mains
challenges on which lugendo's small coffee growers are confront
especially : coffee tree diseases, low price on local coffee market,
difficulty accessing credit, insufficiency of maitenance's tools and
phyotosanitary lack.
The second shutter of results, this study prove the role of
some actors of coffee value chain in South Kivu district for whom the
supervision of small coffee growers falls within their assignment.
By a interview guide which categorize differents questions
for each actor that help us to understand what limit them too especially :
politicization of agricultural instutions in the case of ONAPAC however it has
a monopoly of control coffee culture, purchases, and coffee export.
Others limit is the insufficiency of financial resources,
human resources and materiel resources.
This study suggest some strategys establisheded on a diagnose
of ONAPAC /Bukavu which consist to upgrade the services of coffee
grower's supervision brigades which are based in different territorys in case
of to provide adequate supervision to Lugendo's small coffee growers in case
to improve their living conditions.
Key words:
- Challenges
- Mentoring
- Smallholder- coffee
- Coffee
- Lugendo grouping
INTRODUCTION
1. ETAT
DE LA QUESTION
Cette étude n'est pas la première à
aborder cette thématique dans le cadre de la recherche scientifique.
Que ce soit au niveau mondial, continental, régional, national ou local,
certains chercheurs ont déjà eu à aborder des aspects
liés à la culture du caféier.
A cet effet ; nous avons fait une revue des
différents résultats de recherche disponible en rapport avec
notre sujet de recherche. Ce ci, pour nous éclairer sur les
réalisations déjà faites par d'autres auteurs ; ce
qui nous a permis d'orienter notre étude en démontrant la
spécificité de notre recherche par rapport à celles
déjà réalisées.
L'organisation internationale du café
O.I.C (2013) dans son rapport, indique qu'en 2012 ; autour
de 80 % du marché mondial du café était
contrôlé par sept compagnies : par ordre de taille, Nestlé
(Suisse), Mondelez International, Starbucks et Cargill (États-Unis),
Tchibo (Allemagne), Lavazza (Italie) et Demb1753 (Pays-Bas). L'OIC dans ce
rapport, précise que ces firmes perçoivent 65 à 75 % du
prix de vente alors que les petits producteurs touchent 10 à 15 %.
Le pourcentage du café vendu sous le commerce équitable
représente 1,6 % de la production mondiale.
L'OIC signale néanmoins que c'est dans ce contexte de
quasi-monopole que se crée un espace pour les compagnies de café
très spécialisées.(1)
Ces chiffres montrent à quel point, il existe encore
des écarts considérables en ce qui concerne les revenus que
génère le café sur le marché mondial par rapport
à ce que gagneraient les petits producteurs situés aux premiers
niveaux de la chaine de valeur du café.
BENOIT DAVIRON ET STEPHANE PONTEdans leurs
ouvrage « Le paradoxe du café
2007 » ont fait un constat selon lequel des nouveaux
modes de consommation émergent sous la forme des
cafés `'durables'', et que le café devenait une boisson
à la mode avec la multiplication de bars spécialisés,
pendant que les producteurs perçoivent une part de plus en plus faible
du prix final. Le café vendu par les producteurs agricoles est de plus
en plus différent du `'café'' acheté par les
consommateurs.
Ce ne sont guère des attributs matériels que les
consommateurs achètent à un prix élevé mais des
symboles et des services personnalisés. Pour améliorer leur
situation, les producteurs doivent tenter de contrôler une partie de ces
attributs immatériels sous forme, par exemple, de labels et
d'indications géographiques.(2)
LUCIEN RAMAZANI KALYONGO (2018) : a
mené une étude sur : « l'organisation
économique des caféiculteurs congolais dans la région du
Nord Kivu à KASHENDA : Analyse du poids réel des
coopératives sur l'échiquier du système économique
mondial ».
Dans cette étude l'auteurexplique que la
libération progressive des marchés après les années
1980 a mené l'économie mondiale à un climat
d'échange concurrentiel, asymétrique et instable forçant
les petits producteurs des pays du Sud à traiter directement avec des
acteurs économiques internationaux émanant des pays
industrialisés. Il montre qu'à part l'organisation de ces paysans
en filière par les États ou les compagnies d'exportation et de
vente, ce contexte historique a également généré
des formes diverses de développement rural. Celles-ci ont donné
lieu, par ailleurs, à des regroupements associatifs indépendants,
tel que le Groupement d'intérêt économique Tufaidike, dans
le territoire de Masisi au Nord-Kivu sur lequel l'auteur amené sa
recherche.
Cette coopérative vise l'amélioration des
revenus des caféiculteurs par la mise en commun des fruits de la
récolte et la mise à disposition des caféiculteurs d'une
station de lavage, triage et séchage permettent aux membres de
commercialiser un produit à plus forte valeur ajoutée, une forme
de compétitivité et ainsi un accès au marché
mondial. Traiter directement avec les acheteurs internationaux avec un produit
transformé leur a permis de payer les agriculteurs plus que le double du
prix initialement pratiqué sur les marchés locaux».(3)
NYAMWIRAHIRA (2015) : a mené une
recherche sur la « Commercialisation du café et son
impact socio - économique dans les ménages du groupement de
Bushumba et Lugendo en territoire de Kabare : état des lieux et
perspectives ».
Et démontre démontre une situation de
déséquilibre entre l'offre et la demande observé sur le
marché mondial ce qui a provoqué une chute historique des prix
et la qualité du café marchand. En termes de réponse
à cette crise, l'auteur propose une indentification des contraintes
ainsi que les facteurs d'accroissement du circuit économique du
café pour espérer bâtir un développement
économique solide et une amélioration des activités dans
le secteur du café, dans le but d'impulser une sécurité
alimentaire de producteurs du café de Bushumba et Lugendo et contribuer
aussi à la réduction de la pauvreté des ménages.
(4)
JANOT NDARUME(2020) a mené une
étude sur L' « analyse des atouts et contraintes de la
production du café à BUNYAKIRI » il
soulève que dans le territoire de Kalehe à Bunyakiri, l'espoir
des paysans réside dans les activités agricoles entre autres la
culture du café. Cependant, les agriculteurs éprouvent plusieurs
difficultés parmi lesquels la difficulté d'acheminer leurs
produits vers le marché faute d'impraticabilité des routes.
Comme pistes des solutions à ce problème; l'auteur propose
la réhabilitation des routes des dessertes agricoles pour permettre aux
agriculteurs d'acheminer leurs produits vers le marché. (5)
STEVEN RUSANGWA en menant une étude
sur l' « Apport des coopératives dans la chaine des
valeurs du café dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu
» soulève que le Territoire de Kalehe est l'un de
rares territoires qui, malgré les défis trouvés dans son
secteur a conservé la caféiculture connaissant sa valeur
ajoutée dans l'économie paysanne ; il montre qu'à Kalehe,
le caféier se cultive en association avec le bananier, baptisée
« Banque du Paysan) qui, avant d'être dévasté par le
Wilt Bactérien constituait aussi la source permanente des revenus des
plusieurs ménages. (6)
Une étude de l'ONG RIKOLTO sur
« Le retour sur investissement dans La filière
café en RDC ») dans son programme café
mis en oeuvre par en RDC dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du
Sud-Kivu pour la période 2017- 2021, avec pour objet d'analyser
l'efficacité et le rapport coût-bénéficie par le
biais de calcul de la valeur du retour social sur investissement (SROI) voulait
voir « Les caféiculteurs organisés en entreprises
coopératives, efficientes et efficaces, accédant aux
marchés principaux, reconnus et respectés par les autres parties
prenantes dans la filière et par les autorités, en créant
pour leurs membres les conditions pour générer à travers
leurs activités durables les revenus qui leur permettent de mener une
vie décente et équilibrée».
Cette étude est aboutie à des conclusions selon
lesquelles ; la présence de Rikolto, en tant que garantie morale, a
motivé les acheteurs (Ethiquable, Colruyt) et les prêteurs (SIDI,
Root Capital, Alterfin, COOPEC le Grenier) à accorder des
préfinancements et des crédits commerciaux et cela a permis
d'augmenter le volume de préfinancement pour les coopératives
appuyées. L'amélioration du revenu et de la marge
bénéficiaire des coopératives, l'amélioration des
revenus et des connaissances du personnel des coopératives dans divers
domaines du café constituent aussi les avantages du programme aux
coopératives.
Pour les agriculteurs, le revenu des caféiculteurs
membres des coopératives, la Valeur de terres certifiées
biologiques et l'amélioration des connaissances ont été
notées (7)
Cette étude nous a éclairées sur l'appui
apportée par Rikolto aux différents groupements
d'intérêt commun avec lesquelles elle a travaillée dans le
cadre de son programme café, un appui qui a eu des résultats
positifs sur les revenus des petits producteurs du café regroupés
au sein des coopératives , ce qui a permis d'améliorer leur
conditions socio-économique car un accent étant mis sur le
retour sur investissement social tel que démontré ci-haut par les
résultats de l'étude. En ce sens, Rikolto à subventionner
un montant total de 196 298,8 $ pour les cinq ans, pour l'achat des terrains,
la construction des bâtiments des coopératives ainsi que les
matériels pour la construction des micros stations de lavage
café ; ainsi que 451 699,3 $ pour d'autres subventions
accordées aux coopératives de 2017-2021
POLE INSTITUTE ; un institut
interculturel dans la région de Grands lacs dans son rapport
publié en mars 2014
intitulé « Construction de la cohésion
transfrontalière par la caféiculture ? »
a mené une expérience auprès des deux
coopératives dont la `'coopératives pour la promotion des
activités du café'' (COOPAC) du Rwanda, et la solidarité
pour la promotion des actions du café et le développement
intégral (SOPACDI) de Kalehe en RDC.
Cette étude dont l'objectif s'inscrit dans la le cadre
de la politique de POLE INSTITUTE, celle d'initier l'émergence d'une
culture de négociation contre une culture de la mort, basée sur
des intérêts des uns et des autres ; voulait analyser les
dynamiques des secteurs du café en RDC et au Rwanda, plus
particulièrement dans les zones situées au bord du lac Kivu en
démontrant les efforts considérables accomplis par ces pays pour
accroitre la production du café et améliorer sa qualité ,
mais également analyser la manière dont la coopérative
transfrontalière dans le secteur du café peut être un
facteur de stabilité régionale.
Ce rapport est abouti à des conclusions selon
lesquelles ; l'encadrement des exploitants du café en intrants, en
pépinières, en régulation de la qualité et du prix,
prérogatives de l'office des produits agricoles du Congo (ONAPAC), est
quasiment inexistant.
L'étude a également démontré que
l'expérience de la SOPACDI pour son ouverture non seulement à la
production de café de spécialité mais aussi à
l'exportation de ses produits au marché international est à la
base de l'apparition d'autres coopératives.
Ce rapport montre à quel point les échanges
d'expériences entre deux coopératives transfrontalières a
permis aux caféiculteurs de Kalehe regroupés au sein de la
SOPACDI , d'améliorer leurs conditions de vie en produisant un
café de qualité qui leurs génèrent plus de revenus
mais également cela a contribué à améliorer les
relations entre les populations de ces deux régions
transfrontalières souvent théâtre des conflits
armées qui ont dégradés la cohabitation entre les deux
peuples (8).
CATHOLIC RELIEF SERVICES C.R.S : Dans
son rapport sur le projet « Kahawa Bora Ya Kivu, analyse
de performances » montre qu'une étude
menée à la fin du projet a voulu évaluer les
performances réalisées dans le cadre du projet Kahawa Bora Ya
Kivu financé par USAID ainsi que d'autres partenaires et mis en oeuvre
dans les territoires de Kabare et Kalehe au Sud-Kivu . Ce Projet, avait
pour but d'améliorer la qualité de vie des producteurs, et le
rapport d'analyse indique que sur les 5759 personnes vivantes dans les
ménages touchés par l'évaluation, 2179 vivaient avec moins
de 1,25$ (1250fc) par jour par personne après le projet.
D'après ce rapport, les bénéficiaires ont
établi une association entre l'accroissement du revenu de vente de
café et l'amélioration du prix, en indiquant que le projet
à ramener la présence du marché de café en
précisant qu'avant, ils vendaient une mesure locale de café
parche (1 ,5kg) à 500 -600fc alors qu'avec la venue du projet, les
coopératives leurs achètent la même quantité de
café à 1500 voir 1750 FC entre 2014 et 2015.
Les analyses de cette étude ont montrées que la
participation des producteurs au projet café à augmenté le
revenu de 47 ,8% des ménages ; alors que 30,4% des
ménages estiment que leurs revenu est resté le même et
seulement 21,8% remarquent que leurs revenu à diminué au cours
des quatre dernières années.(9)
Cependant, nous nous sommes appuyés aux idées
des différents auteurs cité ci-haut en voulant étudier
les défis liés à l'encadrement des paysans producteurs du
café dans le groupement de Lugendo en territoire de Kabare , où
les caféiculteurs se retrouvent dans des conditions de vie constante
malgré le fait qu'il soit les principaux producteurs de l'or
vert .
Ainsi, par rapport à ce que d'autres auteurs ont
écrit à ce sujet, notre étude vise à identifier,
analyser à fin de comprendre les contraintes auxquels se butent les
petits producteurs du café dans le groupement de Lugendo mais
également à chercher à comprendre le rôle que jouent
certains autres acteurs de la chaines des valeurs du café dans la
province spécialement ceux dont l'encadrement des producteurs du
café rentre dans leur missions.
Toutes ces études ont tentées d'apporter tant
soit peu une partie de la solution aux différents défis auxquels
les caféiculteurs sont confrontés, mais cela, reste encore
insuffisant, car pour espérer à un développement durable
du secteur café, un meilleur encadrement des caféiculteurs est
très indispensable , c'est dans cette optique que s'inscrit notre
étude qui débouchera sur des stratégies à mettre en
place pour apporter un meilleur encadrement aux caféiculteurs du
groupement de Lugendo qui font l'objet de la présente
étude .
2.
PROBLEMATIQUE
Le café constitue la deuxième boisson la plus
populaire dans le monde après l'eau ; on estime que 1/3 de la
population mondiale boit du café et représente le deuxième
produit d'exportation des pays en développement, juste après le
pétrole et vient avant le sucre, le coton, le cuivre ou encore le fer
sur la liste des produits d'exportation.
Le café est plus qu'une boisson simple, il est le
moteur économique des nombreux pays.
La production africaine représente ¼ du
café mondial. Selon l'organisation internationale du café
OIC ; 125 millions de personnes dans le monde vivent de la culture du
café. Le marché mondial du café est estimé à
plus de 100 milliards de dollars américains par an, avec une
consommation annuelle de près de 500 milliards des tasses de
café.
Le café est produit dans cinquante pays dans le monde,
par environ 100 millions des petits producteurs. L'Afrique, L'Amérique
latine (Brésil, Colombie) et l'Asie (Vietnam) ; sont les
principaux producteurs au niveau mondial. Les exportations mondiales de
café vert en grains en 2024 ont totalisé 10 ,77 millions des
sacs contre 9,34 millions des sacs au même mois de l'année
précédente soit une hausse de 15, 3% c'est ce que
indique l'organisation internationale du café dans son récent
rapport de mai 2024 sur le marché du café. Le continent
Africain est connu pour être le berceau du café ; il compte
le plus grand nombre des pays producteurs de café et produit les
meilleurs cafés au monde.
Les exportations de toutes les formes des café en
provenance d'Afrique ont augmentés de 32,1% pour atteindre 1, 3
millions de sacs. La Côte d'Ivoire et l'Éthiopie ont
été les moteurs de la croissance de la région en avril
2024, leurs exportations ayant augmenté respectivement de 202,5 % et
103,6 %, pour atteindre 0,15 million de sacs et 0,57 million de sacs, contre
0,05 million de sacs et 0,28 million de sacs en avril 2023(10)
Bien que l'Afrique soit le berceau du café elle exporte
2/3 de sa production sous forme de matières première et importe
1/3 sous forme de produits fabriqués (café solubles, café
moulu). L'organisation interafricaine du café OIAC cité par l'OIC
indique les petits producteurs africains ne reçoivent que moins de 5% de
la valeur totale des ventes. En R.D.C ; le café
représente actuellement le principal produit agricole
d'exportation ; on estime que les plantations villageoises fournissent 70
% de la production totale. (11)
La caféiculture en RDC représente environ 61%
des exportations contribuant largement à l'économie du pays.
Alors que depuis plus d'une décennie la demande mondiale pour le
café augmente de 2 % par an, l'offre mondiale à tendance
à stagner. Ce décalage croissant entre l'offre et la demande
explique une certaine pression à la hausse des cours mondiaux du
café.(12).
Ce contexte est une opportunité unique de pouvoir
générer de la richesse en zone rurale grâce à cette
culture d'exportation, et permettre ainsi à des milliers des paysans
congolais de sortir de manière durable de la pauvreté. (13)
Malgré cela, la production du café en RDC
fait face à des sérieuses difficultés, les agriculteurs
dépendent d'intermédiaires qui vendent leur café sans
offrir des services en retour. Beaucoup des caféiculteurs sont
exploités par ces intermédiaires qui offrent des crédits
pour la récolte de café la plus récente à des
tarifs extrêmement bas. Comme résultat, les agriculteurs du
café sont en train de se battre pour survivre. Cette situation est
presque la même dans toutes les provinces productrices du café en
RDC parmi lesquelles le Sud-Kivu.
La province du Sud-Kivu à l'Est du pays étant
une des grands producteurs du café en RDC ; la production du
café au Sud-Kivu était estimé à 3milles tonnes de
café en 2016, contre 7milles tonnes en 2022 et contre 10 milles tonnes
de café produit en 2023 (ONAPAC/ Secteur de Bukavu
2022).
Le groupement de LUGENDO en territoire de Kabare ,
n'échappe pas à cette réalité ;Cette
augmentation considérable de la production au cours du temps, est loin
de satisfaire aux multiples besoins des petits producteurs du café qui
sont confrontés à des multiples défis en plus de vendre
leurs produits à un prix dérisoire , une situation qui
contraint plusieurs caféiculteurs d'abandonner la filière pour
d'autre secteur de la vie , pourtant ,elle constitue désormais la
principale source de revenu ,depuis que la maladie du wilt bactérien a
ravagée la quasi-totalité des bananeraies les quelles constituait
jadis le moteur économique de la plupart des paysans du groupement
de Lugendo .
Les paysans producteurs du café de lugendo sont
restés dans des conditions de vie déplorables malgré les
multiples années qu'ils ont passés à exploiter leurs
champs de caféiers. Certaines plantations des paysans ont
vieillis ; avec des caféiers qui remontent à plus de 25 ans,
les techniques culturales sont restées traditionnelles, avec une
insuffisance d'outils oratoires et d'autres intrants agricoles
nécessaires à la culture ; les maladies et ravageurs des
caféiers ont pris place, ainsi que le manque des produits
phytosanitaires sont autant de défis auxquels se trouvent
confronté les caféiculteurs du groupement de Lugendo depuis
plusieurs décennies.
Les petits producteurs n'étant pas directement
connectés à un marché qui pourrait leur garantir la vente
de leur café à un prix rémunérateur, ces derniers
se retrouvent obligés de vendre leurs produits à des
négociants ambulants dont certains en provenance du Rwanda voisin et il
revient à ces dernier de fixer le prix de leurs choix au
détriment des caféiculteurs.
Cette situation parait comme un paradoxe au vu de la
rentabilité du café sur le marché mondial, mais cela ne
parvient pas à générer des revenus significatifs aux
petits producteurs se trouvant aux premiers niveaux de la chaine des
valeurs du café; ces derniers se retrouvent comme abandonnés
à leur propre sort.
Ceci ne permet donc pas aux petits producteurs
d'améliorer leurs conditions de vie pourtant ils devraient jouir
véritablement du gain tiré de ce que l'on qualifie de
`'diamant vert' 'dont il est le principal producteur.
Face à cette situation nous tenterons de
répondre aux questions ci-dessous que propose notre thématique
tout au long de notre recherche pour à fin proposer des pistes de
solution pour relever les défis liés à l'encadrement des
caféiculteurs du groupement de Lugendo dans le territoire de Kabare.
3.
Questions de recherche
- Quels sont les principaux défis auxquels sont
confrontés les caféiculteurs du groupement de Lugendo ?
- Quelle serait la part de responsabilité (rôle)
des autres acteurs de la chaine de valeur du café dans l'encadrement des
petits producteurs ?
- Quelles sont les stratégies à mettre en place
à fin de fournir un encadrement adéquat aux petits producteurs du
café ?
4.
HYPOTHESES
Au regard des questions ci-haut nous pouvons dégager
les hypothèses selson lesquelles :
- Les manques des matériels nécessaires à
l'entretien des caféiers, la vétusté des caféiers,
les maladies des caféiers, le faible prix du café sont les
principaux défis auxquels se trouvent confrontés les
caféiculteurs du groupement de Lugendo
- Les établissements publiques agricoles, l'inspection
provinciale de l'agriculture ainsi que les centres de recherche sembleraient ne
pas avoir suffisamment des moyens pour pouvoir assumer leurs rôles aux
près des petits exploitant du café.
- La formation des caféiculteurs, l'octroi des intrants
agricoles nécessaires, l'accès au marché, l'accès
au crédit, seraient des stratégies efficaces à adopter
pour pouvoir améliorer les revenus des petits producteurs du
café dans le groupement de Lugendo.
5.
OBJECTIFS DU TRAVAIL
5.1
Objectifs global
D'une façon globale, cette étude vise à
contribuer à l'amélioration des conditions de vie des
ménages des caféiculteurs du groupement de Lugendo.
5.2
Objectifs spécifiques
De manière plus particulière l'étude
cherche à :
- Identifier les contraintes majeures auxquelles sont
confrontés les caféiculteurs du groupement de Lugendo
- Comprendre le rôle ainsi que la responsabilité
des autres acteurs de la chaine des valeurs du café dans l'encadrement
des petits producteurs
- Proposer des stratégies à mettre en place pour
apporter un encadrement adéquat aux petits producteurs du café
à fin d'augmenter significativement leurs revenus.
5.3.
Objectif d'analyse
Cette étude se veut de faire un diagnostic de la
situation d'encadrement des petits producteurs du café dans le
groupement de Lugendo.
6.
CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL
6. 1. Définition de concepts
clés :
-Défis : un défi se
définit comme une intention, individuelle ou collective, de
répondre à une situation complexe pour laquelle aucune solution
n'émerge à priori en proposant une démarche inhabituelle
et inclusive des parties prenantes. (Le Robert 2011)
- Encadrement : C'est l'action
d'encadrer ; encadrer un groupe des personnes c'est assurer auprès
des personnes un rôle de direction, de formation, mettre sous une
autorité en constituant un ensemble hiérarchique. (Wiktionnaire
disponible sous licence CC BY-SA 3.0)
-Petit producteur : un petit producteur
est un producteur dont la structure ne dépend pas de main-d'oeuvre
salariée permanente et qui gère ses activités de
production à l'aide d'une main d'oeuvre essentiellement familiale. La
majeure partie des heures du travail est consacrée à des
activités agricoles, artisanales dans sa propre exploitation
(Organisation mondiale du commerce citée par FLOCRT 2020)
- Chaine de valeur : une chaine de
valeur est un ensemble d'acteurs interconnectés pour produire et fournir
des biens et des services aux consommateurs par une suite d'activités
bien coordonnées qui ajoutent de la valeur au produit ou au service
à chaque étapes (14)
- Caféier : Le caféier est
un arbuste à feuillage persistant de la famille de rubiacées
pouvant atteindre 30 à 40 m de hauteur. Le fruit on l'appelle drupe ou
cerise. (Cours de Pyrotechnie spéciale inédit L1 ISDR 2023)
-Groupement : Le groupement est toute
communauté traditionnelle organisée sur base de la coutume et
érigée en circonscription administrative, sous l'autorité
d'un chef désigné conformément à la coutume,
reconnu par le pouvoir public. Il est subdivisé en villages (loi
organique de la RDC n° 10/011 du 18 mai 2010)
6.2.
Cadre théorique
Pour bien comprendre et expliquer notre travail, nous avons
fondé notre réflexion sur la théorie de croissance
économique Walt Whitman ROSTOW un économiste et
théoricien politique américain ; sa théorie du
développement et de la croissance économique a marqué les
années soixante. ROSTOW ; met en avant l'ensemble des
étapes nécessaires à franchir pour passer de la situation
de société traditionnelle à la situation de pays
développé (5 étapes), de l'économie de subsistance
vers le marché de consommation.
Les étapes de la croissance économiques ont
été théorisées par Walt Whitman ROSTOW (1960)
« the process of economic growth » traduit en français : les
étapes de la croissance économique chez seuil en 1963.
1ère étape:La société
traditionnelle : Production limitée et surtout agricole,
échange rares, une économie stagnante.
Dans cette étape, l'agriculture est l'activité
principale, 75% le minimum de la population active est engagé dans
l'agriculture, la prédominance de l'agriculture impose une structure
sociale fondée sur la propriété foncière.
Dans cette société, les techniques de
productions étaient primitives et orienté vers les subsistances.
2ème étape : Les
conditions préalables au démarrage : L'agriculture
permet de dégager un profit, évolution des mentalités, les
individus cherchent à s'enrichir.
Cette étape se caractérise par des profondes
mutations dans 3secteurs non industrielles à savoir le transport,
l'agriculture, et le commerce extérieur. Elle se caractérise
aussi par la mise en pratique des structures favorables au
développement.
Selon ROSTOW 1960, le secteur agricole joue un rôle
moteur dans cette étape à travers les gains de
productivité qui permettent de nourrir une population croissante,
d'assurer les exportations nécessaires.
3ème étape : Le
décollage (ou take off) : Taux d'investissement
élevé, industries pivots avec comme piliers, (le textile ou la
sidérurgie), permettant une forte croissance, accroissement des
inégalités sociales. Les interventions se nouent entre le secteur
primaire et le secteur secondaire ; les progrès dans l'industrie se
transposent dans le domaine agricole. Pendant le décollage, les
nouvelles industries voient le jour rapidement, ces nouvelles industries
à leurs tours vont créer des nouvelles installations
industrielles, finalement les zones industrielles vont naître, avec
elles, une demande accrue d'ouvriers, ce processus va engendrer une
augmentation de la consommation et à terme une augmentation de revenu.
4ème étape : Marche
vers la maturité : Diffusion du progrès techniques et
sociaux dans tous les secteurs de l'économie et des nombreuses couches
sociales en profitent.
5ème étape : La
société de masse : Niveau de vie élevé, la
consommation de masse apparaît, développement des services, plus
grande intervention de l'État au niveau économique et social.
(15)
Cette théorie nous a aidé dans le cadre de notre
travail pour analyser et comprendre l'évolution de la production du
café dans la province du Sud-Kivu en général et dans le
groupement de Lugendo en particulier ou les méthodes de culture et de
traitement du café restent inappropriées chez la plupart des
petits caféiculteurs, ou la quasi-totalité des petits
producteurs ne tiennent presque pas compte des exigences du marché
international ce qui le rend de plus en plus non compétitif sur le
marché ; il faudra apporter à ce derniers un encadrements
adéquat qui consiste à le organiser en des coopératives
pour que celles-ci deviennent des grandes entreprises coopératives
dotés des infrastructures modernes, de traitement poste
récolte(Stations de lavage ; séchage) qui favoriseront le
décollage dans de la filière café marqué non
seulement par l'amélioration de la qualité du café
très compétitif mais également la hausse du volume des
exportation sur le marché international .
Cela fera en sorte que le café du groupement de
Lugendo soit orienté vers le marché de consommation
internationale et présenté dans des grands salons et magasins du
monde sous différents labels, ainsi qu'au niveau local dans des Supers
Marchés et grandes alimentations ; à la grande
satisfaction des consommateurs. Cette situation permettra la diffusion des
progrès techniques et sociaux surtout dans la filière café
à fin que tous les caféiculteurs profitent véritablement
des revenus que génère le café tel que stipule la
quatrième étape de la croissance économique de ROSTOW.
Cela permettra à ce que le niveau de vie des petits
producteurs du café soit amélioré, provoquant ainsi une
consommation des masses dans la province du Sud-Kivu en général
et dans le groupement de Lugendo en particulier ce qui aurait un impact positif
sur la croissance du PIB du pays et permettre ainsi de passer à une
société de consommation tel qu'associée à la
cinquième étape de croissance économique de ROSTOW.
7.
CHOIX ET INTERET DU SUJET
7.1. Choix du sujet
Le choix de notre sujet se justifie par la
vulnérabilité à laquelle font face les paysans
caféiculteurs du groupement de Lugendo malgré la
rentabilité économique que présente le café sur le
marché mondial pourtant ils sont les principaux producteurs ;
d'où le souci de fournir un accompagnement adéquat à ces
derniers à fin qu'ils tirent des véritables
bénéfices équitables de l'exploitation du café.
7 .2. Intérêt du sujet
Sur le plan personnel : Entant que
technicien en développement rural, ce sujet nous est pertinent du
fait que si l'on améliorait les performances des petits producteurs
du café cela augmenterait significativement les revenus des
ménages des communautés rurales auprès de quels nous
sommes appelés à oeuvrer pour booster le niveau de
développement.
Sur le plan scientifique : cette
étude constitue une source de documentation et des données pour
les chercheurs et toutes autres personnes qui s'intéresseraient
à cette thématique. Cette étude vient apporter un avis,
une lumière sur l'un des grands défis que connait la
filière café en RDC, celle d'encadrement des
caféiculteurs.
Sur le plan politique : ce travail est
un outil de planification qui servirait aux décideurs politiques tant au
niveau local, provincial que national dans toutes les démarches qui
viseraient la réforme de la filière café, un produit
d'exportation qui rapporterait plus que d'habitude à la province du
Sud-Kivu en particulier et au pays en général si l'on
parviendrait à relever les différents défis qui
gangrènent le secteur. Les stratégies proposées dans ce
travail fournissent des propositions des pistes de solutions adaptées au
contexte local de la filière café en province du Sud-Kivu.
8.
METHODOLOGIES ET TECHNIQUES
La méthodologie un ensemble des méthodes
appliquées à un domaine particulier de la science ; au
niveau de ce point nous allons décrire les différentes
méthodes et techniques
auxquelles nous avons fait recours pour la récolte des
données. Dans le cadre de la présente étude nous avons
recourus aux méthodes et techniques ci- après :
8.1. Méthodes
Une méthode une voie principale pour atteindre un but
ou un résultat, ils renseignent sur la manière dont les
données seront collectées et analysées. Voici ci,
ci-dessous, les méthodes dont nous nous sommes servis pour
récolter les données dans le cadre de notre étude.
8.1. Méthodes
Méthode historico-comparative : elle
nous a permis de remonter dans le temps à fin d'apprécier
l'historique et l'évolution de la culture du café dans le
groupement de Lugendo pour la décennie dernière
8.2. Techniques
Les techniques sont des procédés
exploités par le chercheur dans la phase de collecte des données
qui intéressent son étude. Les techniques suivantes nous ont
été d'usage dans le cadre de cette étude.
· Technique d'analyse documentaire :
Depuis le mois de janvier 2024 nous avons consultés différents
documents ayant trait avec notre sujet de recherche tels que des ouvrages, des
journaux, des rapports des ONG , des articles, des magazines ainsi qu'aux
notes de cours qui cadrent avec notre thématique ; cela nous a
édifiés d'avantage sur la problématique de l'encadrement
des petits producteurs de café dans la province du Sud-Kivu en
général et dans le territoire de Kabare en particulier.
· Technique d'observation : Notre
curiosité de regarder l'état des caféiers lors des visites
de terrain, notre attention aux discours des caféiculteurs, des
négociant nous ont permis de comprendre les différentes formes
des contraintes majeures auxquelles sont confrontés les
caféiculteurs de Lugendo.
· Technique d'interview : cette
technique nous a permis de faire des échanges avec différent
acteurs impliqués dans la chaine des valeurs du café dans la
province ; surtout auprès des structures publiques chargé de
l'encadrement des caféiculteurs dont l'office nationale des produits
agricoles du Congo(ONAPAC) ainsi que le centre de recherche en l'occurrence de
l'institut nationale pour l'étude et la recherche agronomique (INERA)
,ceci pour permettre de comprendre respectivement leurs rôles dans
l'encadrement des paysans caféiculteurs ainsi que dans la
recherche . Ceci grâce à un guide d'entretien que nous avons
élaboré, en catégorisant au préalable les questions
selon les acteurs concernés.
Technique de boule de neige : La
technique de boule de neige est une technique d'échantillonnage qui
permet à un chercheur de tirer un échantillon
représentatif dans une univers d'étude non définie. Elle
consiste à identifier un enquêté, le quel pourait vous
orienter vers d'autres enquêtés et ainsi de suite jusqu'à
atteindre un échantillon représentatif des résultats.
C'est de cette technique que nous nous sommes servis pour déterminer
l'échantillon, étant donné le fait que nous n'avions pas
pu accéder aux données relatives aux nombres total des
caféiculteurs présent dans le groupement de Lugendo vu l'absence
des agronomes du groupement.
· C'est ainsi que nous avons atteint 100
caféiculteurs, qui nous ont fournis autant des données que nous
avons jugées suffisante pour étudier les défis
d'encadrements des petits producteurs du café de ce groupement.
· Technique audio-visuelle : celle-ci
nous permettra de récolter les données via le
téléphone mobile dont nous nous avons servi pour enregistrer les
sons lors des entretiens avec nos enquêtés ainsi que la prise des
quelques images durant notre séjour de terrain ainsi pour recueillir
les données qualitatives aux près des autres acteurs de la chaine
des valeurs du café qui ont un rôle à jouer dans
l'encadrement des petits producteurs.
· Le questionnaire d'enquête et
l'échantillonnage : Il nous permettra de recueillir de
façon logique et structurée des informations auprès des
caféiculteurs
Elaborer à partir du logiciel de collecte et de
traitement des données sphinx ; ce questionnaire
comprend au total treize questions que nous avions adressées aux
caféiculteurs qui ne sont pas membres des coopératives
après avoir constatés qu'il n'existait aucune coopérative
des caféiculteurs dans le groupement de Lugendo, et que la
société Virunga coffee présente dans le milieu
n'était qu'un simple acheteur du café
Le questionnaire comprend dix question ouvertes et trois
question fermées ; nous avons préférés un
questionnaire à majorité avec des questions ouvertes pour
permette aux enquêtés de s'exprimer librement plutôt que de
leur proposer des réponses probables ainsi pour éviter une
quelconque subjectivité. (16)
Nous avions collectés les données par un
questionnaire sur papier, que nous avions encodé dans une base des
données avec le Microsoft Excel, que nous avions ensuite importer
à partir du logiciel statistique SPSS à fin de le analyser.
9.
Difficultés rencontrées
Tout au long de nos recherche nous avons eu à faire
face à divers contraintes parmi lesquels l'insuffisance des moyens
financiers ce qui ne nous permettaient pas d'accéder à la
connexion internet à temps voulu ; lors de notre séjour de
terrain nous avions étés contraints de parcourir des très
longues distances à pied sous un soleil accablant du mois d'Aout cela
à défaut de moyen financier pour se payer le moyen de
transport ; nous avions également eu du mal à se faire
accepter par certains membres de la communauté sous prétexte
d'être des ennuyeux qui passent d'année en années pour
récolter des problèmes auxquels nous ne trouvons jamais
solutions . La collecte des données à était une
lourde tache étant donné que nous utilisions le questionnaire sur
papier à défaut de ne pas avoir de l'énergie permanente
dans le groupement de lugendo pour prétendre utiliser un quelconque
outil mobile de collecte des données qui nous faciliterait la
tâche.
Nous avions sollicités à maintes reprises des
entretiens avec les responsables du service de production et protection des
végétaux de l'inspection provinciale de l'agriculture
hélas que nos efforts ont étés vains. Nous avions pris
contact avec l'inspecteur agricole du territoire de Kabare qui nous à
son tour donner rendez-vous pour un entretien mais sans aucune suite
favorable.
Nous avions étaient victime d'un vol du
téléphone portable ce qui nous a rendu la tâche difficile
pour retrouver les images que nous avions prises lors de notre séjour de
terrain. Malgré toutes ces difficultés nous avons essayé
de trouver des mesures de contournement de différents obstacles à
fin d'arriver au bout de notre recherche.
10.
Délimitation spatio-temporelle
10.1.
Etude physique
Dans l'espace, notre recherche concerne le groupement de
Lugendo; l'un des quatorze groupements que compte la chefferie de Kabare dans
le territoire qui porte le même nom, dans la province du Sud-Kivu
à l'Est de la République Démocratique du Congo. Ce
groupement est subdivisé en 5 villages dont : Lugendo centre
(chef-lieu du groupement) ; Cishugi ; Kashimbi, Irambira- nord et
Irambira- Sud. Il est limité :
- Au Nord par le groupement d'Ishungu
- Au Sud par le groupement de Bushumba
- A l'Est par le lac Kivu
- A l'Ouest par le lac Kivu et le groupement de luhihi
Il s'étend sur une superficie de 13km2 et se situe
à une altitude moyenne de 1500 à 2430m avec une
température moyenne annuelle de 19 ,1° C.
Le groupement de Lugendo jouit d'un climat tropical humide
avec 2 saisons ; une saison pluvieuse qui va de septembre à mai et une
saison sèche qui va de juin jusqu'en septembre.
Jadis, cela faisait respectivement 8à 9 mois de pluie
et de 2 à 3 mois de saison sèche. Actuellement avec la
perturbation climatique, on constante de plus en plus que la saison
sèche débute désormais dans le mois de mai, jusque vers la
fin du mois de septembre soit 5mois de saison sèche et 7mois de saison
pluvieuse.
Tableau n°1 : Subdivision des villages et
sous villages du groupement de Lugendo
|
N°
|
VILLAGES
|
SOUS-VILLAGES
|
|
1
|
LUGENDO CENTRE
|
CIRUNGA, KAMALENDE, MULEHE, BUDERHE, BUNUMBU,
BURHALANGE, MUDUSA
|
|
2
|
CISHUGI
|
CEGERA, BUSHANDWA, MULANGANE1, MULANGANE 2, MUHARHO1,
MUHARHO 2
|
|
3
|
IRAMBIRA NORD
|
BUTAGOMWA, MUSHWIRA
|
|
4
|
IRAMBIRA SUD
|
KAZINZI, CIHARHA
|
|
5
|
KASHIMBI
|
BURHALE, KARHALE, BWERANVURA, KASHIMBI
CENTRE
|
Tableau 1: Subdivision des
villages et sous-villages du groupement de Lugendo 2024
10.2.
Etude économique
L'agriculture constitue la principale activité
économique de la population du groupement de Lugendo. Environ 90% de
la population active pratique l'agriculture ; une agriculture qui reste
encore celle de subsistances ; il peine encore à satisfaire aux
besoins des plusieurs des ménages dépendante du secteur agricole
au vu de la baisse de la production agricole. Les cultures pratiquées
dans le groupement de Lugendo sont essentiellement les cultures
vivrières ainsi que celles de rente ou des cultures pérennes.
Les principales cultures vivrières pratiqués sont les haricots,
le Soja, le sorgho, le maïs, la patate, l'arachide, l'igname ainsi que le
taro. S'agissant des cultures pérennes cultivées à
Lugendo, nous pouvons citer : le café, la canne à sucre, le
bananier, le quinquina, les arbres fruitiers (avocatier, manguier,
goyavier).
Parmi les causes majeures de la baisse drastique de la
production agricole dans cette contrée, nous pouvons noter la
dégradation du sol, les pratiques culturales non adaptés, des
outils rudimentaires, des semences agricoles vétustes, la non
accès à la terre par certains paysans ainsi que les maladies des
plantes sont autant des causes qui expliquerait la baisse de la production
agricole dans le groupement de Lugendo.
10.3.
Etude humaine
Tableau N°2 : Données
démographiques du groupement de Lugendo
|
VILLAGE
|
HOMMES
|
FEMMES
|
TOTAL
|
|
LUGENDO CENTRE
|
4390
|
5832
|
10222
|
|
CISHUGI
|
1566
|
1530
|
3096
|
|
KASHIMBI
|
1807
|
2047
|
3854
|
|
IRAMBIRA NORD
|
1036
|
1249
|
2285
|
|
IRAMBIRA SUD
|
930
|
1055
|
1985
|
|
TOT.GEN
|
9729
|
11713
|
21442
|
Tableau 2: Données
démographique du groupement de Lugendo
Source : Bureau de l'Etat-civil du groupement de
Lugendo 2023
Commentaire : Il ressort de ce tableau
que le village de Lugendo centre est celui ayant plus d'habitants soit 47% de
toute la population du groupement de Lugendo ceci s'explique par le fait que
c'est le village qui abrite tous les bureaux administratifs du
groupement. ; viens en suite le village de Kashimbi qui regorge 17% de la
population du groupement, suivi du village de Cishugi avec 14% de la population
du groupement, suivi des villages de Irambira nord et sud qui regorgent
respectivement 10 et 9% de la population du groupement de Lugendo.
11.
Subdivision du travail
A Part la patrie introductive, la discussion des
résultats du travail, les axes stratégiques ainsi que la
conclusion ; ce travail comporte trois chapitre repartis répartis
de la manière suivante :
Le premier chapitre porte sur les principaux défis
auxquels sont confrontés les caféiculteurs du groupement de
Lugendo ou nous présentons au premier point les résultats des
enquêtes réalisées auprès des caféiculteurs
et au deuxième point nous présenterons les résultats des
entretiens que nous avons pu réaliser auprès des autres acteurs
de la chaine des valeurs du café au Sud-Kivu.
Le deuxième chapitre va porter sur la discussion des
résultats de notre recherche ;
Le troisième chapitre porte sur les stratégies
à mettre en place pour apporter un encadrement adéquat aux petits
exploitants du café.
CHAP
I. LES PRINCIPAUX DEFIS AUX QUELS SONT CONFRONTES LES CAFEICLTEURS DU
GROUPEMENT DE LUGENDO
Dans ce chapitre, nous allons présenter les
différents défis auxquels sont confrontés les petits
producteurs du café du groupement de Lugendo, ceci passe par la
présentation des résultats des résultats des
données collectées sur terrain aux près des
caféiculteurs que nous allons présenter au premier point du
présent chapitre, et au deuxième point nous présenterons
les résultats des entretiens que nous avons réalisées aux
certains autres acteurs des valeurs du café en province du Sud-Kivu.
I.1.PRESENTATION DES RESULTATS ISSUS DES CAFEICULTEURS
Ici , nous présentons les résultats de
l'ensemble des réponses obtenus aux près des caféiculteurs
enquêtés auxquels nous avons soumis douze
questions ;mais, nous ne traiterons que de onze questions relatives aux
principaux défis auxquels sont confrontés les
caféiculteurs quant à la douzième question celle qui a
trait aux propositions qu'ont donnés les caféiculteurs , elle
sera traité aux troisième chapitre du présent travail
relatif aux stratégies à mettre en place pour fournir un
encadrement adéquat aux petits producteurs du Café.
Tableau n°3 : Répartition de
l'échantillon selon le sexe
|
sexe
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
F
|
26
|
26,0
|
|
M
|
74
|
74,0
|
|
Total
|
100
|
100,0
|
Tableau 3: Répartition
de l'échantillon selon le Sexe
Source : Résultats des données recueillies
sur terrain auprès de caféiculteurs
Commentaire : Il ressort de ce tableau
que la majorité des caféiculteurs enquêtés sont des
hommes soit 74% contre 26% des femmes .Ceci s'expliquerait par le fait que
dans la culture de Bashi c'est l'homme qui est le propriétaire des
champs des caféiers les quelques femmes rencontrées
étaient soit veuves ; ou de mariées auprès de qui
nous nous sommes renseignés en l'absence du mari chef de
ménage.
Tableau n°4 : Répartition de
l'échantillon selon l'âge.
|
Tranche d'âge
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
18-25 ans
|
2
|
2,0
|
|
25-35 ans
|
10
|
10,0
|
|
35-45 ans
|
20
|
20,0
|
|
45-55 ans
|
25
|
25,0
|
|
55-65 ans
|
20
|
20,0
|
|
65 ans et plus
|
23
|
23,0
|
|
Total
|
100
|
100,0
|
Tableau 4: Répartition
de l'échantillon selon l'âge
Commentaire : Il ressort de ce tableau
que la plupart des caféiculteurs enquêtés ont l'âge
variant entre 45 et 55ans soit 25% contre 23% ayant l'âge variant entre
65ans et plus ; 20% des caféiculteurs ayant l'âge variant 55
et 65 ans ; contre 20% avec l'âge variant entre 35et
45ans ; pendant que 10% des caféiculteurs ont l'âge variant
entre 25 et 35ans contre 2% des enquêtés ayant l'âge variant
entre 18-25ans.
Ceci s'expliquerait par le fait que c'est le chef du
ménage qui est propriétaire des exploitations de café.
Tableau n°5 : Répartition de
l'échantillon selon l'Etat civil
|
Etat-civil
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
célibataire
|
4
|
4,0
|
|
Marié
|
85
|
85,0
|
|
Veuf (ve)
|
11
|
11,0
|
|
Total
|
100
|
100,0
|
Tableau 5: Répartition
de l'échantillon selon l'Etat-civil
Commentaire : Il ressort du tableau
ci-haut que 85% des caféiculteurs enquêtés sont de
marié(es) ; contre 11% des veuf (ves) et que 4% des
célibataires sur un total de 100 caféiculteurs
enquêtés. Ceci s'explique par le fait c'est sont les maris chef de
ménage, ou généralement les parents responsables qui sont
les propriétaires des champs des caféiers ; à
l'exception de quelques jeunes gens célibataire qui pratique la
caféiculture soit parce qu'ils ont hérités des leurs
parents des exploitations ; ou soit pour d'autres raisons.
Figure n° 1 : Combien des caféiers
disposez-vous dans votre exploitation ?

Figure 1: Nombre des
caféiers par caféiculteurs
Commentaire : Il ressort de ce
graphique que sur 100 caféiculteurs que nous avions pu enquêter,
la majorité dispose de 100 pieds des caféiers dans leurs
exploitations soit 10% ; suivi de ceux disposant de 300 pieds de
caféiers, qui représentent 9% , suivi de ceux disposant de
50 et 150 pieds des caféiers représentant 8% ; viens les
caféiculteurs disposant de 70 pieds des caféiers dans leurs
champs soit 7%
Ceux disposant de 250 et 500 pieds représentent
6% ; ceux disposant entre
20 ;40 ;90 ;180 ; 380 ;400 ;2000 ; 30 ;1000
et 1200 pieds des caféiers représentent 3% ; pendant que
ceux qui disposent entre
20 ;40 ;90 ;180 ;380 ;400 ;2000 ; 30 ;1000
et 1200 pieds des caféiers ne représentent que 2%.
Figure 2 : A quand date la plantation de vos
caféiers ?

Figure 2: Date de plantation
des caféiers
Commentaire : Il ressort de ce graphique
que la majorité des caféiculteurs que nous avons
rencontrés indiquent que la plantation de leurs caféiers remonte
de l'an 2000 et représentent 16%
de notre échantillon, ceux dont leurs caféiers date
de 2020 représentent 7% ; suivi
de ceux dont les caféiers datent de 1998 ; 2006 et
2010 représentent 6% pendant que
ceux dont les caféiers remontent de 2005
représentent 5% de notre échantillon ;ceux
ayant plantés leurs caféiers dans les années
2004 ;2014 ;2019 représentent
4% ;viens ensuite ceux dont les caféiers remontent
des années 2008 ;2011 ;2013 ;2015 ;
représentent 3% ; ceux dont la plantation date des
années
2009 ;2012 ;2016 ;2017 ;2018 ;2021
représentent 2% en fin ; ceux dont les
caféiers remontent des années
2001 ;2002 ;2003 ;2002 ne représentent
que 1%
Le constant est tel que la plupart des caféiculteurs
disposent des caféiers qui datent de plus des 20 ans ; cette
vétusté des caféiers est la base de la faible
production.
Figure n° 3. : Quelle quantité
de café en kg produisez-vous par saison ?

Figure 3: Production du
café en kg par campagne caféière
Commentaire : Il ressort de ce graphique
que la majorité des caféiculteurs enquêtés
produisent 100kg de café soit 21% de notre échantillon ;16%
des caféiculteurs rencontrés produisent 200kg de
café ;13% indiquent qu'ils produisent 50kg de café ;10%
indiquent qu'ils produisent 150kg ; 6% produisent 300kg de
café ; 4% produisent 1000kg de café ; 3% produisent
entre 60 ;80 et 500kg de café ; 2% produisent entre
400 ;280 et 40kg ;pendant que 1% des caféiculteurs
produisent entre
9 ;18 ;20 ;35 ;70 ;90 ;170 ;190 ;700 ;750 ;900 ;2000 ;2500et
5000kg de café.
Nous constatons que seul 3% des caféiculteurs
pourraient atteindre une demi tonne de café par saison et que seul 1%
des caféiculteurs pourraient atteindre une tonne et plus.la plupart des
caféiculteurs n'atteignent que 100 ; 200 et ou 300 kg de
café par Campagne ; ce qui explique un faible rendement du
café dans le groupement de lugendo.
Tableau n° 6: A qui vendez-vous votre
café ?
|
N°
|
Acheteurs
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
Négociant ambulants
|
57
|
57 ,1
|
|
3
|
Négociants locaux
|
4
|
4,0
|
|
4
|
Virunga coffee
|
39
|
39,4
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Tableau 6: Acheteur du
café
Commentaire : Il ressort de ce tableau
que la plupart des caféiculteurs que nous avons enquêtés
vendent leurs café aux négociants ambulants qui passent de porte
à porte pour acheter du café et représentent
57% de nos enquêtés ; contre
39% qui vendent leurs production à la
société Virunga coffee présente dans le milieu et qui
s'occupe de l'achat et du lavage du café ;4% des
caféiculteurs enquêtés ont également indiqués
qu'ils vendent leurs café à d'autres négociants locaux
bien connu dans le milieu . Le constat est que Virunga coffee ainsi que
les négociants ambulants sont les principaux acheteurs.
Tableau n°7 : Sous quelle forme
vendez-vous votre café ?
|
Qualité de café
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Cérises
|
64
|
64,7
|
|
café parche normal
|
34
|
34,3
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Tableau 7: Qualité du
café vendu
Commentaire : Il ressort de ce tableau
que la majorité de caféiculteurs du groupement de Lugendo vendent
leurs cafés en cérises et représentent 64% de l'effectif
total contre 39% des caféiculteurs qui vendent du café parche.
Ceci est relatif au fait que le café en cérises exige moins de
travail par le fait qu'il peut être cueillie et être vendu le
même jour, contrairement au café parche qui exige d'être
déparcher et sécher avant d'être vendu ; ce qui fait
que bon nombre des caféiculteurs préfèrent vendre en
cérises étant donné la précarité de la vie,
mais également le manque de dépulcheurs pour certains.
Tableau n°8 : A combien avez-vous vendu le
kilo de café cette saison ?
|
N°
|
Prix par Kg en FC
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
500
|
1
|
1,0
|
|
2
|
1000
|
53
|
54,5
|
|
3
|
1100
|
7
|
7,1
|
|
4
|
1200
|
3
|
3,0
|
|
5
|
4000
|
1
|
1,0
|
|
6
|
5000
|
16
|
16,2
|
|
7
|
6000
|
7
|
7,1
|
|
8
|
6500
|
9
|
9,1
|
|
9
|
7000
|
1
|
1,0
|
|
10
|
7500
|
1
|
1,0
|
|
Total
|
Total
|
99
|
100,0
|
Tableau 8: Prix du café
par Kg
Commentaire : Il est issu de ce tableau
que la majorité des caféiculteurs du groupement de Lugendo ont
vendu à 1000 franc congolais le kilo du café cérises la
campagne caféière écoulée et représentent
54% de l'effectif total ;viens ensuite les caféiculteurs ayant
vendu à 5000Fc la mesure de café cérises soit 16% de
l'effectif total ; suivi de ceux ayant vendu à 6500fc la mesure du
café parche soit 9% de l'effectif total ; ceux ayant vendu
à 6000fc la mesure du café parche et 1100 FC le kilo de
café cérises représentent 7% de l'effectif total ;
ceux ayant vendu à 1200 FC le kilo de café cérises
représentent 3% ; pendant que ceux ayant vendu à
4000 ;7000 ;et 7500 FC la mesure du café parche ne
représentent que 1% .
Le constat fait sur terrain est tel que ;
généralement le café vendu en kilogramme s'agit du
café en cérises ; et ceux qui vendent du café parche
se servent des mesures conventionnelles à partir des assiettes en
aluminium dont une mesure pèse 1,5kg selon les expérimentations
que nous avions faites lors de notre séjour de terrain.
Figure n°4 : Quel est le revenu que vous
rapporte cette production en FC ?

Figure 4: Revenu total par
campagne en FC
Commentaire : Il ressort de ce graphique
que le café rapporte un revenu de 100.000FC pour la majorité des
caféiculteurs du groupement de Lugendo soit 16% de notre
effectif ;suivi de caféiculteurs qui ont un revenu de plus de
500 .000FC soit 8% de l'effectif total ;viens ensuite les
caféiculteurs qui réalisent un revenu de 200.000FC soit 7% ;
ceux ayant un revenu de 50.000FC représentent 6% ; ceux qui
réalisent les revenus de 150.000 et 300.000 FC
représentent 4% ; ceux qui réalisent un revenu de 333.000
représentent 3% ; les caféiculteurs réalisant les
revenus de 21 .000 ;
40 .000 ;555 .000 ;60 .000 ;250 .000 ;280 .000 ;665 .000 ;80 .000
et 1.000.000FC représentent 2% ;les caféiculteurs
réalisant les revenu compris entre
18.000 ;35.000 ;42.000 ;66.000 ;80.000 ;96.000 ;160.000 ;170.000 ;190.000 ;220.000 ;266.000 ;330.000 ;336.000 ;390 .000 ;429.000 ;432.000 ;433.000 ;480.000 ;666.000 ;700.000 ;750.0000 ;825.000 ;866.000 ;900.000
jusqu'à 2 .500 .000FC ne représentent que 1% de notre
effectif.
Notre constant est que la majorité des
caféiculteurs du groupement de lugendo ont difficile à
réaliser un revenu équivalent en franc congolais de 100$ la
saison, soit 295.000 FC au taux de change actuel de 2950FC l'équivalent
de 1$.
Tableau n°9 : Comment affectez-vous ce
revenu ?
|
N°
|
Affectation du revenu
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
Alimentation
|
23
|
23,2
|
|
2
|
Scolarisation
|
21
|
21,3
|
|
3
|
Soins médicaux
|
16
|
16,25
|
|
4
|
Achat bétail
|
18
|
18,35
|
|
5
|
Achat matériel de pêche
|
9
|
9,25
|
|
6
|
Mains d'oeuvre agricole
|
3
|
10,25
|
|
7
|
Amélioration de l'habitat
|
10
|
1,0
|
|
TOTAL
|
100
|
100
|
Tableau 9: Affectation du
revenu
Commentaire : Il ressort de ce tableau
que, la majorité des caféiculteurs du groupement de Lugendo
affecte uniquement à l'alimentation de leurs ménages le revenu
qu'ils obtiennent du café soit 23% de notre effectif total ; contre
21% des caféiculteurs qui affectent le revenu tiré du café
à l'alimentation mais également à la scolarisation de
leurs enfants ; d'autres caféiculteurs affectent leurs revenu
à l'alimentation mais également à l'achat du bétail
et représentent 18% de notre échantillon ; 10% des
caféiculteurs enquêtés affectent leurs revenu à
l'amélioration de leurs logement ; 9% des caféiculteurs
enquêtés affectent leurs revenu à l'achat des
matériaux de pêche ;et seul 3% des caféiculteurs
affectent leurs revenu à la main d'oeuvre pour l'agriculture .
Le constat est tel que, le revenu tiré de la
caféiculture n'aide les caféiculture qu'à trouver de quoi
nourrir leurs ménages à priori ; avant de penser à
acheter du bétail, du matériel de pêche ; de la
scolarité ou encore de soins médicaux ; de la main
d'oeuvre agricole ou de l'amélioration de leurs logements.
Tableau n° 10: Ce revenu couvre-t-il les
dépenses de votre ménage ? Si oui ; comment pouvez-vous
le résumer ?
|
N°
|
Satisfaction
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
Satisfaisant
|
0
|
00,0
|
|
2
|
Non satisfaisant
|
99
|
100,0
|
Tableau 10: Satisfaction des
besoins par le revenu
Commentaire : Ce tableau indique que
100% des caféiculteurs du groupement de Lugendo ne parviennent jamais
à couvrir les dépenses de leurs ménages grâce aux
revenus tirés de la caféiculture. Notre constat est que ; la
caféiculture peine encore à satisfaire aux multiples
dépenses des ménages de caféiculteurs à cause des
revenus insuffisants.
Tableau n°11 : Quels sont les pratiques que
vous utilisez couramment dans la culture de vos
caféiers ?
Pépinière et ou achat des plantules
à la pépinière
|
N°
|
Pratique
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
Oui
|
38
|
38,4
|
|
2
|
Non
|
61
|
61,6
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Tableau 11: Pratique
culturales couramment employées par les caféiculteurs
Il ressort de ce tableau que 61% des caféiculteurs du
groupement de Lugendo ne procèdent pas à l'établissement
d'une pépinière lorsqu'ils veulent planter le
caféier ; contre 38% des caféiculteurs qui
établissent des pépinières et ou achètent des
plantules à un pépiniériste du milieu lorsqu'ils veulent
planter les caféiers.
Paillage
|
N°
|
Pratiques
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
|
OUI
|
52
|
52,5
|
|
2
|
|
NON
|
47
|
47,5
|
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Il ressort de ce tableau que 52% des caféiculteurs du
groupement de Lugendo pratiquent le paillage dans leurs champs des
caféiers contre 47% qui ont indiqués qu'ils ne pratiquaient pas
cette technique. Notre constat est que la majorité des
caféiculteurs maitrisent la pratique du paillage et sont conscient de
l'avantage que leur offre celle-ci, notamment celui de conserver
l'humidité du sol qui est indispensable à la culture du
caféier.
Taillage
|
N°
|
Pratiques
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
OUI
|
40
|
40,4
|
|
2
|
NON
|
58
|
58,6
|
|
Total
|
|
99
|
100,0
|
Il ressort de ce tableau que 58% des caféiculteurs du
groupement de Lugendo ne procèdent pas au taillage de leurs
caféiers ; contre 40% de notre effectif total qui en pratique. Le
constant est que même ceux qui en pratique le font difficilement ou
abusivement à défaut d'outils appropriés, pourtant la
taille étant un élément très important pour la
fructification du caféier ainsi que pour son rajeunissement.
Tableau n°12 : Connaissez-vous des
structures ou des coopératives qui encadrent les caféiculteurs
dans le groupement de Lugendo ?
|
Existence des coopératives
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
Pourcentage valide
|
Pourcentage cumulé
|
|
Non
|
99
|
100,0
|
100,0
|
100,0
|
Tableau 12: Existence d'une
des coopératives et ou structure d'encadrement
Il ressort de ce tableau que tous les caféiculteurs du
groupement de Lugendo ne reconnaissent aucune coopérative des
caféiculteurs présent dans le milieu. Le constant est tel que
l'encadrement de ces derniers est quasi nul.
Tableau n°13 : Entant que
caféiculteurs, quelles sont les difficultés que vous rencontrez
dans votre travail ?
Maladies des caféiers
|
N°
|
Difficulté
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
OUI
|
75
|
75 ,8
|
|
2
|
NON
|
24
|
24,2
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Tableau 13: Principaux
difficultés rencontrées par les caféiculteurs
Ce tableau indique que la plupart des caféiculteurs du
groupement de Lugendo sont confrontés au problème des maladies de
caféiers soit 75% de notre effectif total contre seulement 24% des
caféiculteurs qui ne connaissent pas les maladies des
caféiers.
Insuffisance d'outil pour l'entretien et la
récolte des caféiers
|
N°
|
Difficulté
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
OUI
|
70
|
70,7
|
|
2
|
NON
|
28
|
28,3
|
|
Total
|
|
99
|
100,0
|
Ce tableau démontre que 70% des caféiculteurs du
groupement de lugendo sont confrontés à l'insuffisance d'outils
nécessaires pour l'entretien des caféiers contre 28% de notre
effectif total qui ne connait pas cette difficulté.
Difficulté d'accès au
crédit
|
N°
|
Difficulté
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
|
OUI
|
57
|
57,6
|
|
2
|
|
NON
|
41
|
41,4
|
|
Total
|
|
99
|
100,0
|
Il ressort de ce tableau que 57% contre 41% des
caféiculteurs du groupement de Lugendo éprouvent des
difficultés d'accéder à un crédit. Cette situation
s'explique par le fait que les caféiculteurs ne sont pas organiser en
des groupements d'intérêt commun qui pourraient leur permettre
cela ; tel que nous le verrons au deuxième chapitre ou nous
discuterons de ces résultats.
Faible prix du café
|
N°
|
Difficulté
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
|
OUI
|
78
|
78,8
|
|
2
|
|
NON
|
20
|
20,2
|
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Il ressort de ce tableau que 78% des caféiculteurs du
groupement de Lugendo sont confrontés au problème de faible prix
auquel le café est acheté sur le marché local ;
contre seulement 20% des caféiculteurs n'ayant pas évoqué
ce problème.
Tableau n° 14 : Que proposeriez-vous
à fin de trouver des solutions durables à ce
problème ?
Organisation des caféiculteurs en
coopératives
|
N°
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
|
OUI
|
55
|
55,6
|
|
2
|
|
NON
|
44
|
44,4
|
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Tableau 14: Proposition issues
des caféiculteurs
Faciliter aux caféiculteurs l'accès au
crédit
|
N°
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
OUI
|
77
|
77,8
|
|
2
|
NON
|
21
|
21,2
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Fourniture des produits phyto sanitaires
|
N°
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
OUI
|
69
|
69,7
|
|
2
|
NON
|
29
|
29,3
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Fournitures d'outils nécessaires pour
l'entretien
|
N°
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
OUI
|
67
|
67,7
|
|
2
|
NON
|
30
|
30,3
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Accès à un marché
rémunérateur
|
N°
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
1
|
|
OUI
|
81
|
81,8
|
|
2
|
|
NON
|
18
|
18,2
|
|
|
Total
|
99
|
100,0
|
Commentaire : Ces quatre tableaux
ci-haut ; reprennent les différentes propositions que les
caféiculteurs du groupement de Lugendo ont donné ; la
plupart souhaite voir les caféiculteurs être organisés en
coopératives ce qui leur faciliterait l'accès au crédit
mais également l'achat de leurs produits à un prix
rémunérateur ; d'autres ont proposés la fourniture
des outils nécessaires pour l'entretien de leurs caféiers mais
également la fourniture en produits phytosanitaires pour faire face aux
problèmes des maladies des caféiers.
I.2.
PRESENTATION DES RESULTATS ISSUS DES CERTAINS AUTRES ACTEURS DE LA CHAINE DES
VALEURS DU CAFE EN PROVINCE
DU
SUD-KIVU
Après avoir présenté les résultats
de nos enquêtes réalisées aux près des
caféiculteurs au premier point de ce chapitre; nous présentons
à ce point les résultats des entretiens que nous avions pu
réaliser au près des certains autres acteurs de la chaine des
valeurs du café qui ont des responsabilités dans l'encadrement
des caféiculteurs notamment l'ONAPAC, l'inspection provinciale de
l'agriculture ainsi que l'institut nationale pour l'étude et la
recherche agronomique à fin de comprendre à fonds la question
liée aux défis auxquels sont confrontés les
caféiculteurs du groupement de Lugendo en territoire de Kabare.
A l'Office Nationale des Produits Agricoles du
Congo ONAPAC ou nous avions eu des entretiens préliminaires
avec certains agents commis dans différents services au mois de janvier
2023 lors de notre stage professionnel au sein de ladite institution ; il
a fallu attendre au mois de septembre pour y revenir dans le soucis de
comprendre la manière dont cette institution publique agricole agit dans
l'encadrement des caféiculteurs qui est l'une de ses attributions ;
après avoir été au près des caféiculteurs du
groupement de Lugendo aux près de quels nous avons palpés la
réalité de leur vécu.
Voulant savoir quelles sont les politiques et ou mesures qui
existeraient au sein de l'ONAPAC secteur de Bukavu ; par rapport à
l'encadrement des caféiculteurs ; l'Ir chef de services
agronomiques ad intérim nous a fait savoir que l'ONAPAC ;
disposerait d'une brigade composée d'un chef de brigade à sa
tête, d'un agronome superviseur, d'un agronome vulgarisateur, ainsi que
des moniteurs agricoles dans chaque territoire de la province du Sud-Kivu ou le
café est produit.
Cette brigade a pour mission d'encadrer les
caféiculteurs en leurs fournissant des intrants ; des outils
aratoires mais également en leur formant sur les bonnes techniques
culturales du caféier ajoute le chef de services agronomiques a .i
; avant de préciser que leurs brigades ne travaillent qu'avec des
coopératives des caféiculteurs et que seul le caféiculteur
membres d'une coopérative ne peut bénéficiers de cet
accompagnement. Il souligne également que les intrants et outils qu'ils
octroient sont souvent les dons des certains partenaires tel que sustainable
avec qui l'ONAPAC travaille.
Quant à la question de savoir pourquoi est-ce qu'il y a
persistances des différentes contraintes chez les caféiculteurs
malgré la présence de cette série des mesures
d'encadrement des caféiculteurs ; notre source a indiquer:
« « Les paysans font toujours les contraires..... Ils
associent les caféiers avec des cultures compétitives en
nutriments ainsi que celles attracteuses des maladies pourtant nuisibles aux
caféiers... » »
Pourtant ; la présence des brigades d'encadrement
de l'ONAPAC dans les territoires ne semble pas produire des résultats
palpables au vues des multiples difficultés auxquelles sont
confrontés les caféiculteurs ; le cas échéant
est celui des petits producteurs du groupement de Lugendo ou les actions
menées par l'ONAPAC en ce sens sont quasi méconnues par
plus d'un caféiculteur de cette partie du territoire de Kabare. La
présence des brigades d'encadrement n'étant qu'une affaire des
certains partenaires qui accompagnent les coopératives dans certains
coins dans les territoires à travers l'ONAPAC qui leur
achètent également du café ;il est loin de
répondre aux multiples difficultés des caféiculteurs du
fait que les brigades ne couvrent pas l'ensemble des groupements ou est produit
le café dans plusieurs territoires ;mais également ces
différentes brigade n'agissent que s'il y a accompagnement d'un
partenaire extérieure selon le constat que nous avons fait sur
terrain.
Réagissant à la question de savoir quelles
seraient des solutions envisageables au regard des défis d'encadrement
des petits producteurs du café ; le chef de service a.i de
l'ONAPAC/BKV n'est pas resté pessimiste ,en reconnaissant
l'insuffisance des moyens au sein de l'office ; proposant ainsi de
disposer à l'office nationale des produits agricoles du Congo les
ressources humaines et financières nécessaires pour assurer son
rôle aux près des caféiculteurs des territoires de la
province du Sud-Kivu à fin d'améliorer leurs conditions de
vie.
S'adressant aux responsables de la filière café
de l'INERA au centre de recherche de Mulungu Situé dans le
territoire de Kabare ; voulant savoir quelles sont les mesures qui
existent au niveau du centre par rapport à la question liée
à la culture du café, au regard des difficultés auxquelles
sont confrontés les paysans caféiculteurs ; nous avons eu
pas mal des renseignements par rapport au travail réalisé par les
chercheurs du centre quand à ce.
Les activités de recherche que le centre organise dans
sa filière café, sont pour la plupart des activités qui
visent à produire des fiches techniques pour chaque
variété de caféier, des fiches qui décrivent
l'apparence, la nature, les caractéristiques agronomiques pour chaque
variétés dans le but de fournir de la semence ; a fait
savoir, la chercheuse au sein du programme café au centre de recherche
de l'INERA/Mulungu avec qui nous nous sommes entretenu.
Elle a rajouté que, les variétés hybrides
développées au niveau du centre, sont dérivés des
deux variétés des caféiers le plus courantes notamment les
variétés arabica et celle robusta. Ces nouvelles
variétés sont de plus en plus résistantes aux
maladies et plus productives en l'occurrence de la variété
BM 71 qui produirait jusque à 7kg de café par pieds des
caféiers renchérit-elle.
Développer dans le programme recherche et
développement de l'INERA, ces nouvelles variétés pourtant
plus résistantes et productives restent quasi inaccessibles aux petits
producteurs parce qu'ils ne sont pas suffisamment informés
estime-t-elle : « « Nous disposons de plus de
cinquante variétés hybrides ; que nous vendons à ceux
qui le désirent, mais pour la plupart, sont des grands producteurs qui
passent souvent la commande » »
Néanmoins ; le centre aurait établi des
champs expérimentaux dans certains villages à Kavumu ainsi
qu'à Katana dans le territoire de Kabare dans le souci de vulgariser les
nouvelles variétés au près des caféiculteurs
à en croire notre source.
Malgré toutes ces mesures, le constat fait sur terrain
est tel que les caféiculteurs qui disposeraient de ces nouvelles
variétés sont tel qu'une goutte d'eau dans l'océan ;
la plupart d'entre eux disposent toujours des caféiers dont la semence
date de plus d'une décennie.
En ce qui concerne la persistance des maladies du
caféier qui guettent la majorité des champs des caféiers
que nous avons pu visiter dans le groupement de Lugendo en particulier et dans
tout le territoire de Kabare en général ou nous avons eu
également visité des exploitations des caféiers à
Mulungu ainsi qu'à Kavumu ;les variétés hybrides
développées au niveau du centre sont une alternative pour
atténuer les problèmes des maladies des caféiers ;
car ces dernières sont plus résistantes aux maladies dont les
plus dans le territoire de Kabare sont : la rouille des
caféiers ,l'anthracnose des baies ainsi que les
nématodes.
Pour d'autres ravageurs tels que les insectes le centre de
recherche de l'INERA/Mulungu recommande aux caféiculteurs la solution du
mancozeb pour lutter contre les maladies ainsi que du thiodan pour lutter
contre les insectes, c'est sont le deux produits phytosanitaires que les
chercheurs du centre emploient très souvent.
Parmi les variétés des caféiers
améliorés que l'on retrouve actuellement à l'INER/Mulungu,
nous pouvons citer : BM 71 ; SL 28 ; MULUNGU ; KABARE
16 ; GEISHA ; CATIMAR ; BATIAN ; RUIRU II ; et
c ...
En analysant le rôle de ces différents acteurs de
la chaine des valeurs du café cité ci-haut, nous appuyons notre
réflexion à celui du révérend père Georges
DEFOUR, dans son ouvrage « « Le développement rural
en Afrique central » » dans lequel il insiste sur le
rôle des acteurs dans la dynamique du changement.
Les acteurs, dans le développement, sont les personnes
qui prennent une part déterminante à son action, soit comme
acteurs de base (au niveau local), soit comme dotés d'un statut plus
général (au niveau régional, national,
international) : Quant à leurs rôles, il comporte surtout
deux volets complémentaires : action et formation.
Par exemple pour la formation, donner la priorité aux
acteurs (l'homme est le pivot du développement) sur les facteurs (qui
n'en sont que des éléments matériels)...
Organiser des contacts réguliers et une formation
continue, suivant pas à pas les intérêts et les besoins,
visant une réelle compétence et une perception objective de
chaque situation (17)
CONCLUSION PARTIELLE
Ce chapitre à porter sur la présentation des
différents résultats de notre recherche, ou nous avons
présentés au premier point les résultats issus des
enquêtes réalisées auprès des caféiculteurs
du groupement de Lugendo ou nous avons analysés chacune des
réponses reçues pour les treize questions que nous leur avons
adressés , ce qui nous a permis d'atteindre notre premier objectif
opérationnel que nous nous sommes fixé celui d'identifier les
principaux défis auxquels sont confrontés les
caféiculteurs du groupement de Lugendo entre autre les maladies des
caféiers, le faible prix du café sur le marché local,
l'insuffisance d'outil nécessaires pour l'entretien des caféiers,
la difficulté pour les caféiculteurs d'accéder au
crédit ainsi que le manque des produits phytosanitaires pour lutter
contre les maladies.
Au deuxième point de ce chapitre, nous avons
présentés les résultats des entretiens que nous avons
réalisées aux près des autre acteurs de la chaine des
valeurs du café en province ; ce qui nous a permis de comprendre que ces
derniers ne parviennent pas à jouer correctement leurs rôles
auprès de caféiculteurs à causes de l'insuffisance des
ressources financières, matérielles et humaines, mais
aussi ,l'influence des décisions politiques qui pensent sur
certains d'entre eux en l'occurrence de l'ONAPAC . Ces résultats
nous permettent de vérifier les deux premières hypothèses
que nous avions émues pour cette étude.
CHAP
II. DISCUSSIONS DES RESULTATS DE RECHERCHE
Alors que le premier chapitre présente les
données empiriques qui élucident les principaux
Défis auxquels sont confrontés les petits
producteurs du café dans le groupement de Lugendo ;mais
également le rôle que joue les autres acteurs de la chaine des
valeurs du café au Sud-Kivu dans l'encadrement des
caféiculteurs , ce chapitre présente la discussion de nos
résultats de recherche ,en le comparant avec d'autres recherches ,
soit pour le soutenir, ou pour le contredire.
II .1. LES PRINCIPAUX DEFIS AUX QUELLES SONT CONFRONTES
LES CAFEICULTEURS DU GROUPEMENT DE LUENDO
II.1.1. Nombres des pieds des caféiers dont dispose
chaque caféiculteurs
Les résultats de nos enquêtes de terrain ont
relevés à la figure n° 1 que, la majorité des
caféiculteurs du groupement de Lugendo dispose de 100 pieds des
caféiers dans leurs exploitations soit 10% de notre effectif total,
viens ensuite ceux disposant de 300 pieds de caféiers, soit 9% ,
suivi de ceux disposant entre 50 et 150 pieds des caféiers
représentant 8% ; viennent les caféiculteurs disposant de
70 pieds des caféiers soit 7% ; ceux disposant de 250 et 500 pieds
de caféiers représentent 6% ; ceux disposant entre 130 et
200 pieds des caféiers représentent 5% ; ceux qui disposent
entre 380 jusqu'à 1500 pieds ne présentent que 4%
Ceci s'expliquerait par le fait que bon nombre des petits
producteurs ne dispose pas des grandes superficie de terre , c'est
d'ailleurs la raison pour laquelle nous avions préférés de
le questionner en demandant les nombres des pieds des caféiers qu'ils
disposeraient dans leurs exploitation , plutôt que de le leur
demandé en terme de superficie exploitée, considérant que
très rare sont ceux qui disposeraient des champs ou seuls les
caféiers y sont plantés ; la plupart , pratiquent la
caféiculture en association avec d'autres cultures vivrières tel
que le haricot, le soja , le mais etc. ...
II.1.2. Année de plantation
des caféiers
Nos enquêtes de terrain ont relevées à la
figure n° 2 que, la majorité des caféiculteurs que nous
avons rencontrés indiquent que la plantation de leurs caféiers
remonte aux années 1998, 2000, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2009
jusqu'en 2010 représentent 31% de notre échantillon, ceux dont
leurs caféiers remontent aux années
2011 ,2012 ,2013 ,2014 ,2015 jusqu'en 2022
représentent 14%
Ceci s'explique par le fait que, la plupart des paysans
caféiculteurs du groupement de Lugendo, sont restés depuis plus
d'une décennie avec les mêmes variétés des
caféiers, certains d'entre eux les ayant de leurs parents, d'autres non,
ces derniers voient leur rendement diminuer de campagne en campagne à
cause de la vétusté des caféiers.
II.1.3. Quantité de
café produite par campagne
Les résultats de nos enquêtés ont
démontrés à la figure n° 3 que, la majorité
des caféiculteurs enquêtés produisent 100kg de café
par campagne soit 21% de notre échantillon ;16% des
caféiculteurs rencontrés produisent 200kg de
café ;13% indiquent qu'ils produisent 50kg de café ;10%
indiquent qu'ils produisent 150kg ; 6% produisent 300kg de
café ; 4% produisent 1000kg de café ; 3% produisent
entre 60 ;80 et 500kg de café ; 2% produisent
entre ; 40 ,280, et 400 kg ;pendant que 1% des
caféiculteurs produisent entre
9 ;18 ;20 ;35 ;70 ;90 ;170 ;190 ;700 ;750 ;900 ;2000 ;2500et
5000kg de café par campagne.
Cette faible production constatée chez la plupart des
caféiculteurs de lugendo, est la conséquence de la
vétusté des caféiers que nous évoquons au
précèdent point, il est également causé par les
maladies qui attaquent les caféiers que nous évoquerons dans le
point suivant de cette discussion, mais également elle serait due aux
mauvaises techniques agricoles de la part des caféiculteurs qui
favoriseraient la propagation des maladies comme nous aurons à le voir
également dans les points qui suivront.
En comparant les nombres des pieds des caféiers dont
dispose différents caféiculteurs par rapport à la
production que réalisent ces derniers, tel que repris à la figure
n° 2, l'on constate que plusieurs d'entre eux disposent de 100 pieds ,
mais ne réalisent que 100kg de café cérises par campagne
ce qui explique une faible productivité .
II.1.4. Les acheteurs du
café.
Nos investigations de terrain relèvent au tableau
n° 6 que, la plupart des caféiculteurs que nous avons
enquêtés vendent leurs café aux négociants
ambulants ce qui représentent 57% de nos
enquêtés ; contre 39% qui vendent leur production
à la société Virunga coffee présente dans le milieu
; 4% des caféiculteurs enquêtés ont
également indiqués qu'ils vendent leur café à
d'autres négociants locaux bien connu dans le milieu
Cette situation s'explique par le fait, les négociants
ambulants qui viendraient du Rwanda voisin, achètent du café au
près des caféiculteurs du groupement de Lugendo en leur proposant
un prix supérieur à celui du prix local, ce qui contraints la
plupart des caféiculteurs à leur vendre du café ; car
ces derniers, donneraient également du crédit à leurs
clients ce qui n'est pas de coutume pour les acheteurs locaux à en
croire certains de nos enquêtés qui c'est sont confiés
à nous. Cette situation fait perdre des recettes à la province
car même certains commerçants locaux qui achètent du
café le revendraient à leurs clients rwandais faisant d'eux des
intermédiaires selon les informations recueillis auprès des
certaines sources pour lesquelles nous préférons garder
l'anonymat.
II.1.5. Forme du café
vendu
Nos enquêtes de terrain ont relevées au tableau
n° 7 que, la majorité de caféiculteurs du groupement de
Lugendo vendent leurs cafés en cérises et représentent 64%
de l'effectif total contre 39% des caféiculteurs qui vendent du
café parche.
Ce s'expliquerait par le fait la plupart des
caféiculteurs par manques de mains d'oeuvre, de temps, ou par manque
d'une dépulcheuse, préfèrent vendre leurs productions en
cérises dans le but de réduire les dépenses liées
cela. Pourtant, les pulpes du café constituent une bonne matière
organique nécessaire pour la fertilisation du sol.
Le prix varie en fonction de la qualité ce qui fait
que, ceux qui prennent soin de déparcher leur café profitent de
résidus de pulpes avec le quelles ils font le compost, mais
également d'un prix différent, car le prix d'achat est fonction
de la qualité du café tel que nous le verrons au point suivant.
Ces résultats sont soutenus par MAISHA CIRIMWAMI dans son mémoire
intitulé « Analyse de l'impact
socio-économique de la culture du café sur le revenu des
caféiculteurs dans le territoire de Kabare le cas du groupement de
Lugendo » » dans lequel l'auteur
démontrent que la majorité des caféiculteurs de Lugendo
vendent leurs cafés en cérises.(18)
II.1.6. Prix d'un kilogramme de
café en FC
Les résultats que nous avions obtenus du terrain
relèvent, tel que repris au tableau n° 8 que ; la
majorité des caféiculteurs du groupement de Lugendo ont vendu
à 1000 franc congolais le kilo de café cérises au cours de
la campagne caféière écoulée ce qui
représente 54% de l'effectif total ;viens ensuite les
caféiculteurs ayant vendu à 5000Fc la mesure du café
parche soit 16% de l'effectif total ; suivi de ceux ayant vendu à
6500fc la mesure du café parche soit 9% de l'effectif total ; ceux
ayant vendu à 6000fc la mesure du café parche
représentent 7% de l'effectif total ; ceux ayant vendu à 110
et 1200 FC le kilo de café cérises représentent 3% ;
pendant que ceux ayant vendus à 7500 FC la mesure du café parche
ne représentent que 1% .
Ces résultats sont relatifs au fait que, la plupart des
caféiculteurs ont vendu leurs cafés en cérises
auprès de la société Virunga coffee qui en achète
un kilogramme à 100fc, d'autres ayant vendu du café parche sec
ont vendu à 5000 ; 6000 ; 7000 ; voir 7500 FC la mesure
du café parche estimer à 1,5 kg. Cette variation de prix
dépendait d'un acheteur à un autre, mais également de la
période de la récolte pendant laquelle on a vendu son
café car, les caféiculteurs ayant vendu vers la fin de la
campagne vers le mois de mai pendant que le café devenait de plus en
plus rare, ont vu vendre leurs productions entre 6500 et 7500 FC la mesure du
café parche. A cet effet, l'on peut constater une forte
disparité des prix due au fait que les caféiculteurs
n'étant pas organisés en coopérative ou ils pourraient
vendre leurs production à un même, cela laisse la place à
plusieurs intermédiaires dont chacun a tendance à proposer le
prix en fonction de ses intérêts.
II.1.7. Revenu total
généré en Francs congolais
Nos enquêtes de terrain démontrent à la
figure n°4 que le café rapporte un revenu de 100.000FC pour la
majorité des caféiculteurs du groupement de Lugendo soit 16% de
notre effectif ;suivi de caféiculteurs qui réalisent un
revenu de plus de 500 .000FC soit 8% de l'effectif total ;viens
ensuite les caféiculteurs qui réalisent un revenu de 200.000FC
soit 7% ; ceux ayant un revenu de 50.000FC représentent 6% ;
ceux qui réalisent les revenus compris entre
150.000 et 300.000 FC représentent 4% ; ceux qui
réalisent un revenu de 333.000 représentent 3% ; les
caféiculteurs réalisant les revenus compris entre
21 .000 ;
40 .000 ;555 .000 ;60 .000 ;250 .000 ;280 .000 ;665 .000 ;80 .000
jusqu'à 1.000.000FC représentent 2% ; pendant que ceux qui
réalisent les revenu compris entre
18.000 ;35.000 ;42.000 ;66.000 ;80.000 ;96.000 ;160.000 ;170.000 ;190.000 ;220.000 ;266.000 ;330.000 ;336.000 ;390 .000 ;429.000 ;432.000 ;433.000 ;480.000 ;666.000 ;700.000 ;750.0000 ;825.000 ;866.000 ;900.000
jusqu'à 2 .500 .000FC ne représentent que 1% de notre
effectif.
Ceci s'explique par le fait que la majorité des
caféiculteurs indiquaient qu'ils réalisent 100 kg de café
par campagne, et que, ils les ont vendu en majorité en cérises au
prix de 1000FC le kilo de parche, ce qui leur génère des revenus
fixés à 100.000FC pour la plupart d'entre eux. D'autres qui
vendent en parche ont réalisés des revenus équivalents
à 500milles francs congolais et c...
En comparant les différentes revenues
réalisées par ces derniers, nous nous rendons compte que la
plupart a du mal à générer 500.000FC de la
caféiculture soit 169,49 $ au taux de change actuel de 2950 francs
congolais l'équivalent de 1dollar américain.
La majorité ne réalisant que 100.000FC
l'équivalent de 33,89$ ; les caféiculteurs du groupement de
Lugendo éprouvent d'énormes difficulté à nouer les
deux bout de la campagne, pourtant, le caféier est une plante annuelle.
Cette situation fait que certains caféiculteurs sont souvent
obligés de contracter des crédits pour répondre à
certains besoins urgents en contre partie de leurs exploitations et cela
à un prix dérisoire.
Pourtant, la croissance se caractérise par une
augmentation des agrégats économique soit la production, la
consommation, l'épargne et l'investissement. Il s'agit d'un mouvement
durable et irréversible.
II.1.8. Affectation du revenu
obtenu de la caféiculture
Nos résultats de terrain révèlent tel
qu'indiqué au tableau n° 9 que , la majorité des
caféiculteurs du groupement de Lugendo affecte uniquement à
l'alimentation de leurs ménages le revenu qu'ils obtiennent de la vente
du café soit 23% de notre effectif total ; contre 21% des
caféiculteurs qui affectent le revenu tiré du café
à l'alimentation mais également à la scolarisation de
leurs enfants ; d'autres caféiculteurs affectent leurs revenus
à l'alimentation mais également à l'achat du bétail
et représentent 18% de notre échantillon ; par ailleurs 10%
des caféiculteurs enquêtés affectent leurs revenus à
l'amélioration de leurs logement ; 9% des caféiculteurs
enquêtés affectent leurs revenus à l'achat des
matériaux de pêche ;et seul 3% des caféiculteurs
affectent leurs revenus à la main d'oeuvre pour
l'agriculture .
L'affectation des revenus issues de la caféicultures
explique la précarité de la vie à la quelle font face les
petits exploitants du café dans le groupement de Lugendo. Le café
étant une culture industriel, elle devrait générer des
surplus qui permettraient aux petits exploitants d'investir dans des
activités qui pourraient leurs garantir la sécurité
alimentaire et ou l'achat d'un équipement en attendant la prochaine
récolte. C'est à défaut de cela que la caféiculture
se limite à répondre aux besoins primaires des ménages au
même titre que les cultures vivrières.
Dans certains pays africains le développement de
l'industrie passe même par une expansion de la production vivrière
au dépend de certaines cultures spéculatives (cacao, arachides,
café).
L'agriculture peut être aussi un fournisseur de
matières premières ou justifier une industrie alimentaire. Bien
plus, dans un pays où une grande partie de la population est agricole,
le développement de l'agriculture et l'élévation du niveau
de vie de masses rurales permettent une expansion du marché de
l'industrie.(20)
II.1.9. Satisfaction des besoins
des ménages des caféiculteurs par leurs revenus
Nos enquêtes de terrain révèlent au
tableau n° 10 que, 100% de caféiculteurs du groupement de Lugendo
ne parviennent jamais à couvrir les dépenses de leurs
ménages à partir des revenus qu'ils obtiennent de la
caféiculture. Cette situation est relatif à une faible
production d'une part, et d'une autre part d'un faible prix du café tel
que nous le verrons aux points suivants.
II.1.10. Pratiques culturales
fréquemment employées
Par rapport aux pratiques souvent employées par les
caféiculteurs, nous avons analysés les réponses des
enquêtés pour chaque pratique pris séparément tel
que repris au tableau n° 11
Par rapport à l'établissement d'une
pépinière, 61% de caféiculteurs du groupement de Lugendo
ne procèdent pas à l'établissement d'une
pépinière lorsqu'ils veulent planter des nouveaux
caféiers ; contre 38% des caféiculteurs qui
établissent des pépinières et ou achètent des
plantules à un pépiniériste du milieu lorsqu'ils veulent
le faire.
Ceci s'explique par le fait que la plupart de
caféiculteurs préfèrent ramasser des plantules qui ont
poussés dans leurs champs des caféiers ; pourtant cette
pratique est inappropriée car, ces plantules pourraient transmettre des
maladies étant donné qu'ils n'ont pas subi de suivi depuis leur
germination.
Quant au paillage, 52% des caféiculteurs du groupement
de lugendo pratiquent le paillage dans leurs champs des caféiers contre
47% qui ont indiqués qu'ils ne pratiquaient pas cette technique. Le
paillage est fréquemment pratiqué par bon nombre de
caféiculteurs car, elle conserve non seulement l'humidité du sol,
mais également, lorsque la paille se décompose, elle fertilise le
sol.
En ce qui concerne le taillage des caféiers, 58% des
caféiculteurs du groupement de Lugendo ne procèdent pas au
taillage de leurs caféiers ; contre 40% de notre effectif total qui
en pratique
Ceci s'explique par le fait plusieurs caféiculteurs
éprouvent l'insuffisance d'outils nécessaires pour faire le
taillage tel que le scie, le sécateur et c...malgré le fait
qu'ils soient conscient de l'importance du taillage pour le caféier.
Cette situation fait que les caféiers développent
énormément des feuilles qui constituent de l'ombrage, ce qui
donne place à des maladies propices à l'humidité telle que
la rouille du caféier.
II.1.11. Existences des
coopératives ou des structures d'encadrement des
caféiculteurs
Les résultats de nos investigations de terrain
révèlent au tableau n° 12 que tous les caféiculteurs
du groupement de Lugendo ne reconnaissent aucune coopérative des
caféiculteurs présent dans le milieu soit 100% de notre effectif.
Sur terrain, nous avions rencontrés une station de
lavage, triage, et séchage du café appartenant à la
société Virunga coffee qui malheureusement pour les
caféiculteurs rencontrés, elle ne s'occupe que de l'achat du
café à un prix qui est loin de satisfaire aux attentes des
caféiculteurs tel que nous l'avions démontrés
précédemment .
Néanmoins, cette société de droit
congolais, à organiser des sessions de formation à l'intention
des certains caféiculteurs du groupement de Lugendo, sur les bonnes
pratiques agronomiques du café, l'équité genre et les
espaces surs ; et, la nutrition des ménages de juillet 2022
à mars 2024.
Cette formation s'inscrivait dans le cadre du projet de
l'alliance du café gorille GCA de l'USAID avec ses
différents partenaires.
Ces caféiculteurs ayant obtenus des certificats
d'achèvement de leur formation, semble avoir accueilli des connaissances
théoriques sur les bonnes pratiques agricoles, malgré le fait que
leurs partenaires ne le a pas accompagné dans le sens de le organiser en
coopérative, ou encore de leur fournir des intrants et d'autres outils
nécessaires .
II.1.12. Difficultés
rencontrés par les caféiculteurs
De la manière que nous avons analysés les
différentes pratiques au point précédent, c'est de la
même façon que nous allons procéder pour discuter les
résultats qui cadrent avec les difficultés tel que repris au
tableau n° 13 du premier chapitre.
En ce qui concerne la difficulté liée aux
maladies des caféiers, les résultats de nos enquêtes
révèlent que 75% des caféiculteurs de Lugendo connaissent
des problèmes de maladies dans leurs champs ; contre 24% des
caféiculteurs qui ont indiqués ne pas connaitre ce
problème.
Ceci s'explique par un manque d'entretien des caféiers
notamment le taillage ; les mauvaises pratiques tel que le ramassage des
plantules non saines qui disséminent les maladies, l'association
des caféiers avec des cultures compétitives en nutriments telles
que les tubercules sont autant de causes qui expliquent la persistances des
maladies des caféiers dans le groupement de Lugendo dont les plus
courantes sont : la rouille du caféier, l'anthracnose des baies,
ainsi que les nématodes .
Quant à la difficulté d'insuffisance d'outils,
nos résultats d'enquêtes prouvent que, 70% des
caféiculteurs du groupement de Lugendo sont confrontés à
l'insuffisance d'outils nécessaires pour l'entretien des caféiers
contre 28% qui indiquent ne pas connaitre cette difficulté.
Ceci s'explique par le fait que bon nombres des
caféiculteurs ont du mal à accéder aux outils
appropriés pour le taillage du café ; insuffisance d'outil
pour le séchage tel des bâches ou des claies de séchage. A
défaut de disposer de ces outils, bon nombre des caféiculteurs
utilise des outils inappropriés tels que la machette pour faire le
taillage, le séchage du café en même le sol par manque des
claies de séchage, ce qui pourrait altérer la qualité du
café.
Pour la difficulté d'accéder au crédit
nos résultats de terrain indiquent que 57% de caféiculteurs de
Lugendo éprouvent des difficultés d'accéder au
crédit.
Cette situation s'expliquerait par le fait que les
caféiculteurs ne sont pas organisés en des coopératives
qui pourraient leur permettre de trouver du crédit qu'ils peuvent
rembourser après récolte. Faute de ça, plusieurs
caféiculteurs se retrouvent parfois obligés de vendre leurs
caféiers avant même qu'ils ne fleurissent et cela à moindre
prix.
Concernant la difficulté liée au faible prix du
café, les résultats de nos enquêtes indiquent que 78% des
caféiculteurs du groupement de Lugendo sont confrontés au
problème de faible prix auquel le café est acheté sur le
marché local. Cette situation s'explique par le fait que les
caféiculteurs n'ont aucune information sur le marché du
café à quelque niveau que ce soit, ces derniers n'ont pas
d'autres choix que de vendre au prix offert par le marché local. Tel que
nous l'avons indiqués au quatrième point de ce chapitre où
nous discutons des résultats qui cadrent avec la question liée
aux acheteurs au près des quels les caféiculteurs du groupement
de Lugendo vendent leurs cafés ; ou nous avons montrés que
c'est parce que les négociants en provenance du Rwanda proposent un
meilleur prix par rapport à celui du marché local que plusieurs
caféiculteurs leur vendent du café.
Ces résultats sont contredit par Marie Esprit
Léon WALRAS dans son ouvrage
« « Eléments d'économie politique
pure » » ou il imagine un monde
économique dans lequel d'un côté on a un grand nombre de
petits producteurs, tous identiques et disposant de la même technologie
de production. Sur l'autre versant, celui de la demande, il y a des
consommateurs avec des ressources et des préférences identiques
et données. Ces producteurs et ces consommateurs cherchent à
maximiser leurs objectifs respectifs de profit et de satisfaction (ou
utilité) compte tenu des prix et des ressources.
Le profit des producteurs dépend de leurs ventes. Les
ventes dépendent de la demande des consommateurs. La demande des
consommateurs dépend de leurs revenus. Leurs revenus dépendent de
la vente de leurs ressources (travail, compétences, terrains, etc.) aux
producteurs. Ainsi, on le voit, tous les consommateurs et les producteurs d'un
équilibre général sont interdépendants. La
prouesse de WALRAS 1874 réside dans le fait que dans ce système
complexe le nombre d'équations est suffisant pour déterminer
l'ensemble des inconnues, c'est-à-dire les prix qui, sur chaque
marché, équilibrent l'offre et la demande.
Un équilibre général de production et
d'échange peut alors être défini. Cet équilibre est
caractérisé par le fait que la demande égale l'offre sur
chaque marché, aussi bien la demande et l'offre des différents
services productifs que la demande et l'offre des divers produits. En outre,
cet équilibre est caractérisé par l'égalité
entre le prix de chaque produit et son coût de production (la somme du
coût des services productifs entrant dans sa fabrication)(21)
CONCLUSION PARTIELLE
Ce chapitre a été consacré à la
discussion des résultats de nos enquêtes, ou nous avons
passé en revue résultat par résultat en démontrant
les facteurs explicatifs de chacun d'entre d'eux ; mais également
nous le avons confronter à d'autres études déjà
réalisées ce qui nous a permis de comprendre en profondeur les
défis auxquels sont confrontés les petits producteurs du
café dans le groupement de Lugendo que nous avons
présentés au premier chapitre du présent travail.
Eu égard à ce qui précède, nous
allons devoir proposer au chapitre suivant du présent travail, des
stratégies à mettre en place à fin de relever les
défis d'encadrement des petits producteurs du café dans le
groupement de Lugendo en particulier et dans le territoire de Kabare en
général.
CHAP
III. AXES STRATEGIQUES
Alors que le chapitre précèdent à porter
sur la discussion des résultats, ce chapitre est consacrer à
présenter les axes stratégiques pour fournir un encadrement
adéquat aux petits producteurs du café dans le groupement ;
ceci à partir de la matrice d'analyse organisationnel, qui nous
permettra d'analyser les forces, les faiblesses, les opportunités, ainsi
que les menaces de l'ONAPAC secteur de Bukavu qui est un acteur clé dans
la filière café, en province du Sud-Kivu. C'est à partir
de cette analyse que nous allons ressortir les stratégies qui pourraient
être mis en place pour relever les défis d'encadrement de
caféiculteurs, car cette analyse approfondie permettrait à cet
acteur de prendre des décisions éclairées pour
améliorer la situation des caféiculteurs sur le terrain.
III.1.
Analyse FFOM
L'outil d'analyse FFOM ou SWOT en anglais, est un outil
d'analyse des capacités des organisations qui consiste à
identifier quatre aspects essentiel de l'organisation à savoir ;
les forces (strengh), les faiblesses (weaknesses), les opportunités
(opportunity), menaces (Threat) d'où le sigle FFOM en français
et SWOT en anglais.
|
Environnement interne
|
Environnement externe
|
|
Forces
|
Opportunités
|
|
1. Présence d'un laboratoire d'analyse et de
dégustation du café
2. Présence d'une usine de déparchage du
café au sein de l'ONAPAC/Bukavu
3. Présence d'une usine de torréfaction du
café
4. Monopole de l'octroi de certificats d'exportation du
café
5. Présence des agronomes
6. Présence des claies de séchage du café
7. Existence des brigades d'encadrement
8. Monopole d'octroi des cartes pour acheteur
9. Existence d'une concession propre à l'ONAPAC
10. Prestation des services d'usinage du café au
particulier
11. Transformation et vente du café local
|
1. Présence du centre recherche de
l'INERA /Mulungu
2. Présence des variétés de café
améliorées à l'INERA
3. Accès facile aux produits phytosanitaires
4. Présence des partenaires oeuvrant dans la
filière café au Sud-Kivu
5. Rentabilité du café sur le marché
mondial
|
|
Faiblesses
|
Menaces
|
|
1. Insuffisance en ressources humaines
2. Dépendance vis à vis de la direction
générale de Kinshasa
3. Dépendance aux décisions politiques
4. Manques de matériels roulants
5. Insuffisance des moyens financiers
|
1. La fraude du café
2. La concurrence déloyale
3. Le climat politique en fréquente mutation
4. Politisation des institutions publiques
5. Spoliation de la concession de l'ONAPAC
6. Maladies des caféiers
7. Faible prix du café sur le marché local
|
|
|
Opportunités
(opportunities)
|
|
Menaces (Threats)
|
Points
|
|
Légende
score 0 : Aucun lien
Score 1 : Un lien leger entre les
facteurs
Score 2 : Un lien moyen entre les facteurs
Score 3 : Lien fort ou forte influence
entre les facteurs
Force (strengths)
|
Présence du centre recherche de l'INERA /Mulungu
|
Présence des variétés de café
améliorées à l'INERA
|
Accès facile aux produits phytosanitaires
|
Présence des partenaires oeuvrant dans la filière
café au Sud-Kivu
|
Rentabilité du café sur le marché mondial
|
La fraude du café
|
La concurrence déloyale
|
un climat politique en fréquente mutation
|
Politisation des institutions publiques
|
Spoliation de la concession de l'ONAPAC
|
Maladies des caféiers
|
Faible prix du café sur le marché local
|
|
|
1
|
Présence d'un laboratoire d'analyse et de
dégustation du café
|
3
|
3
|
0
|
3
|
3
|
0
|
3
|
0
|
0
|
0
|
2
|
2
|
19
|
|
2
|
Présence d'une usine de déparchage du
café au sein de l'ONAPAC/Bukavu
|
0
|
0
|
0
|
3
|
3
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
0
|
2
|
10
|
|
3
|
Présence d'une usine de torréfaction du
café
|
0
|
0
|
0
|
3
|
2
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
0
|
2
|
9
|
|
4
|
Monopole de l'octroi de certificats d'exportation du
café
|
0
|
1
|
0
|
3
|
2
|
3
|
3
|
0
|
0
|
0
|
0
|
2
|
14
|
|
5
|
Présence des ir agronomes
|
2
|
3
|
3
|
3
|
1
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
3
|
1
|
18
|
|
6
|
Présence des claies de séchage du café
|
0
|
0
|
0
|
1
|
2
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
5
|
|
7
|
Existence des brigades d'encadrements
|
2
|
3
|
3
|
2
|
2
|
2
|
2
|
0
|
0
|
0
|
3
|
2
|
21
|
|
8
|
Monopole d'octroi des cartes pour acheteur
|
0
|
0
|
0
|
3
|
1
|
3
|
3
|
0
|
0
|
0
|
0
|
2
|
12
|
|
9
|
Existence d'une concession propre à l'ONAPAC
|
0
|
0
|
0
|
3
|
0
|
0
|
2
|
2
|
2
|
3
|
0
|
0
|
12
|
|
10
|
Prestation des services d'usinage du café au
particulier
|
0
|
0
|
0
|
3
|
2
|
0
|
3
|
0
|
0
|
0
|
0
|
2
|
10
|
|
11
|
Transformation et vente du café local
|
0
|
1
|
0
|
3
|
2
|
1
|
3
|
0
|
0
|
0
|
0
|
3
|
13
|
|
Faiblesses/weaknesses
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1
|
Insuffisance en ressources humaines
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
3
|
2
|
0
|
3
|
0
|
1
|
0
|
9
|
|
2
|
Forte dépendance vis à vis de la direction
générale de kinshasa
|
0
|
0
|
2
|
2
|
0
|
0
|
1
|
3
|
3
|
0
|
0
|
0
|
11
|
|
3
|
Dépendance aux décisions politiques
|
0
|
1
|
1
|
3
|
2
|
0
|
2
|
3
|
3
|
3
|
0
|
2
|
20
|
|
4
|
Manques de matériels roulants
|
0
|
0
|
1
|
2
|
0
|
2
|
2
|
2
|
2
|
0
|
0
|
0
|
11
|
|
5
|
Insuffisance des moyens financiers
|
0
|
0
|
0
|
3
|
0
|
0
|
2
|
2
|
2
|
0
|
2
|
1
|
12
|
Tableau 15: Matrice d'orientation
stratégique
III.3.
Choix des stratégies
A partir de la matrice de choix de stratégie
représentée à la précédente page, nous
allons devoir dégager les principales stratégies, en fonction du
score attribué à chacune des composantes lors de l'analyse
SWOT.
|
STRATEGIES
|
Enoncé de principales
stratégies
|
SCORE
|
|
1
|
S1
|
Renforcement des performances de brigades d'encadrement
|
21
|
|
2
|
S2
|
Stratégie de dépolitisation de l'ONAPAC
|
20
|
|
3
|
S3
|
Renforcement des activités du laboratoire d'analyse et de
dégustation du café
|
19
|
|
4
|
S4
|
Renforcement des capacités du personnel du service
agronomique
|
18
|
|
5
|
S5
|
Suivie et renforcements des mesure d'exportations du
café
|
14
|
Tableau 16: Tableau de choix
des stratégiques
III.4
Axes Stratégies
III.4.1. Renforcement des performances des brigades
d'encadrement
Cette stratégie est la plus prioritaire de
toutes, au vu du score qui lui a été attribuée lors de
l'analyse ; et que, sa mise en oeuvre effective amènerait des
changements quant aux multiples défis auxquels sont confrontés
les caféiculteurs du groupement de Lugendo.
Cela étant, nous analyserons uniquement celle-ci en
profondeur étant donné que c'est elle qui cadre beaucoup plus
avec notre problématique.
III.4.2.Pertinence de la stratégie.
Le renforcement des performances des brigades d'encadrement de
l'ONAPAC se veut pertinent, car leur présence permanente dans tous les
groupements du territoire de Kabare permet de s'enquérir de la
situation des exploitations des petits producteurs du café et intervenir
de toute urgence lorsque qu'il le faut. C'est grâce à la
permanence des équipes des agronomes présente sur le terrain
qu'ils peuvent surveiller les différentes maladies et ravageurs du
caféier qui attaqueront les plantations paysannes, d'organiser les
caféiculteurs en groupement d'intérêt commun et faire leur
suivie, de récolter les besoins des caféiculteurs et leur
apporter de l'aide en terme des fournitures en outils aratoires et autre
intrants agricoles nécessaires pour la culture du caféier ;
mais ,également leur former en permanence sur les bonnes pratiques
culturales du caféier et autre.
III.4.3. Vision, objectifs, résultats et cibles de la
stratégie.
1) Vision
Cette stratégie vise à améliorer les
conditions de vie des caféiculteurs du groupement de Lugendo en
particulier et ceux du territoire de Kabare en général à
travers une caféiculture génératrice des revenu
significatifs aux ménages des petits producteurs.
2) Objectifs
- Contribuer au développement économique des
caféiculteurs du territoire de Kabare en général et du
groupement de Lugendo en particulier
- Augmenter la production du café dans le groupement de
Lugendo
- Améliorer la qualité du café produite
dans le territoire de Kabare
3) Résultats.
Une fois cette stratégie est mise en oeuvre, elle
donnerait des résultats ci-après :
- L'augmentation des revenus des petits producteurs du
café
- L'augmentation de la production du café
- L'organisation des caféiculteurs en
coopératives
- L'accès des caféiculteurs au crédit
- L'augmentation du prix d'achat du café sur le
marché local
4) Cibles de la stratégie.
La stratégie a pour cible ; les
caféiculteurs du groupement de Lugendo en particulier et ceux de tout le
territoire de Kabare en général.
III.4.4. Piliers
stratégiques.
De manière plus concrète, la vision poursuivis
par notre stratégie, sera mis en oeuvre au travers trois piliers
stratégiques majeurs à savoir :
Pilier 1. Mis en place des coopératives des
caféiculteurs dans le groupement de Lugendo
Pilier 2. Vulgarisation des variétés
améliorées de caféier.
Pilier 3. Appuie aux caféiculteurs
III.4.1.1. Mis en place des coopératives des
caféiculteurs dans le groupement de Lugendo
Ce pilier vise à organiser les caféiculteurs du
groupement de Lugendo en groupement d'intérêt commun
(coopératives) dans le soucis de permettre aux petits producteurs de
vendre leurs productions à un meilleur prix ,mais également cela
leur permet d'accéder au crédit pour investir, soit pour couvrir
les charges d'exploitation, avec l'espoir de rembourser lors de la prochaine
récolte avec des taux d'intérêt fixés en tenant
compte de la production qu'il sont capables de réaliser. Ce pilier vise
également à produire un café de qualité à
fin de générer des revenus significatifs.
La mise en oeuvre de ce pilier soulagerait significativement
les caféiculteurs du groupement de Lugendo qui souvent, sont contraints
à vendre à faire louer leurs exploitations à très
faible prix à causes des difficultés financières.
L'exécution de ce pilier se fera autour des quatre
principaux axes à savoir :
- L'installation d'une usine de lavage, triage et du
séchage du café
- Construction d'un entrepôt
- Création et dénomination d'une
coopérative des caféiculteurs
- Octroie du crédit aux caféiculteurs (au
travers un partenariat des coopératives avec les institutions de micro
finances)
III.4.1.2. Vulgarisation des variétés
améliorées de caféier.
Ce pilier vise à renouveler les plantations paysannes
de caféiers pour les petits producteurs du groupement de Lugendo dans le
but d'augmenter la productivité, au regard d'une faible
productivité due à la vétusté des caféiers
de la majorité des caféiculteurs de cette contrée de la
province du Sud-Kivu.
Ce pilier s'exécutera au tour des principaux axes
notamment :
- Sélection des variétés à
diffuser
- Expérimentation en station de recherche
- Expérimentation dans des champs écoles dans le
groupement de Lugendo
- Appuyer l'installation des pépinières des
nouvelles variétés
- Diffusion des nouvelles variétés (distribution
des plantules)
III.4.1.3. Formation des caféiculteurs
Ce pilier vise à apporter un appui technique,
logistique, et financier aux caféiculteurs du groupement de Lugendo en
particulier et ceux du territoire de Kabare en général dans le
souci de le rendre compétitifs sur le marché du café, mais
également améliorer le niveau de vie des ménages des
petits producteurs du café.
Ce pilier sera exécuté au tour des trois
principaux :
- Formation permanente des caféiculteurs sur les bonnes
pratiques agronomiques du caféier (Fertilisation, systèmes de
culture, agroforesterie)
- Formation des caféiculteurs sur la lutte contre les
ennemies du caféier
- Formation des caféiculteurs sur les normes du
marché mondial du café
- Fourniture d'outils pour l'entretien et des produits
phytosanitaires
- Mis en place d'une équipe de surveillance et
d'alerte.
CONCLUSION GENERALE
La présente étude est partie du constat selon
lequel, le café est la deuxième boisson la plus populaire au
monde et qu'elle constituait un produit d'exportation des pays en voie de
développement.
Malgré les revenus que génère ce produit
sur le marché international, les petits producteurs se trouvant aux
premiers niveaux de la chaine des valeurs du café, leurs conditions de
vie sont restées le même pourtant ils produisent ce que l'on
qualifie de l'or vert.
C'est ainsi que nous avions émus trois principales
hypothèse pour cette problématique, que nous avions
vérifiés en fonction des résultats des enquêtes
réalisées sur terrain.
Les résultats des enquêtes menées
auprès des caféiculteurs que nous avons présentés
au premier chapitre du présent travail, nous ont permis de confirmer la
première hypothèse selon laquelle les principaux défis
auxquels sont confrontés les caféiculteurs du groupement de
Lugendo sont entre autres les maladies des caféiers, la non accès
au crédit, l'insuffisance d'outil nécessaire pour l'entretien des
caféiers ainsi que le faible prix du café.
Les résultats de recherche ont respectivement
démontrés que 75% des caféiculteurs ont
évoqués qu'ils sont confrontés au problème des
maladies des leurs caféiers dont les plus courantes sont l'anthracnose
des baies ,la rouille du caféier ainsi que les nématodes ; 70%
des caféiculteurs du groupement de Lugendo sont confrontés
à l'insuffisance d'outils nécessaires pour l'entretien des
caféiers ; 57% éprouvent le besoin de trouver du
crédit pour couvrir leurs charges mais qu'ils n'y accédaient
pas ; pendant que, 78% sont confrontés au problème de
faible prix auquel le café est acheté sur le marché
local .
Au deuxième du premier chapitre, nous avons
présentés les résultats des entretiens que nous avons
réalisés aux près quelques acteurs de la chaine des
valeurs du café dans la province du Sud-Kivu qui ont des rôles
clés à jouer dans l'encadrement des petits producteurs.
Les résultats de ces entretien ont
démontrés que les entreprises publiques agricoles ayant le
monopole du secteur du café en province du Sud-Kivu en l'occurrence de
l'ONAPAC , ne disposent pas suffisamment des moyens de leur politique à
fin de pouvoir assurer un encadrement adéquat aux caféiculteurs
dans les territoires de la province ou le café est produite .
Ces résultats nous ont donc permis de vérifier
notre deuxième hypothèse selon laquelle les entreprises publiques
agricoles, l'inspection provinciale de l'agriculture ainsi que les centres des
recherches sembleraient ne pas avoir suffisamment des moyens pour pouvoir
assumer leurs rôles aux près des petits exploitant du
café.
Ainsi, pour relever les multiples défis d'encadrement
des caféiculteurs du groupement de Lugendo nous avons proposés au
troisième du présent travail, un paquet des mesures pouvant
permettre de fournir un encadrement adéquat aux caféiculteurs du
groupement de Lugendo ; ceci, grâce à un outil d'analyse
organisationnel qui nous aidé à analyser les différentes
forces ; faiblesses ; opportunité et menaces de l'ONAPAC
secteur de Bukavu ayant le monopole du secteur du café en province du
Sud-Kivu.
Ainsi donc, nous ne prétendons pas avoir abordés
tous les paramètres liées à la problématique
d'encadrement des petits producteurs du café , voilà
pourquoi ; nous suggérons à tous ceux qui
s'intéresserons ultérieurement à cette
problématique de pouvoir nous compléter .
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
Daviron, B. & Ponte, (2007). Le paradoxe du
café, Paris,Quae INRAESS
DEFOUR, G. (1994). Le développment rural en Afrique
Centrale. Le développement rural en Afrique Centrale, 101;102.
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KALYONGO, L. R. (2018). L'organisation économique des
caféiculteurs congolais dans la région du Nord-Kivu à
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Rostow, W. W. (1960). Histoire ,économie et
société, Paris , edition du seuil
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II. RAPPORTS
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dans la filière café.
Pole Institute. (2014). Construction de la
cohénsion transfrontalière par la caféiculture?
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III. INEDITS (MEMOIRES, NOTES DES COURS)
cirimwami, M. (2017). Analyse de l'impact
socio-économique de la culture du café sur le revenu des
caféiculteurs du territoire de Kabare groupement de lugendo
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impact socio-économique dans les menages des groupement de Bushumba et
Lugendo en territoire de Kabare :" Etat de lieux et perspectives".
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chaine de valeur du café dans le territoire de Kalehe au Sud -Kivu.
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III. WEBOGRAPHIE
OIC. (s.d.). Consulté le 18/06,2024 sur www.ico.org
OIC. (2013). Consulté le 18/06, 2024, sur
https:/www.ico.org.
OIC. (2022). Consulté le 18/06, 2024, sur
www.ico.org.
OIC. (2024). Rapport sur le marché du café
mai 2024. Consulté le 19 /06, 2024 sur www.ico.org
OXFAM. (2012, Septembre).
https:/oxfammagasinedumonde.be/le-café-paysan-du-kivu.
Consulté le 18/ 06, 2024

ANNNEXES 1. Questionnaire d'enquête
25
. A combien avez-vous vendu le kilo
de café cette saison?
. Quel est le révenu que vous
26
rapporte cette production en FC?
. Comment affectez-vous ce revenu?
27
28
. Ce revenu couvre-t-il les dépenses de votre
ménage?
. OUI
1
2
. NON
Si oui comment pouvez -vous le résumer?
29
. Quels sont les pratiques que vous utilisez courament dans
la culture et l'entretien des vos caféirs?
30
. Connaissez-vous des structures ou des coopératives qui
encadrent les caféiculteurs dans le groupement de
Lugendo?
1
. OUI
2
. NON
Si oui, quelles sont les raisons qui expliqueraient votre non
adhésion à
ces coopératives?
. Entatnt que caféiculteur, quelles sont les
difficultés que
31
vous recontrez dans votre travail?
32
. Que proseriez-vous pour à fin de trouver des solutions
durables à ces problèmes?
ANNEXE
2. GUIDE D'ENTRETIEN
Bonjour Mme, Mr ; Mme ; Je suisBIBENTYO
KAMUNGU James finaliste de deuxième année de
licence ancien système dans le département de planification
régional à l'institut supérieur de
développement ISDR /BKV
Dans le cadre de notre mémoire de fin d'étude, nous
menons une étude sur les défis auxquels sont confrontés
les petits producteurs du café dans le groupement de Lugendo en
territoire de Kabare.Nous adressons ce guide à différents
acteurs de la chaine des valeurs du café au Sud-Kivu qui auraient un ou
plusieurs rôles dans à l'encadrement des petits producteurs du
café ; dans le but de recueillir leurs avis en ce qui concerne les
défis auxquels sont confrontés les producteurs du café
dans la les territoires de la province du Sud-Kivu en général et
dans le groupement de Lugendo ou nous menons nos recherches.
I. Questions adressées aux responsables
de l'ONAPAC secteur de Bukavu
1. Quels sont les mesures qui existent au sein de l'ONAPAC
dans par rapport à la question liée à l'encadrement des
caféiculteurs dans les territoires de la province ?
.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................
2. Qu'est ce qui expliquerait la persistance des multiples
difficultés auxquels sont confrontés les caféiculteurs
(maladies des caféiers, faible prix, insuffisance d'outils et c.) dans
les territoires ; le cas des caféiculteurs du groupement de
Lugendo dans le territoire de Kabare.
.......................................................................................................................................................................................................................................................................................
3. Au regard de cela, quelles sont les solutions envisageables
?
..........................................................................................................................................................................................
II. Questions adressées aux responsables
de l'inspection provinciale de l'agriculture
1. Quelles sont les politiques qui existent au niveau de
l'inspection provincial dans la filière café par rapport à
l'encadrement des caféiculteurs dans la province ?
.......................................................................................................................................................................................................................................................................................
2. Qu'est ce qui expliquerait la persistance des multiples
difficultés auxquels sont confrontés les caféiculteurs
(maladies des caféiers, faible prix, insuffisance d'outils et c.) dans
les territoires le cas des caféiculteurs du groupement de
Lugendo dans le territoire de Kabare.
.......................................................................................................................................................................................................................................................................................
3. Au regard de cela quelles sont les solutions
envisageables ?
.......................................................................................................................................................................................................................................................................................
III. Questions adressées aux
responsables de l'INERA/filière café
1. Quels sont les mesures qui existent au sein de l'INERA par
rapport à la question liée à l'encadrement des
caféiculteurs dans les territoires de la
province ?...........................................................................................................................................................................................................................................................................................
2. Qu'est ce qui expliquerait la persistance des multiples
difficultés auxquels sont confrontés les caféiculteurs
parmi lesquels les maladies de caféiers dans les territoires de la
province ; le cas des caféiculteurs du groupement de
Lugendo dans le territoire de
Kabare..........................................................................................................................................................................................................................................................................
3. Existe-t-il des innovations que le centre à apporter
dans la filière café durant les cinq dernières
années ?........................................................................................................................................................................................................................................................................
4. Au regard des difficultés auxquelles sont
confrontés les caféiculteurs quelles seraient des solutions
envisageables ?
ANNEXE
3. QUELQUES MALADIES COURANTES DU CAFEIR
Rouille du
caféier

Source : Image prise dans un
champ de caféier dans le village de Cishugi/goupement de lugendo
Anthracnose des baies

Source : Image prise dans un champ des caféiers
dans le village de Lugendo-centre/Groupement de Lugendo
ANNEXE 3: Rapport de
l'O.I.C. sur le marché du café Avril 2024
Source : www .cio.org
ANNEXE 4 : ATTESTATION DE RECHERCHE




ANNEXE
5 : Certificat octroyé par la société Virunga coffee
aux caféiculteurs du groupement de Lugendo.

TABLES DES MATIERES
INTRODUCTION
1
1. ETAT DE LA QUESTION
1
2. PROBLEMATIQUE
6
3. Questions de recherche
9
4. HYPOTHESES
9
5. OBJECTIFS DU TRAVAIL
9
5.1 Objectifs global
9
5.2 Objectifs spécifiques
10
5.3. Objectif d'analyse
10
6. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL
10
6. 1. Définition de concepts
clés :
10
6.2. Cadre théorique
11
7. CHOIX ET INTERET DU SUJET
13
7.1. Choix du sujet
13
7 .2. Intérêt du sujet
13
8. METHODOLOGIES ET TECHNIQUES
14
8.1.
Méthodes...............................
14
8.1. Méthodes
14
8.2. Techniques
14
9. Difficultés rencontrées
16
10. Délimitation spatio-temporelle
17
10.1. Etude physique
17
10.2. Etude économique
18
10.3. Etude humaine
19
11. Subdivision du travail
19
CHAP I. LES PRINCIPAUX DEFIS AUX QUELS SONT
CONFRONTES LES CAFEICLTEURS DU GROUPEMENT DE LUGENDO
21
I.1.PRESENTATION DES RESULTATS ISSUS DES
CAFEICULTEURS
21
I.2. PRESENTATION DES RESULTATS ISSUS DES CERTAINS
AUTRES ACTEURS DE LA CHAINE DES VALEURS DU CAFE EN PROVINCE
35
DU SUD-KIVU
35
CONCLUSION PARTIELLE
39
CHAP II. DISCUSSIONS DES RESULTATS DE RECHERCHE
40
II .1. LES PRINCIPAUX DEFIS AUX QUELLES SONT
CONFRONTES LES CAFEICULTEURS DU GROUPEMENT DE LUENDO
40
II.1.1. Nombres des pieds des
caféiers dont dispose chaque caféiculteurs
40
II.1.2. Année de plantation des
caféiers
40
II.1.3. Quantité de café produite par
campagne
41
II.1.4. Les acheteurs du café.
41
II.1.5. Qualité du café vendu
42
II.1.6. Prix d'un kilogramme de café en
FC
43
II.1.7. Revenu total généré en
Francs congolais
43
II.1.8. Affectation du revenu obtenu de la
caféiculture
44
II.1.9. Satisfaction des besoins des ménages
des caféiculteurs par leurs revenus
45
II.1.10. Pratiques culturales fréquemment
employées
45
II.1.11. Existences des coopératives ou des
structures d'encadrement des caféiculteurs
46
II.1.12. Difficultés rencontrés par
les caféiculteurs
47
CONCLUSION PARTIELLE
49
CHAP III. AXES STRATEGIQUES
50
III.1. Analyse FFOM
50
III.3. Choix des stratégies
54
III.4 Axes Stratégies
54
III.4.1. Renforcement des performances des
brigades d'encadrement
54
III.4.2.Pertinence de la stratégie.
54
III.4.3. Vision, objectifs, résultats et
cibles de la stratégie.
55
III.4.4. Piliers stratégiques.
55
Pilier 1. Mis en place des coopératives des
caféiculteurs dans le groupement de Lugendo
56
Pilier 2. Vulgarisation des
variétés améliorées de caféier.
56
Pilier 3. Appuie aux caféiculteurs
56
III.4.1.1. Mis en place des coopératives des
caféiculteurs dans le groupement de Lugendo
56
III.4.1.2. Vulgarisation des variétés
améliorées de caféier.
56
III.4.1.3. Formation des caféiculteurs
57
CONCLUSION GENERALE
58
BIBLIOGRAPHIE
60
ANNNEXES 1. Questionnaire d'enquête
62
ANNEXE 2. GUIDE D'ENTRETIEN
64
ANNEXE 3. QUELQUES MALADIES COURANTES DU CAFEIR
66
Rouille du caféier
66
Anthracnose des baies
67
ANNEXE 3: Rapport de l'O.I.C. sur le marché
du café Avril 2024
68
ANNEXE 4 : ATTESTATIONS DE RECHERCHE
69
ANNEXE 5 : Certificat octroyé par la
société Virunga coffee aux caféiculteurs du groupement de
Lugendo.
73
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