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Analyse géospatiale de la sécurité alimentaire dans la région de Koulsé, Burkina Faso


par Malick BANDAOGO
AFRIGIST - Master 2025
  

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CHAPITRE IV : RESULTATS

I. Identification des communes à risque d'insécurité alimentaire dans la région de Koulsé

1. Analyse spatio-temporelle de l'occupation des sols dans la région de Koulsé

a. Situation d'occupation territoriale en 2015 avant la crise sécuritaire

En 2015, la région de Koulséprésentait une configuration agroécologique équilibrée, marquée par une cohabitation fonctionnelle entre terres cultivées, pâturages, formations végétales et zones humides. Cette stabilité spatiale favorisait une gestion harmonieuse des ressources naturelles, soutenue par la mobilité pastorale, l'accessibilité aux marchés et la résilience des systèmes de production vivriers. La figure ci-dessous est l'occupation du sol en 2015.

Figure 8 : Occupation du sol en 2015

L'analyse de l'occupation du sol en 2015 révèle une prédominance marquée du sol nu, avec une superficie de 1711,66 km², représentative de la majeure partie du territoire étudié. Cette dominance suggère une forte pression anthropique et des conditions naturelles défavorables à la couverture végétale. Les zones bâties couvrent 161,52 km², ce qui indique une urbanisation modérée,concentrée autour des pôles économiques ou des axes de communication. La végétation naturelle, avec 158,81 km² témoignent d'une présence encore significative d'écosystèmes préservés, bien que, témoigne d'une présence encore significative d'écosystèmes préservés, bien que fragmentés.

Les terres agricoles occupent 150,91 km², ce qui traduit une activité agro-pastorale relativement développée mais limitée par rapport à l'étendue du sol nu. Cette situation reflète des contraintes pédoclimatiques et une faible mécanisation agricole. La faible superficie des plans d'eau 3,44 km² indique une rareté des ressources hydriques de surface, ce qui pourrait avoir des implications sur l'irrigation, la biodiversité aquatique et la résilience climatique de la région.

La proportion relativement élevée de zones bâties par rapport aux terres agricoles et à la végétation naturelle peut être interprétée comme un signe d'urbanisation croissante, susceptible d'entraîner une artificialisation des sols et une fragmentation écologique. Cette dynamique pourrait accentuer les risques environnementaux tels que l'érosion, la perte de biodiversité et les îlots de chaleur urbains. Par ailleurs, la faible couverture végétale et la prédominance du sol nu présentent des défis en matière de gestion durable des ressources naturelles et de lutte contre la désertification.

Figure 9 : Statistique d'occupation du sol en 2015

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