CHAPITRE IV :
RESULTATS
I. Identification des communes à
risque d'insécurité alimentaire dans la région de
Koulsé
1. Analyse spatio-temporelle de
l'occupation des sols dans la région de Koulsé
a. Situation d'occupation territoriale en 2015 avant la crise
sécuritaire
En 2015, la région de
Koulséprésentait une configuration agroécologique
équilibrée, marquée par une cohabitation fonctionnelle
entre terres cultivées, pâturages, formations
végétales et zones humides. Cette stabilité spatiale
favorisait une gestion harmonieuse des ressources naturelles, soutenue par la
mobilité pastorale, l'accessibilité aux marchés et la
résilience des systèmes de production vivriers. La figure
ci-dessous est l'occupation du sol en 2015.

Figure 8 : Occupation du sol en 2015
L'analyse de l'occupation du sol
en 2015 révèle une prédominance marquée du sol nu,
avec une superficie de 1711,66 km², représentative de la majeure
partie du territoire étudié. Cette dominance suggère une
forte pression anthropique et des conditions naturelles défavorables
à la couverture végétale. Les zones bâties couvrent
161,52 km², ce qui indique une urbanisation
modérée,concentrée autour des pôles
économiques ou des axes de communication. La végétation
naturelle, avec 158,81 km² témoignent d'une présence encore
significative d'écosystèmes préservés, bien que,
témoigne d'une présence encore significative
d'écosystèmes préservés, bien que
fragmentés.
Les terres agricoles occupent 150,91 km², ce qui traduit
une activité agro-pastorale relativement développée mais
limitée par rapport à l'étendue du sol nu. Cette situation
reflète des contraintes pédoclimatiques et une faible
mécanisation agricole. La faible superficie des plans d'eau 3,44
km² indique une rareté des ressources hydriques de surface, ce qui
pourrait avoir des implications sur l'irrigation, la biodiversité
aquatique et la résilience climatique de la région.
La proportion relativement élevée de zones
bâties par rapport aux terres agricoles et à la
végétation naturelle peut être interprétée
comme un signe d'urbanisation croissante, susceptible d'entraîner une
artificialisation des sols et une fragmentation écologique. Cette
dynamique pourrait accentuer les risques environnementaux tels que
l'érosion, la perte de biodiversité et les îlots de chaleur
urbains. Par ailleurs, la faible couverture végétale et la
prédominance du sol nu présentent des défis en
matière de gestion durable des ressources naturelles et de lutte contre
la désertification.

Figure 9 :
Statistique d'occupation du sol en 2015
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