b. Premiers impacts de la crise sécuritaire sur
l'usage du sol en 2020
L'année 2020 marque un
tournant critique dans la configuration spatiale de Koulsé,
révélant les premiers effets tangibles de la crise
sécuritaire sur l'usage du sol. Face à la montée de
l'insécurité, les mouvements massifs de populations ont
entraîné une réorganisation forcée des territoires :
abandon de zones agricoles jadis productives, extension
désordonnée des terres cultivées dans les zones refuges,
et dégradation rapide des écosystèmes. La figure
ci-dessous est la représentation d'occupation des sols en 2020.

Figure 10 : Occupation des sols en 2020
L'analyse spatio-temporelle de
l'occupation du sol en 2020 révèle une structuration territoriale
marquée par une prédominance de certaines catégories
d'occupation. Les résultats mettent en évidence les interactions
entre les dynamiques naturelles et anthropiques. Cette approche est essentielle
pour comprendre les enjeux liés à la gestion durable des
ressources et à l'aménagement du territoire. Les sols nus ont une
dominance dans la région avec une superficie de 1 645,09 km². Cette
prédominance se traduit une forte pression anthropique, une
dégradation des couvertures végétales et des conditions
climatiques défavorables. La végétation occupe 182,35
km², ce qui indique une présence relativement faible de zones
naturelles ou forestières, tandis que la zone agricole couvre 168,03
km², soulignant une activité agricole modérée. Le
bâti s'étend sur 174,52 km², ce qui témoigne d'une
urbanisation en croissance, et enfin, les zones d'eau ne représentent
que 15,44 km², suggérant une faible disponibilité ou
accessibilité des ressources hydriques.
La forte proportion de sol nu peut être
interprétée comme un indicateur de vulnérabilité
écologique, notamment en lien avec l'érosion, la
désertification et l'abandon des terres agricoles. La faible couverture
végétale et la modeste superficie agricole traduisent une
pression sur les écosystèmes et une possible réduction de
la biodiversité. L'expansion du bâti, bien que limitée,
pourrait être le reflet d'une urbanisation diffuse et d'un
développement périurbain. Quant à la faible
présence des plans d'eau, elle soulève des questions sur la
gestion des ressources hydriques et leur rôle dans la résilience
territoriale.

Figure 11 : Statistique d'occupation du sol
en 2020
c. Reconfiguration spatiale sous pression humanitaire et
écologique en 2025
En 2025, la région de Koulsé se trouve
confrontée à une transformation spatiale profonde,
conséquence directe de la persistance de la crise sécuritaire et
de ses répercussions humanitaires. Les déplacements massifs de
populations vers des zones perçues comme sûres provoquent une
concentration extrême des activités humaines, engendrant une
anthropisation accélérée du territoire. La figure
ci-dessous est la représentation d'occupation sol en 2025.

Figure 12 :
Occupation sol en 2025
L'analyse cartographique couplée aux données
statistiques permet d'identifier les tendances majeures d'utilisation du
territoire, de quantifier les superficies affectées à chaque
catégorie d'occupation, et d'évaluer les implications pour la
planification territoriale. Cette approche est essentielle pour anticiper les
besoins futurs en matière de gestion des ressources et
d'aménagement durable.Les données statistiques
révèlent une nette prédominance du sol nu, qui couvre 1
151,45 km², soit la plus grande partie du territoire régional.
Cette situation peut refléter une intensification des processus de
dégradation des terres ou une faible valorisation des espaces naturels.
La végétation occupe 182,37 km², ce qui indique une relative
occupe 182,37 km², ce qui indique une relative stabilité par
rapport à 2020, tandis que la zone agricole régresse à
146,13 km², suggérant une diminution des activités agricoles
ou une reconversion des terres. Le bâti s'étend sur s'étend
sur 691,12 km², marquant une forte croissance de l'urbanisation. Enfin,
les zones d'eau restent marginales avec 16,03 km², confirmant une faible
présence des ressources hydrique reste marginales avec 16,03 km²,
confirmant une faible présence des ressources hydriques.
La forte expansion du bâti entre 2020 et 2025 traduit
une urbanisation accélérée, probablement liée
à la croissance démographique et à l'extension des
infrastructures. Cette dynamique peut engendrer une pression croissante sur les
terres agricoles et les écosystèmes naturels. La réduction
des superficies agricoles et la persistance du sol nu présentent des
enjeux majeurs en termes de sécurité alimentaire, de gestion des
terres et de lutte contre la désertification. La stabilité
relative de la végétation pourrait résulter d'efforts de
conservation ou d'une résilience écologique locale. La faible
variation des zones d'eau suggère une stagnation dans la gestion ou le
développement des ressources hydriques.

Figure 13 :
Statistique d'occupation du sol en 2025
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