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Evaluation des impacts socioéconomiques et durabilité des pratiques agroécologiques dans la grappe de Dan Saga (Aguié)


par Abdoulaye Djigo Tanko
Université Dan Dicko Dan Koulodo de Maradi - Master 2 2023
  

Disponible en mode multipage

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    REPUBLIQUE DU NIGER
    Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche
    et de l'innovation technologique
    Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi
    Faculté d'Agronomie et des Sciences de l'Environnement

    UMR : Développement Durable, Sociétés et Adaptation aux changements Climatiques

    MEMOIRE DE FIN DE CYCLE

    POUR L'OBTENTION DU MASTER EN SCIENCES AGRONOMIQUES
    OPTION : AGROECONOMIE

    Evaluation des impacts socioéconomiques et durabilité des pratiques agroécologiques dans la grappe de Dan Saga (Aguié).

    Thème :

    Présenté par : DJIGO TANKO Abdoulaye

    Soutenu publiquement le 29 / 07 / 2024 devant le jury composé de :

    Président : Dr DIOUF Abdoulaye, Maître de Conférences, FASE/UDDM Examinateur : Dr ADO ABDOU Matsalabi, Assistant, FASE/UDDM Examinateur : Dr MOUSSA Massaoudou, Maître de Recherche, FASE/UDDM Directeur de mémoire : Pr LAWALI Sitou, Professeur Titulaire, FASE/UDDM

    Année académique 2022-2023

    1.......................................................

    Table des matières

    Liste des tableaux i

    Liste des figures iii

    Liste des photos iv

    Dédicaces v

    Remerciements vi

    Sigles et abréviations vii

    Résumé viii

    Abstract ix

    Introduction 1

    CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL DE L'ETUDE.......................................................5

    1.1. Présentation résumée de PPILDA.......................................................5
    1.1.1. Stratégies d'intervention du PPILDA.......................................................6

    1.2. Définitions des concepts.......................................................7

    1.3. Approches agroécologiques mises en oeuvre par PPILDA.......................................................8

    1.4. Approches de transfert et de diffusion des pratiques agroécologiques.......................................................8

    1.4.1. Parcelles d'initiatives paysannes (PIP).......................................................9

    1.4.2. Champs de diversités ou champs écoles paysan (CD ou CEP).......................................................9

    1.4.1. Appui Conseil Agricole Paysan (ACAP) 10

    1.5. Présentation de la zone d'étude 11

    1.5.1. Situation Géographique 11

    1.5.2. Cadre biophysique et aspects socio-économiques 12

    CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES 14

    2.1. Matériel.......................................................14

    2.2. Méthodes.......................................................14 2.2.1. Evaluation d'impacts.......................................................14 2.2.2. Villages enquêtés et échantillonnage des enquêtés......................................................15 2.2.3. Collecte des données.......................................................16 2.2.4. Traitement et analyse des données.......................................................16

    CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION 17
    3.1. Résultats
    .......................................................17 3.1.1. Caractéristiques des enquêtés.......................................................17 3.1.2. Caractéristiques des exploitations.......................................................18

    3.1.3. Caractérisation des pratiques agroécologiques développées.......................................................22
    3.1.4. Evaluation des pratiques Agroécologiques.......................................................26

    2

    3.1.5. Détermination du taux d'adoption des pratiques agroécologiques vulgarisées par

    PPILDA 51

    3.1.6. Analyse de la durabilité des pratiques agroécologiques 52

    3.2. Discussion 56
    Conclusion et perspectives................................................................................................................................................59

    Références bibliographiques 61

    ANNEXE................................................................................................................................................a

    Liste des tableaux

    Tableau 1 : Situation de l'échantillonnage de la grappe de Dan Saga 15

    Tableau 2 : Sexe et Age des enquêtés 17

    Tableau 3 : Proportions (%) de niveau d'instruction des chefs de ménages en fonction des

    villages 17
    Tableau 4 : Superficie moyenne des champs-et durée d'acquisition des terres transités en

    fonction du village 20

    Tableau 5 : Montant (en F CFA) des transactions foncières en fonction des villages 20

    Tableau 6 : Proportions des différentes cultures pratiquées en fonction des villages (%) 22

    Tableau 7 : Proportions des principales pratiques agroécologiques en fonction des villages (%)

    23

    Tableau 8 : Proportions des difficultés rencontrées par les producteurs avant le projet (%) 27

    Tableau 9 : Pratiques agroécologiques faites avant le projet (%) 28

    Tableau 10 : Proportions des pratiques agroécologiques mise en oeuvre par le projet (%) 29

    Tableau 11 : Résultats de l'intervention du PPILDA (%) 30

    Tableau 12 : Proportion des progrès induites par PPILDA (%) 31

    Tableau 13 : Changements induits sur les terres ayant bénéficiées de l'appui du PPILDA (%)

    32
    Tableau 14 : Proportions des progrès constatés sur les terres traitées écologiquement par rapport

    aux terres témoins (%) 32

    Tableau 15 : Espèces utilisées dans la RNA en fonction des villages (%) 34

    Tableau 16 : Proportions de la RNA en fonction des villages du grappe 36

    Tableau 17 : Impacts du Champs Ecole Paysan ou Champs de diversité (CEP ou CD) en foction

    des villages 38
    Tableau 18 : Proportion (%) de devenir des récoltes issues de l'ACAP en fonction des villages

    39
    Tableau 19 : Proportions (%) des produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et

    villages 42
    Tableau 20 : Estimation des revenus issus des produits forestiers dans la grappe de Dan Saga

    43

    Tableau 21 : Récapitulatif des exploitations de bois en fonction des saisons et des villages. 44

    Tableau 22 : Proportions (%) des sources des revenus des répondants de la grappe de Dan Saga

    46

    Tableau 23 : Revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers ou PFs 47

    Tableau 24 : Amortissement des matériels des pratiques de la RNA 49

    Tableau 25 : Compte d'exploitation la culture en bande alternées mil-niébé et des activités issus

    de la RNA pour un hectare 50
    Tableau 26 : Proportions (%) des techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction des villages

    51
    Tableau 27 : Proportions (%) des pratiques agroécologiques existantes en fonction des villages

    53

    Tableau 28 : Etat des champs aujourd'hui grâce aux pratiques agroécologiques en fonction des

    villages (%). 54

    Liste des figures

    Figure 1 : Localisation des villages d'étude 12

    Figure 2 : Taille du ménage et Actifs Agricoles (AA) 18

    Figure 3 : Proportions des types de mains d'oeuvre utilisés par les Chefs de ménages de la grappe

    19

    Figure 4 : Proportions des modes d'acquisition des terres 19

    Figure 5 : Moyens d'acquisition des actes fonciers 21

    Figure 6 : Système de culture pratiquées dans la grappe de Dan Saga 25

    Figure 7 : Raisons de cette association 26

    Figure 8 : Fréquence de la pratique de la RNA dans la grappe. 33

    Figure 9 : Proportions (%) d'utilisation des produits de lutte contre les ennemis de culture en

    fonction des villages. 40

    Figure 10 : Périodes de la forte vente des Produits forestier en fonction des villages. 41

    Figure 11 : Répartition des revenus tirés de la vente des PFs 49

    Figure 12 : Proportion des états des arbres de la grappe de Dan Saga aujourd'hui grâce à la

    RNA 54

    Figure 13 : Proportions (%) des appréciations des revenus de ménages grâce à la RNA. 55

    iv

    Liste des photos

    Photo 1 : Illustration d'un acte de sécurisation foncière (titre foncier) à Mallamawa. 22

    Photo 2 : Illustration de la pratique consistante à laisser les tiges de céréales sur place après la

    récolte des épis dans le village de Dogaraoua 25
    Photo 3 : (a) transport des résidus de cultures et de ménage pour le compostage - (b) compostage

    dans le village de Mallamawa. 29
    Photo 4 : Illustration de la pratique de la RNA sur l'espèce Piliostigma reticulatum dans la

    grappe de Dan Saga. 34
    Photo 5 : Illustration de la pratique de la RNA sur un jeune plant de l'espèce Guiera senegalensis

    dans la grappe de Dan Saga. 35
    Photo 6 : (a) prélèvement frauduleuse d'écorces de Pterocarpus erinaceus (Madobiya) par les tradipraticiens dans le village de Mallamawa - (b) coupes frauduleuses de bois de Faidherbia

    albida par les éleveurs transhumants. 37
    Photo 7 : (a) Outils de gestion de cotisation des membres - (b) dispositif de mise en place des

    parcelles de CEP ou CD dans le village de Dan Saga. 38
    Photo 8 : Illustration de la cueillette des gousses de Tamarindus indica dans le village de Dan

    Saga 43

    Photo 9 : Illustration d'un stère de bois (a) - (b) botte de bois dans le marché de Dan Saga 45

    Photo 10 : Illustration de la transformation d'Andropogon gayanus pour la confection de

    contour de case (a) à Hardo Illia - et en cordon de têtes de case (b) à Dogaraoua. 47

    Photo 11 : Le groupement d'intérêt Muci morial itacé de Dan Saga. 48

    Photo 12 : Méthode d'apport du fumier dans les champs dans la grappe de Dan Saga. 52

    Photo 13 : l'espèce Pterocarpus erinaceus (Madobiya) réapparue grâce à la pratique de la RNA

    dans le village Mallamawa. 55

    Dédicaces

    Je dédie ce travail :

    - A ma très chère mère SALAMATOU AMADOU, femme vaillante et veillante, l'être cher de ma vie, qui ne cesse de m'apporter son soutien. Voyez en ce travail une action que vous avez accomplie.

    - A mon très cher père DJIGO TANKO, qui a tout fait pour que je puisse étudier, voyez en ce travail un symbole de vos sacrifices. Ces sacrifices consentis pour moi jusqu'à ce jour, ainsi que les enseignements que j'ai reçus, me sont d'une grande utilité pour affronter la vie.

    - A Pr MOROU Boubé et tous mes frères et soeurs pour tous les sacrifices consentis et le soutien moral qu'ils m'ont témoigné tout au long de mes études.

    vi

    Remerciements

    Louange à Dieu le clément, le miséricordieux, qui m'a donné le courage et la patience de mener à bien ce travail. L'aboutissement du présent document est naturellement le concours de plusieurs efforts. A ce titre, j'adresse mes remerciements à mon directeur de mémoire, Pr Sitou LAWALI qui a bien voulu accepter d'encadrer ce travail malgré ses multiples sollicitations en tant qu'Enseignant Chercheur. Sa contribution a été inestimable ; qu'il trouve ici toute ma gratitude.

    Dr OUMAROU HALADOU Issoufou, Enseignant Chercheur à la FASE, pour ses observations pertinentes et contributions pour l'enrichissement de ce document.

    Mes remerciements vont également à l'endroit de :

    · L'ensemble du corps administratif de l'UDDM en général qui m'ont encadré et encouragé durant mon cycle de façon dynamique,

    · Mr LAMINOU Saidou, pour l'aide et le soutien financier dans la réalisation de ce travail,

    · Dr HAMIDINE Issaka, pour l'aide et le soutien dans la réalisation de ce travail,

    · Mes parents qui m'ont toujours encouragé et soutenu pendant les moments surtout difficiles de mon cursus scolaire,

    · Toutes les populations des villages étudiés pour leur disponibilité et l'engagement qu'ils m'ont montré durant mon séjour sur le terrain,

    · Mon tuteur Pr MOROU Boubé pour l'intérêt qu'il m'a porté tout au long de mes séjours ainsi que pour son aide et encouragement,

    · Mr ELh Ali Neino, Secrétaire Général du comité de la grappe de Dan Saga pour sa disponibilité tout au long de mon séjour dans la grappe et aussi pour l'accessibilité a ses archives documentées sur l'intervention de PPILDA.

    · Tous les camarades de la promotion 2021-2023 « Agroéconomie » pour le respect et le soutien moral. Que tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail et dont nous n'avons pas pu citer nommément trouvent ici l'expression de notre reconnaissance.

    vii

    Sigles et abréviations

    AGR Activités Génératrices de Revenus

    ANOVA Analysis of variance

    ACAP Appui Conseil Agropastorale

    CALI Coalition internationale pour l'accès à la terre

    CD Champs de diversité

    CEP Champs Ecole Paysan

    CES/DRS Conservation des eaux et des sols / Défense et restauration des sols

    Cofob Commission foncière de base

    CofoCom Commission foncière Communale

    CofoDep Commission foncière Départementale

    CNEDD Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable

    FAO Food and Agriculture Organization

    FIDA Fonds International de Développement Agricole

    FO Fumure Organique

    IT Itinéraire Technique

    Moy. Moyenne

    OCDE Organisation de Coopération et de Développement Economiques

    ONG Organisation Non Gouvernementale

    OP Organisation Paysanne

    PASADEM Projet d'Appui à la Sécurité Alimentaire et au Développement dans la

    Région de Maradi

    PF Produits Forestier

    PFL Produits Forestier Ligneux

    PFNL Produits Forestier Non Ligneux

    PIB Produit Intérieur Brut

    PICS Purdue Improved Cowpea Storage

    PIP Parcelle d'Initiatives Paysanne

    PPILDA Projet de Promotion de l'Initiative Locale de Développement à Aguié

    RNA Régénération Naturelle Assistée

    UDDM Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi

    VIII

    Résumé

    Cette étude s'inscrit dans le cadre de l'évaluation d'impacts des pratiques agroécologiques mises en oeuvre par le Projet de Promotion de l'Initiative Locale de Développement à Aguié (PPILDA) pendant la période de 2005 à 2012. Elle a été conduite dans les cinq villages de la grappe de Dan Saga (Dan Saga, Kokai, Mallamawa, Hardo Illia et Guidan Bakoye) de la commune d'Aguié.

    L'objectif visé à travers cette étude est d'évaluer la contribution et la durabilité des pratiques agroécologiques mises en oeuvre par PPILDA. Ainsi, à travers la formule d'échantillonnage, 200 bénéficiaires du PPILDA ont été retenus pour la collecte des données. Cette collecte s'est effectuée à l'aide des enquêtes individuelles. Par la suite, le logiciel SPSS Statistics 20.0 a été utilisé pour une analyse descriptive (calculs des moyennes et des fréquences) des différentes variables étudiées. Il ressort de cette étude que les pratiques agroécologiques les plus adoptées par les agriculteurs sont : la Régénération Naturelle Assistée (RNA) (98,42%), les Systèmes de culture (en ligne et en bandes alternées) (83,72%), le compostage (73,23%), l'utilisation des variétés améliorées de mil (HKP) et du niébé (IT 90K 372-1-2) (69,28%), l'utilisation des biopesticides (52,32%), la microdose d'engrais (27,78%). Ces pratiques génèrent aussi des activités génératrices de revenus, telles que la vente de bois, de produits non ligneux et de leurs dérivés. Du point de vue économique, la commercialisation des graines de Balanites aegyptiaca transformées génère en moyenne 4 416 000 FCFA/an, soit 176 640 FCFA par an et par exploitante, et 2 825 000 FCFA par an pour la vente de miel, soit 565 000 FCFA par an et par apiculteur. Ces activités contribuent à soutenir les charges familiales, telles que l'alimentation et les soins humains (50%), les cérémonies (16%) et les moyens de production (14%) des producteurs, grâce aux revenus qu'elles génèrent. En ce qui concerne la durabilité, les pratiques telles que la RNA, l'utilisation des variétés améliorées, le compostage, les biopesticides et la microdose d'engrais sont celles qui peuvent être qualifiées de durables, car elles sont jusqu'à présent la base de leur production. Ainsi, ces pratiques sont mises en oeuvre en moyenne depuis plus de 8,9 ans.

    Mots clés : Évaluation, impact, durabilité, agroécologiques, Dan Saga, RNA

    ix

    Abstract

    This study is part of the impact assessment of agroecological practices implemented by the Local Development Initiative Promotion Project in Aguié (PPILDA) during the period from 2005 to 2012. It was conducted in the five villages of the Dan Saga cluster (Dan Saga, Kokai, Mallamawa, Hardo Illia, and Guidan Bakoye) in the Aguié commune.

    The objective of this study is to evaluate the contribution and sustainability of the agroecological practices implemented by PPILDA. Through a sampling formula, 200 beneficiaries of PPILDA were selected for data collection. This collection was carried out through individual surveys. Subsequently, the SPSS Statistics 20.0 software was used for descriptive analysis (calculations of means and frequencies) of the different variables studied.

    The study reveals that the agroecological practices most adopted by farmers are: Assisted Natural Regeneration (ANR) (98.42%), cropping systems (in rows and alternating strips) (83.72%), composting (73.23%), the use of improved millet varieties (HKP) and cowpea (IT 90K 372-1-2) (69.28%), the use of biopesticides (52.32%), and microdosing of fertilizers (27.78%). These practices also generate income-generating activities, such as the sale of wood, non-timber forest products, and their derivatives.

    From an economic perspective, the marketing of transformed Balanites aegyptiaca seeds generates an average of 4,416,000 FCFA per year, equivalent to 176,640 FCFA per year per beneficiary, and 2,825,000 FCFA per year from honey sales, equivalent to 565,000 FCFA per year per beekeeper. These activities contribute to supporting family expenses, such as food and human care (50%), ceremonies (16%), and production inputs (14%), thanks to the income they generate.

    Regarding sustainability, practices such as ANR, the use of improved varieties, composting, biopesticides, and fertilizer microdosing are considered durable, as they have been the foundation of their production for an average of more than 8.9 years.

    Keywords: Evaluation, Impact, sustainability, agroecological, Dan Saga, RNA

    1

    Introduction

    Le Niger est un pays sahélien au climat semi-aride de l'Afrique de l'Ouest, limité au nord par l'Algérie et la Libye, à l'est par le Tchad, au sud par le Nigeria et le Bénin, à l'ouest par le Burkina Faso et le Mali. Il a une superficie de 1 267 000 km2 avec une population estimée en 2020 à 23 196 002 habitants (INS, 2020). Sa densité est de 18,5 habitants au km2 avec un taux d'accroissance annuel encore élevée de 3,9% (INS, 2020). Par ailleurs, la population du Niger est extrêmement jeune : les moins de 15 ans représentaient 52 % en 2015.

    L'économie du pays est dépendante de l'agriculture et contribue à 40 % au PIB (BM, 2023). Le système de production est dominé par des petites exploitations agricoles végétales et d'élevage (Zakari et al, 2016). La situation environnementale présente des écosystèmes terrestres en dégradation qui se traduit par une réduction de la superficie couverte et/ou la baisse de la richesse spécifique du recouvrement végétal (CNEDD, 2009). L'agriculture nigérienne se trouve confrontée à plusieurs contraintes dont la faible utilisation des variétés améliorée (Ibro & Bokar, 2001 ; Sani & Bagna, 2007) ; la pression croissante des insectes ravageurs ; la pauvreté des sols qui est l'une des plus importantes contraintes qui limitent le potentiel de l'agriculture (Serme et al., 2015) et le faible encadrement des producteurs et l'inaccessibilité aux innovations agricoles (MAG-SDR. 2010). Les caractéristiques majeures de l'agriculture nigérienne sont : La persistance des systèmes de production traditionnels extensifs, la baisse progressive des rendements, les coûts élevés des moyens de production et le faible niveau des prix aux producteurs (FAO, 2016). La fertilité des sols qui répondent aux besoins quotidiens des paysans sont en état de dégradation avancée sous les effets conjugués des actions anthropiques et des changements climatiques. Ces dernières décennies sont marquées par une instabilité climatique illustrée par une baisse significative des pluviométries annuelles et par une augmentation de la variabilité interannuelle des précipitations (Yamba, 2004). Cette contrainte climatique affecte l'agriculture et l'élevage. L'insécurité alimentaire à laquelle font face les populations est chronique. En effet, des groupes de populations connaissent chaque année, une insécurité alimentaire et nutritionnelle suite notamment à des mauvaises récoltes et/ou à une insuffisance de revenus pour accéder convenablement à l'alimentation (CISAN, 2011).

    La région de Maradi (Niger) avec une population de 3 404 645 habitants en 2012, était confrontée à d'énormes difficultés qui accentuent le niveau de vulnérabilité des populations, le chômage et la migration. Située dans la région de Maradi à environ 75 Km à l'est du chef-lieu de la région, la commune d'Aguié couvre une superficie de 1100 Km2 et compte 84 villages. Cette zone à vocation agro-sylvo-pastorale ne fait pas exception aux phénomènes de

    2

    dégradation des ressources naturelles dus surtout à la pauvreté en milieu rural (Abdou, 2016). Pour contribuer à la réduction de la vulnérabilité des populations, la commune d'Aguié a bénéficié des interventions de plusieurs projets dont le Projet de Promotion de l'Initiative Locale pour le Développement d'Aguié (PPILDA) et le Projet d'Appui à la Sécurité Alimentaire et au Développement de Maradi (PASADEM) dans le but d'amener les paysans à prendre conscience de la nécessité de s'organiser pour résoudre les problèmes communs que sont la baisse de la production agricole, la pauvreté, la dégradation de l'environnement, etc. (Saminou, 2014 ). Cette dynamique organisationnelle conduit à la création des organisations à l'échelle villageoise et inter-villageoise remplissant des fonctions d'autorité de gestion appelée "grappe". La grappe de Dan Saga regroupe cinq (5) villages à savoir : Dan Saga, Dogaraoua, Guidan Bakoye, Hardo Illia, Kokai, et Mallamawa. C'est dans ce contexte que plusieurs pratiques agroécologiques tels que le compostage, l'utilisation des biopesticides, la mise en place des banques d'intrants, céréalière et le petit élevage ont été élaboré et mis en oeuvre par le projet de développement tel que le Projet de Promotion de l'Initiative Locale de Développement à Aguié (PPILDA) région de Maradi, financement de FIDA pour une durée allant de 2005 à 2012.

    Bien que le terme « agroécologie » n'apparaisse que dans les années 1920, les exploitations agricoles appliquent, à plus ou moins grande échelle, des pratiques et des systèmes qui peuvent être considérés comme agroécologiques, c'est-à-dire qui permettent la reproduction de l'écosystème cultivé et la protection de l'environnement, tout en étant économiquement viables et socialement acceptables (Levard Laurent, 2023). Les activités socio-économiques des populations rurales d'Afrique sahélienne reposent essentiellement sur l'agriculture et l'exploitation des ressources naturelles (Clavel et al., 2008 ; Dan Guimbo, 2011). L'exploitation écologiques de ces ressources en milieu rural constitue pour les populations une source de revenus d'où un moyen de lutter contre la pauvreté, de rehausser leur pouvoir économique et d'améliorer leurs conditions de vie (SINA et al, 2019). Elle a des impacts positifs sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que sur les conditions économiques des ménages à faible revenu (Kpadenou et al., 2019).

    Selon Camara et al., (2017), les pratiques agroécologiques ont d'importante effets socio-économique Telles que : la réduction du coût et la dose d'engrais utilisée, la source d'alimentation bétail, de pharmacopée, supplément de bois de feu et aussi l'utilisation des tiges coupées dans la confection de clôtures ou de greniers. Ces pratiques offrent également la proximité des marchés et des services urbains et ont des avantages intéressants pour les

    3

    producteurs qui peuvent écouler leur marchandise hautement périssable sur les marchés urbains et s'approvisionner en intrants dans les commerces et les industries urbaines (Gravel, 2016). L'agriculture écologique peut offrir plusieurs bénéfices importants pour les ménages qui s'y adonnent (Biaou et al., 2016).

    Au Niger, l'adoption des nouvelles technologies par les producteurs est l'une des voies du développement de l'agriculture pluviale (Issoufou et al., 2017). Les facteurs déterminant l'adoption des pratiques agroécologiques introduite en milieu rural sont liés non seulement à la technologie mais aussi aux conditions socioéconomiques et démographiques du producteur (Yabi et al., 2016). Ces pratiques visent l'accroissement de la productivité des principales cultures vivrières et du fait de leur importance pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté (Ouédraogo, 2010). L'adoption de ces pratiques pourrait favoriser une meilleure gestion des ressources naturelles et asseoir les fondements d'un développement économique et social durable (Kohio et al., 2017 in Saka et al., 2023). Les avantages des pratiques agroécologiques sont nombreux et variés, la grappe de Dan Saga est un cas illustratif des pratiques Agroécologiques (Abdou, 2016). Dans ce terroir, les pratiques agroécologiques sont devenus une fierté pour toute la population car les impacts sont perceptibles.

    Au regard de tout ce qui précède, le besoin d'informations quantitatives et qualitatives est ressenti afin de mieux percevoir les impacts induits. C'est pourquoi, il est important de caractériser, de mesurer l'impact socioéconomique, la durabilité, et le niveau d'adoption de ces pratiques agroécologiques dans cette grappe. Ces problématiques sont à la base de cette étude, intitulée : « Evaluation des impacts socioéconomiques et durabilité des pratiques agroécologiques dans la grappe de Dan Saga (Aguié) ».

    Questions de recherche

    · Quelles sont les différentes pratiques agroécologiques utilisées par les producteurs ?

    · Quel est le taux d'adoption des pratiques agroécologiques vulgarisées ?

    · Quels sont les impacts socio-économiques et environnementaux de l'utilisation des pratiques agroécologiques ?

    · Quels sont les aspects de durabilité des pratiques agroécologiques mise en oeuvre ?

    4

    Objectifs et hypothèses de recherche

    Objectif général : Evaluer la contribution et la durabilité des pratiques agroécologiques mises en oeuvre par PPILDA dans le graphe de Dan Saga.

    Objectifs spécifiques :

    · Identifier les pratiques agroécologiques développées dans la zone d'étude ;

    · Déterminer le taux d'adoption de ces pratiques agroécologiques ;

    · Evaluer les impacts socio-économiques et environnementaux induits par les pratiques agroécologiques ;

    · Analyser la durabilité des pratiques agroécologiques mise en oeuvre.

    Hypothèses de recherche

    y' H1 : Les pratiques agroécologiques sont diversifiées et présentent des caractéristiques appréciées par les agriculteurs.

    y' H2 : Le taux d'adoption des pratiques agroécologiques est significatif dans la graffe de Dan saga en raison de diverses contraintes.

    y' H3 : Les pratiques agroécologiques améliorent les indicateurs socioéconomiques et l'environnement au ménage.

    y' H4 : Les pratiques agroécologiques développées sont durables malgré les contraintes techniques, socioéconomiques et environnementales.

    Le présent document est structuré en trois chapitres, dont la première traite des généralités et de la revue bibliographique, la deuxième traite du matériel et des méthodes, et le troisième présente les résultats et la discussion.

    5

    CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL DE L'ETUDE

    1.1.Présentation résumée de PPILDA

    Le FIDA intervient au Niger depuis quatre décennies dans les zones rurales où la concentration de familles rurales pauvres est la plus importante, à travers des opérations basées sur des approches communautaires et/ou en appui aux collectivités territoriales.

    PPILDA, Projet de Promotion de l'Initiative Locale de Développement à Aguié (PPILDA) a été mise en oeuvre pendant de la période de 2005 à 2012 sous financement de FIDA, s'est donné comme objectif l'amélioration des conditions de vie et les revenus des populations pauvres du département d'Aguié et des communes limitrophes de Guidan Roumdji et de Madarounfa. Une attention particulière est donnée aux groupes les plus vulnérables notamment les femmes et les jeunes (APA, 2010).

    Cinq composantes caractérisaient le programme PPILDA :

    · Le repérage et valorisation des innovations locales dont l'objectif est d'appuyer le repérage, l'analyse et la diffusion d'initiatives et d'innovations permettant aux différentes catégories de population de prendre des initiatives et de les traduire en action.

    · Le renforcement des instances et Organisations Rurales (IOR) qui vise l'accompagnement des organisations rurales de concertation, de décision et/ou de mise en oeuvre des initiatives et innovations locales.

    · Le Fonds d'Appui à l'Initiative et à l'Innovation Locales (FAIIL) dont l'objectif est d'inciter les porteurs d'initiatives et innovations à concevoir et formaliser des projets qui recevront l'appui technique du PPILDA.

    · Le Renforcement de l'offre locale de services, capable de répondre de façon pérenne et adaptée aux demandes exprimées par les populations rurales en particulier dans le cadre des initiatives qu'elles mèneront avec l'appui du projet.

    · La stratégie de PPILDA est testée de façon participative des innovations agricoles qui puissent bénéficier les populations rurales. À la suite de la phase test d'une innovation, le PPILDA met un mécanisme en place pour la dissémination des résultats à l'échelle dans le département d'Aguié.

    Le PPILDA se propose de toucher 180.000 personnes issues de 30.000 familles de sa zone d'intervention. En mettant un accent particulier sur les femmes et les jeunes (APA, 2010).

    6

    1.1.1. Stratégies d'intervention du PPILDA

    La stratégie fondamentale du PPILDA consistais à appuyer la conception, le développement et l'opérationnalisation d'une démarche de développement local qui vise à promouvoir et développer des initiatives et des innovations techniques, sociales et/ou organisationnelles provenant des dynamiques locales en cours (Guéro, 2010).

    1.1.1.1. Grands repères de la stratégie

    Ø Le développement local articulé avec la dynamique de la décentralisation :

    - Plans d'action des IOR permettant d'exercer concrètement, à partir de la base, de nouveaux modes de décision, de régulation et de gestion des ressources qui s'intègrent dans les programmes d'action des communes ;

    - Renforcement de capacité des élus locaux sur la bonne gouvernance locale (rôles et missions, gestion et planification).

    La promotion des initiatives et innovations locales et/ou externes, prises comme résultats, démarche et processus de développement individuel et communautaire qui doivent produire des effets et des impacts positifs et significatifs dans la réduction de la vulnérabilité et de la pauvreté de toutes les composantes et catégories sociales (Guéro, 2010).

    Ø L'appui à l'élaboration et à la mise en oeuvre des plans d'action villageois, inter-villageois et communaux renfermant des « actions structurantes » provenant des demandes des populations cibles et de leurs activités en cours.

    Ø Le renforcement des capacités des instances et/ou organisations rurales existantes ou émergeantes spontanément pour créer les conditions d'un transfert de maîtrise d'ouvrage à leur faveur, gage d'une appropriation et d'une durabilité des actions et des institutions.

    Ø Le développement d'un partenariat synergique « d'égal à égal et interpellant » avec des acteurs locaux et externes (Commune, IOR, ONG, Projets, Services Techniques, recherche nationale et internationale).

    Ø Le genre comme dimension transversale permettant d'approfondir l'analyse au sein des structures familiales et sociales et la prise en compte de la vulnérabilité et des intérêts stratégiques des femmes et des catégories sociales dans mise en oeuvre du projet

    La gestion des ressources naturelles comme aspect transversal qui s'appuiera sur les dynamiques d'organisation, de protection et valorisation des ressources naturelles (Guéro, 2010).

    7

    1.2. Définitions des concepts

    · Evaluation

    C'est le processus consistant à évaluer les interventions en fonction de leurs résultats, de leurs impacts et de la mesure dans laquelle elles répondent aux besoins qu'elles souhaitaient résoudre (Europa, 2021). Elle se repose sur l'appréciation de la pertinence, de l'efficacité et de l'efficience des efforts déployés par un programme et le Gouvernement pour promouvoir la concertation, renforcer les partenariats et gérer les connaissances (FIDA, 2011).

    · Impacts

    C'est l'ensemble des changements significatifs et durables, positifs et négatifs, prévus ou imprévus, sur les personnes, les groupes et leur environnement, ayant un lien de causalité avec l'action (Bachelet, 2019). De manière générale, l'impact est l'amélioration évaluer des interventions du Programme, en particulier en matière de revenus et de sécurité alimentaire des ménages (FIDA, 2012).

    · Impacts socioéconomiques

    L'impact socio-économique est une augmentation du revenu des bénéficiaires qui entraine une amélioration sociale, c'est-à-dire une progression dans les principaux domaines de la santé, de l'alimentation, de l'éducation et de l'intégration communautaire. Ainsi, une évaluation d'impact cherche à définir si le programme a eu les effets attendus sur les bénéficiaires et si les effets sont réellement imputables à l'intervention du programme (Florence, 2016).

    · Agroécologie

    Selon Altieri (1995) a défini l'agroécologie comme l'application de la science écologique à l'étude, à la conception et à la gestion de l'agriculture durable. L'agroécologie aide à mieux comprendre l'impact environnemental de l'agriculture (OCDE 2003). En particulier, elle a mis en évidence la façon dont le contexte local des différentes zones écologiques et de l'agroécosystème affecte la productivité et les pratiques agricoles (CNS-FAO 2019).

    · Concept d'insécurité alimentaire

    La définition de l'insécurité alimentaire découle du concept de sécurité alimentaire. En effet, l'insécurité alimentaire existe lorsque les personnes n'ont pas accès à une quantité suffisante d'aliments sains et nutritifs et ne consomment donc pas les aliments dont elles ont besoin pour se développer normalement et mener une vie active et saine. Cette situation peut être due à la

    8

    pénurie d'aliments, à un pouvoir d'achat insuffisant ou à une répartition ou utilisation inadaptées des aliments au niveau des ménages (Saminou, 2014).

    · Ménage

    Représente une famille au sens élargi du terme. Il s'agit là de l'ensemble des hommes, des femmes et des enfants qui vivent ensemble (habitat ou unité de résidence familiale) qui produisent ensemble (production ou unité de production) qui mangent sous le même toit (consommation ou unité de consommation). Il peut y avoir plus d'un foyer (mari, femme, et enfants) par ménage. La dimension du ménage, en zone rurale au Niger, dépend souvent du statut socioéconomique du chef de ménage (Saminou, 2014).

    1.3.Approches agroécologiques mises en oeuvre par PPILDA

    Plusieurs stratégies ont été développées avec les producteurs par la mise en place des champs de démonstration de nouvelles technologies pour l'augmentation des rendements et des revenus (Rabe et al., 2021). Ces stratégies appelées communément pratiques l'intensification agroécologique sont : le défrichement amélioré ou RNA, le labour profond pour l'ameublissement du sol, l'apport de la fumure organique ou du compost pour le redressement de la fertilité du sol, le Zaï pour limiter les pertes d'eau par ruissellement dans les champs, les biopesticides à base de graines de Neem pour la gestion des insectes ravageurs du niébé ; la lutte biologique avec les lâchers augmentant le parasitoïde de Habrobracon hebetor pour la lutte contre la mineuse de l'épi du mil, le sac PICS (Purdue Improved Cowpea Storage) pour la conservation sans pesticide du niébé et la fabrication des blocs multi nutritionnels densifiés pour la valorisation des résidus des cultures et l'amélioration de la production animale.

    Ces stratégies technologiques sont transmises à travers des approches participatives faites avec et pour les producteurs cibles. Selon Neuchâtel (1995) dans Rabe et al., (2021), l'approche participative est considérée comme un élément indispensable dans l'adoption des nouvelles technologies. Il est donc possible qu'être apprenant dans un champ de démonstration (CD, CEP, ACAP ou PIP) pourrait influencer positivement la décision du producteur à adopter les technologies agricoles proposées.

    1.4. Approches de transfert et de diffusion des pratiques agroécologiques

    Cette partie nous permettra de faire mieux connaissance du processus méthodologique utilisé par le projet PPILDA à travers les approches PIP, CEP ou CD, ACAP et de découvrir les acteurs impliqués et leurs rôles dans le dispositif.

    9

    1.4.1. Parcelles d'initiatives paysannes (PIP)

    Les PIP sont des outils de vulgarisation qui visent la promotion et la diffusion d'initiatives et innovations paysannes, mais aussi de nouvelles technologies issues de la recherche. Elles sont caractérisées par une approche participative qui permet d'atténuer les obstacles liés au transfert de technologies en milieu paysan, notamment en ce qui concerne l'adaptabilité de celles-ci au contexte physique et socioéconomique des populations (Saminou, 2014).

    Les PIP sont des dispositifs participatifs de démonstration de technologies porteuses issues de la recherche ou du milieu paysan. Elles se basent sur un partenariat entre paysans, chercheurs et agents de vulgarisation. Dans l'idéal, elles sont situées à proximité d'une grande voie de communication pour faciliter l'accès aux bénéficiaires et, plus en général, à tous les producteurs qui peuvent s'y intéresser. Ainsi, les PIP visent à améliorer les productions agricoles, animales et la gestion des ressources naturelles, à travers un renforcement des capacités techniques, opérationnelles et organisationnelles des producteurs autour de :

    · L'acquisition de nouvelles technologies d'amélioration de la production agricole (semences, techniques et pratiques culturales) ;

    · La valorisation des innovations locales ;

    · Le transfert et la diffusion des technologies et des innovations locales et/ou externes ;

    · Le partage de connaissances et d'expériences entre les producteurs et les partenaires de la recherche et de la vulgarisation ;

    · Le transfert de la maîtrise d'ouvrage locale en matière de vulgarisation rurale, notamment aux groupements paysans d'appui-conseil agricole.

    Leur processus de mise en place commence par un autodiagnostic villageois, et il se poursuit par l'identification des sites, des participants et par la négociation sur le dispositif de mise en oeuvre et de suivi-évaluation à mettre en place. La mise en place comprend aussi des échanges avec d'autres PIP, et se termine par une autoévaluation au niveau du village et de la grappe de villages. Des actions d'accompagnement (accès aux intrants...) sont aussi prévues, ainsi que la capitalisation et diffusion des résultats. Les PIP sont réalisés de juin à octobre (Saminou, 2014).

    1.4.2. Champs de diversités ou champs écoles paysan (CD ou CEP)

    Le CD est un dispositif participatif de renforcement des capacités des paysans en termes de connaissance, de conservation et de valorisation des ressources phytogénétiques agricoles (Saminou, 2014).

    10

    Les CD poursuivent plusieurs objectifs :

    · La découverte de la diversité phytogénétique et variétale issue du milieu paysan ou des structures de recherche ;

    · La caractérisation des variétés (précocité, résistance à la sécheresse, aux ennemis des cultures, niveau de rendement...) ;

    · L'acquisition d'outils d'aide à la décision par rapport au choix des variétés et des ressources phytogénétiques ;

    · La mise en place d'un dispositif de conservation des ressources phytogénétiques agricoles.

    Les CD se basent sur un partenariat entre paysans, chercheurs et agents de vulgarisation : leur processus participatif de mise en place commence par un autodiagnostic villageois, et il se poursuit par l'identification des sites, des participants et par la négociation sur le dispositif de mise en oeuvre et de suivi-évaluation à mettre en place. La mise en place comprend aussi des échanges avec d'autres CD, et se termine par une foire de semences et autoévaluation au niveau du village et de la grappe. Des actions d'accompagnement (accès aux intrants, outils, ...) sont aussi prévues, ainsi que la capitalisation et diffusion des résultats. Les CD sont réalisés de juin à octobre (Saminou, 2014).

    1.4.1. Appui Conseil Agricole Paysan (ACAP)

    L'appui-conseil agricole paysan est l'un des outils de vulgarisation agricole participative mis en oeuvre par le PPILDA. En particulier, il s'agit de l'outil destiné à assurer la pérennité du dispositif de vulgarisation agricole du projet. L'ACAP agit sur plusieurs contraintes qui caractérisent la zone d'intervention du PPILDA : d'un côté des contraintes liées au milieu naturel, comme la pluviométrie aléatoire et la basse fertilité des sols ; de l'autre des contraintes sociodémographiques, dont la principale est la forte pression foncière qui limite l'accès à la terre pour les catégories les plus vulnérables : les femmes et les jeunes (Saminou, 2014).

    L'ACAP mise sur des groupements de jeunes paysans (hommes et femmes) pour renforcer les capacités de production agricole des ménages paysans. Il a pour objectifs principaux :

    · D'appuyer les ménages dans l'amélioration de leur niveau de production agricole par le choix de variétés végétales et l'application de technologies performantes et adaptées à leur contexte.

    ·

    11

    De renforcer l'offre locale paysanne de services pour que les populations puissent être accompagnées dans la durée, tout en créant des emplois rémunérateurs pour les jeunes.

    C'est ainsi de 2009 à 2012, le projet a testé un dispositif d'appui conseil agricole paysan en sélectionnant, à travers un test, 50 meilleurs paysans animateurs dans les CD/PIP ayant une expérience minimum de trois ans dans la conduite de ces opérations.

    Chacun de ces paysans animateurs aura enrôlé et encadré 10 ménages vulnérables de son terroir sous la supervision et le contrôle techniques des agents de l'agriculture.

    1.5.Présentation de la zone d'étude

    1.5.1. Situation Géographique

    La commune d'Aguié est située entre 07,56° - 07,85° de Longitude Est et 13,23 - 13,74° de Latitude nord dans la partie sud de la région de Maradi et au centre du département d'Aguié dont elle relève administrativement. Elle est limitée à l'Est par la commune urbaine de Gazaoua, à l'ouest par la commune rurale de Tchadoua, au Nord par celle de Sherkin Haoussa (Département de Mayahi), au Sud par la commune de Gangara (département de Gazaoua) et la République Fédérale du Nigeria. Elle couvre une superficie de 1110 Km2, soit 61,87 % du département d'Aguié (1794 Km2) et 2,65% de la région de Maradi (41796 Km2). Cette commune a été créée par la loi n°2002-14 du 11 juin 2002 portant création des communes et fixant le nom de leurs chefs-lieux. Elle compte 84 villages administratifs, 8 quartiers, 98 tributs et hameaux (Commune d'Aguié, 2020).

    12

    Figure 1 : Localisation des villages d'étude

    1.5.2. Cadre biophysique et aspects socio-économiques

    Dans la commune d'Aguié, le relief est caractérisé par un vaste plateau muni de quelques buttes de sables avec de surfaces quasi planes plus importantes et de petites dépressions. L'altitude maximale est de 472 m (Commune d'Aguié. 2020). Elle a un climat du type sahélien caractérisé par trois saisons bien distinctes :

    · La saison sèche et froide qui s'étale de novembre à février. La température moyenne minimale est généralement inférieure à 15 °C ;

    · La saison sèche et chaude varie de mars à mai. Elle est marquée par de fortes températures entre avril et mai pouvant atteindre 40°C sous l'effet de l'Harmattan ;

    · La saison pluvieuse commence généralement en juin pour prendre fin en octobre. La pluviométrie oscille entre 400 et 600 mm suivant les années.

    13

    La pluviométrie moyenne calculée sur les cinq (5) dernières années est de 468,2 mm (Commune d'Aguié. 2020). Dans cette zone on distingue deux types de sol :

    · Les sols dunaires (Jigawa) de structure sablonneuse sont les plus dominants. Ils sont très sensibles à l'érosion éolienne. Ils sont faciles à travailler mais leur production est faible à cause de la baisse constante de la fertilité et de faible capacité de rétention en eau ;

    · Les sols ferrugineux tropicaux (Guéza) de structure limoneuse qui se rencontrent au autour du chef-lieu de la Commune.

    La commune d'Aguié dispose d'un potentiel en ligneux et en herbacés riche et varié. Les sécheresses cycliques et les pressions anthropiques de ces trois dernières décennies ont complètement façonné la physionomie des écosystèmes. Son massif forestier est constitué principalement de trois forêts classées ; Guidan Malam Bakabé (7000 ha), Dan Kada (6880 ha) et Dan Gado (2700 ha). Ces forêts sont aujourd'hui dans un état de dégradation très avancé et les principales espèces ligneuses qu'on y rencontre fréquemment sont : Sclerocarya birrea, Commiphora africana, Guiera senegalensis, Combretum micranthum, Combretum glutinosum; des reliques de Diospyros mespiliformis et des Anogeissus leiocarpus existent à l'état disséminé. Au niveau du parc agro forestier, on rencontre Ziziphus mauritiana, Ziziphus spina-christi, Balanites aegyptiaca, Adansonia digitata, Tamarindus indica, Sclerocarya birrea, Prosopis africana, Piliostigma reticulatum, Hyphaene thebaica, etc. Le tapis herbacé est essentiellement composé de : Eragrostis tremula, Cenchrus biflorus, Brachiaria distichophylla (Commune d'Aguié. 2020).

    14

    CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES 2.1.Matériel

    Pour mener cette étude d'évaluation, les matériels utilisés sont :

    · Des documents décrivant le Projet PPILDA pour avoir une idée générale sur les activités mener

    · Une fiche d'enquête individuelle

    · Un ordinateur laptop avec une connexion internet pour la digitalisation de la fiche d'enquête, la réception des données et le téléchargement sur le serveur kobotoolbox. Cette même machine a permis d'effectuer le nettoyage et les analyses des données à travers le tableur Excel.

    · Un bloc note permettant de prendre des notes supplémentaires sur le terrain

    · Un smartphone avec l'application KoboCollect intégrée pour mener les enquêtes et prendre des photos pour les illustrations terrains.

    2.2.Méthodes

    2.2.1. Evaluation d'impacts

    Les données de l'enquête ont permis, dans un premier temps, d'obtenir la situation de référence des 200 répondants, mais aussi l'évolution de leur situation au fil des années après l'adoption des pratiques agroécologiques dans le temps et dans l'espace. Cela a permis de dresser une comparaison grâce aux impacts oraux et visuels sur le plan socioéconomique et environnemental de la grappe en général. Cette comparaison s'est basée sur les pratiques d'intensification agricole, les pratiques agroécologiques ainsi que les différentes activités génératrices de revenus (AGR) telles que la formation professionnelle, la promotion du petit élevage et les productions maraîchères marchandes, découlant de l'intervention du projet.

    Pour mesurer les impacts induits, les indicateurs suivis sont les chiffres d'affaires des groupements (femmes transformateurs de Balanites aegyptiaca, des apiculteurs et exploitants de bois), le nombre de pratiquants et la fréquence annuelle de la pratique de l'agriculture de conservation, le nombre de formateurs issus des initiatives de développement agricole, le nombre d'emplois créés, le nombre d'agendas d'affaires entre les fournisseurs d'intrants et les producteurs à travers les commandes groupées, ainsi que le coefficient multiplicateur du compte d'exploitation agricole écologique. Enfin, la comparaison a été effectuée à travers une estimation de leurs indicateurs de départ et après l'intervention du projet.

    15

    2.2.2. Villages enquêtés et échantillonnage des enquêtés

    L'échantillonnage s'est porté sur le choix aléatoire des enquêtés au sein de chaque village de la grappe.

    - Villages enquêtés

    Cette étude est conduite dans la grappe de Dan Saga (Aguié) et concerne les 6 villages qui sont : Dan Saga (DS), Kokai (KK), Dogaraoua (DA), Mallamawa (MA), Guidan Bakoye (GB) et Hardo Illia (HI). Cette grappe est choisie pour deux raisons. Premièrement, elle a été la zone d'intervention de deux projets successifs (PPILDA et PASADEM) et deuxièmement, elle a plus de dix (10) ans d'expérience dans les pratiques agroécologiques. En effet, le village de Dan Saga est le chef-lieu de la grappe et était notre base tout au long de cette étude.

    - Choix des enquêtés

    L'enquête concerne les bénéficiaires des activités agroécologiques mise en oeuvre par le PPILDA selon le critère suivant : être praticien d'au moins une pratique agroécologique. En ce qui concerne la taille d'échantillon à enquêter, étant donné que le nombre total des bénéficiaires du projet est connu dans chaque village, la formule de Yamane (1967) a été utilisée pour calculer la taille d'échantillon équitable par village. L'enquête a été effectuée de façon aléatoire auprès de l'échantillon.

    N

    ?? = 1+N.(??)2 , avec n= taille de l'échantillon, N= pop. mère, e= erreur 5%. (Yamane,1967).

    Au total, 200 bénéficiaires ont été enquêtés et sont répartit comme suit : 73 à Dan Saga, 27 à Kokai, 25 à Dogaraoua, 23 à Mallamawa, 26 à Guidan Bakoye et 26 à Hardo Illia (tableau 1). Notre échantillon est constitué aléatoirement de 31,5% femmes et 68,5% hommes.

    Tableau 1 : Situation de l'échantillonnage de la grappe de Dan Saga

    Code_Villages

    Villages

    Nbre

    _bénéficiaire

    Echantillon

    %_bénéficiaire _enquêtés

    DS

    Dan Saga

    89

    73

    82%

    DA

    Dogaraoua

    27

    25

    94%

    GB

    Guidan Bakoye

    28

    26

    93%

    HI

    Hardo Illia

    28

    26

    93%

    KK

    Kokai

    29

    27

    93%

    MA

    Mallamawa

    24

    23

    94%

    Total

    225

    200

    89%

     

    16

    2.2.3. Collecte des données

    Les données sont collectées à l'aide d'un questionnaire digitalisé sur le serveur kobotoolbox. Ce questionnaire est ensuite téléchargé sur l'application KoboCollect intégrée dans un smartphone afin que le questionnaire soit administré à chaque répondant. Le questionnaire comporte 5 sections dont 188 questions relatives aux sections suivants :

    · Caractéristiques socio-économiques,

    · Caractérisation des pratiques agroécologiques développées,

    · Evaluation des pratiques agroécologiques développées,

    · Détermination du niveau d'adoption des pratiques agroécologiques

    · Evaluer du niveau de durabilité de ces pratiques agroécologiques.

    Des entretiens individuels avec chacun des chefs d'exploitations au niveau des sites choisis ont été menés pour évaluer les impacts socioéconomiques et la durabilité des pratiques agroécologiques.

    2.2.4. Traitement et analyse des données

    Après la collecte des données venant du serveur de l'application Kobocollect, une base des données a été créée sur le tableur Excel pour faciliter l'exploitation des données collectées individuellement auprès des enquêtés. Le logiciel SPSS statistics 20.0 a été utilisé pour une analyse descriptive des différentes variables étudiées. Il a servi également d'établir des tableaux croisés et le tableur Excel pour les graphes et les tableaux qui ont permis la lecture et l'interprétation des résultats.

    17

    CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION 3.1.Résultats

    3.1.1. Caractéristiques des enquêtés

    3.1.1.1. Ethnie, Sexe et Age des enquêtés

    L'échantillonnage est composé de 87% de Haoussa et de 13% de Peulh. Ainsi, l'âge moyen des enquêtés est de 49,30 #177;10,57 ans. Les résultats obtenus montrent un âge moyen plus élevé dans le village de Hardo Illia avec 54,19 #177; 11,88 ans tandis que les moins âgées des C.E se trouvent dans le village de Guidan Bakoye avec un âge moyen de 46,92 #177; 11,06 ans (Tableau 2).

    Tableau 2 : Sexe et Age des enquêtés

    Villages

    % de Sexe

    Age des enquêtés
    (Ans)

    Femme

    Homme

    Hardo Illia

    15,4

    84,6

    54,19 #177; 11,88

    Dan Saga

    16,4

    83,6

    48,71 #177; 8,99

    Mallamawa

    30,4

    69,6

    47,96 #177; 11,44

    Dogaraoua

    88

    12

    48,84 #177; 9,68

    Kokai

    18,5

    81,5

    51,89 #177; 7,18

    Guidan Bakoye

    50

    50

    46,92 #177; 11,06

    Moyenne

    31,5

    68,5

    49,30 #177;10,57

    3.1.1.2. Niveaux d'instruction des exploitants enquêtés

    Les résultats montrent que ce sont les alphabètes (cours dadi en haoussa) qui possèdent le maximum avec 30,96% contre 4,05 % ayant un niveau d'instruction plus avancé (secondaire). Les chefs de ménage de niveau primaire et secondaire sont en grand nombre dans le village de Dan Saga et représentent au total une proportion de 27,4% pour le niveau primaire et 12,3% pour niveau secondaire (Tableau 3).

    Tableau 3 : Proportions (%) de niveau d'instruction des chefs de ménages en fonction des villages

    Villages

    Niveau

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    Alphabétisation

    21,9

    56

    26,9

    19,2

    44,4

    17,4

    30,97

    Primaire

    27,4

    12

    34,6

    0

    29,6

    39,1

    23,78

    Secondaire

    12,3

    0

    7,7

    0

    0

    4,3

    4,05

    Etude coranique

    26

    8

    23,1

    30,8

    22,2

    39,1

    24,87

    Aucun

    12,3

    24

    7,7

    50

    3,7

    0

    16,28

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa.

    18

    3.1.1.3. Activités principales et secondaires

    Diverses activités sont exercées par les chefs de ménage. Les résultats montrés que l'agriculture est la plus pratiquée avec 97,5% sur l'ensemble des enquêtés suivi de l'élevage avec 1%, 0,5% pour les exploitants de bois et 1% pour les fonctionnaires. Il ressort de l'étude que les activités secondaires, les plus répondues sont respectivement le commerce (39,5%), l'élevage (39%), exploitations de bois (13%) suivi des tradipraticiens (3%) et apiculteurs (2,5%). L'exploitation des bois est plus pratiquée dans le village de Mallamawa avec 34,8 % contre 16,4% dans le village de Dan Saga. Le village de Hardo Illia étant une localité peulh, regorgent le plus grand nombre d'éleveurs (73,1%).

    3.1.1.4. Taille des ménages et Actifs Agricoles (AA)

    La taille moyenne des ménages est de 9,87#177; 5,805 personnes. Les nombres minimum et maximum sont respectivement 1 et 35 personnes en charge. Concernant le nombre d'actifs agricole agricoles, on compte 5,09 #177; 3,574 d'Actif Agricole (AA) en moyenne par ménage. Le minimum et maximum sont respectivement 1 et 22 personnes d'actif agricole. Toutefois, la figure 1 montre que le village de Hardo Illia regorge le plus grand nombre d'Actif Agricole et une taille du ménage plus levée suivi du village de Dan Saga par rapport aux autres villages.

    Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo hllia Kokai Mallamawa

    Taille du menage AA

    Nombre de personnes

    16

    14

    12

    10

    8

    6

    4

    2

    0

    14,73

    8,72

    6,85

    3,88

    4,96

    4,80

    9,37 8,91

    4,19

    8,31

    4,57

    10,08

    Figure 2 : Taille du ménage et Actifs Agricoles (AA)

    3.1.2. Caractéristiques des exploitations

    3.1.2.1. Typologie des exploitations et Main d'oeuvre utilisés

    Deux types d'exploitations sont identifiés selon leur mode de fonctionnement : ce sont les exploitations collectives ou Gandu et les exploitations individuelles. L'exploitation individuelle

    19

    sont en moyenne de 85,5 % tandis que celle de l'exploitation collective ou Gandu est de 14,5 %. La figure 3 nous montre que la main d'oeuvre familiales est la plus dominante avec 57% sur l'ensemble des exploitations suivi de 36% de salariée. L'entre aide ne représente que 7% en générale et est pratiqué dans le village de Mallamawa (13%), Dan Saga (5.5%) et Kokai (3,7%).

    36%

    7%

    57%

    Familiale Salariée Entre Aide

    Figure 3 : Proportions des types de mains d'oeuvre utilisés par les Chefs de ménages de la grappe

    3.1.2.2. Capital foncier

    Le foncier est un facteur fondamental de tout type d'exploitation agricole et détermine les conditions socio-économiques d'un ménage en milieu rural. L'acquisition des champs se fait en moyenne par héritage (96 %) suivie de l'achat (22%) et du gage (6%) dans le graphe. L'étude montre une prédominance d'héritage dans tous les villages. Le mode d'acquisition des terres par location est la moins faite et n'est observé que dans le village de Dan Saga (4,1%) et Mallamawa (4,3%). Quant au gage, il est faiblement pratiqué dans tous les villages sauf à Kokai, où seul héritage est fait (figure 4).

    Dan Saga Dogaraoua Guidan Hardo Illia Kokai Mallamawa

    Bakoye

    Héritage Location Achat Gage

    30,4

    8,3

    4,3

    Proportions (%)

    120

    100 100 100

    96,00

    100 92,00 88,5

    80

    4,00

    34,6

    3,8

    26,00

    9,60

    4,10

    60

    40

    20

    0

    20,00

    11,5

    Figure 4 : Proportions des modes d'acquisition des terres

    20

    Les résultats de l'analyse des ressources révèlent que la superficie moyenne cultivée est 3,33 #177; 2,99 ha avec 2,7#177; 2,67 champs par ménage de l'échantillon. Les superficies minimales et maximale sont respectivement 0,25 ha et 20 ha.

    Les transactions foncières les plus pratiquées dans le graphe sont : achat, gage et location. La superficie moyenne des champs transités est de 0,80 #177; 2,5 ha. La durée moyenne des transactions est de 3,2 #177; 7,46 ans. En outre, la superficie moyenne des sols transités est plus élevée dans le village de Dan Saga (1,32 #177; 3,89 ha) et Hardo Illia (1,3 #177; 1,94 ha) suivi de Dogaraoua (0,52 #177; 1,26 ha) et Mallamawa (0,39 #177; 0,72 ha). La durée d'acquisition en moyenne est plus élevée dans le village de Dogaraoua avec 5,3 ans en moyenne contre 3ans à Dan Saga (tableau 4). L'acquisition des champs sont plus chères dans le village de Dan Saga (151 250 #177; 95 500 F CFA en moyenne pour l'achat et 215 700 #177; 133 400 F CFA en moyenne pour gage). On remarque que dans le village de Kokai, aucune de ces trois transactions foncières n'est recensée (tableau 5).

    Tableau 4 : Superficie moyenne des champs-et durée d'acquisition des terres transités en

    fonction du village

    Superficies Villages

    Sup. Moy. Champs transités (ha)

    Sup. T héritage inclus (ha)

    Dan Saga

    1,32 #177; 3,89

    3,9 #177; 3,8

    Dogaraoua

    0,52 #177; 1,26

    2,56 #177; 1,32

    Guidan Bakoye

    0,26 #177; 0,87

    2,42 #177; 1,4

    Hardo Illia

    1,3 #177; 1,94

    5,04 #177; 2,42

    Kokai

    0

    2,11 #177; 1,47

    Mallamawa

    0,39 #177; 0,72

    2,91 #177; 3,32

    Moyenne

    0,80 #177; 2,5

    3,34 #177; 2,99

    Tableau 5 : Montant (en F CFA) des transactions foncières en fonction des villages

    Modes

    Villages

    Achat

     

    Location

    Gage Coutumier

    Dan Saga

    151 250

    #177; 95 500

    20

    000 #177; 5

    000

    215

    700 #177; 133

    400

    Dogaraoua

    190 000

    #177; 82 160

     

    0

     
     

    20 000

     

    Guidan Bakoye

    140 000

    #177; 52 900

     

    0

     
     

    0

     

    Hardo Illia

    71 700

    #177; 17 000

     

    0

     
     

    250 000

     

    Kokai

     

    0

     

    0

     
     

    0

     

    Mallamawa

    176 400

    #177; 112 350

     

    15 000

     

    175

    000 #177; 35

    355

    Moy. Générale

    142 600

    #177; 90 200

    18

    750 #177; 4

    800

    193

    600 #177; 120

    600

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa.

    21

    3.1.2.3. Sécurisation foncière

    Il ressort de cette étude, plusieurs types de sécurisation foncières exercées par les producteurs qui sont : la délimitation des champs par des espèces pérennes, habiter dans son champs, l'acquisition des actes foncières. Grâce au projet CALI (2010) plus de 66,5% des terres des bénéficiaires ont été sécuriser formellement. Les villages de Dan Saga, Mallamawa et Hardo Illia ont des moyennes plus élevées en termes de détention d'actes de sécurisation foncières avec respectivement 94,8%, 72,2% et 50,8%. Il s'avère que les moyens d'acquisition des actes foncières les plus utilisées sont la facilitation par les ONG (63,5%) et les commissions foncières de base (17,4%). La Figure 4 nous permet d'apprécier à l'échelle des villages, les différentes proportions de moyens d'acquisition des actes foncières. L'acquisition des actes grâce à la facilitation des ONG (82,30%) et les Cofob (6,8%) est plus élevée dans le village de Dan Saga contre respectivement de 67% et 17,4% dans le village de Mallamawa. Pour le village de Guidan Bakoye, l'acquisition des actes se fait par la Chefferie coutumière (38%) et par la facilitation par les ONG (38%). Les villages de Hardo Illia et Kokai, les actes sont obtenus en majorité par les commissions foncières (Cofob) avec une moyenne de 19,20% pour Hardo Illia et 14% pour Kokai (Figure 5).

     

    90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0%

     

    Proportions (%)

     
     

    Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa

    Chef du village Cofob CofoCom ONG ( projet, programme..etc)

    Figure 5 : Moyens d'acquisition des actes fonciers

    22

    Photo 1 : Illustration d'un acte de sécurisation foncière (titre foncier) à Mallamawa.

    3.1.2.4. Différentes cultures pratiquées

    Les espèces cultivées dans la grappe sont : le mil (Pennisetum glaucum, Linné 1753), le sorgho (Sorghum spp), le niébé (Vigna unguiculata, Linné 1753), l'arachide (Arachis hypogaea Linné 1753), le sésame (Sesamum indicum Linné 1753) et l'oseille (Hibiscus sabdariffa, Linné 1753).

    Les cultures les plus dominante sont Mil (97,83%) et niébé (92,3%), suivie de sorgho (84,08%). Le sésame est plus cultivé dans le village de Hardo Illia (69,2%) puis Dan Saga (50,7%) tandis que l'oseille (64,4 %) prédomine à Dan Saga. Le village de Guidan Bakoye cultive moins de sésame (7,7%) par rapport aux autres villages du grappe (Tableau 6).

    Tableau 6 : Proportions des différentes cultures pratiquées en fonction des villages (%)

    Spéculations

    Villages

    Mil

    Sorgho

    Niébé

    Arachide

    Sésame

    Oseille

    Dan Saga

    100

    87,7

    89

    80,8

    50,7

    64,4

    Dogaraoua

    100

    92

    88

    52

    44

    24

    Guidan Bakoye

    100

    73,1

    92,3

    84,6

    7,7

    11,5

    Hardo Illia

    100

    100

    96,2

    84,6

    69,2

    57,7

    Kokai

    100

    77,8

    92,6

    85,2

    22,2

    25,9

    Mallamawa

    87

    73,9

    95,7

    73,9

    30,4

    52,2

    Moyenne G.

    97,83

    84,08

    92,3

    76,85

    37,36

    39,28

    3.1.3. Caractérisation des pratiques agroécologiques développées

    3.1.3.1. Principales pratiques agroécologiques mise en oeuvre par PPILDA

    Les pratiques agroécologiques mise en oeuvre par PPILDA sont : la RNA, les systèmes de culture appris lors des CEAP, l'utilisation des légumineuses, l'arrachage manuel, les cultures

    23

    de couverture (laisser des tiges de mil, paillage...etc), l'association céréale- légumes, l'agroforesterie, le compostage, l'utilisation des biopesticides, l'intégration de l'élevage dans l'exploitation, le semis direct (sans labour), le microdose d'engrais, et l'utilisation des plantes satellites.

    Parmi ces pratiques, les plus pratiquées sont : la RNA, les Systèmes de culture, le compostage, le microdose d'engrais, le semis direct (sans Labour), l'utilisation des biopesticides. La figure 4 nous montre les proportions (en pourcentage) des principales pratiques agroécologiques faites par les producteurs de la grappe de Dan Saga. Il ressort de ces résultats que la RNA (98,41%) est la plus pratiqués dans tous les villages de la grappe. Cette pratique est suivie des systèmes de cultures apprises lors des CEAP, ACAP et des PIP (83,71%). L'utilisation des biopesticides est la plus faite dans le village de Kokai (70,4%) suivi du village de Guidan Bakoye (61,5%) et de Dogaraoua (56%). Ce pendant le semis direct (16,48%) et le microdose des engrais (27,78%) restent les moins pratiques dans tous les villages (Tableau 7).

    Tableau 7 : Proportions des principales pratiques agroécologiques en fonction des villages (%)

     

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    RNA

    94,5

    96

    100

    100

    100

    100

    98,42

    5,50

    ns

    Système de culture en bandes alternées

    90,4

    96

    61,5

    84,6

    74,1

    95,7

    83,72

    19,85

    **

    Compostage

    74

    88

    53,8

    92,3

    70,4

    60,9

    73,23

    14,6

    *

    Microdose des engrais

    39,7

    8

    19,2

    61,5

    29,6

    8,7

    27,78

    27,17

    **

    Semis direct

    21,9

    8

    7,7

    38,5

    18,5

    4,3

    16,48

    14,60

    *

    Utilisation variétés améliorées

    72,6

    96

    61,5

    50

    70,4

    65,2

    69,28

    13,52

    *

    Utilisation des biopesticides

    50,7

    56

    61,5

    23,1

    70,4

    52,2

    52,32

    5,50

    ns

    * = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.3.2. Itinéraire technique écologique

    L'IT écologique suivi par les producteurs de la grappe de Dan Saga commence par la pratique de la RNA et se présente comme suit :

    ü Préparation du sol : le désherbage se fait en défrichant le site et en élaguant les arbustes sans dessoucher les pieds (pratique de la RNA). Dans la commune, 85,3% des C.E font le labour ou le désherbage avant le semis tandis que 14,7% sèment directement.

    ü Fertilisation : l'apport de la fumure de couverture ou de fond (déjections animales ou après le compostage) se fait par 98% des exploitants enquêtés. L'épandage du fumier

    24

    peut se faire 2 semaines avant le semis, alors que celui du compost bien décomposé peut se faire pendant le semis. Il est a noté que certains des exploitants enquêtés commence l'apport de la fumure organique dès la libération des champs (68,7%) et d'autres vers fin du mois de mai et début juin jusqu'à la première pluie (31,3%). En ce qui concerne l'application localiser du compost, il peut se faire en 3 phases et par poquet de culture : 1 semaine après semis, au tallage et à la floraison,

    y' Semis : le semis est une opération culturale qui consiste à mettre en terre les graines ou semences et peut se faire à la main ou de manière mécanisée à l'aide de semoirs. Ainsi, dès la première pluie utile, 16,7% des enquêtés font le semis généralement avec un fongicide pour diminuer voire empêcher les attaques des champignons contre 83,3% qui n'utilisent pas ce produit. Cependant, certains exploitants sèment le niébé 2 semaines après le premier sarclage du mil.

    y' Sarclage : cette activité succède au semis et commence quelques jours après la phase de levé ou début tallage des plants. Elle consiste à éliminer la concurrence avec les plantes adventices. Dans les villages de la grappe, les paysans effectuent en majorité un ou plusieurs sarclages.

    y' Future d'entretien et Traitement phytosanitaire : l'apport de la fumure d'entretien, est faiblement pratiqué par les producteurs. L'usage des produits phytosanitaires est d'ordre de 16,6% en moyenne dans tous les villages, ce sont : les insecticides et les biopesticides à base de neem, piment ou encore du tabac. Les villages de Dan Saga et de Guidan Bakoye sont les plus grands utilisateurs des produits biopesticides avec une moyenne de 35% et 15%. Ils sont utilisés pour soigner, protéger, aider à la croissance des végétaux ou encore pour en prévenir les maladies.

    y' Pratiques post-récolte aux champs

    La pratique consistante à laisser les tiges de céréales sur place après la récolte des épis se fait par certains producteurs et permet de couvrir au moins partiellement la surface du champ, d'absorber les ruissellements, de maintenir en surface les activités biologiques et la capacité d'infiltration, de réduire le ruissellement et l'érosion (photo 2).

    25

    Photo 2 : Illustration de la pratique consistante à laisser les tiges de céréales sur place après la récolte des épis dans le village de Dogaraoua

    3.1.3.3. Systèmes de culture pratiquées

    L'étude montre que l'association des cultures est la plus pratiquée dans tous les villages avec 100% des enquêtés. 18,67% en moyenne font de la culture pure en plus de l'association des cultures et 27,12% font de l'agroforesterie incluant la pratique de la RNA. Quant à la culture en rotation, elle est faiblement pratiquée (5,48% en moyenne) avec une proportion respective de 13,70% et 19,20% dans le chef-lieu de la grappe de Dan Saga et Hardo Illia. Les champs sont laissés en jachère uniquement dans le village de Dan Saga avec une moyenne de 1,4% (figure 6).

    Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa

    Association Culture pure Agroforesterie Culture en rotation Jachère

    Proportions (%)

    100%

    90%

    80%

    70%

    60%

    50%

    40%

    30%

    20%

    10%

    0%

    Figure 6 : Système de culture pratiquées dans la grappe de Dan Saga

    Raisons de l'association des cultures

    La figure 7 nous renseigne sur les raisons du système de culture en association pratiqué par les chefs d'exploitation ainsi que leur proportion. La raison de l'association, la plus évoqué par les

    26

    répondants est l'insuffisance des terres de culture avec une moyenne de 86% suivi de la diversification des cultures (30%) sur l'ensemble des enquêtés.

    86,00%

    30,00%

    10,00%

    6,00%

    6,00%

    C'est un héritage

    Diversification des cultures (production) Pour des raisons culturelles

    Figure 7 : Raisons de cette association

    En ce qui concerne la rotation des culture, 27% des bénéficiaires font la rotation des cultures depuis 10,54 ans en moyenne pour tous les villages de la grappe. Le système de culture en ligne (cas de l'association) est la plus faite avec en moyenne 79% suivi de 20% pour la culture en bande alternées et 1% pour l'utilisation des plantes satellites dans les villages de la grappe.

    3.1.4. Evaluation des pratiques Agroécologiques

    3.1.4.1. Pertinences des pratiques Agroécologiques

    3.1.4.1.1. Difficultés rencontrées par les producteurs avant le projet

    Les producteurs souffrent d'énormes difficultés liées à leur production avant l'arrivée de PPILDA. Ces difficultés sont d'ordre écologiques et atténuent en majorité le pouvoir productif de leur champ. Il ressort de cette étude des difficultés dont les plus évoqués sont : faible rendement (57,92%), des attaques fréquente des ravageurs (48,53%), l'infertilité des sols (39,43%) et enfin l'érosion hydrique et éolienne (26,32%).

    L'attaque des ravageurs est plus importante dans le village de Guidan Bakoye (69,2%) et dan Saga (57,5%) contre 16% à Dogaraoua. L'érosion hydrique et éolienne est faiblement notifiée dans le village de Dogaraoua (8%) et Mallamawa (13%). Quant 'à l'infertilité des sols et le faible rendement, ils sont plus ou moins important dans tous les villages (tableau 8).

    L'analyse du tableau 8 ressort les proportions (%) des difficultés rencontrées par les producteurs avant le projet en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Attaque fréquente des ravageurs, Infertilité des sols et Erosion Hydrique et Eolienne). Cependant, pour

    27

    la variable (Faible rendement), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    Tableau 8 : Proportions des difficultés rencontrées par les producteurs avant le projet (%)

    Villages

    Difficultés rencontrées

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Faible rendement

    56,2

    72

    53,8

    57,7

    55,6

    52,2

    57,92

    2,65

    ns

    Attaque fréquente des ravageurs

    57,5

    16

    69,2

    53,8

    55,6

    39,1

    48,53

    18,56

    *

    Infertilité des sols

    35,65

    24

    46,15

    38,45

    44,45

    47,85

    39,43

    22,01

    *

    Erosion Hydrique et Eolienne

    30,1

    8

    19,2

    65,4

    22,2

    13

    26,32

    27,41

    *

    * = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.4.1.2. Pratiques agroécologiques des producteurs avant le projet

    Avant l'arrivée de PPILDA, nous avons essayé de recenser toutes les pratiques écologiques faites par les bénéficiaires afin de remédier d'eux même leurs difficultés liées à leur production. Il ressort de cette étude quelques pratiques, les plus pratiquées qui sont : l'application de la fumure organique (70,28%), le défrichement Amélioré (32,37%), l'apport des déchets des ménages (27,82%) et enfin l'amendement des sols (12,83%).

    Du point de vue des villages, nous constatons une prédominance d'apport de la fumure organique dans le village de Mallamawa (87%) et Dogaraoua (80%). L'amendement des sols et l'apport des déchets de ménages n'est faiblement faite que dans le village de Dogaraoua et de Mallamawa. Quant 'aux défrichements améliorées modernement appelée RNA est la plus pratiquée dans le village de Dogaraoua et Mallamawa par rapport aux autres villages du grappe avec respectivement une moyenne de 56% et 52,2% (tableau 9). Le village de Guidan Bakoye et Hardo Illia ont le plus de notion sur les pratiques agroécologiques.

    L'analyse du tableau 9 ressort les proportions (%) des pratiques agroécologiques faites avant le projet en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les variables (Amendement des sols, Déchets des ménages et Défrichement Amélioré). Cependant, pour la variable (Fumure organique), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    28

    Tableau 9 : Pratiques agroécologiques faites avant le projet (%)

    Villages

    Types

    d'amendements

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Amendement des sols

    23,3

    4

    11,5

    30,8

    7,4

    0

    12,83

    16,41

    *

    Déchets des ménages

    24,7

    4

    57,7

    38,5

    33,3

    8,7

    27,82

    26,21

    *

    Fumure Organique (FO)

    68,5

    80

    53,8

    73,1

    59,3

    87

    70,28

    9,14

    ns

    Défrichement Amélioré

    26

    56

    11,5

    11,5

    37

    52,2

    32,37

    22,81

    *

    * = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.4.1.3. Pratiques agroécologiques mise en oeuvre par le projet

    Il ressort de cette étude que les pratiques agroécologiques misent en oeuvre par le projet sont : la RNA, Compostage, l'usage des variétés améliorées, l'usage des biopesticide ou PIP, les Système de culture apprises lors des CEAP et ACAP et la plantation des arbres à travers le CES/DRS. Le tableau 10 montre que la RNA est la plus mentionnée avec une moyenne de 91,53% suivis de compostage (76,52%) et de l'usage des variétés améliorées de mil (HKP) et du niébé (IT 90K 372-1-2) (69,28%). La pratique de système de culture (apprise lors des CEAP et ACAP) est en moyenne de 37,80% et est la moins mentionnée dans le village de Kokai (14,80%) et plus élevée dans le village de Dogaraoua par rapport à Dan Saga. Pour la plantation des arbres à travers des activités de récupération des terres, elle est la plus mentionnée dans le village de Hardo Illia (50%) par rapport au village de Dogaraoua qui est de 4%.

    L'analyse du tableau 10 ressort les proportions (%) des pratiques agroécologiques mise en oeuvre par le projet en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Compostage, Utilisation variétés améliorées, Utilisation biopesticide, Plantation des arbres et Microdose d'engrais). Cependant, pour les variables (RNA et Système de culture), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    29

    Tableau 10 : Proportions des pratiques agroécologiques mise en oeuvre par le projet (%)

    Villages Pratiques

    agroécologiques

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    RNA

    84,9

    96

    96,2

    80,8

    100

    91,3

    91,53

    9,68

    ns

    Compostage

    67,1

    96

    69,2

    73,1

    66,7

    87

    76,52

    11,16

    *

    Utilisation variétés améliorées

    72,6

    96

    61,5

    50

    70,4

    65,2

    69,28

    14,37

    *

    Utilisation biopesticide

    53,4

    60

    50

    19,2

    74,1

    39,1

    49,3

    18,51

    *

    Système de culture en bandes alternées

    32,9

    52

    50

    42,3

    14,8

    34,8

    37,8

    9,22

    ns

    Plantation des arbres

    47,9

    4

    26,9

    50

    25,9

    39,1

    32,3

    20,06

    *

    Microdose d'engrais

    16,4

    4

    38,5

    19,2

    22,2

    4,3

    17,4

    14,3

    *

    * = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    a

    b

    Photo 3 : (a) transport des résidus de cultures et de ménage pour le compostage - (b) compostage dans le village de Mallamawa.

    3.1.4.1.4. Résultats de l'intervention du projet

    A l'issu de l'intervention du projet PPILDA, les bénéficiaires enquêtés affirment une évolution de leur exploitation. Il en résulte que 60,02% en moyenne des enquêtés ont vu leur rendement augmenté, 51,37% affirment une réduction de l'érosion hydrique et éolienne dans leur champs, 43,25% des champs ont amélioré leur fertilité, 29,87% ont augmenter leurs revenus du ménage grâce à la vente des PF et 15,07% ont réduit l'utilisation produits chimique dans leur exploitation. Cependant, 2,32% des enquêtées affirment que rien à changer dans leur exploitation.

    30

    Du point de vue villages, on remarque une prédominance de de fort rendement et d'augmentation de revenus du ménage grâce à la vente des PF dans le village de Guidan Bakoye (76,9% et 61,5%) contre celui de Kokai (40,7% et 25,9%). Le village de Dogaraoua présente la plus petite moyenne 4% en terme d'd'augmentation de revenus du ménage grâce à la vente des PF. Pour la réduction de l'érosion, le village de Hardo Illia (92,3%) présente la plus grande moyenne et Dogaraoua la plus petite (24%). En ce qui concerne la réduction d'usage produits chimique, le village de Dan Saga regorge la plus grande moyenne (27,4%) contre 13% et 7,7% respectivement dans le village de Mallamawa et Guidan Bakoye. L'amélioration de la fertilité des sols est plus évoquée dans le village de Dogaraoua avec une moyenne de 76% contre 0% dans le village de Hardo Illia.

    L'analyse du tableau 11 ressort les différentes variables issus des résultats de l'intervention du PPILDA. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les variables (Réduction de l'érosion ; Amélioration de la fertilité des sols et Avoir de revenus PF). Cependant, pour les variables (Fort rendement ; Réduction d'usage produits chimique et Pas de changement), le test de khi deux traduit qu'il ya une différence significative entre les villages.

    Tableau 11 : Résultats de l'intervention du PPILDA (%)

    Villages

    Impacts

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Fort rendement

    68,5

    56

    76,9

    61,5

    40,7

    56,5

    60

    9,62

    ns

    Reduction de l'érosion

    64,4

    24

    34,6

    92,3

    40,7

    52,2

    51,37

    33,49

    **

    Amélioration de la fertilité des sols

    32,9

    76

    38,5

    0

    55,60

    56,5

    43,25

    37,56

    **

    Avoir des revenus PF

    47,9

    4

    61,5

    26,9

    25,9

    13

    29,87

    30,76

    **

    Réduction d'usage produits chimique

    27,4

    16

    7,7

    11,5

    14,8

    13

    15,07

    7,61

    ns

    Pas de Changement

    1,4

    0

    3,8

    0

    0

    8,7

    2,32

    7,45

    ns

    ** = p << 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.4.2. Efficacité des pratiques Agroécologiques

    3.1.4.2.1. Progrès des exploitations induits par PPILDA

    Il ressort de cette étude d'importante amélioration remarquable induite par les interventions du PPILDA. Le tableau 12 nous montre que l'amélioration de la fertilité des sols est en moyenne de 77,55% dans tous les villages. L'usage du compost et des biopesticide sont en moyenne respectivement de 44,48% et 42,93%. Ce pendant ces deux variables sont plus important dans

    31

    le village de Dan Saga (64,4% et 58,9%) par rapport aux autres villages. Pour l'élevage, il est plus dominant dans le village de Hardo Illia (76,9%).

    L'analyse du tableau 12 ressort les proportions (%) des améliorations induites par PPILDA en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant toutes les variables.

    Tableau 12 : Proportion des progrès induites par PPILDA (%)

    Villages

    Progrès

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Fertilité des sols

    65,8

    68

    61,5

    88,5

    81,5

    100

    77,55

    17,02

    *

    Usage du compost

    64,4

    20

    42,3

    61,5

    22,2

    56,5

    44,48

    25,69

    *

    Usage des biopesticide

    58,9

    12

    57,7

    57,7

    14,8

    56,5

    42,93

    30,91

    *

    Lutte contre l'érosion

    50,7

    8

    15,4

    76,9

    22,2

    47,8

    36,83

    39,61

    *

    Elevage

    28,8

    16

    46,2

    76,9

    25,9

    13

    34,47

    242,4

    *

    Economie du ménage

    50,7

    24

    26,9

    38,5

    14,8

    26,1

    30,17

    15,74

    *

    * = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.4.3. Impacts des pratiques Agroécologiques

    3.1.4.3.1. Changements induits sur les terres ayant bénéficié de l'appui du PPILDA Le tableau 13 nous renseigne sur les changements induits après le départ du projet. Les changements étudiés sont d'ordre écologiques. Il ressort de cette étude que, la plus élevée des changements est celle d'élévation du rendement (71%) suivi de protection des cultures (46,27%) et des activités biologiques observable sur champs (46,18%). L'augmentation du rendement est plus élevée à Mallamawa 95,7% contre 61,6% à Dan Saga. Pour le village de la proportion des protections des cultures est plus élevée à Kokai (55,6%) contre 28% à Dogaraoua. La proportion des remarques de la texture brune du sol est plus élevée à Dogaraoua (12%) contre 0% à Hardo Illia.

    L'analyse du tableau 13 ressort les proportions (%) des changements induits sur les terres ayant bénéficié de l'appui du PPILDA en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Rendement élevée et Activités biologiques). Cependant, pour les variables (Protection des cultures et Texture brune du sol), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    32

    Tableau 13 : Changements induits sur les terres ayant bénéficiées de l'appui du PPILDA (%)

    Villages

    Progrès

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Rendement élevée

    61,6

    80

    76,9

    53,8

    63

    95,7

    71,83

    14,91

    *

    Protection des cultures

    45,2

    28

    38,5

    53,8

    55,6

    56,5

    46,27

    6,53

    ns

    Activités biologiques

    49,3

    20

    46,2

    88,5

    29,6

    43,5

    46,18

    28,80

    **

    Texture brune du sol

    2,7

    12

    7,7

    0

    3,7

    4,3

    6,08

    5,68

    ns

    * = p < 0,05 ** = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.4.3.2. Principaux progrès constatés sur les terres traitées écologiquement par

    rapport aux terres témoins

    Il se dégage de cette étude que les différences constatées entre les terres traitées écologiques et les autres terres témoins sont : la fertilité durable (54,98%), le fort Rendement (49,7%), le sol protégé (38,38%) et peu lessivé (21,3%). En ce qui concerne la fertilité durable, elle est de 78,3% à Mallamawa contre 16% à Dogaraoua. Pour les sols peu lessivés sont constaté en moyenne de 42,3% à Hardo Illia contre 0% dans le village de Kokai. En revanche, dans le village de Hardo Illia la protection des sols est de 57,7% contre 24 % à Dogaraoua.

    L'analyse du tableau 14 ressort les proportions (%) des principaux progrès constatés sur les terres traitées écologiquement par rapport aux terres témoins. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Fertilité durable et Sol peu lessivé). Cependant, pour les variables (Sol protégé et Fort Rendement), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    Tableau 14 : Proportions des progrès constatés sur les terres traitées écologiquement par rapport aux terres témoins (%)

    Villages

    Progrès

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Fertilité durable

    49,30

    16,00

    61,50

    69,20

    55,60

    78,30

    54,98

    23,62

    **

    Sol peu lessivé

    27,40

    20,00

    7,70

    42,30

    0,00

    30,40

    21,30

    18,88

    *

    Sol protégé

    49,30

    24,00

    26,90

    57,70

    33,30

    39,10

    38,38

    10,88

    ns

    Fort Rendement

    43,80

    64,00

    46,20

    50,00

    33,30

    60,90

    49,70

    7

    ns

    * = p < 0,05 ** = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    33

    3.1.4.3.3. Pratique de la régénération naturelle assistée ou RNA

    La régénération naturelle assistée est l'une des plus importantes pratiques agroécologiques. Elle est pratiquée par 100% des producteurs échantillonnée et est pratiquée selon plusieurs fréquence. La figure 8 nous donne la proportion des fréquences de pratiques de la RNA sur l'ensemble des producteurs enquêtés. Il est à noter que 49,50% producteurs font la RNA de façon fréquent (qui signifie Bazara dans ce cadre) contre 0,5% qui le font rarement en fonction du besoin ressenti dans leur champs (Figure 8).

    48%

    Fréquent ( Bazara) Rarement Souvent Toujours

    2%

    0,50%

    49,50%

    Figure 8 : Fréquence de la pratique de la RNA dans la grappe. - Espèces utilisées dans la RNA en fonction des villages

    Plusieurs espèces forestières sont rencontrées dans la grappe de Dan Saga. Parmi ces espèces, les plus évoquées sont : 83,8% de Sabara (Guiera senegalensis), 73,8% de Kalgo (Piliostigma reticulatum), 34,9% de Adoua (Balanites aegyptiaca), 37% de Gao (Faidherbia albida) et 31,5% de Magaria (Ziziphus mauritiana) (tableau 15, photo 4 & 5). Le nombre de pieds d'arbre est en moyenne de 317,06 #177; 3 187 pieds dans tous les villages enquêtés. Il est a noter que le nombre moyen des espèces forestières dans les champs est plus élevée Dogaraoua (2 417 #177; 11,74 pieds d'arbres/ha) et plus faible dans le village de Kokai (33,89 #177; 38,45 pieds d'arbres/ha). La présence de ces arbres dans les champs accentue la fertilisation et la protection des cultures.

    L'analyse du tableau 15 ressort les proportions (%) des espèces utilisées dans la RNA en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les variables (Guiera senegalensis, Faidherbia albida, Annona senegalensis, Azadirachta indica et Prosopis africana). Cependant, pour les variables (Piliostigma reticulatum, Balanites aegyptiaca, Ziziphus mauritiana et Cassia singuena), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    34

    Tableau 15 : Espèces utilisées dans la RNA en fonction des villages (%)

    Villages

    Espèces utilisées

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Guiera senegalensis J.F.Gmel.

    72,6

    84

    73,1

    84,6

    88,9

    100

    83,8

    11,2

    *

    Piliostigma reticulatum (DC.) Hochst.

    65,8

    84

    61,5

    84,6

    77,8

    69,6

    73,8

    7,1

    ns

    Balanites aegyptiaca Delile

    45,2

    36

    34,6

    34,6

    33,3

    26,1

    34,9

    3,5

    ns

    Faidherbia albida A. Chev.

    31,5

    52

    50

    42,3

    33,3

    13

    37

    11,4

    *

    Annona senegalensis Pers.

    43,8

    44

    15,4

    46,2

    25,9

    13

    31,3

    15,1

    *

    Ziziphus mauritiana Lam.

    45,20

    24

    26,9

    34,6

    37

    21,7

    31,5

    7,2

    ns

    Cassia singuena Guill.

    37

    20

    19,2

    34,6

    11,1

    39,1

    26,8

    10,1

    ns

    Azadirachta indica A.Juss

    39,70

    20

    19,2

    73,1

    7,4

    21,7

    30,1

    34,0

    **

    Prosopis africana Guill.

    34,20

    16

    19,2

    30,8

    3,7

    34,8

    23,1

    12,8

    *

    * = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    Photo 4 : Illustration de la pratique de la RNA sur l'espèce Piliostigma reticulatum dans la grappe de Dan Saga.

    35

    Photo 5 : Illustration de la pratique de la RNA sur un jeune plant de l'espèce Guiera senegalensis dans la grappe de Dan Saga.

    - Etat des lieux de la pratique de la Régénération Naturelle Assistée (RNA)

    Il découle de cette étude que la superficie moyenne touchée par la RNA est de 3,3 #177; 3,15 ha. La nombre de pratiquant de la RNA varie selon le village est en moyenne de 301 #177; 761 personnes dans la grappe. A l'échelle des villages, on remarque Dan Saga regorge le plus grand nombre de pratiquants de la RNA (668 #177; 11,5 personnes) contre le village de Kokai qui regorge le plus petit nombre de pratiquants (45 #177; 94,7 personnes). En ce qui concerne le pourcentage - théorique de rendement augmenter grâce à la RNA qui est en moyenne de 25,47%, on note que le village de Guidan Bakoye a la plus grande moyenne avec 35,38% et le village de Kokai, le plus petit pourcentage qui est de 22,56%. Et enfin, pour le pourcentage des revenus du ménage (23,84% en moyenne), le tableau 16, nous montre une prédominance de 31,09% en moyenne dans le village de Mallamawa et le village de Dan Saga a la plus petite moyenne (21,07%).

    Le tableau 16 montre les proportions de la RNA en fonction des villages d'étude. En effet, Pour ce qui est du nombre de pratiquant et leur superficies emblavées sur la pratique de la RNA, le test statistique ANOVA montre qu'il n'y pas une différence significative entre les villages e pour ces deux variables. Mais, le test statistique de Khi deux, montre une différence significative uniquement entre les villages concernant la variable (% des revenus du ménage).

    36

    Tableau 16 : Proportions de la RNA en fonction des villages du grappe

    Villages

    Pratique de la RNA

    Superficie
    touchée (ha)

    Nbre de
    Pratiquants

    % rendement
    de la

    production

    % des revenus
    du ménage

    DS

    3,7 #177; 3,21

    668 #177; 11,5

    23,03

    21,07

    DA

    2,4 #177; 1,30

    132,8 #177; 257,3

    26,4

    26,76

    GB

    3,7 #177; 5

    105,6 #177; 173

    35,38

    24,81

    HI

    4,7 #177; 2,4

    61 #177; 31,6

    22,81

    23,81

    KK

    2 #177; 1,49

    45 #177; 94,7

    22,56

    21,52

    MA

    2,6 #177; 3,1

    116 #177; 213,4

    27,43

    31,09

    Moy. G

    3,3 #177; 3,15

    301 #177; 761

    25,47

    23,84

    Test Khi deux

     
     

    X2 : 250,08 Sign. : ns

    X2 : 183,50 Sign. : **

    Test ANOVA

    F = 2,931
    P = 0,014

    F = 6,064 P = 0

     
     

    ** = p << 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F : Statistique de F, P : p-Value.

    - Principales contraintes liées à la pratique de la RNA

    Dans la grappe de Dan Saga, la régénération naturelle assistée fait face à d'énormes obstacles dont entre autres : La coupe frauduleuse du bois (57,23%). Cette pratique est l'une des contraintes majeures qui provoque l'abandon de la protection des jeunes arbres dans les champs. Ensuite, L'émondage (35,23%) qui est plus pratiqué par les éleveurs transhumants (photo 4b). L'espèce la plus émondée est Faidherbia albida où les branches sont complètement coupées. Ensuite 6,95% de la mauvaise pratique, 6,42% de tradipraticien (photo 4a), et enfin 4,98% des dégâts des animaux autochtone.

    a

    b

    37

    Photo 6 : (a) prélèvement frauduleuse d'écorces de Pterocarpus erinaceus (Madobiya) par les tradipraticiens dans le village de Mallamawa - (b) coupes frauduleuses de bois de Faidherbia albida par les éleveurs transhumants.

    3.1.4.3.4. Champs Ecole Paysan ou Champs de diversité (CEP ou CD)

    Les villages de la grappe ayant bénéficier du CEP ou CD sont : Dan Saga, Mallamawa, et Guidan Bakoye (photo 5). Il ressort de cet échantillonnage détaillé au tableau 17, 34,1% des répondants sont des bénéficiaires directs des CEP faite par PPILDA et 24,5% sont des bénéficiaires indirects (membres de la famille du bénéficiaire direct).

    Le tableau 17 montre Impacts du Champs Ecole Paysan ou Champs de diversité (CEP ou CD) en fonction des villages d'étude. En effet, Pour ce qui est des variables comme Année de CEP après le départ du projet, Formateurs issus de l'intervention du projet et Jeunes producteurs formés chaque année, le test statistique ANOVA montre qu'il n'y pas une différence significative entre les villages pour ces trois variables. Mais, le test statistique ANOVA, montre une différence significative entre les villages concernant les variables (OP formés et % d'augmentation de rendement grâce CEP).

    38

    Tableau 17 : Impacts du Champs Ecole Paysan ou Champs de diversité (CEP ou CD) en foction des villages

    Villages

    Impacts

    Dan Saga

    Guidan Bakoye

    Mallamawa

    Moy.

    ANOVA

    Durée après le projet (ans)

    11

    8

    8

    9

    F = 6,46 P = 0,003

    OP formés

    3

    3

    1

    2

    F = 1,30 P = 0,27

    Nbre. Formateurs sortant du CEP

    9

    7

    4

    7

    F = 13,28 P = 0

    Nbre. Jeunes formés par an

    4

    1

    0

    2

    F = 7,74 P = 0,001

    % d'augmentation de rendement

    33

    42

    32

    35,67

    F = 1,12 P = 0,33

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F : Statistique de F, P : p-Value.

    a

    b

    Photo 7 : (a) Outils de gestion de cotisation des membres - (b) dispositif de mise en place des parcelles de CEP ou CD dans le village de Dan Saga.

    3.1.4.3.5. Appui Conseil Agropastorale (ACAP)

    Les villages de la grappe ayant bénéficié de l'ACAP sont : Dan Saga, Hardo Illia et Mallamawa. Lors des activités du PPILDA, Chaque bénéficiaire avait eu en moyenne 10 kg de mil et 5kg de semences de niébé (HKP pour le mil et IT 90K 372-1-2 pour le niébé) et 1 sac d'engrais. La quantité de la récolte est en moyenne 707,7 #177; 1810 kg par bénéficiaire. Il est également à rappeler qu'en moyenne 30,3% des enquêtés affirme que la variété de mil reçues est toujours disponible et la cultive chaque année.

    La récolte est destinée : à la consommation familiale (66,57%), la vente (57,03%), à faire des dons entre famille ou communauté (31,17%) et enfin a la conservation comme semence pour la prochaine saison (18,20%). L'autoconsommation et don familiale sont plus élevée à Hardo Illia avec comme moyenne respectivement de 80,80% et 42,30%. En revanche, ils sont faibles à Dan

    39

    Saga (respectivement de 49,3% et 16,4%). En ce qui concerne la vente, le village de Mallamawa a le plus élevé des moyennes (69,60%) contre 43,80% à Dan Saga. En fin pour la conservation comme semence pour la prochaine saison, elle est plus dominante à Mallamawa (26,10%) et plus faible à Hardo Illia (3,80%). L'analyse du tableau 18 ressort les proportions (%) des espèces utilisées dans la RNA en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant toutes les variables.

    Tableau 18 : Proportion (%) de devenir des récoltes issues de l'ACAP en fonction des villages

    Villages

    Devenir récolte

    Dan Saga

    Hardo Illia

    Mallamawa

    Moy.

    X2

    Sign.

    Autoconsommation

    49,30

    80,80

    69,60

    66,57

    82,84

    **

    Vente

    43,80

    57,70

    69,60

    57,03

    64,72

    **

    Dons

    16,40

    42,30

    34,80

    31,17

    35,15

    **

    Conservation comme semence

    24,70

    3,80

    26,10

    18,20

    26,67

    **

    ** = p < 0,05

    3.1.4.3.6. Impacts socioéconomiques des pratiques agroécologiques

    Les pratiques agroécologiques mise en oeuvre ont permis de répondre à une situation de crise de fertilité de l'écosystème et de rendements agricoles très faibles à hauteurs de 56%. Ces pratiques ont permis également une diminution des coûts de production (56,65%) du fait de la réduction et/ou la substitution d'intrants externes par la valorisation des produits locaux (graines de neem, piments, fumure organique, compost). Sur le plan de la création d'emploi, elles représentent de potentielles opportunités d'emplois productifs et rémunérateurs à hauteur de 64%. Sur le plan de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la diversification des productions (légumineuses, produits animaux, fruits et légumes), contribue à une alimentation plus saine et plus équilibrée de la population de la grappe de dan saga (50%). Sur le plan de la santé, l'usage de biopesticides (44%) et de la biodiversité agricole favorisent la régulation naturelle des ravageurs, tout en réduisant de façon significative les effets néfastes dû à l'utilisation des engrais chimique sur la santé humaines et animales. Et enfin sur le plan de l'autonomisation des femmes, la mise en avant des valeurs sociales comme l'équité sociale conduisant à la formation des femmes paysannes aux pratiques agroécologiques a permis une augmentation de 39 % de leurs revenus. Cette dynamique leur a permis non seulement d'être autosuffisantes mais également de dégager un revenu supplémentaire à travers la vente des surplus et des

    40

    produits transformés issus de leurs productions (agricole et forestier), et ainsi leur a également assurer une émancipation économique et une valorisation de leur rôle dans l'exploitation.

    3.1.4.3.7. Utilisation des produits de lutte contre les ennemis de culture

    Il ressort de cette étude que 80% des répondants ont reçus des formations ou encadrements sur la lutte contre les ennemis de culture. Les proportions des produits connus par les enquêtés de la grappe sont : Biopesticide (4,5%), Chimique (13,5%), les deux (80%) et aucun (2%).

    En ce qui concerne leur utilisation, les produits chimiques sont les plus utilisés avec une moyenne de 42,12% suivi de l'utilisation mixte (les deux types de produits à la fois) de 28,18%, ensuite 24,05% en moyenne pour les biopesticides a base du tabac, de piments et Graine de neem et enfin 5,63% des répondants n'utilise aucune de ces produits de lutte contre les ravageurs de culture. A l'échelle des villages, la figure 9 nous indique une dominance des proportions des utilisations des biopesticides (38,5%) dans le village de Hardo Illia contre 17,4% dans le village de Mallamawa. Pour les produits chimiques, elle est plus élevée à Dogaraoua (52%) et plus faible à Dan Saga (32,9%). Le village de Mallamawa regorge la plus grande moyenne (47,8%) pour l'utilisation mixte, en revanche, le village de Hardo Illia a la plus faible moyenne (3,8%). Il est à noter que 15,4% des répondants du village de Hardo Illia n'utilisent aucun de ces deux produits contre 0% à Kokai et Mallamawa, où tous les répondants utilisent au moins un des deux catégories de produits.

    Proportions (%)

    60%

    50%

    40%

    30%

    20%

    10%

    0%

    Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa

    Aucun Biopesticide Chimique Les deux

    Figure 9 : Proportions (%) d'utilisation des produits de lutte contre les ennemis de culture en fonction des villages.

    3.1.4.3.8. Evaluation des revenus issus de l'exploitation des produits forestiers Il découle de cette étude que 32,5% en moyenne des répondants sont des exploitants de bois. La saison où les bois sont le plus vendu est la saison froide avec une moyenne de 25,3% suivi de la saison sèche qui est de 7,93% et 2,4% pour la saison de pluie. A l'échelle des villages,

    41

    Kokai a la plus grande moyenne 44,4% suivi de Mallamawa pour la saison froide. Pour la saison sèche, elle est plus élevée dans le village de Dan Saga avec 20,5% en moyenne suivi de 8% à Dogaraoua et plus faible à Kokai (3,7%). En fin pour la saison de pluie, elle est faible partout (figure 10).

    Proportions (%)

    40%

    30%

    20%

    10%

    0%

    50%

    Dan Saga Dogaraoua Guidan

    Bakoye

    Saison de pluie Saison froide Saison sèche

    Hardo Illia Kokai Mallamawa Moy.

    Figure 10 : Périodes de la forte vente des Produits forestier en fonction des villages.

    - Produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages

    La période pendant laquelle les dérivées d'arbres sont le plus vendu est la période de froide. Pendant cette période, le bois a la plus grande moyenne (25,25%) et est plus élevée dans le village de Kokai avec 48,1% en moyenne et le village de Hardo Illia, la plus petite des proportion (3,8%). La vente des fruits (22,4%) vient en deuxième position après le bois pendant la période froide et est plus importante dans le village de Mallamawa (tableau 19 & photo 6). Pour la période sèche, le bois remporte également la plus grande moyennes (13,8%) et est plus élevée dans le village de Dan Saga (28,8%) cette fois ci, contre 0% dans le village de Hardo Illia. Ensuite, vient l'exploitation et la vente de l'écorce (11,48%) et est plus élevée dans le village de Mallamawa (26,1%) suivi de Dan Saga (16,4%) contre Hardo Illia (3,8%) et Dogaraoua (0%). En fin pour la période de pluie ou il y a moins de vente sur tous les produits ligneux, le bois a la plus grande proportion (9,33%) suivi de la vente des feuilles (6,03%) et des racines (5,35%). Pour cette période, le village de Kokai a la plus grande moyenne de vente de bois (29,6%) et Dogaraoua, la plus petite des moyenne (0%).

    L'analyse du tableau 19 ressort les proportions (%) des produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages. Ainsi, pour la période froide, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Bois et Fruits) alors que pour les variables (Ecorces, Gousse et Feuilles), le test montre qu'il y'a une différence significative entre les villages pour ces variables. Ensuite, pour la période sèche, il y a une différence entre les villages concernant les variables (Feuilles, Fruits, Fleurs,

    42

    Gousses, Racines et Ecorces) alors que pour la variable (bois), le test montre qu'il n'y'a pas une différence significative entre les villages pour ces variables. En fin, pour la période de pluie, il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Feuilles, Racines et Bois) alors que pour la variable (Fruits, Fleurs, Gousses et Ecorces), le test montre qu'il y'a une différence significative entre les villages pour ces variables.

    Tableau 19 : Proportions (%) des produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages

    Villages Période

     

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Période froide

    Bois

    26

    8

    30,8

    3,8

    48,1

    34,8

    25,25

    19,2

    *

    Fruits

    15,1

    8

    0

    3,8

    11,1

    30,4

    11,4

    13,7

    *

    Ecorces

    6,8

    0

    7,7

    0

    7,4

    4,3

    4,37

    3,95

    ns

    Gousse

    5,5

    0

    0

    3,8

    0

    13

    3,72

    8,56

    ns

    Feuilles

    2,7

    0

    0

    0

    0

    0

    0,45

    3,51

    ns

    Période sèche

    Feuilles

    13,7

    0

    7,7

    3,8

    14,8

    4,3

    7,38

    7,06

    ns

    Fruits

    11

    8

    7,7

    3,8

    11,1

    17,4

    9,83

    2,86

    ns

    Fleurs

    4,1

    0

    3,8

    3,8

    3,7

    0

    2,57

    1,96

    ns

    Gousses

    8,2

    0

    7,7

    0

    0

    8,7

    4,1

    6,75

    ns

    Racines

    6,8

    0

    7,7

    0

    7,4

    8,7

    5,1

    4,10

    ns

    Ecorces

    16,4

    0

    11,5

    3,8

    11,1

    26,1

    11,48

    10,3

    ns

    Bois

    28,8

    8

    7,7

    0

    29,6

    8,7

    13,8

    19,2

    *

    Période pluie

    Feuilles

    0

    12

    3,8

    0

    7,4

    13

    6,03

    12,4

    *

    Fruits

    8,2

    8

    7,7

    0

    7,4

    4,3

    5,93

    2,5

    ns

    Fleurs

    0

    0

    3,8

    0

    7,4

    0

    1,87

    9,6

    ns

    Gousses

    2,7

    0

    3,8

    0

    3,7

    4,3

    2,42

    2

    ns

    Racines

    2,7

    0

    7,7

    0

    0

    21,7

    5,35

    20,7

    *

    Ecorces

    5,5

    0

    0

    0

    0

    13

    3,08

    10,8

    ns

    Bois

    9,6

    0

    3,8

    0

    29,6

    13

    9,33

    19,4

    *

    * = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi, Sign. : Signification.

    43

    Photo 8 : Illustration de la cueillette des gousses de Tamarindus indica dans le village de Dan Saga

    - Estimation des revenus issus des produits forestiers dans la grappe de Dan Saga Tableau 20 : Estimation des revenus issus des produits forestiers dans la grappe de Dan Saga

    Activités

    Période de
    prise

    Prix et
    Unité

    Quantité totale par Année

    Revenus tirés par Mois

    Revenus tirés par Année

    Vente de bois

    Sèche chaude

    Stère à
    2500F

    605

    126 150

    1 513 750

    Sous-produits du bois

    Sèche chaude

    Variés

    //

    12 000

    144 000

    Vente de Fruits

    Froide, Pluie

    75F/ tia

    787

    59 025

    708 300

    Vente de Ecorces

    Sèche

    250F/tas de 100g

    30

    7 500

    90 000

    Vente de Gousse

    Froide

    212,41tia

    142

    30 094

    361 130

    Vente de Feuilles

    Pluie

    100F/tia

    5 000

    41 670

    500 000

    TOTAL

    3 317 181 F

    - Exploitations du bois en fonction des saisons et villages

    Le nombre de prise de bois est plus élevée pendant la saison froide avec 2,36 #177; 8 fois en moyenne dans toute la grappe. En revanche, la quantité de botte de bois est en moyenne de 12 #177; 40 bottes pendant la saison sèche. Par comparaison, on remarque que la période où l'exploitation des bois est faible est la saison de pluie avec en moyenne 0,13 #177; 1 fois de prise et de 1,74 #177; 7 bottes de bois par exploitant. Le botte de bois est vendu en moyenne à 709 F CFA pendant la saison de pluie, 691f CFA pendant la saison froide et 580F CFA pendant la saison

    44

    sèche. Le prix de vente du botte de bois (Photo 7b) pendant la saison des pluies est plus élevé dans le village de Dan Saga (1 011F CFA) et nul à Dogaraoua et Hardo Illia. Pour la saison froide, le prix de botte de bois est plus élevé a Mallamawa (931F CFA) et plus faible a Dogaraoua (350F CFA). Ensuite pour la saison sèche, le prix de botte de bois est vendu en moyenne a 775F CFA dans le village de Hardo Illia et 433F CFA en moyenne à Kokai (Tableau 21).

    Le tableau 21 nous permet d'observer une récapitulative des exploitations de bois en fonction des saisons et des villages d'étude. Pour le nombre de prise de bois, le test statistique ANOVA montre une différence significative (P > 5%) entre les villages pour toutes les trois saisons. Pour la quantité de botte, le test statistique ANOVA montre une différence significative (P > 5%) entre les villages pour les deux saisons (pluie et froide), en revanche, pour la saison sèche, le test montre qu'il n'y'a pas une différence significative entre les villages pour la saison. En fin pour le Prix de vente des bottes de bois, le test statistique ANOVA montre qu'il n'y'a pas une différence significative (P < 5%) entre les villages pour les deux saisons (froide et sèche), en revanche, pour la saison de pluie, le test montre une différence significative entre les villages pour la saison.

    Tableau 21 : Récapitulatif des exploitations de bois en fonction des saisons et des villages.

    Villages

    Facteurs

     

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    ANOVA

    Fréquence de prise

    SP

    0,2 #177; 1

    0

    0

    0

    0 #177; 0,5

    0,3 #177; 1,6

    0,13 #177; 1

    F = 0,57 P = 0,72

    SF

    4 #177; 12

    1 #177; 3

    1 #177; 2

    0,8 #177; 4

    1,7 #177; 3

    3,2 #177; 6

    2,36 #177; 8

    F = 1,15 P = 0,33

    SS

    2,3 #177; 9

    0,2 #177; 1

    0,6 #177; 2

    1,3 #177; 6

    3,7 #177; 19

    0

    1,6 #177; 9

    F = 0,67 P = 0,64

    Quantité de
    botte

    SP

    3 #177; 10

    0

    2 #177; 6,9

    0

    2 #177; 3,6

    2 #177; 4,6

    1,74 #177; 7

    F = 0,9 P = 0,48

    SF

    12 #177;33

    1 #177; 2,4

    5,1 #177; 1

    3 #177; 10

    3 #177; 6,5

    7 #177; 15,3

    6,7 #177; 22

    F = 1,67 P = 0,14

    SS

    24 #177; 6

    4,8 #177;

    20

    7 #177; 23

    5 #177; 20

    1 #177; 2

    8 #177; 21,6

    12 #177; 40

    F = 2,28 P = 0,04

    Prix de vente

    SP

    1 011

    0

    433

    0

    512

    658

    709

    F = 1,97 P = 0,14

    SF

    680

    350

    737

    550

    600

    931

    691

    F = 3,76 P = 0,00

    SS

    589

    516

    500

    775

    433

    687

    580

    F = 2,20 P = 0,07

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, S : Saison, SP : Saison de Pluie, SF : Saison Froide, SS : Saison Sèche, F : Statistique de F, P : p-Value.

    a

    b

    45

    Photo 9 : Illustration d'un stère de bois (a) - (b) botte de bois dans le marché de Dan Saga

    - Sources des revenus des répondants de la grappe de Dan Saga

    Les activités génératrices de revenus ou AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des productions maraîchères marchandes) regorgent la plus élevée avec 31,43% en moyenne sur l'ensemble des villages de la grappe. Ces AGRs sont plus important dans le village de Guidan Bakoye avec une moyenne de 42,3% contre 26% à Dan Saga. Ensuite vient, les transformations des Produits forestiers ou PF (27,45%) et est plus élevée dans le village de Kokai avec 55,6% en moyenne et 12% dans le village de Dogaraoua. Le village de Dan Saga a la plus élevée des moyennes concernant la vente de bois (23,3%). Le commerce est plus important dans le village de Guidan Bakoye (23,1%). Quant' a la fonction de formateur sortant de l'intervention de PPILDA, seuls les villages de Dan Saga et Mallamawa ont des formateurs actifs jusqu'aujourd'hui avec comme moyenne respectivement de 4,1% et 4,3%.

    L'analyse du tableau 22 ressort les proportions (%) des principales différences constatées entre les terres traitées écologiquement et les autres terres témoins en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les variables (AGRs, Transformation des PF, Vente de Bois et Commerce). Cependant, pour la variable (Formateurs), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    46

    Tableau 22 : Proportions (%) des sources des revenus des répondants de la grappe de Dan Saga

    Villages

    AGRs

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    AGR (diverses)

    26

    72

    42,3

    0

    22,2

    26,1

    31,43

    35,5

    *

    Transformation des PF

    31,5

    12

    30,8

    0

    55,6

    34,8

    27,45

    24,2

    *

    Vente de Bois

    23,3

    0

    19,2

    7,7

    7,4

    0

    9,60

    16,3

    *

    Commerce

    15,1

    4

    23,1

    3,8

    3,7

    0

    8,28

    12,8

    *

    Formateurs

    4,1

    0

    0

    0

    0

    4,3

    1,40

    4,4

    ns

    * = p < 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi, Sign. : Signification.

    - Estimation des revenus tirés des AGRs, des produits forestiers et leurs transformations Une comparaison des revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers a été faite. Les résultats du tableau 23 montrent que les AGRs apportent plus de bénéfice à hauteur de 42 800 F CFA par mois que les transformations des PFs (ex : photo 8) qui n'apporte que 9 100F CFA par mois. A l'échelle des villages, on remarque que le village de Dan Saga remporte la plus grande moyenne 14 800F CFA, puis Kokai 13 400F CFA et Hardo Illia, 0F CFA en termes des revenus issus des transformations des PFs. En ce qui concerne les AGRs, le village de Mallamawa a la plus grande moyenne à hauteur de 150 000F CFA et 4 000F CFA a Hardo Illia.

    Le tableau 23 montre les revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers ou PFs en fonction des villages d'étude. En effet, Pour ce qui des revenus issus de la Transformation des PFs, les variables (jour et mois), montre qu'il y a une différence significative entre les villages pour ces variables alors que pour la variable jour de marché, le test statistique ANOVA a montré qu'il n'y pas une différence significative entre les villages pour la variable. En fin, pour les AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des productions maraîchères marchandes), le test statistique ANOVA a montré qu'il y'a une différence significative entre les villages pour les trois variables (Jour, Jour du Marché et Mois).

    47

    Tableau 23 : Revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers ou PFs

    Villages

    Périodicité

     

    DS

    DA

    GB

     

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    ANOVA

     

    Revenus issus de la Transformation des PFs

    Jours

    6

    400

    450

    2 320

     

    0

    2 670

    1 100

    3 400

    F = 0,92
    P = 0,46

    Jour de
    marché

    3

    500

    500

    3 700

     

    0

    4 800

    2 300

    3 500

    F = 2,55
    P = 0,05

    Mois

    14

    800

    1 800

    2 900

     

    0

    13

    400

    11 630

    9100

    F =1,53
    P = 0,18

    AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des productions
    maraîchères marchandes)

    Jour

    2

    500

    500

    1 800

    2

    000

    750

    5 000

    2 200

    F = 0,88
    P = 0,50

    Jour du
    Marché

    3

    200

    500

    6 000

    1

    750

    1 000

    5 000

    3 700

    F = 0,95
    P = 0,46

    Mois

    56

    600

    25

    000

    18

    500

    4

    000

    22

    500

    150

    000

    42

    800

    F =1,98
    P = 0,11

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F : Statistique de F, P : p-Value.

    a

    b

    Photo 10 : Illustration de la transformation d'Andropogon gayanus pour la confection de contour de case (a) à Hardo Illia - et en cordon de têtes de case (b) à Dogaraoua.

    Groupement d'intérêt « Muci morial itacé » et les produits transformés (huile et savon) de Dan Saga.

    Le nom de ce groupement veut dire profitons des avantages des arbres. Ce groupement (photo 9) a été créé en 1998 par une femme (Sahiya Kané) à Dan Saga. Les membres étaient au nombre de 10 à sa création, mais aujourd'hui il comporte 25 membres dont 10 à Dan Saga, 5 à Kokai, 5 à Mallamawa et 5 à Dogaraoua. Ces femmes extraient l'huile de fruits de Balanites aegyptiaca et fabriquent du savon avec les résidus (tourteau) d'amandes de ces fruits.

    48

    Selon la présidente de ce groupement pour 30 mesures (ou tias) d'amandes, elles extraient 5 litres d'huile. Par semaine, elles peuvent produire 25 l d'huile et 100 morceaux du savon. Très appréciés par la population, ces produits finis sont vendus en raison de 2 500 FCFA par litre et 125, 250 et 300 FCFA par morceau du savon. La valeur monétaire d'huile et du savon produits et vendus par semaine est de 92 000 FCFA soit 55 800 FCFA pour l'huile et 36 200 FCFA pour le savon. Pour une telle production, « Muci morial itacé » obtient jusqu'à 4 416 000 FCFA (y compris les dépenses) par an.

    Photo 11 : Le groupement d'intérêt Muci morial itacé de Dan Saga. - Revenus tirés de la vente du miel

    Cinq apiculteurs ont été enquêtés aléatoirement. La quantité de miel produite et vendue par an est en moyenne de 113 L #177; 5 L avec en moyenne 14 ruches en paille. Lorsque le litre du miel est vendu à 3 000 FCFA, le revenu peut atteindre 1 695 000 FCFA par an, soit 339 000 FCFA par an et par apiculteur. Et s'ils les exportent vers la ville, le litre est vendu à 5000 F CFA avec un revenu qui peut envoisiner les 2 825 000 F CFA par an soit 565 000 F CFA par an et par apiculteur.

    - Utilisation des revenus tirés de la vente des PFs

    Les revenus substantiels tirés de la vente des produits issus de la RNA sont diversement utilisés. Pour mieux apprécier les impacts de la RNA sur le bien-être familial, nous avons élaboré une grille d'analyse dont l'exploitation présente une pluralité des utilisations. La figure 11 indique que l'alimentation et soin humain (50 %), les cérémonies (16%), les moyens de production (l'entretien des maisons et des champs, l'investissement et achat intrant agricole), Achat et

    49

    Alimentation animale reçoivent la grosse part des revenus directement utilisés. Ces revenus sont faiblement affectés à l'éducation.

    Achat et
    Alimentation
    animale
    13%

    Investissement agricole

    14%

    Ceremonie

    16%

    Education

    7%

    Alimentation et soin humain

    50%

    Figure 11 : Répartition des revenus tirés de la vente des PFs

    3.1.4.3.9. Compte d'exploitation de la culture en bande alternées mil-niébé et des activités issus de la RNA sur un hectare

    Les échanges effectués avec les producteurs nous a permis d'établir ce compte d'exploitation de la culture en bande alternées mil-niébé et des activités issus de la pratique de la RNA sur une superficie d'un hectare. Les tableau 24 & 25 nous renseigne sur les amortissements, dépenses et bénéfices ainsi que le coefficient multiplicateur faites moyennement par les producteurs sur 1ha de production.

    Tableau 24 : Amortissement des matériels des pratiques de la RNA

    Désignations

    Nombres

    unitaire Prix

    Prix total

    Durée des vies (en année)

    Montant amorti en
    FCFA

    Houe

    2

    1 500

    3 000

    2

    1 500

    Daba

    2

    1 000

    2 000

    2

    1 000

    Coupe-coupe

    2

    2 000

    4 000

    2

    2 000

    Ruche en paille

    3

    5 000

    15 000

    5

    3 000

    Râteau

    2

    2 000

    4 000

    2

    2 000

    Total amortissements en FCFA

    9 500

    50

    Tableau 25 : Compte d'exploitation la culture en bande alternées mil-niébé et des activités issus de la RNA pour un hectare

    Libellé

    Quantité

    Coût
    Unitaire

    Coût
    Total

    % charges
    opérationnelles

    Charges opérationnelles productions mil-niébé

    Semences Mil

    3

    850

    2 550

    1%

    Semence Niébé

    7

    1 500

    10 500

    5%

    Insecticide - fongicide

    4

    500

    2 000

    1%

    Fumure organique

    15

    1 000

    15 000

    8%

    Engrais Minérale par microdose

    1

    27 000

    27 000

    14%

    Biopesticides

    12

    1 000

    12 000

    6%

    Main d'oeuvre hors récolte

    //

    //

    27 000

    14%

    Achat de sacs pics

    8

    1 000

    8 000

    4%

    Main d'oeuvre récolte et décorticage

    //

    //

    25 000

    13%

    Charges opérationnelles de la pratique de la RNA

    Main d'oeuvre transport du bois

    10

    500

    5 000

    3%

    Main d'oeuvre élagage des arbres

    //

    //

    2 500

    1%

    Charge opérationnelles PFNL

    Main d'oeuvre récolte de fruits des arbres

    787

    25

    19 675

    10%

    Main d'oeuvre récolte du miel

    //

    //

    25 000

    13%

    Main d'oeuvre récolte des gousses des arbres

    142

    20

    2 840

    1%

    Amortissements des équipements

    //

    //

    9 500

    5%

    Sous-total charges opérationnelles de la production MIL niébé

    129 050

    67%

    Sous-total charges opérationnelles de la pratique de la RNA

    14 000

    7%

    Sous-total charge opérationnelles PFNL

    47 515

    25%

    Total des charge opérationnelles (a)

    193 565

    100%

    Marge brute

    Vente du niébé grain

    3,5

    40 000

    140 000

     

    Vente du Mil

    4

    25 000

    100 000

     

    Vente des coques de niébé

    9

    2 000

    18 000

     

    Vente de fanes de niébé

    49

    2 500

    12 2500

     

    Vente de bois

     
     

    250 000

     

    Vente des PFNL (feuilles, gousses, fruits, écorces, etc.)

    //

    //

    85 000

     

    Vente du miel

    20,17

    5 000

    100 850

     

    Vente des produits forestiers issu de bois

    //

    //

    40 000

     

    Sous-total Commercialisation de la production mil niébé

    380 500

     

    Sous-total Commercialisation des produits issu de la RNA

    290 000

     

    Sous-total Commercialisation de PFNL

    185 850

     

    TOTAL (b)

    856 350

     

    Marge brute sur charges opérationnelles en F.CFA
    (c)= (b)- (a)

    662 785

     

    Coefficient multiplicateur (b)/ (a)

    4,42

     

    51

    3.1.5. Détermination du taux d'adoption des pratiques agroécologiques

    vulgarisées par PPILDA

    3.1.5.1. Techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus

    adaptées au contexte socioculturel et économique des villages du grappe

    Il découle de cette étude que la pratique de la RNA est la plus pratiquée en termes de technique de fertilisation des sols avec une moyenne générale de 84,37% suivi de 71,48% pour l'application du compost et FO (photo 10), 60,88% pour l'utilisation des variétés améliorées et 60,4% pour la microdose d'engrais chimique. A l'échelle des villages, la RNA reste la plus pratiquée et est plus élevée dans le village de Kokai avec une moyenne de 92,6% et plus faible (par rapport aux autres villages) à Hardo Illia avec une moyenne de 76,9%. Pour le compostage, elle est plus élevée a Mallamawa avec une moyenne de 95,7% contre 63% à Dan Saga. Pour la microdose d'engrais chimique, elle est aussi plus élevée a Mallamawa (60,9%) contre celle de Hardo Illia (53,8%). Enfin pour les variétés améliorées, le village de Dogaraoua regorge la plus grande moyenne 76% et le village de Dan Saga la plus petite des moyennes.

    L'analyse du tableau 26 ressort les proportions (%) des techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Application compost & MO et Utilisation des variétés améliorées). Cependant, pour la variable (Engrais chimique et RNA), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    Tableau 26 : Proportions (%) des techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction des villages

    Villages

    Fertilisants

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Application compost & MO

    63

    92

    53,8

    57,7

    66,7

    95,7

    71,48

    19,4

    **

    Engrais chimique (microdose)

    50,7

    80

    57,7

    53,8

    59,3

    60,9

    60,4

    6,85

    ns

    Utilisation des variétés améliorées

    49,3

    76

    38,5

    61,5

    70,4

    69,6

    60,88

    12,7

    *

    RNA

    78,1

    88

    92,3

    76,9

    92,6

    78,3

    84,37

    6,09

    ns

    * = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    52

    Photo 12 : Méthode d'apport du fumier dans les champs dans la grappe de Dan Saga.

    3.1.6. Analyse de la durabilité des pratiques agroécologiques

    3.1.6.1. Durabilité des pratiques Agroécologiques

    Il découle de cette étude que ces pratiques sont faites depuis le départ du projet par en moyenne 58% des répondants, 5% avant l'arrivée du projet et 37% avec le projet. Les proportions de fréquence de ces pratiques agroécologiques sont : toujours ou toutes l'année (60,5%), rarement (24%), pendant la saison de pluie (12,5%) et la saison sèche (2,5%) et enfin seule 0.5% ne le font jamais. Il est à noter que 99% des répondants estiment être satisfait de ces pratiques contre 2% d'insatisfait. Les principales raisons de ces pratiques dans la grappe de Dan Saga sont : Amélioration de la fertilité des sols (72,6%), la réduction de l'érosion et le travail du sol (37,58%), avoir un rendement élevé (50,92%) et des revenus issus PFs (32,97%).

    3.1.6.2.1. Pratiques agroécologique existantes jusqu'aujourd'hui

    Il ressort de cette étude que près de 100% des répondants font le RNA, 79% pratiquent les systèmes de culture apprises lors des CEP, 72% appliquent les bonnes méthodes de compostage, 32% font la culture des légumineuses en vue d'accroitre la fertilité de leur sol, 31,2% utilisent les biopesticides, 19,5% font la transformation de graines de balanites en huile et savons, 17,4% font la microdose d'engrais afin de limiter l'excessivité de son utilisation et seulement 13,4% font la cultures de couverture sur l'ensemble des villages de la grappe. Ces pratiques sont faites en moyenne depuis 8,89 #177; 5,6 ans à Dan Saga, 10,32 #177; 4,2 ans à Dogaraoua, 10,96 #177; 5,8 ans à Hardo Illia, 3,63 #177; 4,8 ans à Kokai et de 9,87 #177; 5,91 ans à Mallamawa. L'utilisation des biopesticides est la plus pratiqué dans le village de Kokai après la RNA, le compostage et le Système de culture en bandes alternées. La microdose d'engrais n'est faiblement pratiquée que dans le village de Dogaraoua et en ce qu'il s'agit de la culture de couverture, ils ne la pratique même pas.

    53

    L'analyse du tableau 27 ressort les proportions (%) des pratiques agroécologiques existantes en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les variables (Système de culture en bandes alternées, Compostage, Utilisation des légumineuses, Utilisation des biopesticides, Microdose d'engrais et Cultures de couverture). Cependant, pour la variable (RNA et Transformation de graines de balanites), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

    Tableau 27 : Proportions (%) des pratiques agroécologiques existantes en fonction des villages

    Villages

    Pratiques

    agroécologiques

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    RNA

    98,6

    100

    100

    100

    100

    100

    99,7

    1,7

    ns

    Système de culture en bandes alternées

    86,3

    100

    57,7

    92,3

    59,3

    78,3

    79

    26,3

    **

    Compostage

    89

    84

    50

    73,1

    66,7

    69,6

    72

    19,2

    **

    Usage des légumineuses

    47,9

    16

    34,6

    30,8

    14,8

    47,8

    32

    15,9

    **

    Usage des biopesticides

    30,1

    16

    42,3

    7,7

    51,9

    39,1

    31,2

    17,0

    **

    Transformation de graines de Balanites aegyptiaca

    12,3

    24

    15,4

    30,8

    25,9

    8,7

    19,5

    7,7

    ns

    Microdose d'engrais

    16,4

    4

    38,5

    19,2

    22,2

    4,3

    17,4

    14,3

    *

    Cultures de couverture

    11

    0

    30,8

    23,1

    11,1

    4,3

    13,4

    15,2

    **

    * = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.6.2.2. Etat des champs aujourd'hui grâce aux pratiques agroécologiques

    Il ressort de cette recherche que 74,6% en moyenne des champs ont amélioré leur fertilité grâce à ces pratiques, 55% ont augmenter leur rendement, 53,7% ont augmenter leur quantité de pieds d'arbres et 37,9% ont réduit l'érosion. En termes de fertilité de sol, le village de Mallamawa a la plus grande moyenne (100%) et les autres villages ont tous une moyenne supérieure ou égale à 60%. Pour l'augmentation du rendement de culture, le village de Guidan Bakoye a la plus grande moyenne (69,2%) et Dogaraoua, la plus petite des moyenne (32%). En revanche, pour la réduction de l'érosion grâce aux arbres, le village de Hardo Illia a la plus grande moyenne avec 88,5%, 39,7% à Dan Saga et 12% uniquement dans le village de Dogaraoua (tableau 28).

    54

    L'analyse du tableau 28 ressort les proportions (%) des pratiques agroécologiques existantes en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant toutes les variables.

    Tableau 28 : Etat des champs aujourd'hui grâce aux pratiques agroécologiques en fonction des villages (%).

    Villages

    Progrès

    DS

    DA

    GB

    HI

    KK

    MA

    Moy.

    X2

    Sign.

    Sol fertile

    71,2

    60

    65,4

    76,9

    74,1

    100

    74,6

    11,86

    *

    Augmentation du rendement

    65,8

    32

    69,2

    50

    48,1

    65,2

    55

    12,27

    *

    Beaucoup d'arbres dans le champ

    61,6

    20

    57,7

    61,5

    51,9

    69,6

    53,7

    16,29

    **

    Réduire l'érosion

    39,7

    12

    30,8

    88,5

    25,9

    30,4

    37,9

    37,96

    **

    * = p < 0,05 ** = p << 0,05

    Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

    3.1.6.2.3. Etat des arbres de la grappe de Dan Saga aujourd'hui grâce à la RNA

    A l'issu des interventions du PPILDA, les répondants affirment une amélioration sur l'état des arbres dans les champs selon les proportions suivants : Augmentation des arbres (81,5%) et des PFs (35,9%), Croissances des arbres (49,4%), Apparition de certaines espèces de ligneux (41,9%) comme Lannea acida (Daouya), Boswellia odorata (Hano), Detarium microcarpum (Taura), Khaya senegalensis (Madaci), Vitellaria paradoxa (Kadé), Securidaca longepedunculata (Uwa magungunna) et Pterocarpus erinaceus (Madobiya) (photo 10). Cependant, seul 2,6% des répondants affirment une diminution des arbres sur l'ensemble des villages de la grappe (figure 12).

    Apparition de certains espèces

    Augmentation des arbres

    Croissances des arbres

    Augmentation des PFs

    Diminution des arbres

    0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%

    2,60%

    35,90%

    41,90%

    49,40%

    81,50%

    Figure 12 : Proportion des états des arbres de la grappe de Dan Saga aujourd'hui grâce à la RNA

    55

    Photo 13 : l'espèce Pterocarpus erinaceus (Madobiya) réapparue grâce à la pratique de la RNA dans le village Mallamawa.

    3.1.6.2.4. Appréciation des revenus de ménages grâce à la RNA

    Grâce aux revenus découlant de la vente des produits de la RNA, la proportion des répondants sur l'ensemble de ces villages de la grappe affirmant une augmentation de revenus est de 96,62% contre ceux affirmant une diminution des revenus est de 5,05%. Ce pendant seule 0,87% affirment que rien à changer à leur économie de ménage (figure 13).

    DS DA GB HI KK MA Moy.

    Augmentation de revenus Diminution des revenus Rien à changer

    PROPORTIONS (%)

    100%

    90%

    80%

    70%

    60%

    50%

    40%

    30%

    20%

    10%

    0%

    Figure 13 : Proportions (%) des appréciations des revenus de ménages grâce à la RNA.

    56

    3.2.Discussion

    À l'issue de cette étude, des informations sur l'impact des pratiques agroécologiques mises en oeuvre par le Projet de Promotion de l'Initiative Locale de Développement à Aguié (PPILDA) de 2005 à 2012 dans la grappe de Dan Saga ont été documentées. Notre échantillonnage est composé de 87 % des Haoussa et de 13 % de Peulhs. Ainsi, il se compose de 31,5 % de femmes et de 68,5 % d'hommes, majoritairement alphabètes. La taille moyenne des ménages est de 9,87 #177; 5,805 personnes, avec en moyenne 5,09 #177; 3,574 actifs agricoles (AA) par ménage. Cette situation s'explique par le fait que les jeunes hommes s'intéressent davantage aux activités non agricoles et laissent les exploitations aux plus âgés. En ce qui concerne les résultats liés à l'ethno-spécificité, la facilité d'adoption des pratiques agroécologiques telles que la régénération naturelle assistée (RNA) peut s'expliquer par le besoin de l'ethnie Peulh pour l'alimentation de leurs troupeaux.

    On observe une prédominance des exploitations individuelles (85,5 %) par rapport à celles des exploitations collectives (14,5 %). Cela s'explique généralement par l'achat, l'acquisition et la distribution des terres d'héritage aux membres de la famille devenus chefs de ménage, notamment les hommes, afin de leur permettre de diriger l'exploitation. L'âge moyen des enquêtés est de 49,30 #177; 10,57 ans, et leur activité principale est l'agriculture (97,5 %), suivie de l'élevage (1%). Ces résultats sont supérieurs à ceux obtenus par Rabé et al. (2021), qui ont trouvé un âge moyen de 45,3 ans et une proportion de 90 % pour l'activité principale. L'analyse des ressources révèle que la superficie moyenne cultivée est de 3,33 #177; 2,99 ha, avec en moyenne 2,7 #177; 2,67 champs par ménage de l'échantillon. Ainsi, grâce au projet CALI (2010), plus de 66,5 % des terres des bénéficiaires ont été formellement sécurisées. L'acquisition des champs se fait en moyenne par héritage (96 %) et par achat (22 %) dans la grappe. La prédominance de l'héritage sur l'achat s'explique par le fait que la gestion des terres reste encore lignagère. Cette transmission se fait généralement de père en fils, selon le principe islamique. En effet, en islam, la terre se transmet par héritage suivant les proportions de 2/3 pour le garçon et 1/3 pour la fille (Lawali, 2011). Ces données sont comparables à celles obtenues par Zakari et al. (2019).

    Plusieurs pratiques agroécologiques sont mises en oeuvre par le projet, dont les plus appréciées par les agriculteurs sont : la RNA (98,42 %), les systèmes de culture (en ligne et en bandes alternées) (83,72 %), le compostage (73,23 %), l'utilisation des variétés améliorées de mil (HKP) et du niébé (IT 90K 372-1-2) (69,28 %), l'utilisation des biopesticides (52,32 %), la microdose d'engrais (27,78 %) et le semis direct (sans labour) (16,48 %). Ces résultats

    57

    s'expliquent par la facilité du point de vue économique et social, ainsi que par l'accessibilité et la disponibilité des ressources à moindre coût, ce qui contribue à confirmer la première hypothèse.

    En ce qui concerne le niveau d'adoption des pratiques agroécologiques, la régénération naturelle assistée est la plus adoptée en termes de technique de fertilisation et de réduction de l'érosion des sols, avec une moyenne de 84,37 %. Elle est suivie par l'application du compost (71,48 %) et la microdose d'engrais chimique (60,4 %). Cette adoption peut s'expliquer par le fait que la plupart des sols ayant une pauvreté naturelle réagissent positivement aux différentes pratiques d'amélioration de la fertilité (Ouattara, 2007). Ces améliorations ont engendré une bonne nutrition des plantes, d'où l'augmentation des rendements. Concernant la microdose, sa performance serait liée à la concentration des nutriments au niveau des systèmes racinaires, ce qui améliorerait l'accessibilité et l'efficience d'utilisation (Muehlig-Versen et al., 2003). Ce résultat est supérieur à celui obtenu par Sigue et al. (2018), qui ont trouvé un taux d'adoption de 36 %. S'agissant de l'utilisation des variétés améliorées du mil (HKP) et du niébé (IT 90K 372-1-2), le taux moyen d'adoption est de 60,88 %. Il est bien constaté que le taux d'adoption de la variété améliorée du niébé est largement inférieur à celui enregistré par Rabé et al. (2021), qui ont trouvé un taux d'adoption de la variété IT 90K 372-1-2 de 90 % chez les producteurs ayant participé aux CEP. Le taux d'adoption des variétés améliorées peut aussi s'expliquer par le potentiel de rendement de ces variétés (Saidou, 2011). Tout cela contribue à confirmer la deuxième hypothèse.

    Les pratiques agroécologiques génèrent des activités génératrices de revenus, telles que la vente de bois, de produits non ligneux et de produits issus de la transformation des PFs. Ces activités contribuent à soutenir l'économie des ménages de producteurs grâce aux revenus qu'elles génèrent. Du point de vue économique et organisationnel, la commercialisation des graines de Balanites aegyptiaca transformées génère plus de 4 416 000 FCFA/an pour le groupement féminin « Muci morial itacé » de Dan Saga. Quant aux apiculteurs enquêtés, leur revenu moyen est de 2 825 000 F CFA par an. Ces résultats sont supérieurs à ceux obtenus par Abdou (2016), qui a trouvé un chiffre d'affaires annuel de 4 152 000 F CFA pour le GIE et 1 176 250 F CFA pour le miel. Les femmes vendent les fruits, le savon et l'huile, tandis que les hommes se spécialisent dans la vente du miel et du bois. Globalement, la vente des produits non ligneux a favorisé l'émergence d'activités génératrices de revenus dans les différents ménages de la grappe. Les pratiques agroécologiques représentent un outil efficace de lutte contre la vulnérabilité chez les producteurs et exploitants du bois. En ce qui concerne la réduction du

    58

    coût de production, la microdose permet de réduire les coûts des engrais, favorisant ainsi une augmentation du revenu des producteurs (Taonda et al., 2008). Tout cela contribue à confirmer la troisième hypothèse, qui stipule que les pratiques agroécologiques améliorent les indicateurs socioéconomiques et l'environnement au sein des ménages.

    En ce qui concerne la durabilité, les pratiques telles que la Régénération naturelle assistée, l'utilisation de variétés améliorées, le compostage, les biopesticides et la microdose d'engrais sont celles qui peuvent être qualifiées de durables. Elles s'adaptent au mieux à leur contexte économique, socioculturel et environnemental, et constituent la base de leur production. En effet, elles sont mises en oeuvre dans le but d'accroître la fertilité de manière durable et de limiter l'utilisation excessive de produits chimiques, tout en étant économiquement viables et socialement acceptables (Laurent, 2023). Ces pratiques sont appliquées depuis plus de 8,9 ans, malgré certaines difficultés peu significatives dans leur mise en oeuvre, telles que la cherté des variétés améliorées, la perte de tiges de céréales et la difficulté de germination de certaines espèces forestières. Ainsi, l'hypothèse selon laquelle les pratiques agroécologiques développées sont durables, malgré les contraintes techniques, socioéconomiques et environnementales, est confirmée.

    59

    Conclusion et perspectives

    La commune d'Aguié, connu avec une démographie croissante provoquant ainsi des surexploitations des terres et l'utilisation excessive des produits chimiques a atteint un degré de saturation foncière conduisant à une situation socio-économique déplorable en milieu rural. Pour relever ces défis, les paysans ont adopté plusieurs stratégies d'intensification agricoles multi bénéfique et durable grâce au PPILDA. Cette étude a permis d'aboutir à des résultats tant sur les pratiques agroécologiques que sur l'impact et la durabilité de celles-ci dans la vie socioéconomique des producteurs.

    Il ressort de cette étude que les changements les plus remarquables sont ceux liés à l'élévation du rendement (71 %), suivis de la protection des cultures (46,27 %) et des activités biologiques observables sur les champs (46,18 %). Les différences constatées entre les terres traitées de manière écologique par rapport aux terres témoins sont les suivantes : la fertilité durable (54,98 %), le fort rendement (49,7 %), le sol protégé (38,38 %) et peu lessivé (21,3 %). En termes d'impacts socioéconomiques, la commercialisation des graines de Balanites aegyptiaca transformées génère en moyenne 4 416 000 FCFA par an et 2 825 000 FCFA par an pour la vente de miel. Concernant le CEP écologique, il est réalisé chaque année depuis le début du projet, avec les résultats suivants : 2 OP formés, 7 formateurs, 2 jeunes formés par an, et une augmentation moyenne de 35,67 % du rendement dans l'ensemble des villages concernés. Ainsi, les principaux avantages de l'agroécologie énumérés par les répondants sont les suivants : la diminution du coût de production (56,65 %), l'augmentation de la fertilité du sol (49,3 %), la réduction de l'érosion et du travail du sol (30,32 %), ainsi que l'augmentation du rendement et la résistance aux maladies (22,47 %).

    Cependant, les pratiques agroécologiques font face à plusieurs contraintes, notamment la coupe frauduleuse du bois et l'émondage des arbres par les transhumants. Ces facteurs pourraient compromettre leur adoption chez certains paysans.

    À l'issue de cette étude d'évaluation, nous formulons les perspectives suivantes à l'endroit de :

    Ø L'Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi :

    · Continuer la recherche sur les pratiques agroécologiques afin d'améliorer la production agricole au Niger.

    · Approfondir les études sur les ravageurs du niébé et les méthodes de lutte non chimiques.

    · Identifier les variétés les plus productives et résistantes aux principaux ravageurs.

    ·

    60

    Réorienter les investissements dans l'agriculture vers des modèles de production plus agroécologiques et résistants.

    Ø L'État et les partenaires techniques et financiers :

    · Vulgariser les pratiques agroécologiques telles que l'utilisation de biopesticides et la microdose.

    · Intensifier la vulgarisation des technologies améliorées de production du niébé déjà disponibles.

    · Encourager la rotation des cultures et la pratique de la RNA à l'échelle nationale.

    · Renforcer et diffuser les pratiques de gestion intégrée de la fertilité des sols (GIFS).

    · Promouvoir et/ou renforcer l'entrepreneuriat local en transformant les grains de neem, de tabac et de piment en produits biopesticides.

    · Vulgariser les pratiques purement écologiques et, si possible, subventionner l'octroi de semences améliorées.

    61

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    Sina A.K. S., Amani A., Garba A., Abdou L., Mahamane A. 2019. Perceptions communautaires, usages socio-économiques et importance agroécologique des peuplements d'Acacia senegal (L.) Willd. Dans le Sud-Ouest du Niger : Cas du site gommier de la grappe de Lido dans la commune de Guéchémé. Int. J. Biol. Chem. Sci. 13(7): 3087-3102. DOI: https://dx.doi.org/10.4314/ijbcs.v13i7.10

    Sitou L., Abdoulaye D., Boubé M., Kassimou A. K., Laminou S., Chaibou G. et Ali M (2018). Régénération Naturelle Assistée (RNA) : outil d'adaptation et résilience des ménages ruraux d'Aguié au Niger. International Journal of Biological and Chemical Sciences. 12(1): 75-89. DOI : https://dx.doi.org/10.4314/ijbcs.v12i1.6.

    Taonda S.J.B., Yagho E., Soubeiga J., Kabré A. 2008. Projet « Transfert de la technologie de fertilisation microdose et des variétés tolérantes à la sécheresse pour la prospérité des petits producteurs agricoles du Sahel ». Burkina Faso, Rapport final 2005-2008, 66p.

    Yabi A. J., Bachabi X. F., Labiyi A. I., Ode A. C., Ayena L. R. 2016. Déterminants socioéconomiques de l'adoption des pratiques culturales de gestion de la fertilité des

    65

    sols utilisées dans la commune de Ouaké au Nord-Ouest du Bénin. International Journal of Biological and Chemical Sciences, 10(2): 779-79. DOI: http://dx.doi.org/10.4314/ijbcs.v10i2.27.

    Yamba B. Mounkaila A, Mahamane Amadou K. 2008. Evaluation à mi-parcours du projet pilote de sécurisation foncière à l'échelle d'un village de département d'Aguié (CALI), rapport provisoire ; Projet de Promotion de l'Initiative Locale pour le Développement à Aguié (PPILDA), 34p.

    Yamba Boubacar. 2004. Les mutations des systèmes agraires et des modes d'usage des ressources naturelles dans la zone centrale du Niger. Revue de géographie alpine, 92(1), 97 - 99.

    Zakari A. H., M. K. 2016. Les systèmes de productions agricoles du Niger face au changement climatique : défis et perspectives. Int. J. Biol. Chem. Sci., 10(3), 1262-1272. doi: http://dx.doi.org/10.4314/ijbcs.v10i3.28

    Zakari, O. A., Baoua I., Amadou L., Tamò M., et Pittendrigh B. R. (2019).Les contraintes entomologiques de la culture du niébé et leur mode de gestion par les producteurs dans les régions de Maradi et Zinder au Niger. International journal of Biological &&nd Chemical Sciences, 13(3), 1286-1

    a

    ANNEXE

    Fiche d'enquête : Evaluation des impacts socioéconomiques des pratiques d'intensification agroécologiques dans la grappe de Dan Saga (Aguié).

    Section 1 : Caractéristiques socio-économiques

    Questions Réponse possible

    Code

    Nom de l'enquêté :

     

    /___ /

    Age de l'enquêté :

     

    /___ /

    Sexe de l'enquêté :

    1.Homme 2. Femme

    /___ /

    Origine :

    1 : Autochtone, 2 : Allochtone.

    /___ /

    Situation matrimoniale :

    1 : Marié, 2 : Divorcé, 3 : veufs ou veuve, 4 : célibataires.

    /___ /

    Ethnie :

    1 : haoussa, 2 : peulh, 3 : kanouri, 4 : touareg, 5 : Toubou, 6 : arabe, 7 : gourmantché, 8 : Autre.

    /___ /

    Etes-vous membre d'un OP ?

    1 : OUI, 2 : NON

    /___ /

     

    si oui lequel ?

     

    Niveau d'instruction :

    1 : Primaire, 2 : secondaires, 3 : étude coranique, 4 : Alphabétisation, 5 : Aucun.

    /___ /

    Activités Principale :

    1 : Agriculture, 2 : Elevage, 3 : Fonctionnaire, 4 : commerces, 5 : Tradipraticien, 6 : Apiculture, 7 : exploitants bois.

    /___ /

    Activités secondaires :

    1 : Agriculture, 2 : Elevage, 3 : Fonctionnaire, 4 : commerces, 5 : Tradipraticien, 6 : Apiculture, 7 : exploitants bois. 8 : Exode rural

    /___ /

    Nombre Actif Agricole ?

     

    /___ /

    Nombre des personnes en charge ?

     

    /___ /

    Type d'exploitation.

    1. individuelle, 2. Collective,3. Communautaire

    /___ /

    Utilisez-vous de main d'oeuvre dans votre exploitation ?

    1. Oui 2. Non

    /___ /

    Si oui,

    1. Familiale 2. Salariée 3. Entre aide

    /___ /

    Capital foncier

    Combien de champs possédez-vous ? (à préciser le nombre)

    Indicateurs Champs

    Statut

    Superficie

    Type de sol

    Distance du village

    Type de cultures pratiquées

    1

     
     
     
     
     

    2

     
     
     
     
     

    3

     
     
     
     
     

    4

     
     
     
     
     

    Code statut : 1. Héritage 2. Location 3. Achat 4. Prêt 5. 6. gage. 7. Don 8. Autres

    Si achat : 1. Prix 2. Année d'acquisition 3. Superficie ha

    Est-ce que vos terres sont sécurisées : Oui Non

    Si oui avez un acte de sécurisation .... Oui non

    Comment avez obtenu acte de sécurisation ... ?

    Section 2 : Caractérisation des pratiques agroécologiques développées

    Questions

    Réponse possible

    Code

    Quelles sont les différentes cultures que vous faites ?

    1 : Mil, 2 : Arachide, 3 : Niébé, 4 : Sorgho, 5 : Sésame, 6 : Oseille, 7 : Autres (à préciser).

    /___ /

    Quelle sont les pratiques agroécologiques mise en

    1: RNA, 2 : Système de culture, 3 : CEAP écologiques, 4 : ACAP, 5 : Utilisation des légumineuses, 6 :

    /___ /

    /___ /

     
     

    /___ /

    oeuvre par PPILDA ? et ou

    Arrachage mécanique, 7 : Cultures de couverture, 8 :

    /___ /

    PRODAF

    Association céréale- légumes, 9 : Agroforesterie, 10 :

     
     

    Compostage, 11 : Utilisation des biopesticides, 12 :

     
     

    Petite élevage, 13 : Autres (à préciser).

     

    Citez 5 pratiques les plus importantes que vous

    1: RNA, 2 : Système de culture, 3 : CEAP écologiques, 4 : ACAP, 5 : Utilisation des légumineuses, 6 :

    /___ /

    /___ /

     
     

    /___ /

    pratiquez encore jusque-là. ??

    Arrachage mécanique, 7 : Cultures de couverture, 8 :

    /___ /

     

    Association céréale- légumes, 9 : Agroforesterie, 10 :

     
     

    Compostage, 11 : Utilisation des biopesticides, 12 :

     
     

    Petite élevage, 13 : Autres (à préciser).

     

    Pratiques culturale (sélection multiple)

    1 : RNA, 2 : Préparation du sol, 3 : Fumure organique, 4 : Déchets du ménage, 5 : Compost, 6 : Balayage, 7 :

    /___ /

     

    Brûlure, 8 : Sarclage, 9 : Démariage, 10 : Repiquage

     
     

    (mil ou sorgho), 11 : Produits biopesticide,

     

    Queles sont les systèmes de

    1. assaociation, 2. Culture pures, 3. Rotations, 4.

    /___ /

    cutures pratiqués

    jachère

     

    Pourquoi faites-vous cette association ?

     

    /___ /

    Section 3 : Evaluation des pratiques Pertinence

    Questions

    Réponse possible

    Code

    Quelles sont les problèmes liés à la fertilité des sols que vous rencontrez avant l'intervention des e projets du Programmes FIDA ?

    1.Faible fertilité des sols, 2. Absence des arbres, 3. Faible rendement, 4. Attaque fréquente des ravageurs, 5. Autres (A préciser)

    /___ /

    /___ /

    /___ /

    Comment faite vous pour répondre à ces problèmes avant le projet ?

    1.Utilisation des produits chimique ou minérale, 2. Amendement des sols, 3. Déchets des ménages, 4. Fumure organique, 5. Défrichement Amélioré, 6.Pratique mistique, 7. Plantation des arbres 8. Rien, 9. Autre (à préciser).

    /___ /

    /___ /

    /___ /

    Quelles sont les pratiques agroécologiques dont vous faites avant le projet ?

    1.Plantation des arbres, 2.

    Amendement des sols, 3. Déchets des ménages, 4. Modification de IT, 5. Utilisation des biopesticide, 6.

    /___ / /___ / /___ / /___ /

    b

     

    Utilisation des sacs pics, 7. Fumure organique, 8. Défrichement Amélioré,

    9. aucun, 10. Autre (à préciser).

    /___ /

    Qu'est-ce-que le projet avait fait pour remédier à ces problèmes ?

    1.Plantation des arbres, 2.

    Amendement des sols, 3. Déchets des ménages, 4. Modification de IT, 5. Utilisation des biopesticide, 6. Utilisation des sacs pics, 7. Fumure organique, 8. RNA, 9. Utilisation des variétés améliorée, 10. compostage,

    10. Autre (à préciser).

    /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /

     

    Les solutions du projet, ont elle permit de répondre à vos problèmes réels ?

    1 : OUI, 2 : NON

    /___ /

    Si oui, quelle était l'état et les résultats de l'intervention du projet ?

    1.Restauration de la fertilité des sols,

    2. Amélioration de la fertilité des sols,

    3. Augmentation des arbres, 4. Fort rendement, 5. Avoir des revenus issus des PFNL 7. Rien, 8. Ne sait pas, 9. Autre (à préciser).

    /___ / /___ / /___ / /___ /

    Efficacité

    Questions

    Réponse possible

    Code

    Quelles était selon vous les objectifs de ces interventions sur la terre agricole ?

    1.Restauration de la fertilité des sols,

    2. Amélioration de la fertilité des sols,

    3. Augmentation des arbres, 4. Fort

    /___ /

    /___ /

    /___ /

     

    rendement, 5. Avoir des revenus issus des PFNL 7. Rien, 8. Ne sait pas, 9.

    /___ /

     

    Autre (à préciser).

     

    Ces objectifs sont-ils pertinents selon votre contexte socioéconomique ?

    1 : OUI, 2 : NON

    /___ /

    Si oui, pourquoi ?

     

    /___ /

    Qu'est-ce-qui a été améliorer après l'intervention du projet ?

    1.La fertilité des sols, 2. Le rendement, 3. Elevage, 4. Source de revenus, 5.

    /___ /

    /___ /

     

    Les pratiques agricoles, 6. Utilisation

    /___ /

     

    des bio pesticide, 7. Utilisation du compostage, 8. Les arbres dans le champ 9. Economie du ménage, 10. Ne sait pas, 11. Aucun, 12. Rien

    /___ /

    Les objectifs visés ont-ils été atteints ?

    1 : OUI, 2 : NON

    /___ /

    Si oui pourquoi ?

    1.Restauration de la fertilité des sols,

    2. Amélioration de la fertilité des sols,

    3. Augmentation des arbres, 4. Fort

    /___ /

    /___ /

    /___ /

    Si non pourquoi ?

    rendement, 5. Rien, 6. Ne sait pas, 7.

    /___ /

     
     

    /___ /

     

    Autre (à préciser).

    /___ /

    Impacts

    Questions

    Réponse possible

    Code

    d

     

    Quels changements avez-vous constaté sur les terres ayant bénéficié de l'appui du projet ?

     

    /___ /

     

    Quelles sont les raisons de ces changements ?

     

    /___ /

    Quelles sont les principales différences que vous avez constaté entre les terres traitées écologiquement et les autres terres témoins ?

     

    /___ /

    RNA

     
     

    Pratiquez-vous la RNA dans votre champ ?

    1 : OUI 2 : NON

    /___ /

     
     

    Fréquences des pratiques de la RNA

    1 : Toujours, 2 : Fréquent, 3 : Souvent, 4 :

    /___ /

     
     
     

    Rarement, 5 : Jamais.

     
     
     

    Quelles sont les espèces rencontrées dans

    1 : Taramnya (C. glutinosum), 2 : Sabara (G.

    /___ /

     
     

    votre champ ??

    senegalensis), 3 : Kalgo (P. reticulatum), 4 :

    /___ /

     
     
     

    Adoua (B. aegyptiaca), 5 : Gao (F. albida), 6 :

    /___ /

     
     
     

    Godda (A. senegalensis), 7 : Magaria (Z.

    /___ /

     
     
     

    mauritiana), 8 : Runhu (C. singueana), 9 : Beddi

    /___ /

    /___ /

     
     
     

    (A. indica), 10 : Kiriya (P. africana), 11 : Autres (a préciser).

    / /

    ___

     
     

    Sur quelle de ces espèces vous pratiquez

    1 : Taramnya (C. glutinosum), 2 : Sabara (G.

    /___ /

     
     

    la RNA ?

    senegalensis), 3 : Kalgo (P. reticulatum ), 4 :

    /___ /

     
     
     

    Adoua (B. aegyptiaca), 5 : Gao (F. albida), 6 :

    /___ /

     
     
     

    Godda (A. senegalensis), 7 : Magaria (Z.

    /___ /

     
     
     

    mauritiana), 8 : Runhu (C. singueana), 9 : Beddi

    /___ //___

    /

     
     
     

    (A. indica), 10 : Kiriya (P. africana), 11 : Autres

    /___ /

     
     
     

    (a préciser).

     
     
     

    Quelle est la densité d'arbres (pieds) à l'hectare dans vos champs ?

     

    /___ /

     
     

    La superficie touchée par la RNA ?

     

    /___ /

     
     

    Le nombre de pratiquants de la RNA ?

     

    /___ /

     
     

    Nombre d'espèces d'arbres disponible dans votre terroir grâce a RNA ?

     

    /___ /

     
     

    Le rendement à l'hectare grâce a RNA ?

     

    /___ /

     
     

    Revenus du ménage issu de la RNA ?

     

    /___ /

     
     

    Quelles sont les principales contraintes liées à la pratique de la RNA ?

     

    /___ /

     
     

    CEAP

     
     
     

    Combien d'année avez-vous continuer le

     

    /___ /

     
     

    CEAP après le départ du projet ?

     
     
     
     

    Combien d'OP formés ?

     

    /___ /

     
     

    Nombre de formateurs issu de l'intervention du projet ?

     

    /___ /

     
     

    Nombre de jeunes producteurs formés ?

     

    /___ /

     
     

    A combien de % votre rendement a augmenté dans votre champ ?

     

    /___ /

     

    ACAP

    Quantité d'intrant de départ

    /___ /

    Quantité a la récolte

    /___ /

    Devenir de la récolte

    /___ /

    1. vente 2. Autoconsommation 3. Warrantage 4. Dons 5. Conservation pour la prochaine récolte

    Cette variété reçue est-elle toujours disponible ?

    /___ /

    Laquelle pratiquez-vous ?

    /___ /

    1 : Bandes alternées, 2 : En ligne, 3 : Mélanger, 4 : assolement, 5 : croisées 6 : plantes satellites.

    Faites-vous de la rotation des cultures

    1. Oui 2. Non

    /___ /

    Depuis quand vous la pratiquez ?

    /___ /

    Impacts socioéconomiques des pratiques agroécologiques en termes de rendement

    1 : Amélioration de la fertilité des sols,

    2 : Rendement élevée, 3 : Augmentation des arbres, 4 : Restauration de la fertilité des sols5. Rien, 6. Ne sait pas, 7. Autre (à préciser).

    /___ / /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /

    Impacts socioéconomiques des pratiques agroécologiques en termes de revenu

    /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /

    1 : augmentation des revenus, 2 : Création de marchés ruraux de bois, 3 : Promotion du warrantage, 4. augmentation de produits alimentaire, amélioration de la santé humaine, 5/ amélioration de la santé animale 6 alimentation animale, 7Autres (à préciser).

    Impacts socioéconomiques des pratiques agroécologiques en termes de développement des AGR

    /___ / /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /

    1.Creation d'emploi, 2 : Création de marchés ruraux de bois, 3 : Proximités des intrants agricole, 4. Facilitation d'achat des intrants Agricole, 5 : Financements inclusifs et durables pour les producteurs, 6 : Faciliter achat groupé des semences, 7 : Formation en vie associative, 9. autre ( à préciser), 10.rien.

    Avez-vous reçu des formations ou encadrements sur la lutte contre les ennemis de culture ?

    /___ /

    1. Oui 2. Non

    Quels sont les pesticides que vous connaissez ?

    /___ /

    1. chimique 2. Biopesticide, 3.les deux, 4.

    aucun.

    Quels sont les pesticides que vous utilisez ?

    /___ /

    1. chimique 2. Biopesticide, 3.les deux, 4.

    aucun.

    Evaluation des revenus issus de l'exploitation des PFNLs

    Quelles sont vos sources des revenues avant l'exploitation de PFNL ?

    Période

    Saison sèche

    Saison froide

    Saison de pluie

    Produits le plus vendu

    Feuilles=1, Fruit= 2, Fleurs=3, Gousses=4,

    Feuilles=1, Fruit= 2, Fleurs=3,

    Feuilles=1, Fruit= 2, Fleurs=3, Gousses=4,

    e

    Racines=5,

    Ecorces=6, 7 : bois 8 : Autre à préciser

    Gousses=4, Racines=5, Ecorces=6, 7 : bois 8 : Autre à préciser

    Racines=5,

    Ecorces=6, 7 : bois 8 : Autre à préciser

    Nombre de de prise / saison

    Quantité (botte)

    Prix de vente

    Code

    Source des revenus

     

    Revenus /jours (FCFA)

    Revenus / jours de marché

    Revenus /mois

    PFNL

     
     
     

    Autre activité à préciser

     
     
     

    Lequel vous apporte plus de bénéfice

     

    /___ /

    Que faites-vous avec

    1 : Achat alimentation animale, 2 : Achat

    /___ /

    les revenus tirés de la

    alimentation humain, 3 : Achat bétail, 4 : Achat

    /___ /

    vente de PFNL ?

    Habillement, 5 : Achat intrant agricole, 6 : Achat

    /___ /

     

    moyen de déplacement, 7 : Achat terres, 8 :

    /___ /

     
     

    /___ /

     

    Entretien des champs, 9 : Entretien des maisons, 10 : Investissement agricole, 11 : Payement de

    /___ /

    /___ /

     

    frais de scolarité des enfants, 12 : Remboursement

    /___ /

     

    des dettes, 13 : Soins humains, 14 : Autres (à préciser).

    /___ /

    Durabilité

    Questions

    Quelles sont les pratiques que vous faites jusqu'à maintenant ?

    Réponse possible

    /___ / /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /

    1: RNA, 2 : Système de culture en bandes alternées, 3 : CEAP écologiques, 4 : ACAP, 5 : Utilisation des légumineuses, 6 : Arrachage mécanique, 7 : Cultures de couverture, 8 : Association céréale- légumes, 9 : Agroforesterie, 10 : Compostage, 11 : Utilisation des biopesticides, 12 : Petite élevage, 13 : Autres (à préciser).

    f

    Depuis quand faites-vous ces pratiques

     

    1 : davant l'arrivée du projet, 2 : avec le projet, 3 : quelques années après le départ du projet, 4 : récemment, 5 : ne sait pas

    /___ /

    Raisons de la pratique ?

    1.Restauration de la fertilité des sols, 2. Amélioration de la fertilité des sols, 3. Augmentation des arbres, 4. Fort rendement, 5. Avoir des revenus issus des PFNL 7. Rien, 8. Ne sait pas, 9. Autre (à préciser).

    /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /

    A quelle fréquence ?

    Etes-vous satisfait de ces pratiques ?

    Quelle est le l'état de vos champs aujourd'hui grâce à ces pratiques ?

    Quelle est le devenir de vos arbres aujourd'hui grâce à la RNA ?

    Comment appréciez-vous vos revenus de ménages aujourd'hui grâce a la RNA ?

    1 : toujours, 2 : rarement, 3 : parfois, 4 : jamais, toute l'année

    /___ /

    6. pendant la saison sèche, 7. Pendant la saison pluvieuse

     

    1 : OUI, 2 : NON

    /___ /

    1. sol fertile, 2. Augmentation du rendement, 3. Beaucoup

    /___ /

    d'arbres dans le champ 9. Ne sait pas, 10. Rien, 11. Autres (à

    /___ /

    préciser).

    /___ /

     

    /___ /

     

    /___ /

    1.Augmentation de la quantité d'arbres, 2. Augmentation Des

    /___ /

    produits tirés des PFNL, 3. Croissances des arbres, 4.

    /___ /

    Diminution des arbres, 5. disparition de certaines espèces, 6.

    /___ /

    Apparition de certains espèces 7. Augmentation de rendement

    /___ /

    des arbres, 5. Ne sait pas, 6. Rien, 7. Autres (à préciser).

    /___ /

    1.Augmentation de revenus, 2. Diminution des revenus, 3. Ne

    /___ /

    sait pas, 4. Rien, 5. Autres (à préciser).

    /___ /

     

    /___ /

     

    /___ /

     

    /___ /

    g

    Quelles sont les sources de création de revenus. ?

    Combien gagner vous de la vente de ces produits

    Quelles utilisations faites-vous des Revenus ????

    Section 4 : Détermination du niveau d'adoption et de mise en oeuvre des pratiques agroécologiques vulgarisées par le projet.

    Questions

    Réponse possible

    Code

    Quelles sont selon vous les techniques de fertilisation des sols les plus adaptées à votre contexte socioculturel et économique ?

    1 : Application composte,

    : Engrais chimique :

    : Application fumure organique.

    : RNA

    : Ne sait pas

    /___ / /___ / /___ / /___ /

    Quels sont les avantages de l'agroécologie pour l'amélioration de la fertilité des sols

    1 : Amélioration du rendement des cultures, 2 : Diminution du cout de production, 3 : Diminution de la difficulté du travail, 4 : Augmentation de la fertilité du sol, 5 : Autres.

    /___ /

    Section 5 : Evaluer le niveau de durabilité des pratiques agroécologiques mise en oeuvre

    h

     
     
     

    Les activités

    Lesquelles de ces activités d'intensification agricole existent toujours ?

    Depuis combien de temps que vous la pratiquez

    Pourquoi pratiquez- vous cette activité encore

    Le devenir de votre exploitation après la mise en oeuvre de cette pratiques

    Contrainte lier à la pratique

    RNA

     
     
     
     
     

    ACAP

     
     
     
     
     

    Compostage

     
     
     
     
     

    Pratiques agricole (IT, sarclage...etc.) apprise lors des CEP

     
     
     
     
     

    Utilisation des biopesticides

     
     
     
     
     

    Autres (A préciser)

     
     
     
     
     
     

    Quelles sont les conditions prises pour la continuité des activités sans le projet ?

    Avez-vous des comités de gestion ou de suivi des activités.

    Comment appréciez-vous leurs rôles. ???

    Notez les principales pratiques citées avec un grille de 1à 5 dont 1 est la plus faible et 5 la plus grande.

    Pratique agroécologique

    Pertinence

    Efficacité

    efficience

    Impact

    Durabilité

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Analyse FFOM sur la transformation et la commercialisation

    Forces

    Faiblesses

    Opportunités

    Menaces






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