

REPUBLIQUE DU NIGER
Ministère de
l'Enseignement Supérieur, de la Recherche
et de l'innovation
technologique
Université Dan Dicko Dankoulodo de
Maradi
Faculté d'Agronomie et des Sciences de
l'Environnement
UMR : Développement Durable,
Sociétés et Adaptation aux changements Climatiques
MEMOIRE DE FIN DE CYCLE
POUR L'OBTENTION DU MASTER EN SCIENCES
AGRONOMIQUES
OPTION : AGROECONOMIE

Evaluation des impacts socioéconomiques et
durabilité des pratiques agroécologiques dans la grappe de Dan
Saga (Aguié).
Thème :
Présenté par : DJIGO TANKO
Abdoulaye
Soutenu publiquement le 29 / 07 / 2024 devant le jury
composé de :
Président : Dr DIOUF Abdoulaye,
Maître de Conférences, FASE/UDDM Examinateur : Dr
ADO ABDOU Matsalabi, Assistant, FASE/UDDM Examinateur :
Dr MOUSSA Massaoudou, Maître de Recherche, FASE/UDDM
Directeur de mémoire : Pr LAWALI Sitou,
Professeur Titulaire, FASE/UDDM
Année académique 2022-2023
1.......................................................
Table des matières
Liste des tableaux i
Liste des figures iii
Liste des photos iv
Dédicaces v
Remerciements vi
Sigles et abréviations vii
Résumé viii
Abstract ix
Introduction 1
CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL DE
L'ETUDE.......................................................5
1.1. Présentation résumée de
PPILDA.......................................................5
1.1.1.
Stratégies d'intervention du
PPILDA.......................................................6
1.2. Définitions des
concepts.......................................................7
1.3. Approches agroécologiques mises en oeuvre
par PPILDA.......................................................8
1.4. Approches de transfert et de diffusion des
pratiques
agroécologiques.......................................................8
1.4.1. Parcelles d'initiatives paysannes
(PIP).......................................................9
1.4.2. Champs de diversités ou champs
écoles paysan (CD ou
CEP).......................................................9
1.4.1. Appui Conseil Agricole Paysan (ACAP)
10
1.5. Présentation de la zone d'étude
11
1.5.1. Situation Géographique 11
1.5.2. Cadre biophysique et aspects
socio-économiques 12
CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES 14
2.1.
Matériel.......................................................14
2.2.
Méthodes.......................................................14
2.2.1. Evaluation
d'impacts.......................................................14
2.2.2. Villages enquêtés et échantillonnage des
enquêtés......................................................15
2.2.3. Collecte des
données.......................................................16
2.2.4. Traitement et analyse des
données.......................................................16
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION 17
3.1.
Résultats.......................................................17
3.1.1. Caractéristiques des
enquêtés.......................................................17
3.1.2. Caractéristiques des
exploitations.......................................................18
3.1.3. Caractérisation des pratiques
agroécologiques
développées.......................................................22
3.1.4.
Evaluation des pratiques
Agroécologiques.......................................................26
2
3.1.5. Détermination du taux d'adoption des
pratiques agroécologiques vulgarisées par
PPILDA 51
3.1.6. Analyse de la durabilité des pratiques
agroécologiques 52
3.2. Discussion 56
Conclusion et
perspectives................................................................................................................................................59
Références bibliographiques 61
ANNEXE................................................................................................................................................a

Liste des tableaux
Tableau 1 : Situation de l'échantillonnage de la grappe
de Dan Saga 15
Tableau 2 : Sexe et Age des enquêtés 17
Tableau 3 : Proportions (%) de niveau d'instruction des chefs
de ménages en fonction des
villages 17
Tableau 4 : Superficie moyenne des champs-et
durée d'acquisition des terres transités en
fonction du village 20
Tableau 5 : Montant (en F CFA) des transactions
foncières en fonction des villages 20
Tableau 6 : Proportions des différentes cultures
pratiquées en fonction des villages (%) 22
Tableau 7 : Proportions des principales pratiques
agroécologiques en fonction des villages (%)
23
Tableau 8 : Proportions des difficultés
rencontrées par les producteurs avant le projet (%) 27
Tableau 9 : Pratiques agroécologiques faites avant le
projet (%) 28
Tableau 10 : Proportions des pratiques agroécologiques
mise en oeuvre par le projet (%) 29
Tableau 11 : Résultats de l'intervention du PPILDA (%)
30
Tableau 12 : Proportion des progrès induites par PPILDA
(%) 31
Tableau 13 : Changements induits sur les terres ayant
bénéficiées de l'appui du PPILDA (%)
32
Tableau 14 : Proportions des progrès
constatés sur les terres traitées écologiquement par
rapport
aux terres témoins (%) 32
Tableau 15 : Espèces utilisées dans la RNA en
fonction des villages (%) 34
Tableau 16 : Proportions de la RNA en fonction des villages du
grappe 36
Tableau 17 : Impacts du Champs Ecole Paysan ou Champs de
diversité (CEP ou CD) en foction
des villages 38
Tableau 18 : Proportion (%) de devenir des
récoltes issues de l'ACAP en fonction des villages
39
Tableau 19 : Proportions (%) des produits issus des
ligneux vendus en fonction des périodes et
villages 42
Tableau 20 : Estimation des revenus issus des
produits forestiers dans la grappe de Dan Saga
43
Tableau 21 : Récapitulatif des exploitations de bois en
fonction des saisons et des villages. 44
Tableau 22 : Proportions (%) des sources des revenus des
répondants de la grappe de Dan Saga
46
Tableau 23 : Revenus tirés des AGRs et des
Transformation des produits forestiers ou PFs 47
Tableau 24 : Amortissement des matériels des pratiques
de la RNA 49
Tableau 25 : Compte d'exploitation la culture en bande
alternées mil-niébé et des activités issus
de la RNA pour un hectare 50
Tableau 26 : Proportions (%)
des techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les
plus adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction
des villages
51
Tableau 27 : Proportions (%) des pratiques
agroécologiques existantes en fonction des villages
53

Tableau 28 : Etat des champs aujourd'hui grâce aux
pratiques agroécologiques en fonction des
villages (%). 54

Liste des figures
Figure 1 : Localisation des villages d'étude 12
Figure 2 : Taille du ménage et Actifs Agricoles (AA)
18
Figure 3 : Proportions des types de mains d'oeuvre
utilisés par les Chefs de ménages de la grappe
19
Figure 4 : Proportions des modes d'acquisition des terres
19
Figure 5 : Moyens d'acquisition des actes fonciers 21
Figure 6 : Système de culture pratiquées dans la
grappe de Dan Saga 25
Figure 7 : Raisons de cette association 26
Figure 8 : Fréquence de la pratique de la RNA dans la
grappe. 33
Figure 9 : Proportions (%) d'utilisation des produits de lutte
contre les ennemis de culture en
fonction des villages. 40
Figure 10 : Périodes de la forte vente des Produits
forestier en fonction des villages. 41
Figure 11 : Répartition des revenus tirés de la
vente des PFs 49
Figure 12 : Proportion des états des arbres de la
grappe de Dan Saga aujourd'hui grâce à la
RNA 54
Figure 13 : Proportions (%) des appréciations des
revenus de ménages grâce à la RNA. 55
iv
Liste des photos
Photo 1 : Illustration d'un acte de sécurisation
foncière (titre foncier) à Mallamawa. 22
Photo 2 : Illustration de la pratique consistante à
laisser les tiges de céréales sur place après la
récolte des épis dans le village de Dogaraoua
25
Photo 3 : (a) transport des résidus de cultures et de
ménage pour le compostage - (b) compostage
dans le village de Mallamawa. 29
Photo 4 : Illustration de
la pratique de la RNA sur l'espèce Piliostigma reticulatum dans
la
grappe de Dan Saga. 34
Photo 5 : Illustration de la
pratique de la RNA sur un jeune plant de l'espèce Guiera senegalensis
dans la grappe de Dan Saga. 35
Photo 6 : (a)
prélèvement frauduleuse d'écorces de Pterocarpus
erinaceus (Madobiya) par les tradipraticiens dans le village de Mallamawa
- (b) coupes frauduleuses de bois de Faidherbia
albida par les éleveurs transhumants.
37
Photo 7 : (a) Outils de gestion de cotisation des membres - (b)
dispositif de mise en place des
parcelles de CEP ou CD dans le village de Dan Saga.
38
Photo 8 : Illustration de la cueillette des gousses de Tamarindus indica
dans le village de Dan
Saga 43
Photo 9 : Illustration d'un stère de bois (a) - (b)
botte de bois dans le marché de Dan Saga 45
Photo 10 : Illustration de la transformation d'Andropogon
gayanus pour la confection de
contour de case (a) à Hardo Illia - et en cordon de
têtes de case (b) à Dogaraoua. 47
Photo 11 : Le groupement d'intérêt Muci morial
itacé de Dan Saga. 48
Photo 12 : Méthode d'apport du fumier dans les champs
dans la grappe de Dan Saga. 52
Photo 13 : l'espèce Pterocarpus erinaceus (Madobiya)
réapparue grâce à la pratique de la RNA
dans le village Mallamawa. 55
Dédicaces
Je dédie ce travail :

- A ma très chère mère SALAMATOU
AMADOU, femme vaillante et veillante, l'être cher de ma vie, qui
ne cesse de m'apporter son soutien. Voyez en ce travail une action que vous
avez accomplie.
- A mon très cher père DJIGO
TANKO, qui a tout fait pour que je puisse étudier, voyez en ce
travail un symbole de vos sacrifices. Ces sacrifices consentis pour moi
jusqu'à ce jour, ainsi que les enseignements que j'ai reçus, me
sont d'une grande utilité pour affronter la vie.
- A Pr MOROU Boubé et tous mes
frères et soeurs pour tous les sacrifices consentis et le soutien moral
qu'ils m'ont témoigné tout au long de mes études.
vi
Remerciements
Louange à Dieu le clément, le
miséricordieux, qui m'a donné le courage et la patience de mener
à bien ce travail. L'aboutissement du présent document est
naturellement le concours de plusieurs efforts. A ce titre, j'adresse mes
remerciements à mon directeur de mémoire, Pr Sitou LAWALI
qui a bien voulu accepter d'encadrer ce travail malgré ses
multiples sollicitations en tant qu'Enseignant Chercheur. Sa contribution a
été inestimable ; qu'il trouve ici toute ma gratitude.
Dr OUMAROU HALADOU Issoufou, Enseignant
Chercheur à la FASE, pour ses observations pertinentes et contributions
pour l'enrichissement de ce document.
Mes remerciements vont également à l'endroit de
:
· L'ensemble du corps administratif de l'UDDM en
général qui m'ont encadré et encouragé durant mon
cycle de façon dynamique,
· Mr LAMINOU Saidou, pour l'aide et le
soutien financier dans la réalisation de ce travail,
· Dr HAMIDINE Issaka,
pour l'aide et le soutien dans la réalisation de ce travail,
· Mes parents qui m'ont toujours encouragé et
soutenu pendant les moments surtout difficiles de mon cursus scolaire,
· Toutes les populations des villages
étudiés pour leur disponibilité et l'engagement qu'ils
m'ont montré durant mon séjour sur le terrain,
· Mon tuteur Pr MOROU Boubé pour
l'intérêt qu'il m'a porté tout au long de mes
séjours ainsi que pour son aide et encouragement,
· Mr ELh Ali Neino, Secrétaire
Général du comité de la grappe de Dan Saga pour sa
disponibilité tout au long de mon séjour dans la grappe et aussi
pour l'accessibilité a ses archives documentées sur
l'intervention de PPILDA.
· Tous les camarades de la promotion 2021-2023 «
Agroéconomie » pour le respect et le soutien moral. Que tous ceux
qui de près ou de loin ont contribué à la
réalisation de ce travail et dont nous n'avons pas pu citer
nommément trouvent ici l'expression de notre reconnaissance.
vii
Sigles et abréviations
AGR Activités Génératrices de Revenus
ANOVA Analysis of variance
ACAP Appui Conseil Agropastorale
CALI Coalition internationale pour l'accès à la
terre
CD Champs de diversité
CEP Champs Ecole Paysan
CES/DRS Conservation des eaux et des sols / Défense et
restauration des sols
Cofob Commission foncière de base
CofoCom Commission foncière Communale
CofoDep Commission foncière Départementale
CNEDD Conseil National de l'Environnement pour un
Développement Durable
FAO Food and Agriculture Organization
FIDA Fonds International de Développement Agricole
FO Fumure Organique
IT Itinéraire Technique
Moy. Moyenne
OCDE Organisation de Coopération et de
Développement Economiques
ONG Organisation Non Gouvernementale
OP Organisation Paysanne
PASADEM Projet d'Appui à la Sécurité
Alimentaire et au Développement dans la
Région de Maradi
PF Produits Forestier
PFL Produits Forestier Ligneux
PFNL Produits Forestier Non Ligneux
PIB Produit Intérieur Brut
PICS Purdue Improved Cowpea Storage
PIP Parcelle d'Initiatives Paysanne
PPILDA Projet de Promotion de l'Initiative Locale de
Développement à Aguié
RNA Régénération Naturelle
Assistée
UDDM Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi
VIII
Résumé
Cette étude s'inscrit dans le cadre de
l'évaluation d'impacts des pratiques agroécologiques mises en
oeuvre par le Projet de Promotion de l'Initiative Locale de
Développement à Aguié (PPILDA) pendant la période
de 2005 à 2012. Elle a été conduite dans les cinq villages
de la grappe de Dan Saga (Dan Saga, Kokai, Mallamawa, Hardo Illia et Guidan
Bakoye) de la commune d'Aguié.
L'objectif visé à travers cette étude
est d'évaluer la contribution et la durabilité des pratiques
agroécologiques mises en oeuvre par PPILDA. Ainsi, à travers la
formule d'échantillonnage, 200 bénéficiaires du PPILDA ont
été retenus pour la collecte des données. Cette collecte
s'est effectuée à l'aide des enquêtes individuelles. Par la
suite, le logiciel SPSS Statistics 20.0 a été utilisé pour
une analyse descriptive (calculs des moyennes et des fréquences) des
différentes variables étudiées. Il ressort de cette
étude que les pratiques agroécologiques les plus adoptées
par les agriculteurs sont : la Régénération Naturelle
Assistée (RNA) (98,42%), les Systèmes de culture (en ligne et en
bandes alternées) (83,72%), le compostage (73,23%), l'utilisation des
variétés améliorées de mil (HKP) et du
niébé (IT 90K 372-1-2) (69,28%), l'utilisation des biopesticides
(52,32%), la microdose d'engrais (27,78%). Ces pratiques génèrent
aussi des activités génératrices de revenus, telles que la
vente de bois, de produits non ligneux et de leurs dérivés. Du
point de vue économique, la commercialisation des graines de Balanites
aegyptiaca transformées génère en moyenne 4 416 000
FCFA/an, soit 176 640 FCFA par an et par exploitante, et 2 825 000 FCFA par an
pour la vente de miel, soit 565 000 FCFA par an et par apiculteur. Ces
activités contribuent à soutenir les charges familiales, telles
que l'alimentation et les soins humains (50%), les cérémonies
(16%) et les moyens de production (14%) des producteurs, grâce aux
revenus qu'elles génèrent. En ce qui concerne la
durabilité, les pratiques telles que la RNA, l'utilisation des
variétés améliorées, le compostage, les
biopesticides et la microdose d'engrais sont celles qui peuvent être
qualifiées de durables, car elles sont jusqu'à présent la
base de leur production. Ainsi, ces pratiques sont mises en oeuvre en moyenne
depuis plus de 8,9 ans.
Mots clés : Évaluation, impact,
durabilité, agroécologiques, Dan Saga, RNA
ix
Abstract
This study is part of the impact assessment of agroecological
practices implemented by the Local Development Initiative Promotion Project in
Aguié (PPILDA) during the period from 2005 to 2012. It was conducted in
the five villages of the Dan Saga cluster (Dan Saga, Kokai, Mallamawa, Hardo
Illia, and Guidan Bakoye) in the Aguié commune.
The objective of this study is to evaluate the contribution
and sustainability of the agroecological practices implemented by PPILDA.
Through a sampling formula, 200 beneficiaries of PPILDA were selected for data
collection. This collection was carried out through individual surveys.
Subsequently, the SPSS Statistics 20.0 software was used for descriptive
analysis (calculations of means and frequencies) of the different variables
studied.
The study reveals that the agroecological practices most
adopted by farmers are: Assisted Natural Regeneration (ANR) (98.42%), cropping
systems (in rows and alternating strips) (83.72%), composting (73.23%), the use
of improved millet varieties (HKP) and cowpea (IT 90K 372-1-2) (69.28%), the
use of biopesticides (52.32%), and microdosing of fertilizers (27.78%). These
practices also generate income-generating activities, such as the sale of wood,
non-timber forest products, and their derivatives.
From an economic perspective, the marketing of transformed
Balanites aegyptiaca seeds generates an average of 4,416,000 FCFA per year,
equivalent to 176,640 FCFA per year per beneficiary, and 2,825,000 FCFA per
year from honey sales, equivalent to 565,000 FCFA per year per beekeeper. These
activities contribute to supporting family expenses, such as food and human
care (50%), ceremonies (16%), and production inputs (14%), thanks to the income
they generate.
Regarding sustainability, practices such as ANR, the use of
improved varieties, composting, biopesticides, and fertilizer microdosing are
considered durable, as they have been the foundation of their production for an
average of more than 8.9 years.
Keywords: Evaluation, Impact, sustainability,
agroecological, Dan Saga, RNA
1
Introduction
Le Niger est un pays sahélien au climat semi-aride de
l'Afrique de l'Ouest, limité au nord par l'Algérie et la Libye,
à l'est par le Tchad, au sud par le Nigeria et le Bénin, à
l'ouest par le Burkina Faso et le Mali. Il a une superficie de 1 267 000
km2 avec une population estimée en 2020 à 23 196 002
habitants (INS, 2020). Sa densité est de 18,5 habitants au
km2 avec un taux d'accroissance annuel encore élevée
de 3,9% (INS, 2020). Par ailleurs, la population du Niger est extrêmement
jeune : les moins de 15 ans représentaient 52 % en 2015.
L'économie du pays est dépendante de
l'agriculture et contribue à 40 % au PIB (BM, 2023). Le système
de production est dominé par des petites exploitations agricoles
végétales et d'élevage (Zakari et al, 2016). La
situation environnementale présente des écosystèmes
terrestres en dégradation qui se traduit par une réduction de la
superficie couverte et/ou la baisse de la richesse spécifique du
recouvrement végétal (CNEDD, 2009). L'agriculture
nigérienne se trouve confrontée à plusieurs contraintes
dont la faible utilisation des variétés améliorée
(Ibro & Bokar, 2001 ; Sani & Bagna, 2007) ; la pression croissante des
insectes ravageurs ; la pauvreté des sols qui est l'une des plus
importantes contraintes qui limitent le potentiel de l'agriculture (Serme et
al., 2015) et le faible encadrement des producteurs et
l'inaccessibilité aux innovations agricoles (MAG-SDR. 2010). Les
caractéristiques majeures de l'agriculture nigérienne sont : La
persistance des systèmes de production traditionnels extensifs, la
baisse progressive des rendements, les coûts élevés des
moyens de production et le faible niveau des prix aux producteurs (FAO, 2016).
La fertilité des sols qui répondent aux besoins quotidiens des
paysans sont en état de dégradation avancée sous les
effets conjugués des actions anthropiques et des changements
climatiques. Ces dernières décennies sont marquées par une
instabilité climatique illustrée par une baisse significative des
pluviométries annuelles et par une augmentation de la variabilité
interannuelle des précipitations (Yamba, 2004). Cette contrainte
climatique affecte l'agriculture et l'élevage.
L'insécurité alimentaire à laquelle font face les
populations est chronique. En effet, des groupes de populations connaissent
chaque année, une insécurité alimentaire et nutritionnelle
suite notamment à des mauvaises récoltes et/ou à une
insuffisance de revenus pour accéder convenablement à
l'alimentation (CISAN, 2011).
La région de Maradi (Niger) avec une population de 3
404 645 habitants en 2012, était confrontée à
d'énormes difficultés qui accentuent le niveau de
vulnérabilité des populations, le chômage et la migration.
Située dans la région de Maradi à environ 75 Km à
l'est du chef-lieu de la région, la commune d'Aguié couvre une
superficie de 1100 Km2 et compte 84 villages. Cette zone à
vocation agro-sylvo-pastorale ne fait pas exception aux
phénomènes de
2
dégradation des ressources naturelles dus surtout
à la pauvreté en milieu rural (Abdou, 2016). Pour contribuer
à la réduction de la vulnérabilité des populations,
la commune d'Aguié a bénéficié des interventions de
plusieurs projets dont le Projet de Promotion de l'Initiative Locale pour le
Développement d'Aguié (PPILDA) et le Projet d'Appui à la
Sécurité Alimentaire et au Développement de Maradi
(PASADEM) dans le but d'amener les paysans à prendre conscience de la
nécessité de s'organiser pour résoudre les
problèmes communs que sont la baisse de la production agricole, la
pauvreté, la dégradation de l'environnement, etc. (Saminou, 2014
). Cette dynamique organisationnelle conduit à la création des
organisations à l'échelle villageoise et inter-villageoise
remplissant des fonctions d'autorité de gestion appelée "grappe".
La grappe de Dan Saga regroupe cinq (5) villages à savoir : Dan Saga,
Dogaraoua, Guidan Bakoye, Hardo Illia, Kokai, et Mallamawa. C'est dans ce
contexte que plusieurs pratiques agroécologiques tels que le compostage,
l'utilisation des biopesticides, la mise en place des banques d'intrants,
céréalière et le petit élevage ont
été élaboré et mis en oeuvre par le projet de
développement tel que le Projet de Promotion de l'Initiative Locale de
Développement à Aguié (PPILDA) région de Maradi,
financement de FIDA pour une durée allant de 2005 à 2012.
Bien que le terme « agroécologie »
n'apparaisse que dans les années 1920, les exploitations agricoles
appliquent, à plus ou moins grande échelle, des pratiques et des
systèmes qui peuvent être considérés comme
agroécologiques, c'est-à-dire qui permettent la reproduction de
l'écosystème cultivé et la protection de l'environnement,
tout en étant économiquement viables et socialement acceptables
(Levard Laurent, 2023). Les activités socio-économiques des
populations rurales d'Afrique sahélienne reposent essentiellement sur
l'agriculture et l'exploitation des ressources naturelles (Clavel et al.,
2008 ; Dan Guimbo, 2011). L'exploitation écologiques de ces
ressources en milieu rural constitue pour les populations une source de revenus
d'où un moyen de lutter contre la pauvreté, de rehausser leur
pouvoir économique et d'améliorer leurs conditions de vie (SINA
et al, 2019). Elle a des impacts positifs sur la sécurité
alimentaire et nutritionnelle ainsi que sur les conditions économiques
des ménages à faible revenu (Kpadenou et al., 2019).
Selon Camara et al., (2017), les pratiques
agroécologiques ont d'importante effets socio-économique Telles
que : la réduction du coût et la dose d'engrais utilisée,
la source d'alimentation bétail, de pharmacopée,
supplément de bois de feu et aussi l'utilisation des tiges
coupées dans la confection de clôtures ou de greniers. Ces
pratiques offrent également la proximité des marchés et
des services urbains et ont des avantages intéressants pour les
3
producteurs qui peuvent écouler leur marchandise
hautement périssable sur les marchés urbains et s'approvisionner
en intrants dans les commerces et les industries urbaines (Gravel, 2016).
L'agriculture écologique peut offrir plusieurs bénéfices
importants pour les ménages qui s'y adonnent (Biaou et al.,
2016).
Au Niger, l'adoption des nouvelles technologies par les
producteurs est l'une des voies du développement de l'agriculture
pluviale (Issoufou et al., 2017). Les facteurs déterminant
l'adoption des pratiques agroécologiques introduite en milieu rural sont
liés non seulement à la technologie mais aussi aux conditions
socioéconomiques et démographiques du producteur (Yabi et
al., 2016). Ces pratiques visent l'accroissement de la
productivité des principales cultures vivrières et du fait de
leur importance pour la sécurité alimentaire et la lutte contre
la pauvreté (Ouédraogo, 2010). L'adoption de ces pratiques
pourrait favoriser une meilleure gestion des ressources naturelles et asseoir
les fondements d'un développement économique et social durable
(Kohio et al., 2017 in Saka et al., 2023). Les
avantages des pratiques agroécologiques sont nombreux et variés,
la grappe de Dan Saga est un cas illustratif des pratiques
Agroécologiques (Abdou, 2016). Dans ce terroir, les pratiques
agroécologiques sont devenus une fierté pour toute la population
car les impacts sont perceptibles.
Au regard de tout ce qui précède, le besoin
d'informations quantitatives et qualitatives est ressenti afin de mieux
percevoir les impacts induits. C'est pourquoi, il est important de
caractériser, de mesurer l'impact socioéconomique, la
durabilité, et le niveau d'adoption de ces pratiques
agroécologiques dans cette grappe. Ces problématiques sont
à la base de cette étude, intitulée : «
Evaluation des impacts socioéconomiques et durabilité des
pratiques agroécologiques dans la grappe de Dan Saga (Aguié)
».
Questions de recherche
· Quelles sont les différentes pratiques
agroécologiques utilisées par les producteurs ?
· Quel est le taux d'adoption des pratiques
agroécologiques vulgarisées ?
· Quels sont les impacts socio-économiques et
environnementaux de l'utilisation des pratiques agroécologiques ?
· Quels sont les aspects de durabilité des pratiques
agroécologiques mise en oeuvre ?
4
Objectifs et hypothèses de recherche
Objectif général : Evaluer la
contribution et la durabilité des pratiques agroécologiques mises
en oeuvre par PPILDA dans le graphe de Dan Saga.
Objectifs spécifiques :
· Identifier les pratiques agroécologiques
développées dans la zone d'étude ;
· Déterminer le taux d'adoption de ces pratiques
agroécologiques ;
· Evaluer les impacts socio-économiques et
environnementaux induits par les pratiques agroécologiques ;
· Analyser la durabilité des pratiques
agroécologiques mise en oeuvre.
Hypothèses de recherche
y' H1 : Les pratiques agroécologiques
sont diversifiées et présentent des caractéristiques
appréciées par les agriculteurs.
y' H2 : Le taux d'adoption des pratiques
agroécologiques est significatif dans la graffe de Dan saga en raison de
diverses contraintes.
y' H3 : Les pratiques agroécologiques
améliorent les indicateurs socioéconomiques et l'environnement au
ménage.
y' H4 : Les pratiques agroécologiques
développées sont durables malgré les contraintes
techniques, socioéconomiques et environnementales.
Le présent document est structuré en trois
chapitres, dont la première traite des généralités
et de la revue bibliographique, la deuxième traite du matériel et
des méthodes, et le troisième présente les
résultats et la discussion.
5
CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL DE
L'ETUDE
1.1.Présentation résumée de
PPILDA
Le FIDA intervient au Niger depuis quatre décennies
dans les zones rurales où la concentration de familles rurales pauvres
est la plus importante, à travers des opérations basées
sur des approches communautaires et/ou en appui aux collectivités
territoriales.
PPILDA, Projet de Promotion de l'Initiative Locale de
Développement à Aguié (PPILDA) a été mise en
oeuvre pendant de la période de 2005 à 2012 sous financement de
FIDA, s'est donné comme objectif l'amélioration des conditions de
vie et les revenus des populations pauvres du département d'Aguié
et des communes limitrophes de Guidan Roumdji et de Madarounfa. Une attention
particulière est donnée aux groupes les plus vulnérables
notamment les femmes et les jeunes (APA, 2010).
Cinq composantes caractérisaient le programme PPILDA :
· Le repérage et valorisation des innovations
locales dont l'objectif est d'appuyer le repérage, l'analyse et la
diffusion d'initiatives et d'innovations permettant aux différentes
catégories de population de prendre des initiatives et de les traduire
en action.
· Le renforcement des instances et Organisations Rurales
(IOR) qui vise l'accompagnement des organisations rurales de concertation, de
décision et/ou de mise en oeuvre des initiatives et innovations
locales.
· Le Fonds d'Appui à l'Initiative et à
l'Innovation Locales (FAIIL) dont l'objectif est d'inciter les porteurs
d'initiatives et innovations à concevoir et formaliser des projets qui
recevront l'appui technique du PPILDA.
· Le Renforcement de l'offre locale de services, capable
de répondre de façon pérenne et adaptée aux
demandes exprimées par les populations rurales en particulier dans le
cadre des initiatives qu'elles mèneront avec l'appui du projet.
· La stratégie de PPILDA est testée de
façon participative des innovations agricoles qui puissent
bénéficier les populations rurales. À la suite de la phase
test d'une innovation, le PPILDA met un mécanisme en place pour la
dissémination des résultats à l'échelle dans le
département d'Aguié.
Le PPILDA se propose de toucher 180.000 personnes issues de
30.000 familles de sa zone d'intervention. En mettant un accent particulier sur
les femmes et les jeunes (APA, 2010).
6
1.1.1. Stratégies d'intervention du PPILDA
La stratégie fondamentale du PPILDA consistais à
appuyer la conception, le développement et l'opérationnalisation
d'une démarche de développement local qui vise à
promouvoir et développer des initiatives et des innovations techniques,
sociales et/ou organisationnelles provenant des dynamiques locales en cours
(Guéro, 2010).
1.1.1.1. Grands repères de la stratégie
Ø Le développement local articulé avec la
dynamique de la décentralisation :
- Plans d'action des IOR permettant d'exercer
concrètement, à partir de la base, de nouveaux modes de
décision, de régulation et de gestion des ressources qui
s'intègrent dans les programmes d'action des communes ;
- Renforcement de capacité des élus locaux sur
la bonne gouvernance locale (rôles et missions, gestion et
planification).
La promotion des initiatives et innovations locales et/ou
externes, prises comme résultats, démarche et processus de
développement individuel et communautaire qui doivent produire des
effets et des impacts positifs et significatifs dans la réduction de la
vulnérabilité et de la pauvreté de toutes les composantes
et catégories sociales (Guéro, 2010).
Ø L'appui à l'élaboration et à la
mise en oeuvre des plans d'action villageois, inter-villageois et communaux
renfermant des « actions structurantes » provenant des demandes des
populations cibles et de leurs activités en cours.
Ø Le renforcement des capacités des instances
et/ou organisations rurales existantes ou émergeantes
spontanément pour créer les conditions d'un transfert de
maîtrise d'ouvrage à leur faveur, gage d'une appropriation et
d'une durabilité des actions et des institutions.
Ø Le développement d'un partenariat synergique
« d'égal à égal et interpellant » avec des
acteurs locaux et externes (Commune, IOR, ONG, Projets, Services Techniques,
recherche nationale et internationale).
Ø Le genre comme dimension transversale permettant
d'approfondir l'analyse au sein des structures familiales et sociales et la
prise en compte de la vulnérabilité et des intérêts
stratégiques des femmes et des catégories sociales dans mise en
oeuvre du projet
La gestion des ressources naturelles comme aspect transversal
qui s'appuiera sur les dynamiques d'organisation, de protection et valorisation
des ressources naturelles (Guéro, 2010).
7
1.2. Définitions des concepts
· Evaluation
C'est le processus consistant à évaluer les
interventions en fonction de leurs résultats, de leurs impacts et de la
mesure dans laquelle elles répondent aux besoins qu'elles souhaitaient
résoudre (Europa, 2021). Elle se repose sur l'appréciation de
la pertinence, de l'efficacité et de
l'efficience des efforts déployés par un
programme et le Gouvernement pour promouvoir la concertation, renforcer les
partenariats et gérer les connaissances (FIDA, 2011).
· Impacts
C'est l'ensemble des changements significatifs et durables,
positifs et négatifs, prévus ou imprévus, sur les
personnes, les groupes et leur environnement, ayant un lien de causalité
avec l'action (Bachelet, 2019). De manière générale,
l'impact est l'amélioration évaluer des interventions du
Programme, en particulier en matière de revenus et de
sécurité alimentaire des ménages (FIDA, 2012).
· Impacts socioéconomiques
L'impact socio-économique est une augmentation du
revenu des bénéficiaires qui entraine une amélioration
sociale, c'est-à-dire une progression dans les principaux domaines de la
santé, de l'alimentation, de l'éducation et de
l'intégration communautaire. Ainsi, une évaluation d'impact
cherche à définir si le programme a eu les effets attendus sur
les bénéficiaires et si les effets sont réellement
imputables à l'intervention du programme (Florence, 2016).
· Agroécologie
Selon Altieri (1995) a défini l'agroécologie
comme l'application de la science écologique à l'étude,
à la conception et à la gestion de l'agriculture durable.
L'agroécologie aide à mieux comprendre l'impact environnemental
de l'agriculture (OCDE 2003). En particulier, elle a mis en évidence la
façon dont le contexte local des différentes zones
écologiques et de l'agroécosystème affecte la
productivité et les pratiques agricoles (CNS-FAO 2019).
· Concept d'insécurité
alimentaire
La définition de l'insécurité
alimentaire découle du concept de sécurité alimentaire. En
effet, l'insécurité alimentaire existe lorsque les personnes
n'ont pas accès à une quantité suffisante d'aliments sains
et nutritifs et ne consomment donc pas les aliments dont elles ont besoin pour
se développer normalement et mener une vie active et saine. Cette
situation peut être due à la
8
pénurie d'aliments, à un pouvoir d'achat
insuffisant ou à une répartition ou utilisation inadaptées
des aliments au niveau des ménages (Saminou, 2014).
· Ménage
Représente une famille au sens élargi du terme.
Il s'agit là de l'ensemble des hommes, des femmes et des enfants qui
vivent ensemble (habitat ou unité de résidence familiale) qui
produisent ensemble (production ou unité de production) qui mangent sous
le même toit (consommation ou unité de consommation). Il peut y
avoir plus d'un foyer (mari, femme, et enfants) par ménage. La dimension
du ménage, en zone rurale au Niger, dépend souvent du statut
socioéconomique du chef de ménage (Saminou, 2014).
1.3.Approches agroécologiques mises en oeuvre par
PPILDA
Plusieurs stratégies ont été
développées avec les producteurs par la mise en place des champs
de démonstration de nouvelles technologies pour l'augmentation des
rendements et des revenus (Rabe et al., 2021). Ces stratégies
appelées communément pratiques l'intensification
agroécologique sont : le défrichement amélioré ou
RNA, le labour profond pour l'ameublissement du sol, l'apport de la fumure
organique ou du compost pour le redressement de la fertilité du sol, le
Zaï pour limiter les pertes d'eau par ruissellement dans les champs, les
biopesticides à base de graines de Neem pour la gestion des insectes
ravageurs du niébé ; la lutte biologique avec les lâchers
augmentant le parasitoïde de Habrobracon hebetor pour la lutte
contre la mineuse de l'épi du mil, le sac PICS (Purdue Improved Cowpea
Storage) pour la conservation sans pesticide du niébé et la
fabrication des blocs multi nutritionnels densifiés pour la valorisation
des résidus des cultures et l'amélioration de la production
animale.
Ces stratégies technologiques sont transmises à
travers des approches participatives faites avec et pour les producteurs
cibles. Selon Neuchâtel (1995) dans Rabe et al., (2021),
l'approche participative est considérée comme un
élément indispensable dans l'adoption des nouvelles technologies.
Il est donc possible qu'être apprenant dans un champ de
démonstration (CD, CEP, ACAP ou PIP) pourrait influencer positivement la
décision du producteur à adopter les technologies agricoles
proposées.
1.4. Approches de transfert et de diffusion des pratiques
agroécologiques
Cette partie nous permettra de faire mieux connaissance du
processus méthodologique utilisé par le projet PPILDA à
travers les approches PIP, CEP ou CD, ACAP et de découvrir les acteurs
impliqués et leurs rôles dans le dispositif.
9
1.4.1. Parcelles d'initiatives paysannes
(PIP)
Les PIP sont des outils de vulgarisation qui visent la
promotion et la diffusion d'initiatives et innovations paysannes, mais aussi de
nouvelles technologies issues de la recherche. Elles sont
caractérisées par une approche participative qui permet
d'atténuer les obstacles liés au transfert de technologies en
milieu paysan, notamment en ce qui concerne l'adaptabilité de celles-ci
au contexte physique et socioéconomique des populations (Saminou,
2014).
Les PIP sont des dispositifs participatifs de
démonstration de technologies porteuses issues de la recherche ou du
milieu paysan. Elles se basent sur un partenariat entre paysans, chercheurs et
agents de vulgarisation. Dans l'idéal, elles sont situées
à proximité d'une grande voie de communication pour faciliter
l'accès aux bénéficiaires et, plus en
général, à tous les producteurs qui peuvent s'y
intéresser. Ainsi, les PIP visent à améliorer les
productions agricoles, animales et la gestion des ressources naturelles,
à travers un renforcement des capacités techniques,
opérationnelles et organisationnelles des producteurs autour de :
· L'acquisition de nouvelles technologies
d'amélioration de la production agricole (semences, techniques et
pratiques culturales) ;
· La valorisation des innovations locales ;
· Le transfert et la diffusion des technologies et des
innovations locales et/ou externes ;
· Le partage de connaissances et d'expériences
entre les producteurs et les partenaires de la recherche et de la vulgarisation
;
· Le transfert de la maîtrise d'ouvrage locale en
matière de vulgarisation rurale, notamment aux groupements paysans
d'appui-conseil agricole.
Leur processus de mise en place commence par un
autodiagnostic villageois, et il se poursuit par l'identification des sites,
des participants et par la négociation sur le dispositif de mise en
oeuvre et de suivi-évaluation à mettre en place. La mise en place
comprend aussi des échanges avec d'autres PIP, et se termine par une
autoévaluation au niveau du village et de la grappe de villages. Des
actions d'accompagnement (accès aux intrants...) sont aussi
prévues, ainsi que la capitalisation et diffusion des résultats.
Les PIP sont réalisés de juin à octobre (Saminou,
2014).
1.4.2. Champs de diversités ou champs
écoles paysan (CD ou CEP)
Le CD est un dispositif participatif de renforcement des
capacités des paysans en termes de connaissance, de conservation et de
valorisation des ressources phytogénétiques agricoles (Saminou,
2014).
10
Les CD poursuivent plusieurs objectifs :
· La découverte de la diversité
phytogénétique et variétale issue du milieu paysan ou des
structures de recherche ;
· La caractérisation des variétés
(précocité, résistance à la sécheresse, aux
ennemis des cultures, niveau de rendement...) ;
· L'acquisition d'outils d'aide à la
décision par rapport au choix des variétés et des
ressources phytogénétiques ;
· La mise en place d'un dispositif de conservation des
ressources phytogénétiques agricoles.
Les CD se basent sur un partenariat entre paysans, chercheurs
et agents de vulgarisation : leur processus participatif de mise en place
commence par un autodiagnostic villageois, et il se poursuit par
l'identification des sites, des participants et par la négociation sur
le dispositif de mise en oeuvre et de suivi-évaluation à mettre
en place. La mise en place comprend aussi des échanges avec d'autres CD,
et se termine par une foire de semences et autoévaluation au niveau du
village et de la grappe. Des actions d'accompagnement (accès aux
intrants, outils, ...) sont aussi prévues, ainsi que la capitalisation
et diffusion des résultats. Les CD sont réalisés de juin
à octobre (Saminou, 2014).
1.4.1. Appui Conseil Agricole Paysan (ACAP)
L'appui-conseil agricole paysan est l'un des outils de
vulgarisation agricole participative mis en oeuvre par le PPILDA. En
particulier, il s'agit de l'outil destiné à assurer la
pérennité du dispositif de vulgarisation agricole du projet.
L'ACAP agit sur plusieurs contraintes qui caractérisent la zone
d'intervention du PPILDA : d'un côté des contraintes liées
au milieu naturel, comme la pluviométrie aléatoire et la basse
fertilité des sols ; de l'autre des contraintes
sociodémographiques, dont la principale est la forte pression
foncière qui limite l'accès à la terre pour les
catégories les plus vulnérables : les femmes et les jeunes
(Saminou, 2014).
L'ACAP mise sur des groupements de jeunes paysans (hommes et
femmes) pour renforcer les capacités de production agricole des
ménages paysans. Il a pour objectifs principaux :
· D'appuyer les ménages dans
l'amélioration de leur niveau de production agricole par le choix de
variétés végétales et l'application de technologies
performantes et adaptées à leur contexte.
·
11
De renforcer l'offre locale paysanne de services pour que les
populations puissent être accompagnées dans la durée, tout
en créant des emplois rémunérateurs pour les jeunes.
C'est ainsi de 2009 à 2012, le projet a testé
un dispositif d'appui conseil agricole paysan en sélectionnant, à
travers un test, 50 meilleurs paysans animateurs dans les CD/PIP ayant une
expérience minimum de trois ans dans la conduite de ces
opérations.
Chacun de ces paysans animateurs aura enrôlé et
encadré 10 ménages vulnérables de son terroir sous la
supervision et le contrôle techniques des agents de l'agriculture.
1.5.Présentation de la zone
d'étude
1.5.1. Situation Géographique
La commune d'Aguié est située entre 07,56°
- 07,85° de Longitude Est et 13,23 - 13,74° de Latitude nord dans la
partie sud de la région de Maradi et au centre du département
d'Aguié dont elle relève administrativement. Elle est
limitée à l'Est par la commune urbaine de Gazaoua, à
l'ouest par la commune rurale de Tchadoua, au Nord par celle de Sherkin Haoussa
(Département de Mayahi), au Sud par la commune de Gangara
(département de Gazaoua) et la République Fédérale
du Nigeria. Elle couvre une superficie de 1110 Km2, soit 61,87 % du
département d'Aguié (1794 Km2) et 2,65% de la
région de Maradi (41796 Km2). Cette commune a
été créée par la loi n°2002-14 du 11 juin 2002
portant création des communes et fixant le nom de leurs chefs-lieux.
Elle compte 84 villages administratifs, 8 quartiers, 98 tributs et hameaux
(Commune d'Aguié, 2020).

12
Figure 1 : Localisation des villages d'étude
1.5.2. Cadre biophysique et aspects
socio-économiques
Dans la commune d'Aguié, le relief est
caractérisé par un vaste plateau muni de quelques buttes de
sables avec de surfaces quasi planes plus importantes et de petites
dépressions. L'altitude maximale est de 472 m (Commune d'Aguié.
2020). Elle a un climat du type sahélien caractérisé par
trois saisons bien distinctes :
· La saison sèche et froide qui s'étale de
novembre à février. La température moyenne minimale est
généralement inférieure à 15 °C ;
· La saison sèche et chaude varie de mars
à mai. Elle est marquée par de fortes températures entre
avril et mai pouvant atteindre 40°C sous l'effet de l'Harmattan ;
· La saison pluvieuse commence
généralement en juin pour prendre fin en octobre. La
pluviométrie oscille entre 400 et 600 mm suivant les années.
13
La pluviométrie moyenne calculée sur les cinq
(5) dernières années est de 468,2 mm (Commune d'Aguié.
2020). Dans cette zone on distingue deux types de sol :
· Les sols dunaires (Jigawa) de structure sablonneuse
sont les plus dominants. Ils sont très sensibles à
l'érosion éolienne. Ils sont faciles à travailler mais
leur production est faible à cause de la baisse constante de la
fertilité et de faible capacité de rétention en eau ;
· Les sols ferrugineux tropicaux (Guéza) de
structure limoneuse qui se rencontrent au autour du chef-lieu de la Commune.
La commune d'Aguié dispose d'un potentiel en ligneux
et en herbacés riche et varié. Les sécheresses cycliques
et les pressions anthropiques de ces trois dernières décennies
ont complètement façonné la physionomie des
écosystèmes. Son massif forestier est constitué
principalement de trois forêts classées ; Guidan Malam
Bakabé (7000 ha), Dan Kada (6880 ha) et Dan Gado (2700 ha). Ces
forêts sont aujourd'hui dans un état de dégradation
très avancé et les principales espèces ligneuses qu'on y
rencontre fréquemment sont : Sclerocarya birrea, Commiphora
africana, Guiera senegalensis, Combretum micranthum, Combretum glutinosum;
des reliques de Diospyros mespiliformis et des Anogeissus
leiocarpus existent à l'état disséminé. Au
niveau du parc agro forestier, on rencontre Ziziphus mauritiana, Ziziphus
spina-christi, Balanites aegyptiaca, Adansonia digitata, Tamarindus indica,
Sclerocarya birrea, Prosopis africana, Piliostigma reticulatum, Hyphaene
thebaica, etc. Le tapis herbacé est essentiellement composé
de : Eragrostis tremula, Cenchrus biflorus, Brachiaria distichophylla
(Commune d'Aguié. 2020).
14
CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES
2.1.Matériel
Pour mener cette étude d'évaluation, les
matériels utilisés sont :
· Des documents décrivant le Projet PPILDA pour
avoir une idée générale sur les activités mener
· Une fiche d'enquête individuelle
· Un ordinateur laptop avec une connexion internet pour la
digitalisation de la fiche d'enquête, la réception des
données et le téléchargement sur le serveur kobotoolbox.
Cette même machine a permis d'effectuer le nettoyage et les analyses des
données à travers le tableur Excel.
· Un bloc note permettant de prendre des notes
supplémentaires sur le terrain
· Un smartphone avec l'application KoboCollect
intégrée pour mener les enquêtes et prendre des photos pour
les illustrations terrains.
2.2.Méthodes
2.2.1. Evaluation d'impacts
Les données de l'enquête ont permis, dans un
premier temps, d'obtenir la situation de référence des 200
répondants, mais aussi l'évolution de leur situation au fil des
années après l'adoption des pratiques agroécologiques dans
le temps et dans l'espace. Cela a permis de dresser une comparaison grâce
aux impacts oraux et visuels sur le plan socioéconomique et
environnemental de la grappe en général. Cette comparaison s'est
basée sur les pratiques d'intensification agricole, les pratiques
agroécologiques ainsi que les différentes activités
génératrices de revenus (AGR) telles que la formation
professionnelle, la promotion du petit élevage et les productions
maraîchères marchandes, découlant de l'intervention du
projet.
Pour mesurer les impacts induits, les indicateurs suivis sont
les chiffres d'affaires des groupements (femmes transformateurs de
Balanites aegyptiaca, des apiculteurs et exploitants de bois), le
nombre de pratiquants et la fréquence annuelle de la pratique de
l'agriculture de conservation, le nombre de formateurs issus des initiatives de
développement agricole, le nombre d'emplois créés, le
nombre d'agendas d'affaires entre les fournisseurs d'intrants et les
producteurs à travers les commandes groupées, ainsi que le
coefficient multiplicateur du compte d'exploitation agricole écologique.
Enfin, la comparaison a été effectuée à travers une
estimation de leurs indicateurs de départ et après l'intervention
du projet.
15
2.2.2. Villages enquêtés et
échantillonnage des enquêtés
L'échantillonnage s'est porté sur le choix
aléatoire des enquêtés au sein de chaque village de la
grappe.
- Villages enquêtés
Cette étude est conduite dans la grappe de Dan Saga
(Aguié) et concerne les 6 villages qui sont : Dan Saga (DS), Kokai (KK),
Dogaraoua (DA), Mallamawa (MA), Guidan Bakoye (GB) et Hardo Illia (HI). Cette
grappe est choisie pour deux raisons. Premièrement, elle a
été la zone d'intervention de deux projets successifs (PPILDA et
PASADEM) et deuxièmement, elle a plus de dix (10) ans
d'expérience dans les pratiques agroécologiques. En effet, le
village de Dan Saga est le chef-lieu de la grappe et était notre base
tout au long de cette étude.
- Choix des enquêtés
L'enquête concerne les bénéficiaires des
activités agroécologiques mise en oeuvre par le PPILDA selon le
critère suivant : être praticien d'au moins une pratique
agroécologique. En ce qui concerne la taille d'échantillon
à enquêter, étant donné que le nombre total des
bénéficiaires du projet est connu dans chaque village, la formule
de Yamane (1967) a été utilisée pour calculer la taille
d'échantillon équitable par village. L'enquête a
été effectuée de façon aléatoire
auprès de l'échantillon.
N
?? = 1+N.(??)2 , avec n= taille de
l'échantillon, N= pop. mère, e= erreur 5%. (Yamane,1967).
Au total, 200 bénéficiaires ont
été enquêtés et sont répartit comme suit : 73
à Dan Saga, 27 à Kokai, 25 à Dogaraoua, 23 à
Mallamawa, 26 à Guidan Bakoye et 26 à Hardo Illia (tableau 1).
Notre échantillon est constitué aléatoirement de 31,5%
femmes et 68,5% hommes.
Tableau 1 : Situation de l'échantillonnage de la grappe
de Dan Saga
Code_Villages
|
Villages
|
Nbre
_bénéficiaire
|
Echantillon
|
%_bénéficiaire
_enquêtés
|
DS
|
Dan Saga
|
89
|
73
|
82%
|
DA
|
Dogaraoua
|
27
|
25
|
94%
|
GB
|
Guidan Bakoye
|
28
|
26
|
93%
|
HI
|
Hardo Illia
|
28
|
26
|
93%
|
KK
|
Kokai
|
29
|
27
|
93%
|
MA
|
Mallamawa
|
24
|
23
|
94%
|
Total
|
225
|
200
|
89%
|
|
16
2.2.3. Collecte des données
Les données sont collectées à l'aide
d'un questionnaire digitalisé sur le serveur kobotoolbox. Ce
questionnaire est ensuite téléchargé sur l'application
KoboCollect intégrée dans un smartphone afin que le questionnaire
soit administré à chaque répondant. Le questionnaire
comporte 5 sections dont 188 questions relatives aux sections suivants :
· Caractéristiques socio-économiques,
· Caractérisation des pratiques
agroécologiques développées,
· Evaluation des pratiques agroécologiques
développées,
· Détermination du niveau d'adoption des pratiques
agroécologiques
· Evaluer du niveau de durabilité de ces pratiques
agroécologiques.
Des entretiens individuels avec chacun des chefs
d'exploitations au niveau des sites choisis ont été menés
pour évaluer les impacts socioéconomiques et la durabilité
des pratiques agroécologiques.
2.2.4. Traitement et analyse des
données
Après la collecte des données venant du serveur
de l'application Kobocollect, une base des données a été
créée sur le tableur Excel pour faciliter l'exploitation des
données collectées individuellement auprès des
enquêtés. Le logiciel SPSS statistics 20.0 a été
utilisé pour une analyse descriptive des différentes variables
étudiées. Il a servi également d'établir des
tableaux croisés et le tableur Excel pour les graphes et les tableaux
qui ont permis la lecture et l'interprétation des résultats.
17
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION
3.1.Résultats
3.1.1. Caractéristiques des
enquêtés
3.1.1.1. Ethnie, Sexe et Age des
enquêtés
L'échantillonnage est composé de 87% de Haoussa
et de 13% de Peulh. Ainsi, l'âge moyen des enquêtés est de
49,30 #177;10,57 ans. Les résultats obtenus montrent un âge moyen
plus élevé dans le village de Hardo Illia avec 54,19 #177; 11,88
ans tandis que les moins âgées des C.E se trouvent dans le village
de Guidan Bakoye avec un âge moyen de 46,92 #177; 11,06 ans (Tableau
2).
Tableau 2 : Sexe et Age des enquêtés
|
Villages
|
% de Sexe
|
Age des enquêtés (Ans)
|
|
Femme
|
Homme
|
|
Hardo Illia
|
15,4
|
84,6
|
54,19 #177; 11,88
|
|
Dan Saga
|
16,4
|
83,6
|
48,71 #177; 8,99
|
|
Mallamawa
|
30,4
|
69,6
|
47,96 #177; 11,44
|
|
Dogaraoua
|
88
|
12
|
48,84 #177; 9,68
|
|
Kokai
|
18,5
|
81,5
|
51,89 #177; 7,18
|
|
Guidan Bakoye
|
50
|
50
|
46,92 #177; 11,06
|
|
Moyenne
|
31,5
|
68,5
|
49,30 #177;10,57
|
3.1.1.2. Niveaux d'instruction des exploitants
enquêtés
Les résultats montrent que ce sont les
alphabètes (cours dadi en haoussa) qui possèdent le maximum avec
30,96% contre 4,05 % ayant un niveau d'instruction plus avancé
(secondaire). Les chefs de ménage de niveau primaire et secondaire sont
en grand nombre dans le village de Dan Saga et représentent au total une
proportion de 27,4% pour le niveau primaire et 12,3% pour niveau secondaire
(Tableau 3).
Tableau 3 : Proportions (%) de niveau d'instruction des chefs
de ménages en fonction des villages
|
Villages
Niveau
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
|
Alphabétisation
|
21,9
|
56
|
26,9
|
19,2
|
44,4
|
17,4
|
30,97
|
|
Primaire
|
27,4
|
12
|
34,6
|
0
|
29,6
|
39,1
|
23,78
|
|
Secondaire
|
12,3
|
0
|
7,7
|
0
|
0
|
4,3
|
4,05
|
|
Etude coranique
|
26
|
8
|
23,1
|
30,8
|
22,2
|
39,1
|
24,87
|
|
Aucun
|
12,3
|
24
|
7,7
|
50
|
3,7
|
0
|
16,28
|
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa.
18
3.1.1.3. Activités principales et secondaires
Diverses activités sont exercées par les chefs
de ménage. Les résultats montrés que l'agriculture est la
plus pratiquée avec 97,5% sur l'ensemble des enquêtés suivi
de l'élevage avec 1%, 0,5% pour les exploitants de bois et 1% pour les
fonctionnaires. Il ressort de l'étude que les activités
secondaires, les plus répondues sont respectivement le commerce (39,5%),
l'élevage (39%), exploitations de bois (13%) suivi des tradipraticiens
(3%) et apiculteurs (2,5%). L'exploitation des bois est plus pratiquée
dans le village de Mallamawa avec 34,8 % contre 16,4% dans le village de Dan
Saga. Le village de Hardo Illia étant une localité peulh,
regorgent le plus grand nombre d'éleveurs (73,1%).
3.1.1.4. Taille des ménages et Actifs Agricoles
(AA)
La taille moyenne des ménages est de 9,87#177; 5,805
personnes. Les nombres minimum et maximum sont respectivement 1 et 35 personnes
en charge. Concernant le nombre d'actifs agricole agricoles, on compte 5,09
#177; 3,574 d'Actif Agricole (AA) en moyenne par ménage. Le minimum et
maximum sont respectivement 1 et 22 personnes d'actif agricole. Toutefois, la
figure 1 montre que le village de Hardo Illia regorge le plus grand nombre
d'Actif Agricole et une taille du ménage plus levée suivi du
village de Dan Saga par rapport aux autres villages.
Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo hllia Kokai Mallamawa
Taille du menage AA

Nombre de personnes
16
14
12
10
8
6
4
2
0
14,73
8,72
6,85
3,88
4,96
4,80
9,37 8,91
4,19
8,31
4,57
10,08
Figure 2 : Taille du ménage et Actifs Agricoles (AA)
3.1.2. Caractéristiques des exploitations
3.1.2.1. Typologie des exploitations et Main d'oeuvre
utilisés
Deux types d'exploitations sont identifiés selon leur
mode de fonctionnement : ce sont les exploitations collectives ou Gandu et les
exploitations individuelles. L'exploitation individuelle
19
sont en moyenne de 85,5 % tandis que celle de l'exploitation
collective ou Gandu est de 14,5 %. La figure 3 nous montre que la main d'oeuvre
familiales est la plus dominante avec 57% sur l'ensemble des exploitations
suivi de 36% de salariée. L'entre aide ne représente que 7% en
générale et est pratiqué dans le village de Mallamawa
(13%), Dan Saga (5.5%) et Kokai (3,7%).

36%
7%
57%
Familiale Salariée Entre Aide
Figure 3 : Proportions des types de mains d'oeuvre
utilisés par les Chefs de ménages de la grappe
3.1.2.2. Capital foncier
Le foncier est un facteur fondamental de tout type
d'exploitation agricole et détermine les conditions
socio-économiques d'un ménage en milieu rural. L'acquisition des
champs se fait en moyenne par héritage (96 %) suivie de l'achat (22%) et
du gage (6%) dans le graphe. L'étude montre une prédominance
d'héritage dans tous les villages. Le mode d'acquisition des terres par
location est la moins faite et n'est observé que dans le village de Dan
Saga (4,1%) et Mallamawa (4,3%). Quant au gage, il est faiblement
pratiqué dans tous les villages sauf à Kokai, où seul
héritage est fait (figure 4).
Dan Saga Dogaraoua Guidan Hardo Illia Kokai Mallamawa
Bakoye
Héritage Location Achat Gage

30,4
8,3
4,3
Proportions (%)
120
100 100 100
96,00
100 92,00 88,5
80
4,00
34,6
3,8
26,00
9,60
4,10
60
40
20
0
20,00
11,5
Figure 4 : Proportions des modes d'acquisition des terres
20
Les résultats de l'analyse des ressources
révèlent que la superficie moyenne cultivée est 3,33 #177;
2,99 ha avec 2,7#177; 2,67 champs par ménage de l'échantillon.
Les superficies minimales et maximale sont respectivement 0,25 ha et 20 ha.
Les transactions foncières les plus pratiquées
dans le graphe sont : achat, gage et location. La superficie moyenne des champs
transités est de 0,80 #177; 2,5 ha. La durée moyenne des
transactions est de 3,2 #177; 7,46 ans. En outre, la superficie moyenne des
sols transités est plus élevée dans le village de Dan Saga
(1,32 #177; 3,89 ha) et Hardo Illia (1,3 #177; 1,94 ha) suivi de Dogaraoua
(0,52 #177; 1,26 ha) et Mallamawa (0,39 #177; 0,72 ha). La durée
d'acquisition en moyenne est plus élevée dans le village de
Dogaraoua avec 5,3 ans en moyenne contre 3ans à Dan Saga (tableau 4).
L'acquisition des champs sont plus chères dans le village de Dan Saga
(151 250 #177; 95 500 F CFA en moyenne pour l'achat et 215 700 #177; 133 400 F
CFA en moyenne pour gage). On remarque que dans le village de Kokai, aucune de
ces trois transactions foncières n'est recensée (tableau 5).
Tableau 4 : Superficie moyenne des champs-et durée
d'acquisition des terres transités en
fonction du village
|
Superficies Villages
|
Sup. Moy. Champs transités (ha)
|
Sup. T héritage inclus (ha)
|
|
Dan Saga
|
1,32 #177; 3,89
|
3,9 #177; 3,8
|
|
Dogaraoua
|
0,52 #177; 1,26
|
2,56 #177; 1,32
|
|
Guidan Bakoye
|
0,26 #177; 0,87
|
2,42 #177; 1,4
|
|
Hardo Illia
|
1,3 #177; 1,94
|
5,04 #177; 2,42
|
|
Kokai
|
0
|
2,11 #177; 1,47
|
|
Mallamawa
|
0,39 #177; 0,72
|
2,91 #177; 3,32
|
|
Moyenne
|
0,80 #177; 2,5
|
3,34 #177; 2,99
|
Tableau 5 : Montant (en F CFA) des transactions foncières
en fonction des villages
|
Modes
Villages
|
Achat
|
|
Location
|
Gage Coutumier
|
|
Dan Saga
|
151 250
|
#177; 95 500
|
20
|
000 #177; 5
|
000
|
215
|
700 #177; 133
|
400
|
|
Dogaraoua
|
190 000
|
#177; 82 160
|
|
0
|
|
|
20 000
|
|
|
Guidan Bakoye
|
140 000
|
#177; 52 900
|
|
0
|
|
|
0
|
|
|
Hardo Illia
|
71 700
|
#177; 17 000
|
|
0
|
|
|
250 000
|
|
|
Kokai
|
|
0
|
|
0
|
|
|
0
|
|
|
Mallamawa
|
176 400
|
#177; 112 350
|
|
15 000
|
|
175
|
000 #177; 35
|
355
|
|
Moy. Générale
|
142 600
|
#177; 90 200
|
18
|
750 #177; 4
|
800
|
193
|
600 #177; 120
|
600
|
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa.
21
3.1.2.3. Sécurisation foncière
Il ressort de cette étude, plusieurs types de
sécurisation foncières exercées par les producteurs qui
sont : la délimitation des champs par des espèces
pérennes, habiter dans son champs, l'acquisition des actes
foncières. Grâce au projet CALI (2010) plus de 66,5% des terres
des bénéficiaires ont été sécuriser
formellement. Les villages de Dan Saga, Mallamawa et Hardo Illia ont des
moyennes plus élevées en termes de détention d'actes de
sécurisation foncières avec respectivement 94,8%, 72,2% et 50,8%.
Il s'avère que les moyens d'acquisition des actes foncières les
plus utilisées sont la facilitation par les ONG (63,5%) et les
commissions foncières de base (17,4%). La Figure 4 nous permet
d'apprécier à l'échelle des villages, les
différentes proportions de moyens d'acquisition des actes
foncières. L'acquisition des actes grâce à la facilitation
des ONG (82,30%) et les Cofob (6,8%) est plus élevée dans le
village de Dan Saga contre respectivement de 67% et 17,4% dans le village de
Mallamawa. Pour le village de Guidan Bakoye, l'acquisition des actes se fait
par la Chefferie coutumière (38%) et par la facilitation par les ONG
(38%). Les villages de Hardo Illia et Kokai, les actes sont obtenus en
majorité par les commissions foncières (Cofob) avec une moyenne
de 19,20% pour Hardo Illia et 14% pour Kokai (Figure 5).
|
90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0%
|
|
|
Proportions (%)
|
|
|
Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa
|
Chef du village Cofob CofoCom ONG ( projet, programme..etc)
Figure 5 : Moyens d'acquisition des actes fonciers

22
Photo 1 : Illustration d'un acte de sécurisation
foncière (titre foncier) à Mallamawa.
3.1.2.4. Différentes cultures
pratiquées
Les espèces cultivées dans la grappe sont : le
mil (Pennisetum glaucum, Linné 1753), le sorgho
(Sorghum spp), le niébé (Vigna unguiculata,
Linné 1753), l'arachide (Arachis hypogaea
Linné 1753), le sésame (Sesamum indicum
Linné 1753) et l'oseille (Hibiscus sabdariffa,
Linné 1753).
Les cultures les plus dominante sont Mil (97,83%) et
niébé (92,3%), suivie de sorgho (84,08%). Le sésame est
plus cultivé dans le village de Hardo Illia (69,2%) puis Dan Saga
(50,7%) tandis que l'oseille (64,4 %) prédomine à Dan Saga. Le
village de Guidan Bakoye cultive moins de sésame (7,7%) par rapport aux
autres villages du grappe (Tableau 6).
Tableau 6 : Proportions des différentes cultures
pratiquées en fonction des villages (%)
|
Spéculations
Villages
|
Mil
|
Sorgho
|
Niébé
|
Arachide
|
Sésame
|
Oseille
|
|
Dan Saga
|
100
|
87,7
|
89
|
80,8
|
50,7
|
64,4
|
|
Dogaraoua
|
100
|
92
|
88
|
52
|
44
|
24
|
|
Guidan Bakoye
|
100
|
73,1
|
92,3
|
84,6
|
7,7
|
11,5
|
|
Hardo Illia
|
100
|
100
|
96,2
|
84,6
|
69,2
|
57,7
|
|
Kokai
|
100
|
77,8
|
92,6
|
85,2
|
22,2
|
25,9
|
|
Mallamawa
|
87
|
73,9
|
95,7
|
73,9
|
30,4
|
52,2
|
|
Moyenne G.
|
97,83
|
84,08
|
92,3
|
76,85
|
37,36
|
39,28
|
3.1.3. Caractérisation des pratiques
agroécologiques développées
3.1.3.1. Principales pratiques agroécologiques
mise en oeuvre par PPILDA
Les pratiques agroécologiques mise en oeuvre par PPILDA
sont : la RNA, les systèmes de culture appris lors des CEAP,
l'utilisation des légumineuses, l'arrachage manuel, les cultures
23
de couverture (laisser des tiges de mil, paillage...etc),
l'association céréale- légumes, l'agroforesterie, le
compostage, l'utilisation des biopesticides, l'intégration de
l'élevage dans l'exploitation, le semis direct (sans labour), le
microdose d'engrais, et l'utilisation des plantes satellites.
Parmi ces pratiques, les plus pratiquées sont : la RNA,
les Systèmes de culture, le compostage, le microdose d'engrais, le semis
direct (sans Labour), l'utilisation des biopesticides. La figure 4 nous montre
les proportions (en pourcentage) des principales pratiques
agroécologiques faites par les producteurs de la grappe de Dan Saga. Il
ressort de ces résultats que la RNA (98,41%) est la plus
pratiqués dans tous les villages de la grappe. Cette pratique est suivie
des systèmes de cultures apprises lors des CEAP, ACAP et des PIP
(83,71%). L'utilisation des biopesticides est la plus faite dans le village de
Kokai (70,4%) suivi du village de Guidan Bakoye (61,5%) et de Dogaraoua (56%).
Ce pendant le semis direct (16,48%) et le microdose des engrais (27,78%)
restent les moins pratiques dans tous les villages (Tableau 7).
Tableau 7 : Proportions des principales pratiques
agroécologiques en fonction des villages (%)
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
RNA
|
94,5
|
96
|
100
|
100
|
100
|
100
|
98,42
|
5,50
|
ns
|
|
Système de culture en bandes alternées
|
90,4
|
96
|
61,5
|
84,6
|
74,1
|
95,7
|
83,72
|
19,85
|
**
|
|
Compostage
|
74
|
88
|
53,8
|
92,3
|
70,4
|
60,9
|
73,23
|
14,6
|
*
|
|
Microdose des engrais
|
39,7
|
8
|
19,2
|
61,5
|
29,6
|
8,7
|
27,78
|
27,17
|
**
|
|
Semis direct
|
21,9
|
8
|
7,7
|
38,5
|
18,5
|
4,3
|
16,48
|
14,60
|
*
|
|
Utilisation variétés améliorées
|
72,6
|
96
|
61,5
|
50
|
70,4
|
65,2
|
69,28
|
13,52
|
*
|
|
Utilisation des biopesticides
|
50,7
|
56
|
61,5
|
23,1
|
70,4
|
52,2
|
52,32
|
5,50
|
ns
|
* = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.3.2. Itinéraire technique écologique
L'IT écologique suivi par les producteurs de la grappe
de Dan Saga commence par la pratique de la RNA et se présente comme suit
:
ü Préparation du sol : le
désherbage se fait en défrichant le site et en élaguant
les arbustes sans dessoucher les pieds (pratique de la RNA). Dans la commune,
85,3% des C.E font le labour ou le désherbage avant le semis tandis que
14,7% sèment directement.
ü Fertilisation : l'apport de la fumure
de couverture ou de fond (déjections animales ou après le
compostage) se fait par 98% des exploitants enquêtés.
L'épandage du fumier
24
peut se faire 2 semaines avant le semis, alors que celui du
compost bien décomposé peut se faire pendant le semis. Il est a
noté que certains des exploitants enquêtés commence
l'apport de la fumure organique dès la libération des champs
(68,7%) et d'autres vers fin du mois de mai et début juin jusqu'à
la première pluie (31,3%). En ce qui concerne l'application localiser du
compost, il peut se faire en 3 phases et par poquet de culture : 1 semaine
après semis, au tallage et à la floraison,
y' Semis : le semis est une opération
culturale qui consiste à mettre en terre les graines ou semences et peut
se faire à la main ou de manière mécanisée à
l'aide de semoirs. Ainsi, dès la première pluie utile, 16,7% des
enquêtés font le semis généralement avec un
fongicide pour diminuer voire empêcher les attaques des champignons
contre 83,3% qui n'utilisent pas ce produit. Cependant, certains exploitants
sèment le niébé 2 semaines après le premier
sarclage du mil.
y' Sarclage : cette activité
succède au semis et commence quelques jours après la phase de
levé ou début tallage des plants. Elle consiste à
éliminer la concurrence avec les plantes adventices. Dans les villages
de la grappe, les paysans effectuent en majorité un ou plusieurs
sarclages.
y' Future d'entretien et Traitement phytosanitaire :
l'apport de la fumure d'entretien, est faiblement pratiqué par
les producteurs. L'usage des produits phytosanitaires est d'ordre de 16,6% en
moyenne dans tous les villages, ce sont : les insecticides et les biopesticides
à base de neem, piment ou encore du tabac. Les villages de Dan Saga et
de Guidan Bakoye sont les plus grands utilisateurs des produits biopesticides
avec une moyenne de 35% et 15%. Ils sont utilisés pour soigner,
protéger, aider à la croissance des végétaux ou
encore pour en prévenir les maladies.
y' Pratiques post-récolte aux champs
La pratique consistante à laisser les tiges de
céréales sur place après la récolte des épis
se fait par certains producteurs et permet de couvrir au moins partiellement la
surface du champ, d'absorber les ruissellements, de maintenir en surface les
activités biologiques et la capacité d'infiltration, de
réduire le ruissellement et l'érosion (photo 2).

25
Photo 2 : Illustration de la pratique consistante à
laisser les tiges de céréales sur place après la
récolte des épis dans le village de Dogaraoua
3.1.3.3. Systèmes de culture pratiquées
L'étude montre que l'association des cultures est la
plus pratiquée dans tous les villages avec 100% des
enquêtés. 18,67% en moyenne font de la culture pure en plus de
l'association des cultures et 27,12% font de l'agroforesterie incluant la
pratique de la RNA. Quant à la culture en rotation, elle est faiblement
pratiquée (5,48% en moyenne) avec une proportion respective de 13,70% et
19,20% dans le chef-lieu de la grappe de Dan Saga et Hardo Illia. Les champs
sont laissés en jachère uniquement dans le village de Dan Saga
avec une moyenne de 1,4% (figure 6).
Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa
Association Culture pure Agroforesterie Culture en rotation
Jachère

Proportions (%)
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Figure 6 : Système de culture pratiquées dans la
grappe de Dan Saga
Raisons de l'association des cultures
La figure 7 nous renseigne sur les raisons du système
de culture en association pratiqué par les chefs d'exploitation ainsi
que leur proportion. La raison de l'association, la plus évoqué
par les
26
répondants est l'insuffisance des terres de culture
avec une moyenne de 86% suivi de la diversification des cultures (30%) sur
l'ensemble des enquêtés.

86,00%
30,00%
10,00%
6,00%
6,00%
C'est un héritage
Diversification des cultures (production) Pour des
raisons culturelles
Figure 7 : Raisons de cette association
En ce qui concerne la rotation des culture, 27% des
bénéficiaires font la rotation des cultures depuis 10,54 ans en
moyenne pour tous les villages de la grappe. Le système de culture en
ligne (cas de l'association) est la plus faite avec en moyenne 79% suivi de 20%
pour la culture en bande alternées et 1% pour l'utilisation des plantes
satellites dans les villages de la grappe.
3.1.4. Evaluation des pratiques
Agroécologiques
3.1.4.1. Pertinences des pratiques
Agroécologiques
3.1.4.1.1. Difficultés rencontrées par les
producteurs avant le projet
Les producteurs souffrent d'énormes difficultés
liées à leur production avant l'arrivée de PPILDA. Ces
difficultés sont d'ordre écologiques et atténuent en
majorité le pouvoir productif de leur champ. Il ressort de cette
étude des difficultés dont les plus évoqués sont :
faible rendement (57,92%), des attaques fréquente des ravageurs
(48,53%), l'infertilité des sols (39,43%) et enfin l'érosion
hydrique et éolienne (26,32%).
L'attaque des ravageurs est plus importante dans le village de
Guidan Bakoye (69,2%) et dan Saga (57,5%) contre 16% à Dogaraoua.
L'érosion hydrique et éolienne est faiblement notifiée
dans le village de Dogaraoua (8%) et Mallamawa (13%). Quant 'à
l'infertilité des sols et le faible rendement, ils sont plus ou moins
important dans tous les villages (tableau 8).
L'analyse du tableau 8 ressort les proportions (%) des
difficultés rencontrées par les producteurs avant le projet en
fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5%
traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les
variables (Attaque fréquente des ravageurs, Infertilité des sols
et Erosion Hydrique et Eolienne). Cependant, pour
27
la variable (Faible rendement), le test de khi deux traduit
qu'il y a une différence significative entre les villages.
Tableau 8 : Proportions des difficultés rencontrées
par les producteurs avant le projet (%)
|
Villages
Difficultés rencontrées
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Faible rendement
|
56,2
|
72
|
53,8
|
57,7
|
55,6
|
52,2
|
57,92
|
2,65
|
ns
|
|
Attaque fréquente des ravageurs
|
57,5
|
16
|
69,2
|
53,8
|
55,6
|
39,1
|
48,53
|
18,56
|
*
|
|
Infertilité des sols
|
35,65
|
24
|
46,15
|
38,45
|
44,45
|
47,85
|
39,43
|
22,01
|
*
|
|
Erosion Hydrique et Eolienne
|
30,1
|
8
|
19,2
|
65,4
|
22,2
|
13
|
26,32
|
27,41
|
*
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.4.1.2. Pratiques agroécologiques des producteurs
avant le projet
Avant l'arrivée de PPILDA, nous avons essayé de
recenser toutes les pratiques écologiques faites par les
bénéficiaires afin de remédier d'eux même leurs
difficultés liées à leur production. Il ressort de cette
étude quelques pratiques, les plus pratiquées qui sont :
l'application de la fumure organique (70,28%), le défrichement
Amélioré (32,37%), l'apport des déchets des ménages
(27,82%) et enfin l'amendement des sols (12,83%).
Du point de vue des villages, nous constatons une
prédominance d'apport de la fumure organique dans le village de
Mallamawa (87%) et Dogaraoua (80%). L'amendement des sols et l'apport des
déchets de ménages n'est faiblement faite que dans le village de
Dogaraoua et de Mallamawa. Quant 'aux défrichements
améliorées modernement appelée RNA est la plus
pratiquée dans le village de Dogaraoua et Mallamawa par rapport aux
autres villages du grappe avec respectivement une moyenne de 56% et 52,2%
(tableau 9). Le village de Guidan Bakoye et Hardo Illia ont le plus de notion
sur les pratiques agroécologiques.
L'analyse du tableau 9 ressort les proportions (%) des
pratiques agroécologiques faites avant le projet en fonction des
villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit
qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les
variables (Amendement des sols, Déchets des ménages et
Défrichement Amélioré). Cependant, pour la variable
(Fumure organique), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence
significative entre les villages.
28
Tableau 9 : Pratiques agroécologiques faites avant le
projet (%)
|
Villages
Types
d'amendements
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Amendement des sols
|
23,3
|
4
|
11,5
|
30,8
|
7,4
|
0
|
12,83
|
16,41
|
*
|
|
Déchets des ménages
|
24,7
|
4
|
57,7
|
38,5
|
33,3
|
8,7
|
27,82
|
26,21
|
*
|
|
Fumure Organique (FO)
|
68,5
|
80
|
53,8
|
73,1
|
59,3
|
87
|
70,28
|
9,14
|
ns
|
|
Défrichement Amélioré
|
26
|
56
|
11,5
|
11,5
|
37
|
52,2
|
32,37
|
22,81
|
*
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.4.1.3. Pratiques agroécologiques mise en oeuvre
par le projet
Il ressort de cette étude que les pratiques
agroécologiques misent en oeuvre par le projet sont : la RNA,
Compostage, l'usage des variétés améliorées,
l'usage des biopesticide ou PIP, les Système de culture apprises lors
des CEAP et ACAP et la plantation des arbres à travers le CES/DRS. Le
tableau 10 montre que la RNA est la plus mentionnée avec une moyenne de
91,53% suivis de compostage (76,52%) et de l'usage des variétés
améliorées de mil (HKP) et du niébé (IT 90K
372-1-2) (69,28%). La pratique de système de culture (apprise lors des
CEAP et ACAP) est en moyenne de 37,80% et est la moins mentionnée dans
le village de Kokai (14,80%) et plus élevée dans le village de
Dogaraoua par rapport à Dan Saga. Pour la plantation des arbres à
travers des activités de récupération des terres, elle est
la plus mentionnée dans le village de Hardo Illia (50%) par rapport au
village de Dogaraoua qui est de 4%.
L'analyse du tableau 10 ressort les proportions (%) des
pratiques agroécologiques mise en oeuvre par le projet en fonction des
villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit
qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les
variables (Compostage, Utilisation variétés
améliorées, Utilisation biopesticide, Plantation des arbres et
Microdose d'engrais). Cependant, pour les variables (RNA et Système de
culture), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence
significative entre les villages.
29
Tableau 10 : Proportions des pratiques agroécologiques
mise en oeuvre par le projet (%)
|
Villages Pratiques
agroécologiques
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
RNA
|
84,9
|
96
|
96,2
|
80,8
|
100
|
91,3
|
91,53
|
9,68
|
ns
|
|
Compostage
|
67,1
|
96
|
69,2
|
73,1
|
66,7
|
87
|
76,52
|
11,16
|
*
|
|
Utilisation variétés améliorées
|
72,6
|
96
|
61,5
|
50
|
70,4
|
65,2
|
69,28
|
14,37
|
*
|
|
Utilisation biopesticide
|
53,4
|
60
|
50
|
19,2
|
74,1
|
39,1
|
49,3
|
18,51
|
*
|
|
Système de culture en bandes alternées
|
32,9
|
52
|
50
|
42,3
|
14,8
|
34,8
|
37,8
|
9,22
|
ns
|
|
Plantation des arbres
|
47,9
|
4
|
26,9
|
50
|
25,9
|
39,1
|
32,3
|
20,06
|
*
|
|
Microdose d'engrais
|
16,4
|
4
|
38,5
|
19,2
|
22,2
|
4,3
|
17,4
|
14,3
|
*
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.

a
b
Photo 3 : (a) transport des résidus de cultures et de
ménage pour le compostage - (b) compostage dans le village de
Mallamawa.
3.1.4.1.4. Résultats de l'intervention du projet
A l'issu de l'intervention du projet PPILDA, les
bénéficiaires enquêtés affirment une
évolution de leur exploitation. Il en résulte que 60,02% en
moyenne des enquêtés ont vu leur rendement augmenté, 51,37%
affirment une réduction de l'érosion hydrique et éolienne
dans leur champs, 43,25% des champs ont amélioré leur
fertilité, 29,87% ont augmenter leurs revenus du ménage
grâce à la vente des PF et 15,07% ont réduit l'utilisation
produits chimique dans leur exploitation. Cependant, 2,32% des
enquêtées affirment que rien à changer dans leur
exploitation.
30
Du point de vue villages, on remarque une prédominance
de de fort rendement et d'augmentation de revenus du ménage grâce
à la vente des PF dans le village de Guidan Bakoye (76,9% et 61,5%)
contre celui de Kokai (40,7% et 25,9%). Le village de Dogaraoua présente
la plus petite moyenne 4% en terme d'd'augmentation de revenus du ménage
grâce à la vente des PF. Pour la réduction de
l'érosion, le village de Hardo Illia (92,3%) présente la plus
grande moyenne et Dogaraoua la plus petite (24%). En ce qui concerne la
réduction d'usage produits chimique, le village de Dan Saga regorge la
plus grande moyenne (27,4%) contre 13% et 7,7% respectivement dans le village
de Mallamawa et Guidan Bakoye. L'amélioration de la fertilité des
sols est plus évoquée dans le village de Dogaraoua avec une
moyenne de 76% contre 0% dans le village de Hardo Illia.
L'analyse du tableau 11 ressort les différentes
variables issus des résultats de l'intervention du PPILDA. Ainsi, le
test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une
différence entre les villages concernant les variables (Réduction
de l'érosion ; Amélioration de la fertilité des sols et
Avoir de revenus PF). Cependant, pour les variables (Fort rendement ;
Réduction d'usage produits chimique et Pas de changement), le test de
khi deux traduit qu'il ya une différence significative entre les
villages.
Tableau 11 : Résultats de l'intervention du PPILDA (%)
|
Villages
Impacts
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Fort rendement
|
68,5
|
56
|
76,9
|
61,5
|
40,7
|
56,5
|
60
|
9,62
|
ns
|
|
Reduction de l'érosion
|
64,4
|
24
|
34,6
|
92,3
|
40,7
|
52,2
|
51,37
|
33,49
|
**
|
|
Amélioration de la fertilité des sols
|
32,9
|
76
|
38,5
|
0
|
55,60
|
56,5
|
43,25
|
37,56
|
**
|
|
Avoir des revenus PF
|
47,9
|
4
|
61,5
|
26,9
|
25,9
|
13
|
29,87
|
30,76
|
**
|
|
Réduction d'usage produits chimique
|
27,4
|
16
|
7,7
|
11,5
|
14,8
|
13
|
15,07
|
7,61
|
ns
|
|
Pas de Changement
|
1,4
|
0
|
3,8
|
0
|
0
|
8,7
|
2,32
|
7,45
|
ns
|
** = p << 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.4.2. Efficacité des pratiques
Agroécologiques
3.1.4.2.1. Progrès des exploitations induits
par PPILDA
Il ressort de cette étude d'importante
amélioration remarquable induite par les interventions du PPILDA. Le
tableau 12 nous montre que l'amélioration de la fertilité des
sols est en moyenne de 77,55% dans tous les villages. L'usage du compost et des
biopesticide sont en moyenne respectivement de 44,48% et 42,93%. Ce pendant ces
deux variables sont plus important dans
31
le village de Dan Saga (64,4% et 58,9%) par rapport aux autres
villages. Pour l'élevage, il est plus dominant dans le village de Hardo
Illia (76,9%).
L'analyse du tableau 12 ressort les proportions (%) des
améliorations induites par PPILDA en fonction des villages. Ainsi, le
test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une
différence entre les villages concernant toutes les variables.
Tableau 12 : Proportion des progrès induites par PPILDA
(%)
|
Villages
Progrès
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Fertilité des sols
|
65,8
|
68
|
61,5
|
88,5
|
81,5
|
100
|
77,55
|
17,02
|
*
|
|
Usage du compost
|
64,4
|
20
|
42,3
|
61,5
|
22,2
|
56,5
|
44,48
|
25,69
|
*
|
|
Usage des biopesticide
|
58,9
|
12
|
57,7
|
57,7
|
14,8
|
56,5
|
42,93
|
30,91
|
*
|
|
Lutte contre l'érosion
|
50,7
|
8
|
15,4
|
76,9
|
22,2
|
47,8
|
36,83
|
39,61
|
*
|
|
Elevage
|
28,8
|
16
|
46,2
|
76,9
|
25,9
|
13
|
34,47
|
242,4
|
*
|
|
Economie du ménage
|
50,7
|
24
|
26,9
|
38,5
|
14,8
|
26,1
|
30,17
|
15,74
|
*
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.4.3. Impacts des pratiques Agroécologiques
3.1.4.3.1. Changements induits sur les terres ayant
bénéficié de l'appui du PPILDA Le tableau 13 nous
renseigne sur les changements induits après le départ du projet.
Les changements étudiés sont d'ordre écologiques. Il
ressort de cette étude que, la plus élevée des changements
est celle d'élévation du rendement (71%) suivi de protection des
cultures (46,27%) et des activités biologiques observable sur champs
(46,18%). L'augmentation du rendement est plus élevée à
Mallamawa 95,7% contre 61,6% à Dan Saga. Pour le village de la
proportion des protections des cultures est plus élevée à
Kokai (55,6%) contre 28% à Dogaraoua. La proportion des remarques de la
texture brune du sol est plus élevée à Dogaraoua (12%)
contre 0% à Hardo Illia.
L'analyse du tableau 13 ressort les proportions (%) des
changements induits sur les terres ayant bénéficié de
l'appui du PPILDA en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de
khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les
villages concernant les variables (Rendement élevée et
Activités biologiques). Cependant, pour les variables (Protection des
cultures et Texture brune du sol), le test de khi deux traduit qu'il y a une
différence significative entre les villages.
32
Tableau 13 : Changements induits sur les terres ayant
bénéficiées de l'appui du PPILDA (%)
|
Villages
Progrès
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Rendement élevée
|
61,6
|
80
|
76,9
|
53,8
|
63
|
95,7
|
71,83
|
14,91
|
*
|
|
Protection des cultures
|
45,2
|
28
|
38,5
|
53,8
|
55,6
|
56,5
|
46,27
|
6,53
|
ns
|
|
Activités biologiques
|
49,3
|
20
|
46,2
|
88,5
|
29,6
|
43,5
|
46,18
|
28,80
|
**
|
|
Texture brune du sol
|
2,7
|
12
|
7,7
|
0
|
3,7
|
4,3
|
6,08
|
5,68
|
ns
|
* = p < 0,05 ** = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.4.3.2. Principaux progrès constatés sur
les terres traitées écologiquement par
rapport aux terres témoins
Il se dégage de cette étude que les
différences constatées entre les terres traitées
écologiques et les autres terres témoins sont : la
fertilité durable (54,98%), le fort Rendement (49,7%), le sol
protégé (38,38%) et peu lessivé (21,3%). En ce qui
concerne la fertilité durable, elle est de 78,3% à Mallamawa
contre 16% à Dogaraoua. Pour les sols peu lessivés sont
constaté en moyenne de 42,3% à Hardo Illia contre 0% dans le
village de Kokai. En revanche, dans le village de Hardo Illia la protection des
sols est de 57,7% contre 24 % à Dogaraoua.
L'analyse du tableau 14 ressort les proportions (%) des
principaux progrès constatés sur les terres traitées
écologiquement par rapport aux terres témoins. Ainsi, le test de
statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une
différence entre les villages concernant les variables (Fertilité
durable et Sol peu lessivé). Cependant, pour les variables (Sol
protégé et Fort Rendement), le test de khi deux traduit qu'il y a
une différence significative entre les villages.
Tableau 14 : Proportions des progrès constatés sur
les terres traitées écologiquement par rapport aux terres
témoins (%)
|
Villages
Progrès
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Fertilité durable
|
49,30
|
16,00
|
61,50
|
69,20
|
55,60
|
78,30
|
54,98
|
23,62
|
**
|
|
Sol peu lessivé
|
27,40
|
20,00
|
7,70
|
42,30
|
0,00
|
30,40
|
21,30
|
18,88
|
*
|
|
Sol protégé
|
49,30
|
24,00
|
26,90
|
57,70
|
33,30
|
39,10
|
38,38
|
10,88
|
ns
|
|
Fort Rendement
|
43,80
|
64,00
|
46,20
|
50,00
|
33,30
|
60,90
|
49,70
|
7
|
ns
|
* = p < 0,05 ** = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
33
3.1.4.3.3. Pratique de la régénération
naturelle assistée ou RNA
La régénération naturelle assistée
est l'une des plus importantes pratiques agroécologiques. Elle est
pratiquée par 100% des producteurs échantillonnée et est
pratiquée selon plusieurs fréquence. La figure 8 nous donne la
proportion des fréquences de pratiques de la RNA sur l'ensemble des
producteurs enquêtés. Il est à noter que 49,50% producteurs
font la RNA de façon fréquent (qui signifie Bazara dans ce cadre)
contre 0,5% qui le font rarement en fonction du besoin ressenti dans leur
champs (Figure 8).

48%
Fréquent ( Bazara) Rarement Souvent Toujours
2%
0,50%
49,50%
Figure 8 : Fréquence de la pratique de la RNA dans la
grappe. - Espèces utilisées dans la RNA en fonction des
villages
Plusieurs espèces forestières sont
rencontrées dans la grappe de Dan Saga. Parmi ces espèces, les
plus évoquées sont : 83,8% de Sabara (Guiera
senegalensis), 73,8% de Kalgo (Piliostigma reticulatum), 34,9% de
Adoua (Balanites aegyptiaca), 37% de Gao (Faidherbia albida)
et 31,5% de Magaria (Ziziphus mauritiana) (tableau 15, photo 4 &
5). Le nombre de pieds d'arbre est en moyenne de 317,06 #177; 3 187 pieds dans
tous les villages enquêtés. Il est a noter que le nombre moyen des
espèces forestières dans les champs est plus élevée
Dogaraoua (2 417 #177; 11,74 pieds d'arbres/ha) et plus faible dans le village
de Kokai (33,89 #177; 38,45 pieds d'arbres/ha). La présence de ces
arbres dans les champs accentue la fertilisation et la protection des
cultures.
L'analyse du tableau 15 ressort les proportions (%) des
espèces utilisées dans la RNA en fonction des villages. Ainsi, le
test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une
différence entre les villages concernant les variables (Guiera
senegalensis, Faidherbia albida, Annona senegalensis,
Azadirachta indica et Prosopis africana). Cependant, pour les
variables (Piliostigma reticulatum, Balanites aegyptiaca,
Ziziphus mauritiana et Cassia singuena), le test de khi deux
traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.
34
Tableau 15 : Espèces utilisées dans la RNA en
fonction des villages (%)
|
Villages
Espèces utilisées
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Guiera senegalensis J.F.Gmel.
|
72,6
|
84
|
73,1
|
84,6
|
88,9
|
100
|
83,8
|
11,2
|
*
|
|
Piliostigma reticulatum (DC.) Hochst.
|
65,8
|
84
|
61,5
|
84,6
|
77,8
|
69,6
|
73,8
|
7,1
|
ns
|
|
Balanites aegyptiaca Delile
|
45,2
|
36
|
34,6
|
34,6
|
33,3
|
26,1
|
34,9
|
3,5
|
ns
|
|
Faidherbia albida A. Chev.
|
31,5
|
52
|
50
|
42,3
|
33,3
|
13
|
37
|
11,4
|
*
|
|
Annona senegalensis Pers.
|
43,8
|
44
|
15,4
|
46,2
|
25,9
|
13
|
31,3
|
15,1
|
*
|
|
Ziziphus mauritiana Lam.
|
45,20
|
24
|
26,9
|
34,6
|
37
|
21,7
|
31,5
|
7,2
|
ns
|
|
Cassia singuena Guill.
|
37
|
20
|
19,2
|
34,6
|
11,1
|
39,1
|
26,8
|
10,1
|
ns
|
|
Azadirachta indica A.Juss
|
39,70
|
20
|
19,2
|
73,1
|
7,4
|
21,7
|
30,1
|
34,0
|
**
|
|
Prosopis africana Guill.
|
34,20
|
16
|
19,2
|
30,8
|
3,7
|
34,8
|
23,1
|
12,8
|
*
|
* = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.

Photo 4 : Illustration de la pratique de la RNA sur
l'espèce Piliostigma reticulatum dans la grappe de Dan Saga.

35
Photo 5 : Illustration de la pratique de la RNA sur un jeune
plant de l'espèce Guiera senegalensis dans la grappe de Dan
Saga.
- Etat des lieux de la pratique de la
Régénération Naturelle Assistée (RNA)
Il découle de cette étude que la superficie
moyenne touchée par la RNA est de 3,3 #177; 3,15 ha. La nombre de
pratiquant de la RNA varie selon le village est en moyenne de 301 #177; 761
personnes dans la grappe. A l'échelle des villages, on remarque Dan Saga
regorge le plus grand nombre de pratiquants de la RNA (668 #177; 11,5
personnes) contre le village de Kokai qui regorge le plus petit nombre de
pratiquants (45 #177; 94,7 personnes). En ce qui concerne le pourcentage -
théorique de rendement augmenter grâce à la RNA qui est en
moyenne de 25,47%, on note que le village de Guidan Bakoye a la plus grande
moyenne avec 35,38% et le village de Kokai, le plus petit pourcentage qui est
de 22,56%. Et enfin, pour le pourcentage des revenus du ménage (23,84%
en moyenne), le tableau 16, nous montre une prédominance de 31,09% en
moyenne dans le village de Mallamawa et le village de Dan Saga a la plus petite
moyenne (21,07%).
Le tableau 16 montre les proportions de la RNA en fonction des
villages d'étude. En effet, Pour ce qui est du nombre de pratiquant et
leur superficies emblavées sur la pratique de la RNA, le test
statistique ANOVA montre qu'il n'y pas une différence significative
entre les villages e pour ces deux variables. Mais, le test statistique de Khi
deux, montre une différence significative uniquement entre les villages
concernant la variable (% des revenus du ménage).
36
Tableau 16 : Proportions de la RNA en fonction des villages du
grappe
|
Villages
|
Pratique de la RNA
|
|
Superficie touchée (ha)
|
Nbre de Pratiquants
|
% rendement de la
production
|
% des revenus du ménage
|
|
DS
|
3,7 #177; 3,21
|
668 #177; 11,5
|
23,03
|
21,07
|
|
DA
|
2,4 #177; 1,30
|
132,8 #177; 257,3
|
26,4
|
26,76
|
|
GB
|
3,7 #177; 5
|
105,6 #177; 173
|
35,38
|
24,81
|
|
HI
|
4,7 #177; 2,4
|
61 #177; 31,6
|
22,81
|
23,81
|
|
KK
|
2 #177; 1,49
|
45 #177; 94,7
|
22,56
|
21,52
|
|
MA
|
2,6 #177; 3,1
|
116 #177; 213,4
|
27,43
|
31,09
|
|
Moy. G
|
3,3 #177; 3,15
|
301 #177; 761
|
25,47
|
23,84
|
|
Test Khi deux
|
|
|
X2 : 250,08 Sign. : ns
|
X2 : 183,50 Sign. : **
|
|
Test ANOVA
|
F = 2,931 P = 0,014
|
F = 6,064 P = 0
|
|
|
** = p << 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F :
Statistique de F, P : p-Value.
- Principales contraintes liées à la
pratique de la RNA
Dans la grappe de Dan Saga, la
régénération naturelle assistée fait face à
d'énormes obstacles dont entre autres : La coupe frauduleuse du bois
(57,23%). Cette pratique est l'une des contraintes majeures qui provoque
l'abandon de la protection des jeunes arbres dans les champs. Ensuite,
L'émondage (35,23%) qui est plus pratiqué par les éleveurs
transhumants (photo 4b). L'espèce la plus émondée est
Faidherbia albida où les branches sont complètement
coupées. Ensuite 6,95% de la mauvaise pratique, 6,42% de tradipraticien
(photo 4a), et enfin 4,98% des dégâts des animaux autochtone.

a
b
37
Photo 6 : (a) prélèvement frauduleuse
d'écorces de Pterocarpus erinaceus (Madobiya) par les
tradipraticiens dans le village de Mallamawa - (b) coupes frauduleuses de bois
de Faidherbia albida par les éleveurs transhumants.
3.1.4.3.4. Champs Ecole Paysan ou Champs de
diversité (CEP ou CD)
Les villages de la grappe ayant bénéficier du
CEP ou CD sont : Dan Saga, Mallamawa, et Guidan Bakoye (photo 5). Il ressort de
cet échantillonnage détaillé au tableau 17, 34,1% des
répondants sont des bénéficiaires directs des CEP faite
par PPILDA et 24,5% sont des bénéficiaires indirects (membres de
la famille du bénéficiaire direct).
Le tableau 17 montre Impacts du Champs Ecole Paysan ou Champs
de diversité (CEP ou CD) en fonction des villages d'étude. En
effet, Pour ce qui est des variables comme Année de CEP après le
départ du projet, Formateurs issus de l'intervention du projet et Jeunes
producteurs formés chaque année, le test statistique ANOVA montre
qu'il n'y pas une différence significative entre les villages pour ces
trois variables. Mais, le test statistique ANOVA, montre une différence
significative entre les villages concernant les variables (OP formés et
% d'augmentation de rendement grâce CEP).
38
Tableau 17 : Impacts du Champs Ecole Paysan ou Champs de
diversité (CEP ou CD) en foction des villages
|
Villages
Impacts
|
Dan Saga
|
Guidan Bakoye
|
Mallamawa
|
Moy.
|
ANOVA
|
|
Durée après le projet (ans)
|
11
|
8
|
8
|
9
|
F = 6,46 P = 0,003
|
|
OP formés
|
3
|
3
|
1
|
2
|
F = 1,30 P = 0,27
|
|
Nbre. Formateurs sortant du CEP
|
9
|
7
|
4
|
7
|
F = 13,28 P = 0
|
|
Nbre. Jeunes formés par an
|
4
|
1
|
0
|
2
|
F = 7,74 P = 0,001
|
|
% d'augmentation de rendement
|
33
|
42
|
32
|
35,67
|
F = 1,12 P = 0,33
|
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F :
Statistique de F, P : p-Value.

a
b
Photo 7 : (a) Outils de gestion de cotisation des membres - (b)
dispositif de mise en place des parcelles de CEP ou CD dans le village de Dan
Saga.
3.1.4.3.5. Appui Conseil Agropastorale
(ACAP)
Les villages de la grappe ayant bénéficié
de l'ACAP sont : Dan Saga, Hardo Illia et Mallamawa. Lors des activités
du PPILDA, Chaque bénéficiaire avait eu en moyenne 10 kg de mil
et 5kg de semences de niébé (HKP pour le mil et IT 90K 372-1-2
pour le niébé) et 1 sac d'engrais. La quantité de la
récolte est en moyenne 707,7 #177; 1810 kg par
bénéficiaire. Il est également à rappeler qu'en
moyenne 30,3% des enquêtés affirme que la variété de
mil reçues est toujours disponible et la cultive chaque année.
La récolte est destinée : à la
consommation familiale (66,57%), la vente (57,03%), à faire des dons
entre famille ou communauté (31,17%) et enfin a la conservation comme
semence pour la prochaine saison (18,20%). L'autoconsommation et don familiale
sont plus élevée à Hardo Illia avec comme moyenne
respectivement de 80,80% et 42,30%. En revanche, ils sont faibles à
Dan
39
Saga (respectivement de 49,3% et 16,4%). En ce qui concerne la
vente, le village de Mallamawa a le plus élevé des moyennes
(69,60%) contre 43,80% à Dan Saga. En fin pour la conservation comme
semence pour la prochaine saison, elle est plus dominante à Mallamawa
(26,10%) et plus faible à Hardo Illia (3,80%). L'analyse du tableau 18
ressort les proportions (%) des espèces utilisées dans la RNA en
fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5%
traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant
toutes les variables.
Tableau 18 : Proportion (%) de devenir des récoltes issues
de l'ACAP en fonction des villages
|
Villages
Devenir récolte
|
Dan Saga
|
Hardo Illia
|
Mallamawa
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Autoconsommation
|
49,30
|
80,80
|
69,60
|
66,57
|
82,84
|
**
|
|
Vente
|
43,80
|
57,70
|
69,60
|
57,03
|
64,72
|
**
|
|
Dons
|
16,40
|
42,30
|
34,80
|
31,17
|
35,15
|
**
|
|
Conservation comme semence
|
24,70
|
3,80
|
26,10
|
18,20
|
26,67
|
**
|
** = p < 0,05
3.1.4.3.6. Impacts socioéconomiques des
pratiques agroécologiques
Les pratiques agroécologiques mise en oeuvre ont permis
de répondre à une situation de crise de fertilité de
l'écosystème et de rendements agricoles très faibles
à hauteurs de 56%. Ces pratiques ont permis également une
diminution des coûts de production (56,65%) du fait de la
réduction et/ou la substitution d'intrants externes par la valorisation
des produits locaux (graines de neem, piments, fumure organique, compost). Sur
le plan de la création d'emploi, elles représentent de
potentielles opportunités d'emplois productifs et
rémunérateurs à hauteur de 64%. Sur le plan de la
sécurité alimentaire et nutritionnelle, la diversification des
productions (légumineuses, produits animaux, fruits et légumes),
contribue à une alimentation plus saine et plus équilibrée
de la population de la grappe de dan saga (50%). Sur le plan de la
santé, l'usage de biopesticides (44%) et de la biodiversité
agricole favorisent la régulation naturelle des ravageurs, tout en
réduisant de façon significative les effets néfastes
dû à l'utilisation des engrais chimique sur la santé
humaines et animales. Et enfin sur le plan de l'autonomisation des femmes, la
mise en avant des valeurs sociales comme l'équité sociale
conduisant à la formation des femmes paysannes aux pratiques
agroécologiques a permis une augmentation de 39 % de leurs revenus.
Cette dynamique leur a permis non seulement d'être autosuffisantes mais
également de dégager un revenu supplémentaire à
travers la vente des surplus et des
40
produits transformés issus de leurs productions
(agricole et forestier), et ainsi leur a également assurer une
émancipation économique et une valorisation de leur rôle
dans l'exploitation.
3.1.4.3.7. Utilisation des produits de lutte contre les
ennemis de culture
Il ressort de cette étude que 80% des répondants
ont reçus des formations ou encadrements sur la lutte contre les ennemis
de culture. Les proportions des produits connus par les enquêtés
de la grappe sont : Biopesticide (4,5%), Chimique (13,5%), les deux (80%) et
aucun (2%).
En ce qui concerne leur utilisation, les produits chimiques
sont les plus utilisés avec une moyenne de 42,12% suivi de l'utilisation
mixte (les deux types de produits à la fois) de 28,18%, ensuite 24,05%
en moyenne pour les biopesticides a base du tabac, de piments et Graine de neem
et enfin 5,63% des répondants n'utilise aucune de ces produits de lutte
contre les ravageurs de culture. A l'échelle des villages, la figure 9
nous indique une dominance des proportions des utilisations des biopesticides
(38,5%) dans le village de Hardo Illia contre 17,4% dans le village de
Mallamawa. Pour les produits chimiques, elle est plus élevée
à Dogaraoua (52%) et plus faible à Dan Saga (32,9%). Le village
de Mallamawa regorge la plus grande moyenne (47,8%) pour l'utilisation mixte,
en revanche, le village de Hardo Illia a la plus faible moyenne (3,8%). Il est
à noter que 15,4% des répondants du village de Hardo Illia
n'utilisent aucun de ces deux produits contre 0% à Kokai et Mallamawa,
où tous les répondants utilisent au moins un des deux
catégories de produits.

Proportions (%)
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa
Aucun Biopesticide Chimique Les deux
Figure 9 : Proportions (%) d'utilisation des produits de lutte
contre les ennemis de culture en fonction des villages.
3.1.4.3.8. Evaluation des revenus issus de l'exploitation
des produits forestiers Il découle de cette étude que
32,5% en moyenne des répondants sont des exploitants de bois. La saison
où les bois sont le plus vendu est la saison froide avec une moyenne de
25,3% suivi de la saison sèche qui est de 7,93% et 2,4% pour la saison
de pluie. A l'échelle des villages,
41
Kokai a la plus grande moyenne 44,4% suivi de Mallamawa pour
la saison froide. Pour la saison sèche, elle est plus
élevée dans le village de Dan Saga avec 20,5% en moyenne suivi de
8% à Dogaraoua et plus faible à Kokai (3,7%). En fin pour la
saison de pluie, elle est faible partout (figure 10).

Proportions (%)
40%
30%
20%
10%
0%
50%
Dan Saga Dogaraoua Guidan
Bakoye
Saison de pluie Saison froide Saison sèche
Hardo Illia Kokai Mallamawa Moy.
Figure 10 : Périodes de la forte vente des Produits
forestier en fonction des villages.
- Produits issus des ligneux vendus en fonction des
périodes et villages
La période pendant laquelle les dérivées
d'arbres sont le plus vendu est la période de froide. Pendant cette
période, le bois a la plus grande moyenne (25,25%) et est plus
élevée dans le village de Kokai avec 48,1% en moyenne et le
village de Hardo Illia, la plus petite des proportion (3,8%). La vente des
fruits (22,4%) vient en deuxième position après le bois pendant
la période froide et est plus importante dans le village de Mallamawa
(tableau 19 & photo 6). Pour la période sèche, le bois
remporte également la plus grande moyennes (13,8%) et est plus
élevée dans le village de Dan Saga (28,8%) cette fois ci, contre
0% dans le village de Hardo Illia. Ensuite, vient l'exploitation et la vente de
l'écorce (11,48%) et est plus élevée dans le village de
Mallamawa (26,1%) suivi de Dan Saga (16,4%) contre Hardo Illia (3,8%) et
Dogaraoua (0%). En fin pour la période de pluie ou il y a moins de vente
sur tous les produits ligneux, le bois a la plus grande proportion (9,33%)
suivi de la vente des feuilles (6,03%) et des racines (5,35%). Pour cette
période, le village de Kokai a la plus grande moyenne de vente de bois
(29,6%) et Dogaraoua, la plus petite des moyenne (0%).
L'analyse du tableau 19 ressort les proportions (%) des
produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages.
Ainsi, pour la période froide, le test de statistique de khi deux au
seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages
concernant les variables (Bois et Fruits) alors que pour les variables
(Ecorces, Gousse et Feuilles), le test montre qu'il y'a une différence
significative entre les villages pour ces variables. Ensuite, pour la
période sèche, il y a une différence entre les villages
concernant les variables (Feuilles, Fruits, Fleurs,
42
Gousses, Racines et Ecorces) alors que pour la variable
(bois), le test montre qu'il n'y'a pas une différence significative
entre les villages pour ces variables. En fin, pour la période de pluie,
il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables
(Feuilles, Racines et Bois) alors que pour la variable (Fruits, Fleurs, Gousses
et Ecorces), le test montre qu'il y'a une différence significative entre
les villages pour ces variables.
Tableau 19 : Proportions (%) des produits issus des ligneux
vendus en fonction des périodes et villages
|
Villages Période
|
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Période froide
|
Bois
|
26
|
8
|
30,8
|
3,8
|
48,1
|
34,8
|
25,25
|
19,2
|
*
|
|
Fruits
|
15,1
|
8
|
0
|
3,8
|
11,1
|
30,4
|
11,4
|
13,7
|
*
|
|
Ecorces
|
6,8
|
0
|
7,7
|
0
|
7,4
|
4,3
|
4,37
|
3,95
|
ns
|
|
Gousse
|
5,5
|
0
|
0
|
3,8
|
0
|
13
|
3,72
|
8,56
|
ns
|
|
Feuilles
|
2,7
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0,45
|
3,51
|
ns
|
|
Période sèche
|
Feuilles
|
13,7
|
0
|
7,7
|
3,8
|
14,8
|
4,3
|
7,38
|
7,06
|
ns
|
|
Fruits
|
11
|
8
|
7,7
|
3,8
|
11,1
|
17,4
|
9,83
|
2,86
|
ns
|
|
Fleurs
|
4,1
|
0
|
3,8
|
3,8
|
3,7
|
0
|
2,57
|
1,96
|
ns
|
|
Gousses
|
8,2
|
0
|
7,7
|
0
|
0
|
8,7
|
4,1
|
6,75
|
ns
|
|
Racines
|
6,8
|
0
|
7,7
|
0
|
7,4
|
8,7
|
5,1
|
4,10
|
ns
|
|
Ecorces
|
16,4
|
0
|
11,5
|
3,8
|
11,1
|
26,1
|
11,48
|
10,3
|
ns
|
|
Bois
|
28,8
|
8
|
7,7
|
0
|
29,6
|
8,7
|
13,8
|
19,2
|
*
|
|
Période pluie
|
Feuilles
|
0
|
12
|
3,8
|
0
|
7,4
|
13
|
6,03
|
12,4
|
*
|
|
Fruits
|
8,2
|
8
|
7,7
|
0
|
7,4
|
4,3
|
5,93
|
2,5
|
ns
|
|
Fleurs
|
0
|
0
|
3,8
|
0
|
7,4
|
0
|
1,87
|
9,6
|
ns
|
|
Gousses
|
2,7
|
0
|
3,8
|
0
|
3,7
|
4,3
|
2,42
|
2
|
ns
|
|
Racines
|
2,7
|
0
|
7,7
|
0
|
0
|
21,7
|
5,35
|
20,7
|
*
|
|
Ecorces
|
5,5
|
0
|
0
|
0
|
0
|
13
|
3,08
|
10,8
|
ns
|
|
Bois
|
9,6
|
0
|
3,8
|
0
|
29,6
|
13
|
9,33
|
19,4
|
*
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi, Sign. : Signification.

43
Photo 8 : Illustration de la cueillette des gousses de
Tamarindus indica dans le village de Dan Saga
- Estimation des revenus issus des produits forestiers
dans la grappe de Dan Saga Tableau 20 : Estimation des revenus issus
des produits forestiers dans la grappe de Dan Saga
|
Activités
|
Période de prise
|
Prix et Unité
|
Quantité totale par Année
|
Revenus tirés par Mois
|
Revenus tirés par Année
|
|
Vente de bois
|
Sèche chaude
|
Stère à 2500F
|
605
|
126 150
|
1 513 750
|
|
Sous-produits du bois
|
Sèche chaude
|
Variés
|
//
|
12 000
|
144 000
|
|
Vente de Fruits
|
Froide, Pluie
|
75F/ tia
|
787
|
59 025
|
708 300
|
|
Vente de Ecorces
|
Sèche
|
250F/tas de 100g
|
30
|
7 500
|
90 000
|
|
Vente de Gousse
|
Froide
|
212,41tia
|
142
|
30 094
|
361 130
|
|
Vente de Feuilles
|
Pluie
|
100F/tia
|
5 000
|
41 670
|
500 000
|
|
TOTAL
|
3 317 181 F
|
- Exploitations du bois en fonction des saisons et
villages
Le nombre de prise de bois est plus élevée
pendant la saison froide avec 2,36 #177; 8 fois en moyenne dans toute la
grappe. En revanche, la quantité de botte de bois est en moyenne de 12
#177; 40 bottes pendant la saison sèche. Par comparaison, on remarque
que la période où l'exploitation des bois est faible est la
saison de pluie avec en moyenne 0,13 #177; 1 fois de prise et de 1,74 #177; 7
bottes de bois par exploitant. Le botte de bois est vendu en moyenne à
709 F CFA pendant la saison de pluie, 691f CFA pendant la saison froide et 580F
CFA pendant la saison
44
sèche. Le prix de vente du botte de bois (Photo 7b)
pendant la saison des pluies est plus élevé dans le village de
Dan Saga (1 011F CFA) et nul à Dogaraoua et Hardo Illia. Pour la saison
froide, le prix de botte de bois est plus élevé a Mallamawa (931F
CFA) et plus faible a Dogaraoua (350F CFA). Ensuite pour la saison
sèche, le prix de botte de bois est vendu en moyenne a 775F CFA dans le
village de Hardo Illia et 433F CFA en moyenne à Kokai (Tableau 21).
Le tableau 21 nous permet d'observer une récapitulative
des exploitations de bois en fonction des saisons et des villages
d'étude. Pour le nombre de prise de bois, le test statistique ANOVA
montre une différence significative (P > 5%) entre les villages pour
toutes les trois saisons. Pour la quantité de botte, le test statistique
ANOVA montre une différence significative (P > 5%) entre les villages
pour les deux saisons (pluie et froide), en revanche, pour la saison
sèche, le test montre qu'il n'y'a pas une différence
significative entre les villages pour la saison. En fin pour le Prix de vente
des bottes de bois, le test statistique ANOVA montre qu'il n'y'a pas une
différence significative (P < 5%) entre les villages pour les deux
saisons (froide et sèche), en revanche, pour la saison de pluie, le test
montre une différence significative entre les villages pour la
saison.
Tableau 21 : Récapitulatif des exploitations de bois en
fonction des saisons et des villages.
|
Villages
Facteurs
|
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
ANOVA
|
|
Fréquence de prise
|
SP
|
0,2 #177; 1
|
0
|
0
|
0
|
0 #177; 0,5
|
0,3 #177; 1,6
|
0,13 #177; 1
|
F = 0,57 P = 0,72
|
|
SF
|
4 #177; 12
|
1 #177; 3
|
1 #177; 2
|
0,8 #177; 4
|
1,7 #177; 3
|
3,2 #177; 6
|
2,36 #177; 8
|
F = 1,15 P = 0,33
|
|
SS
|
2,3 #177; 9
|
0,2 #177; 1
|
0,6 #177; 2
|
1,3 #177; 6
|
3,7 #177; 19
|
0
|
1,6 #177; 9
|
F = 0,67 P = 0,64
|
|
Quantité de botte
|
SP
|
3 #177; 10
|
0
|
2 #177; 6,9
|
0
|
2 #177; 3,6
|
2 #177; 4,6
|
1,74 #177; 7
|
F = 0,9 P = 0,48
|
|
SF
|
12 #177;33
|
1 #177; 2,4
|
5,1 #177; 1
|
3 #177; 10
|
3 #177; 6,5
|
7 #177; 15,3
|
6,7 #177; 22
|
F = 1,67 P = 0,14
|
|
SS
|
24 #177; 6
|
4,8 #177;
20
|
7 #177; 23
|
5 #177; 20
|
1 #177; 2
|
8 #177; 21,6
|
12 #177; 40
|
F = 2,28 P = 0,04
|
|
Prix de vente
|
SP
|
1 011
|
0
|
433
|
0
|
512
|
658
|
709
|
F = 1,97 P = 0,14
|
|
SF
|
680
|
350
|
737
|
550
|
600
|
931
|
691
|
F = 3,76 P = 0,00
|
|
SS
|
589
|
516
|
500
|
775
|
433
|
687
|
580
|
F = 2,20 P = 0,07
|
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, S : Saison,
SP : Saison de Pluie, SF : Saison Froide, SS : Saison Sèche, F :
Statistique de F, P : p-Value.

a
b
45
Photo 9 : Illustration d'un stère de bois (a) - (b) botte
de bois dans le marché de Dan Saga
- Sources des revenus des répondants de la
grappe de Dan Saga
Les activités génératrices de revenus ou
AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des
productions maraîchères marchandes) regorgent la plus
élevée avec 31,43% en moyenne sur l'ensemble des villages de la
grappe. Ces AGRs sont plus important dans le village de Guidan Bakoye avec une
moyenne de 42,3% contre 26% à Dan Saga. Ensuite vient, les
transformations des Produits forestiers ou PF (27,45%) et est plus
élevée dans le village de Kokai avec 55,6% en moyenne et 12% dans
le village de Dogaraoua. Le village de Dan Saga a la plus élevée
des moyennes concernant la vente de bois (23,3%). Le commerce est plus
important dans le village de Guidan Bakoye (23,1%). Quant' a la fonction de
formateur sortant de l'intervention de PPILDA, seuls les villages de Dan Saga
et Mallamawa ont des formateurs actifs jusqu'aujourd'hui avec comme moyenne
respectivement de 4,1% et 4,3%.
L'analyse du tableau 22 ressort les proportions (%) des
principales différences constatées entre les terres
traitées écologiquement et les autres terres témoins en
fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5%
traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les
variables (AGRs, Transformation des PF, Vente de Bois et Commerce). Cependant,
pour la variable (Formateurs), le test de khi deux traduit qu'il y a une
différence significative entre les villages.
46
Tableau 22 : Proportions (%) des sources des revenus des
répondants de la grappe de Dan Saga
|
Villages
AGRs
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
AGR (diverses)
|
26
|
72
|
42,3
|
0
|
22,2
|
26,1
|
31,43
|
35,5
|
*
|
|
Transformation des PF
|
31,5
|
12
|
30,8
|
0
|
55,6
|
34,8
|
27,45
|
24,2
|
*
|
|
Vente de Bois
|
23,3
|
0
|
19,2
|
7,7
|
7,4
|
0
|
9,60
|
16,3
|
*
|
|
Commerce
|
15,1
|
4
|
23,1
|
3,8
|
3,7
|
0
|
8,28
|
12,8
|
*
|
|
Formateurs
|
4,1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
4,3
|
1,40
|
4,4
|
ns
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi, Sign. : Signification.
- Estimation des revenus tirés des AGRs, des
produits forestiers et leurs transformations Une comparaison des
revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers a
été faite. Les résultats du tableau 23 montrent que les
AGRs apportent plus de bénéfice à hauteur de 42 800 F CFA
par mois que les transformations des PFs (ex : photo 8) qui n'apporte que 9
100F CFA par mois. A l'échelle des villages, on remarque que le village
de Dan Saga remporte la plus grande moyenne 14 800F CFA, puis Kokai 13 400F CFA
et Hardo Illia, 0F CFA en termes des revenus issus des transformations des PFs.
En ce qui concerne les AGRs, le village de Mallamawa a la plus grande moyenne
à hauteur de 150 000F CFA et 4 000F CFA a Hardo Illia.
Le tableau 23 montre les revenus tirés des AGRs et des
Transformation des produits forestiers ou PFs en fonction des villages
d'étude. En effet, Pour ce qui des revenus issus de la Transformation
des PFs, les variables (jour et mois), montre qu'il y a une différence
significative entre les villages pour ces variables alors que pour la variable
jour de marché, le test statistique ANOVA a montré qu'il n'y pas
une différence significative entre les villages pour la variable. En
fin, pour les AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit
élevage et des productions maraîchères marchandes), le test
statistique ANOVA a montré qu'il y'a une différence significative
entre les villages pour les trois variables (Jour, Jour du Marché et
Mois).
47
Tableau 23 : Revenus tirés des AGRs et des Transformation
des produits forestiers ou PFs
|
Villages
Périodicité
|
|
DS
|
DA
|
GB
|
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
ANOVA
|
|
Revenus issus de la Transformation des PFs
|
|
Jours
|
6
|
400
|
450
|
2 320
|
|
0
|
2 670
|
1 100
|
3 400
|
F = 0,92 P = 0,46
|
|
Jour de marché
|
3
|
500
|
500
|
3 700
|
|
0
|
4 800
|
2 300
|
3 500
|
F = 2,55 P = 0,05
|
|
Mois
|
14
|
800
|
1 800
|
2 900
|
|
0
|
13
400
|
11 630
|
9100
|
F =1,53 P = 0,18
|
|
AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit
élevage et des productions maraîchères marchandes)
|
|
Jour
|
2
|
500
|
500
|
1 800
|
2
|
000
|
750
|
5 000
|
2 200
|
F = 0,88 P = 0,50
|
|
Jour du Marché
|
3
|
200
|
500
|
6 000
|
1
|
750
|
1 000
|
5 000
|
3 700
|
F = 0,95 P = 0,46
|
|
Mois
|
56
|
600
|
25
000
|
18
500
|
4
|
000
|
22
500
|
150
000
|
42
800
|
F =1,98 P = 0,11
|
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F :
Statistique de F, P : p-Value.

a
b
Photo 10 : Illustration de la transformation d'Andropogon
gayanus pour la confection de contour de case (a) à Hardo Illia -
et en cordon de têtes de case (b) à Dogaraoua.
Groupement d'intérêt « Muci morial
itacé » et les produits transformés (huile et savon) de Dan
Saga.
Le nom de ce groupement veut dire profitons des avantages des
arbres. Ce groupement (photo 9) a été créé en 1998
par une femme (Sahiya Kané) à Dan Saga. Les membres
étaient au nombre de 10 à sa création, mais aujourd'hui il
comporte 25 membres dont 10 à Dan Saga, 5 à Kokai, 5 à
Mallamawa et 5 à Dogaraoua. Ces femmes extraient l'huile de fruits de
Balanites aegyptiaca et fabriquent du savon avec les résidus
(tourteau) d'amandes de ces fruits.
48
Selon la présidente de ce groupement pour 30 mesures
(ou tias) d'amandes, elles extraient 5 litres d'huile. Par semaine, elles
peuvent produire 25 l d'huile et 100 morceaux du savon. Très
appréciés par la population, ces produits finis sont vendus en
raison de 2 500 FCFA par litre et 125, 250 et 300 FCFA par morceau du savon. La
valeur monétaire d'huile et du savon produits et vendus par semaine est
de 92 000 FCFA soit 55 800 FCFA pour l'huile et 36 200 FCFA pour le savon. Pour
une telle production, « Muci morial itacé » obtient
jusqu'à 4 416 000 FCFA (y compris les dépenses) par an.

Photo 11 : Le groupement d'intérêt Muci morial
itacé de Dan Saga. - Revenus tirés de la vente du
miel
Cinq apiculteurs ont été enquêtés
aléatoirement. La quantité de miel produite et vendue par an est
en moyenne de 113 L #177; 5 L avec en moyenne 14 ruches en paille. Lorsque le
litre du miel est vendu à 3 000 FCFA, le revenu peut atteindre 1 695 000
FCFA par an, soit 339 000 FCFA par an et par apiculteur. Et s'ils les exportent
vers la ville, le litre est vendu à 5000 F CFA avec un revenu qui peut
envoisiner les 2 825 000 F CFA par an soit 565 000 F CFA par an et par
apiculteur.
- Utilisation des revenus tirés de la vente des
PFs
Les revenus substantiels tirés de la vente des produits
issus de la RNA sont diversement utilisés. Pour mieux apprécier
les impacts de la RNA sur le bien-être familial, nous avons
élaboré une grille d'analyse dont l'exploitation présente
une pluralité des utilisations. La figure 11 indique que l'alimentation
et soin humain (50 %), les cérémonies (16%), les moyens de
production (l'entretien des maisons et des champs, l'investissement et achat
intrant agricole), Achat et
49
Alimentation animale reçoivent la grosse part des
revenus directement utilisés. Ces revenus sont faiblement
affectés à l'éducation.

Achat et
Alimentation
animale
13%
Investissement agricole
14%
Ceremonie
16%
Education
7%
Alimentation et soin humain
50%
Figure 11 : Répartition des revenus tirés de la
vente des PFs
3.1.4.3.9. Compte d'exploitation de la culture en bande
alternées mil-niébé et des activités issus de la
RNA sur un hectare
Les échanges effectués avec les producteurs nous
a permis d'établir ce compte d'exploitation de la culture en bande
alternées mil-niébé et des activités issus de la
pratique de la RNA sur une superficie d'un hectare. Les tableau 24 & 25
nous renseigne sur les amortissements, dépenses et
bénéfices ainsi que le coefficient multiplicateur faites
moyennement par les producteurs sur 1ha de production.
Tableau 24 : Amortissement des matériels des pratiques de
la RNA
|
Désignations
|
Nombres
|
unitaire Prix
|
Prix total
|
Durée des vies (en année)
|
Montant amorti en FCFA
|
|
Houe
|
2
|
1 500
|
3 000
|
2
|
1 500
|
|
Daba
|
2
|
1 000
|
2 000
|
2
|
1 000
|
|
Coupe-coupe
|
2
|
2 000
|
4 000
|
2
|
2 000
|
|
Ruche en paille
|
3
|
5 000
|
15 000
|
5
|
3 000
|
|
Râteau
|
2
|
2 000
|
4 000
|
2
|
2 000
|
|
Total amortissements en FCFA
|
9 500
|
50
Tableau 25 : Compte d'exploitation la culture en bande
alternées mil-niébé et des activités issus de la
RNA pour un hectare
|
Libellé
|
Quantité
|
Coût Unitaire
|
Coût Total
|
% charges opérationnelles
|
|
Charges opérationnelles productions
mil-niébé
|
|
Semences Mil
|
3
|
850
|
2 550
|
1%
|
|
Semence Niébé
|
7
|
1 500
|
10 500
|
5%
|
|
Insecticide - fongicide
|
4
|
500
|
2 000
|
1%
|
|
Fumure organique
|
15
|
1 000
|
15 000
|
8%
|
|
Engrais Minérale par microdose
|
1
|
27 000
|
27 000
|
14%
|
|
Biopesticides
|
12
|
1 000
|
12 000
|
6%
|
|
Main d'oeuvre hors récolte
|
//
|
//
|
27 000
|
14%
|
|
Achat de sacs pics
|
8
|
1 000
|
8 000
|
4%
|
|
Main d'oeuvre récolte et décorticage
|
//
|
//
|
25 000
|
13%
|
|
Charges opérationnelles de la pratique de la RNA
|
|
Main d'oeuvre transport du bois
|
10
|
500
|
5 000
|
3%
|
|
Main d'oeuvre élagage des arbres
|
//
|
//
|
2 500
|
1%
|
|
Charge opérationnelles PFNL
|
|
Main d'oeuvre récolte de fruits des arbres
|
787
|
25
|
19 675
|
10%
|
|
Main d'oeuvre récolte du miel
|
//
|
//
|
25 000
|
13%
|
|
Main d'oeuvre récolte des gousses des arbres
|
142
|
20
|
2 840
|
1%
|
|
Amortissements des équipements
|
//
|
//
|
9 500
|
5%
|
|
Sous-total charges opérationnelles de la production MIL
niébé
|
129 050
|
67%
|
|
Sous-total charges opérationnelles de la pratique de la
RNA
|
14 000
|
7%
|
|
Sous-total charge opérationnelles PFNL
|
47 515
|
25%
|
|
Total des charge opérationnelles (a)
|
193 565
|
100%
|
|
Marge brute
|
|
Vente du niébé grain
|
3,5
|
40 000
|
140 000
|
|
|
Vente du Mil
|
4
|
25 000
|
100 000
|
|
|
Vente des coques de niébé
|
9
|
2 000
|
18 000
|
|
|
Vente de fanes de niébé
|
49
|
2 500
|
12 2500
|
|
|
Vente de bois
|
|
|
250 000
|
|
|
Vente des PFNL (feuilles, gousses, fruits, écorces,
etc.)
|
//
|
//
|
85 000
|
|
|
Vente du miel
|
20,17
|
5 000
|
100 850
|
|
|
Vente des produits forestiers issu de bois
|
//
|
//
|
40 000
|
|
|
Sous-total Commercialisation de la production mil
niébé
|
380 500
|
|
|
Sous-total Commercialisation des produits issu de la RNA
|
290 000
|
|
|
Sous-total Commercialisation de PFNL
|
185 850
|
|
|
TOTAL (b)
|
856 350
|
|
|
Marge brute sur charges opérationnelles en F.CFA (c)=
(b)- (a)
|
662 785
|
|
|
Coefficient multiplicateur (b)/ (a)
|
4,42
|
|
51
3.1.5. Détermination du taux d'adoption des
pratiques agroécologiques
vulgarisées par PPILDA
3.1.5.1. Techniques de fertilisation des sols et
d'augmentation du rendement les plus
adaptées au contexte socioculturel et
économique des villages du grappe
Il découle de cette étude que la pratique de la
RNA est la plus pratiquée en termes de technique de fertilisation des
sols avec une moyenne générale de 84,37% suivi de 71,48% pour
l'application du compost et FO (photo 10), 60,88% pour l'utilisation des
variétés améliorées et 60,4% pour la microdose
d'engrais chimique. A l'échelle des villages, la RNA reste la plus
pratiquée et est plus élevée dans le village de Kokai avec
une moyenne de 92,6% et plus faible (par rapport aux autres villages) à
Hardo Illia avec une moyenne de 76,9%. Pour le compostage, elle est plus
élevée a Mallamawa avec une moyenne de 95,7% contre 63% à
Dan Saga. Pour la microdose d'engrais chimique, elle est aussi plus
élevée a Mallamawa (60,9%) contre celle de Hardo Illia (53,8%).
Enfin pour les variétés améliorées, le village de
Dogaraoua regorge la plus grande moyenne 76% et le village de Dan Saga la plus
petite des moyennes.
L'analyse du tableau 26 ressort les proportions (%) des
techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus
adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction des
villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit
qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les
variables (Application compost & MO et Utilisation des
variétés améliorées). Cependant, pour la variable
(Engrais chimique et RNA), le test de khi deux traduit qu'il y a une
différence significative entre les villages.
Tableau 26 : Proportions (%) des techniques de fertilisation des
sols et d'augmentation du rendement les plus adaptées au contexte
socioculturel et économique en fonction des villages
|
Villages
Fertilisants
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Application compost & MO
|
63
|
92
|
53,8
|
57,7
|
66,7
|
95,7
|
71,48
|
19,4
|
**
|
|
Engrais chimique (microdose)
|
50,7
|
80
|
57,7
|
53,8
|
59,3
|
60,9
|
60,4
|
6,85
|
ns
|
|
Utilisation des variétés
améliorées
|
49,3
|
76
|
38,5
|
61,5
|
70,4
|
69,6
|
60,88
|
12,7
|
*
|
|
RNA
|
78,1
|
88
|
92,3
|
76,9
|
92,6
|
78,3
|
84,37
|
6,09
|
ns
|
* = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.

52
Photo 12 : Méthode d'apport du fumier dans les champs dans
la grappe de Dan Saga.
3.1.6. Analyse de la durabilité des pratiques
agroécologiques
3.1.6.1. Durabilité des pratiques
Agroécologiques
Il découle de cette étude que ces pratiques sont
faites depuis le départ du projet par en moyenne 58% des
répondants, 5% avant l'arrivée du projet et 37% avec le projet.
Les proportions de fréquence de ces pratiques agroécologiques
sont : toujours ou toutes l'année (60,5%), rarement (24%), pendant la
saison de pluie (12,5%) et la saison sèche (2,5%) et enfin seule 0.5% ne
le font jamais. Il est à noter que 99% des répondants estiment
être satisfait de ces pratiques contre 2% d'insatisfait. Les principales
raisons de ces pratiques dans la grappe de Dan Saga sont : Amélioration
de la fertilité des sols (72,6%), la réduction de
l'érosion et le travail du sol (37,58%), avoir un rendement
élevé (50,92%) et des revenus issus PFs (32,97%).
3.1.6.2.1. Pratiques agroécologique existantes
jusqu'aujourd'hui
Il ressort de cette étude que près de 100% des
répondants font le RNA, 79% pratiquent les systèmes de culture
apprises lors des CEP, 72% appliquent les bonnes méthodes de compostage,
32% font la culture des légumineuses en vue d'accroitre la
fertilité de leur sol, 31,2% utilisent les biopesticides, 19,5% font la
transformation de graines de balanites en huile et savons, 17,4% font la
microdose d'engrais afin de limiter l'excessivité de son utilisation et
seulement 13,4% font la cultures de couverture sur l'ensemble des villages de
la grappe. Ces pratiques sont faites en moyenne depuis 8,89 #177; 5,6 ans
à Dan Saga, 10,32 #177; 4,2 ans à Dogaraoua, 10,96 #177; 5,8 ans
à Hardo Illia, 3,63 #177; 4,8 ans à Kokai et de 9,87 #177; 5,91
ans à Mallamawa. L'utilisation des biopesticides est la plus
pratiqué dans le village de Kokai après la RNA, le compostage et
le Système de culture en bandes alternées. La microdose d'engrais
n'est faiblement pratiquée que dans le village de Dogaraoua et en ce
qu'il s'agit de la culture de couverture, ils ne la pratique même pas.
53
L'analyse du tableau 27 ressort les proportions (%) des
pratiques agroécologiques existantes en fonction des villages. Ainsi, le
test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une
différence entre les villages concernant les variables (Système
de culture en bandes alternées, Compostage, Utilisation des
légumineuses, Utilisation des biopesticides, Microdose d'engrais et
Cultures de couverture). Cependant, pour la variable (RNA et Transformation de
graines de balanites), le test de khi deux traduit qu'il y a une
différence significative entre les villages.
Tableau 27 : Proportions (%) des pratiques agroécologiques
existantes en fonction des villages
|
Villages
Pratiques
agroécologiques
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
RNA
|
98,6
|
100
|
100
|
100
|
100
|
100
|
99,7
|
1,7
|
ns
|
|
Système de culture en bandes alternées
|
86,3
|
100
|
57,7
|
92,3
|
59,3
|
78,3
|
79
|
26,3
|
**
|
|
Compostage
|
89
|
84
|
50
|
73,1
|
66,7
|
69,6
|
72
|
19,2
|
**
|
|
Usage des légumineuses
|
47,9
|
16
|
34,6
|
30,8
|
14,8
|
47,8
|
32
|
15,9
|
**
|
|
Usage des biopesticides
|
30,1
|
16
|
42,3
|
7,7
|
51,9
|
39,1
|
31,2
|
17,0
|
**
|
|
Transformation de graines de Balanites aegyptiaca
|
12,3
|
24
|
15,4
|
30,8
|
25,9
|
8,7
|
19,5
|
7,7
|
ns
|
|
Microdose d'engrais
|
16,4
|
4
|
38,5
|
19,2
|
22,2
|
4,3
|
17,4
|
14,3
|
*
|
|
Cultures de couverture
|
11
|
0
|
30,8
|
23,1
|
11,1
|
4,3
|
13,4
|
15,2
|
**
|
* = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.6.2.2. Etat des champs aujourd'hui grâce aux
pratiques agroécologiques
Il ressort de cette recherche que 74,6% en moyenne des champs
ont amélioré leur fertilité grâce à ces
pratiques, 55% ont augmenter leur rendement, 53,7% ont augmenter leur
quantité de pieds d'arbres et 37,9% ont réduit l'érosion.
En termes de fertilité de sol, le village de Mallamawa a la plus grande
moyenne (100%) et les autres villages ont tous une moyenne supérieure ou
égale à 60%. Pour l'augmentation du rendement de culture, le
village de Guidan Bakoye a la plus grande moyenne (69,2%) et Dogaraoua, la plus
petite des moyenne (32%). En revanche, pour la réduction de
l'érosion grâce aux arbres, le village de Hardo Illia a la plus
grande moyenne avec 88,5%, 39,7% à Dan Saga et 12% uniquement dans le
village de Dogaraoua (tableau 28).
54
L'analyse du tableau 28 ressort les proportions (%) des
pratiques agroécologiques existantes en fonction des villages. Ainsi, le
test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une
différence entre les villages concernant toutes les variables.
Tableau 28 : Etat des champs aujourd'hui grâce aux
pratiques agroécologiques en fonction des villages (%).
|
Villages
Progrès
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Sol fertile
|
71,2
|
60
|
65,4
|
76,9
|
74,1
|
100
|
74,6
|
11,86
|
*
|
|
Augmentation du rendement
|
65,8
|
32
|
69,2
|
50
|
48,1
|
65,2
|
55
|
12,27
|
*
|
|
Beaucoup d'arbres dans le champ
|
61,6
|
20
|
57,7
|
61,5
|
51,9
|
69,6
|
53,7
|
16,29
|
**
|
|
Réduire l'érosion
|
39,7
|
12
|
30,8
|
88,5
|
25,9
|
30,4
|
37,9
|
37,96
|
**
|
* = p < 0,05 ** = p << 0,05
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
3.1.6.2.3. Etat des arbres de la grappe de Dan Saga
aujourd'hui grâce à la RNA
A l'issu des interventions du PPILDA, les répondants
affirment une amélioration sur l'état des arbres dans les champs
selon les proportions suivants : Augmentation des arbres (81,5%) et des PFs
(35,9%), Croissances des arbres (49,4%), Apparition de certaines espèces
de ligneux (41,9%) comme Lannea acida (Daouya), Boswellia odorata
(Hano), Detarium microcarpum (Taura), Khaya senegalensis
(Madaci), Vitellaria paradoxa (Kadé), Securidaca
longepedunculata (Uwa magungunna) et Pterocarpus erinaceus
(Madobiya) (photo 10). Cependant, seul 2,6% des répondants
affirment une diminution des arbres sur l'ensemble des villages de la grappe
(figure 12).

Apparition de certains espèces
Augmentation des arbres
Croissances des arbres
Augmentation des PFs
Diminution des arbres
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%
2,60%
35,90%
41,90%
49,40%
81,50%
Figure 12 : Proportion des états des arbres de la grappe
de Dan Saga aujourd'hui grâce à la RNA

55
Photo 13 : l'espèce Pterocarpus erinaceus
(Madobiya) réapparue grâce à la pratique de la RNA
dans le village Mallamawa.
3.1.6.2.4. Appréciation des revenus de
ménages grâce à la RNA
Grâce aux revenus découlant de la vente des
produits de la RNA, la proportion des répondants sur l'ensemble de ces
villages de la grappe affirmant une augmentation de revenus est de 96,62%
contre ceux affirmant une diminution des revenus est de 5,05%. Ce pendant seule
0,87% affirment que rien à changer à leur économie de
ménage (figure 13).
DS DA GB HI KK MA Moy.
Augmentation de revenus Diminution des revenus Rien à
changer

PROPORTIONS (%)
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Figure 13 : Proportions (%) des appréciations des revenus
de ménages grâce à la RNA.
56
3.2.Discussion
À l'issue de cette étude, des informations sur
l'impact des pratiques agroécologiques mises en oeuvre par le Projet de
Promotion de l'Initiative Locale de Développement à Aguié
(PPILDA) de 2005 à 2012 dans la grappe de Dan Saga ont été
documentées. Notre échantillonnage est composé de 87 % des
Haoussa et de 13 % de Peulhs. Ainsi, il se compose de 31,5 % de femmes et de
68,5 % d'hommes, majoritairement alphabètes. La taille moyenne des
ménages est de 9,87 #177; 5,805 personnes, avec en moyenne 5,09 #177;
3,574 actifs agricoles (AA) par ménage. Cette situation s'explique par
le fait que les jeunes hommes s'intéressent davantage aux
activités non agricoles et laissent les exploitations aux plus
âgés. En ce qui concerne les résultats liés à
l'ethno-spécificité, la facilité d'adoption des pratiques
agroécologiques telles que la régénération
naturelle assistée (RNA) peut s'expliquer par le besoin de l'ethnie
Peulh pour l'alimentation de leurs troupeaux.
On observe une prédominance des exploitations
individuelles (85,5 %) par rapport à celles des exploitations
collectives (14,5 %). Cela s'explique généralement par l'achat,
l'acquisition et la distribution des terres d'héritage aux membres de la
famille devenus chefs de ménage, notamment les hommes, afin de leur
permettre de diriger l'exploitation. L'âge moyen des
enquêtés est de 49,30 #177; 10,57 ans, et leur activité
principale est l'agriculture (97,5 %), suivie de l'élevage (1%). Ces
résultats sont supérieurs à ceux obtenus par Rabé
et al. (2021), qui ont trouvé un âge moyen de 45,3 ans et une
proportion de 90 % pour l'activité principale. L'analyse des ressources
révèle que la superficie moyenne cultivée est de 3,33
#177; 2,99 ha, avec en moyenne 2,7 #177; 2,67 champs par ménage de
l'échantillon. Ainsi, grâce au projet CALI (2010), plus de 66,5 %
des terres des bénéficiaires ont été formellement
sécurisées. L'acquisition des champs se fait en moyenne par
héritage (96 %) et par achat (22 %) dans la grappe. La
prédominance de l'héritage sur l'achat s'explique par le fait que
la gestion des terres reste encore lignagère. Cette transmission se fait
généralement de père en fils, selon le principe islamique.
En effet, en islam, la terre se transmet par héritage suivant les
proportions de 2/3 pour le garçon et 1/3 pour la fille (Lawali, 2011).
Ces données sont comparables à celles obtenues par Zakari et
al. (2019).
Plusieurs pratiques agroécologiques sont mises en
oeuvre par le projet, dont les plus appréciées par les
agriculteurs sont : la RNA (98,42 %), les systèmes de culture (en ligne
et en bandes alternées) (83,72 %), le compostage (73,23 %),
l'utilisation des variétés améliorées de mil (HKP)
et du niébé (IT 90K 372-1-2) (69,28 %), l'utilisation des
biopesticides (52,32 %), la microdose d'engrais (27,78 %) et le semis direct
(sans labour) (16,48 %). Ces résultats
57
s'expliquent par la facilité du point de vue
économique et social, ainsi que par l'accessibilité et la
disponibilité des ressources à moindre coût, ce qui
contribue à confirmer la première hypothèse.
En ce qui concerne le niveau d'adoption des pratiques
agroécologiques, la régénération naturelle
assistée est la plus adoptée en termes de technique de
fertilisation et de réduction de l'érosion des sols, avec une
moyenne de 84,37 %. Elle est suivie par l'application du compost (71,48 %) et
la microdose d'engrais chimique (60,4 %). Cette adoption peut s'expliquer par
le fait que la plupart des sols ayant une pauvreté naturelle
réagissent positivement aux différentes pratiques
d'amélioration de la fertilité (Ouattara, 2007). Ces
améliorations ont engendré une bonne nutrition des plantes,
d'où l'augmentation des rendements. Concernant la microdose, sa
performance serait liée à la concentration des nutriments au
niveau des systèmes racinaires, ce qui améliorerait
l'accessibilité et l'efficience d'utilisation (Muehlig-Versen et al.,
2003). Ce résultat est supérieur à celui obtenu par Sigue
et al. (2018), qui ont trouvé un taux d'adoption de 36 %.
S'agissant de l'utilisation des variétés améliorées
du mil (HKP) et du niébé (IT 90K 372-1-2), le taux moyen
d'adoption est de 60,88 %. Il est bien constaté que le taux d'adoption
de la variété améliorée du niébé est
largement inférieur à celui enregistré par Rabé et
al. (2021), qui ont trouvé un taux d'adoption de la
variété IT 90K 372-1-2 de 90 % chez les producteurs ayant
participé aux CEP. Le taux d'adoption des variétés
améliorées peut aussi s'expliquer par le potentiel de rendement
de ces variétés (Saidou, 2011). Tout cela contribue à
confirmer la deuxième hypothèse.
Les pratiques agroécologiques génèrent
des activités génératrices de revenus, telles que la vente
de bois, de produits non ligneux et de produits issus de la transformation des
PFs. Ces activités contribuent à soutenir l'économie des
ménages de producteurs grâce aux revenus qu'elles
génèrent. Du point de vue économique et organisationnel,
la commercialisation des graines de Balanites aegyptiaca
transformées génère plus de 4 416 000 FCFA/an pour le
groupement féminin « Muci morial itacé » de Dan Saga.
Quant aux apiculteurs enquêtés, leur revenu moyen est de 2 825 000
F CFA par an. Ces résultats sont supérieurs à ceux obtenus
par Abdou (2016), qui a trouvé un chiffre d'affaires annuel de 4 152 000
F CFA pour le GIE et 1 176 250 F CFA pour le miel. Les femmes vendent les
fruits, le savon et l'huile, tandis que les hommes se spécialisent dans
la vente du miel et du bois. Globalement, la vente des produits non ligneux a
favorisé l'émergence d'activités
génératrices de revenus dans les différents ménages
de la grappe. Les pratiques agroécologiques représentent un outil
efficace de lutte contre la vulnérabilité chez les producteurs et
exploitants du bois. En ce qui concerne la réduction du
58
coût de production, la microdose permet de
réduire les coûts des engrais, favorisant ainsi une augmentation
du revenu des producteurs (Taonda et al., 2008). Tout cela contribue
à confirmer la troisième hypothèse, qui stipule que les
pratiques agroécologiques améliorent les indicateurs
socioéconomiques et l'environnement au sein des ménages.
En ce qui concerne la durabilité, les pratiques telles
que la Régénération naturelle assistée,
l'utilisation de variétés améliorées, le
compostage, les biopesticides et la microdose d'engrais sont celles qui peuvent
être qualifiées de durables. Elles s'adaptent au mieux à
leur contexte économique, socioculturel et environnemental, et
constituent la base de leur production. En effet, elles sont mises en oeuvre
dans le but d'accroître la fertilité de manière durable et
de limiter l'utilisation excessive de produits chimiques, tout en étant
économiquement viables et socialement acceptables (Laurent, 2023). Ces
pratiques sont appliquées depuis plus de 8,9 ans, malgré
certaines difficultés peu significatives dans leur mise en oeuvre,
telles que la cherté des variétés
améliorées, la perte de tiges de céréales et la
difficulté de germination de certaines espèces
forestières. Ainsi, l'hypothèse selon laquelle les pratiques
agroécologiques développées sont durables, malgré
les contraintes techniques, socioéconomiques et environnementales, est
confirmée.
59
Conclusion et perspectives
La commune d'Aguié, connu avec une démographie
croissante provoquant ainsi des surexploitations des terres et l'utilisation
excessive des produits chimiques a atteint un degré de saturation
foncière conduisant à une situation socio-économique
déplorable en milieu rural. Pour relever ces défis, les paysans
ont adopté plusieurs stratégies d'intensification agricoles multi
bénéfique et durable grâce au PPILDA. Cette étude a
permis d'aboutir à des résultats tant sur les pratiques
agroécologiques que sur l'impact et la durabilité de celles-ci
dans la vie socioéconomique des producteurs.
Il ressort de cette étude que les changements les plus
remarquables sont ceux liés à l'élévation du
rendement (71 %), suivis de la protection des cultures (46,27 %) et des
activités biologiques observables sur les champs (46,18 %). Les
différences constatées entre les terres traitées de
manière écologique par rapport aux terres témoins sont les
suivantes : la fertilité durable (54,98 %), le fort rendement (49,7 %),
le sol protégé (38,38 %) et peu lessivé (21,3 %). En
termes d'impacts socioéconomiques, la commercialisation des graines de
Balanites aegyptiaca transformées génère en
moyenne 4 416 000 FCFA par an et 2 825 000 FCFA par an pour la vente de miel.
Concernant le CEP écologique, il est réalisé chaque
année depuis le début du projet, avec les résultats
suivants : 2 OP formés, 7 formateurs, 2 jeunes formés par an, et
une augmentation moyenne de 35,67 % du rendement dans l'ensemble des villages
concernés. Ainsi, les principaux avantages de l'agroécologie
énumérés par les répondants sont les suivants : la
diminution du coût de production (56,65 %), l'augmentation de la
fertilité du sol (49,3 %), la réduction de l'érosion et du
travail du sol (30,32 %), ainsi que l'augmentation du rendement et la
résistance aux maladies (22,47 %).
Cependant, les pratiques agroécologiques font face
à plusieurs contraintes, notamment la coupe frauduleuse du bois et
l'émondage des arbres par les transhumants. Ces facteurs pourraient
compromettre leur adoption chez certains paysans.
À l'issue de cette étude d'évaluation,
nous formulons les perspectives suivantes à l'endroit de :
Ø L'Université Dan Dicko Dankoulodo de
Maradi :
· Continuer la recherche sur les pratiques
agroécologiques afin d'améliorer la production agricole au
Niger.
· Approfondir les études sur les ravageurs du
niébé et les méthodes de lutte non chimiques.
· Identifier les variétés les plus
productives et résistantes aux principaux ravageurs.
·
60
Réorienter les investissements dans l'agriculture vers des
modèles de production plus agroécologiques et
résistants.
Ø L'État et les partenaires techniques et
financiers :
· Vulgariser les pratiques agroécologiques telles
que l'utilisation de biopesticides et la microdose.
· Intensifier la vulgarisation des technologies
améliorées de production du niébé
déjà disponibles.
· Encourager la rotation des cultures et la pratique de la
RNA à l'échelle nationale.
· Renforcer et diffuser les pratiques de gestion
intégrée de la fertilité des sols (GIFS).
· Promouvoir et/ou renforcer l'entrepreneuriat local en
transformant les grains de neem, de tabac et de piment en produits
biopesticides.
· Vulgariser les pratiques purement écologiques et,
si possible, subventionner l'octroi de semences améliorées.
61
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64
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régions de Maradi et Zinder au Niger. International journal of
Biological &&nd Chemical Sciences, 13(3), 1286-1
a
ANNEXE
Fiche d'enquête : Evaluation des impacts
socioéconomiques des pratiques d'intensification agroécologiques
dans la grappe de Dan Saga (Aguié).
Section 1 : Caractéristiques
socio-économiques
|
Questions Réponse possible
|
Code
|
|
Nom de l'enquêté :
|
|
/___ /
|
|
Age de l'enquêté :
|
|
/___ /
|
|
Sexe de l'enquêté :
|
1.Homme 2. Femme
|
/___ /
|
|
Origine :
|
1 : Autochtone, 2 : Allochtone.
|
/___ /
|
|
Situation matrimoniale :
|
1 : Marié, 2 : Divorcé, 3 : veufs ou veuve, 4 :
célibataires.
|
/___ /
|
|
Ethnie :
|
1 : haoussa, 2 : peulh, 3 : kanouri, 4 : touareg, 5 : Toubou, 6 :
arabe, 7 : gourmantché, 8 : Autre.
|
/___ /
|
|
Etes-vous membre d'un OP ?
|
1 : OUI, 2 : NON
|
/___ /
|
|
si oui lequel ?
|
|
|
Niveau d'instruction :
|
1 : Primaire, 2 : secondaires, 3 : étude coranique, 4 :
Alphabétisation, 5 : Aucun.
|
/___ /
|
|
Activités Principale :
|
1 : Agriculture, 2 : Elevage, 3 : Fonctionnaire, 4 :
commerces, 5 : Tradipraticien, 6 : Apiculture, 7 : exploitants bois.
|
/___ /
|
|
Activités secondaires :
|
1 : Agriculture, 2 : Elevage, 3 : Fonctionnaire, 4 :
commerces, 5 : Tradipraticien, 6 : Apiculture, 7 : exploitants bois. 8 : Exode
rural
|
/___ /
|
|
Nombre Actif Agricole ?
|
|
/___ /
|
|
Nombre des personnes en charge ?
|
|
/___ /
|
|
Type d'exploitation.
|
1. individuelle, 2. Collective,3. Communautaire
|
/___ /
|
|
Utilisez-vous de main d'oeuvre dans votre exploitation ?
|
1. Oui 2. Non
|
/___ /
|
|
Si oui,
|
1. Familiale 2. Salariée 3. Entre aide
|
/___ /
|
Capital foncier
Combien de champs possédez-vous ? (à
préciser le nombre)
|
Indicateurs Champs
|
Statut
|
Superficie
|
Type de sol
|
Distance du village
|
Type de cultures pratiquées
|
|
1
|
|
|
|
|
|
|
2
|
|
|
|
|
|
|
3
|
|
|
|
|
|
|
4
|
|
|
|
|
|
Code statut : 1. Héritage 2. Location 3. Achat 4.
Prêt 5. 6. gage. 7. Don 8. Autres
Si achat : 1. Prix 2. Année d'acquisition 3.
Superficie ha
Est-ce que vos terres sont sécurisées : Oui
Non
Si oui avez un acte de sécurisation .... Oui non
Comment avez obtenu acte de sécurisation ... ?
Section 2 : Caractérisation des pratiques
agroécologiques développées
|
Questions
|
Réponse possible
|
Code
|
|
Quelles sont les différentes cultures que vous faites ?
|
1 : Mil, 2 : Arachide, 3 : Niébé, 4 : Sorgho, 5
: Sésame, 6 : Oseille, 7 : Autres (à préciser).
|
/___ /
|
|
Quelle sont les pratiques agroécologiques mise en
|
1: RNA, 2 : Système de culture, 3 : CEAP
écologiques, 4 : ACAP, 5 : Utilisation des légumineuses, 6 :
|
/___ /
/___ /
|
|
|
/___ /
|
|
oeuvre par PPILDA ? et ou
|
Arrachage mécanique, 7 : Cultures de couverture, 8 :
|
/___ /
|
|
PRODAF
|
Association céréale- légumes, 9 :
Agroforesterie, 10 :
|
|
|
Compostage, 11 : Utilisation des biopesticides, 12 :
|
|
|
Petite élevage, 13 : Autres (à préciser).
|
|
|
Citez 5 pratiques les plus importantes que vous
|
1: RNA, 2 : Système de culture, 3 : CEAP
écologiques, 4 : ACAP, 5 : Utilisation des légumineuses, 6 :
|
/___ /
/___ /
|
|
|
/___ /
|
|
pratiquez encore jusque-là. ??
|
Arrachage mécanique, 7 : Cultures de couverture, 8 :
|
/___ /
|
|
Association céréale- légumes, 9 :
Agroforesterie, 10 :
|
|
|
Compostage, 11 : Utilisation des biopesticides, 12 :
|
|
|
Petite élevage, 13 : Autres (à préciser).
|
|
|
Pratiques culturale (sélection multiple)
|
1 : RNA, 2 : Préparation du sol, 3 : Fumure organique, 4 :
Déchets du ménage, 5 : Compost, 6 : Balayage, 7 :
|
/___ /
|
|
Brûlure, 8 : Sarclage, 9 : Démariage, 10 :
Repiquage
|
|
|
(mil ou sorgho), 11 : Produits biopesticide,
|
|
|
Queles sont les systèmes de
|
1. assaociation, 2. Culture pures, 3. Rotations, 4.
|
/___ /
|
|
cutures pratiqués
|
jachère
|
|
|
Pourquoi faites-vous cette association ?
|
|
/___ /
|
Section 3 : Evaluation des pratiques
Pertinence
|
Questions
|
Réponse possible
|
Code
|
|
Quelles sont les problèmes liés à la
fertilité des sols que vous rencontrez avant l'intervention des e
projets du Programmes FIDA ?
|
1.Faible fertilité des sols, 2. Absence des arbres, 3.
Faible rendement, 4. Attaque fréquente des ravageurs, 5. Autres (A
préciser)
|
/___ /
/___ /
/___ /
|
|
Comment faite vous pour répondre à ces
problèmes avant le projet ?
|
1.Utilisation des produits chimique ou minérale, 2.
Amendement des sols, 3. Déchets des ménages, 4. Fumure organique,
5. Défrichement Amélioré, 6.Pratique mistique, 7.
Plantation des arbres 8. Rien, 9. Autre (à préciser).
|
/___ /
/___ /
/___ /
|
|
Quelles sont les pratiques agroécologiques dont vous
faites avant le projet ?
|
1.Plantation des arbres, 2.
Amendement des sols, 3. Déchets des ménages, 4.
Modification de IT, 5. Utilisation des biopesticide, 6.
|
/___ / /___ / /___ / /___ /
|
b

|
Utilisation des sacs pics, 7. Fumure organique, 8.
Défrichement Amélioré,
9. aucun, 10. Autre (à préciser).
|
/___ /
|
Qu'est-ce-que le projet avait fait pour remédier
à ces problèmes ?
|
1.Plantation des arbres, 2.
Amendement des sols, 3. Déchets des ménages, 4.
Modification de IT, 5. Utilisation des biopesticide, 6. Utilisation des sacs
pics, 7. Fumure organique, 8. RNA, 9. Utilisation des variétés
améliorée, 10. compostage,
10. Autre (à préciser).
|
/___ / /___ / /___ / /___ / /___ /
|
|
|
Les solutions du projet, ont elle permit de répondre
à vos problèmes réels ?
|
1 : OUI, 2 : NON
|
/___ /
|
|
Si oui, quelle était l'état et les résultats
de l'intervention du projet ?
|
1.Restauration de la fertilité des sols,
2. Amélioration de la fertilité des sols,
3. Augmentation des arbres, 4. Fort rendement, 5. Avoir des
revenus issus des PFNL 7. Rien, 8. Ne sait pas, 9. Autre (à
préciser).
|
/___ / /___ / /___ / /___ /
|
Efficacité
|
Questions
|
Réponse possible
|
Code
|
|
Quelles était selon vous les objectifs de ces
interventions sur la terre agricole ?
|
1.Restauration de la fertilité des sols,
2. Amélioration de la fertilité des sols,
3. Augmentation des arbres, 4. Fort
|
/___ /
/___ /
/___ /
|
|
rendement, 5. Avoir des revenus issus des PFNL 7. Rien, 8. Ne
sait pas, 9.
|
/___ /
|
|
Autre (à préciser).
|
|
|
Ces objectifs sont-ils pertinents selon votre contexte
socioéconomique ?
|
1 : OUI, 2 : NON
|
/___ /
|
|
Si oui, pourquoi ?
|
|
/___ /
|
|
Qu'est-ce-qui a été améliorer après
l'intervention du projet ?
|
1.La fertilité des sols, 2. Le rendement, 3. Elevage,
4. Source de revenus, 5.
|
/___ /
/___ /
|
|
Les pratiques agricoles, 6. Utilisation
|
/___ /
|
|
des bio pesticide, 7. Utilisation du compostage, 8. Les arbres
dans le champ 9. Economie du ménage, 10. Ne sait pas, 11. Aucun, 12.
Rien
|
/___ /
|
|
Les objectifs visés ont-ils été atteints
?
|
1 : OUI, 2 : NON
|
/___ /
|
|
Si oui pourquoi ?
|
1.Restauration de la fertilité des sols,
2. Amélioration de la fertilité des sols,
3. Augmentation des arbres, 4. Fort
|
/___ /
/___ /
/___ /
|
|
Si non pourquoi ?
|
rendement, 5. Rien, 6. Ne sait pas, 7.
|
/___ /
|
|
|
/___ /
|
|
Autre (à préciser).
|
/___ /
|
Impacts
|
Questions
|
Réponse possible
|
Code
|
d
|
Quels changements avez-vous constaté sur les terres ayant
bénéficié de l'appui du projet ?
|
|
/___ /
|
|
|
Quelles sont les raisons de ces changements ?
|
|
/___ /
|
|
Quelles sont les principales différences que vous avez
constaté entre les terres traitées écologiquement et les
autres terres témoins ?
|
|
/___ /
|
|
RNA
|
|
|
Pratiquez-vous la RNA dans votre champ ?
|
1 : OUI 2 : NON
|
/___ /
|
|
|
Fréquences des pratiques de la RNA
|
1 : Toujours, 2 : Fréquent, 3 : Souvent, 4 :
|
/___ /
|
|
|
|
Rarement, 5 : Jamais.
|
|
|
|
Quelles sont les espèces rencontrées dans
|
1 : Taramnya (C. glutinosum), 2 : Sabara (G.
|
/___ /
|
|
|
votre champ ??
|
senegalensis), 3 : Kalgo (P. reticulatum), 4
:
|
/___ /
|
|
|
|
Adoua (B. aegyptiaca), 5 : Gao (F. albida), 6
:
|
/___ /
|
|
|
|
Godda (A. senegalensis), 7 : Magaria (Z.
|
/___ /
|
|
|
|
mauritiana), 8 : Runhu (C. singueana), 9 :
Beddi
|
/___ /
/___ /
|
|
|
|
(A. indica), 10 : Kiriya (P. africana), 11 :
Autres (a préciser).
|
/ /
___
|
|
|
Sur quelle de ces espèces vous pratiquez
|
1 : Taramnya (C. glutinosum), 2 : Sabara (G.
|
/___ /
|
|
|
la RNA ?
|
senegalensis), 3 : Kalgo (P. reticulatum ), 4 :
|
/___ /
|
|
|
|
Adoua (B. aegyptiaca), 5 : Gao (F. albida), 6 :
|
/___ /
|
|
|
|
Godda (A. senegalensis), 7 : Magaria (Z.
|
/___ /
|
|
|
|
mauritiana), 8 : Runhu (C. singueana), 9 : Beddi
|
/___ //___
/
|
|
|
|
(A. indica), 10 : Kiriya (P. africana), 11 : Autres
|
/___ /
|
|
|
|
(a préciser).
|
|
|
|
Quelle est la densité d'arbres (pieds) à l'hectare
dans vos champs ?
|
|
/___ /
|
|
|
La superficie touchée par la RNA ?
|
|
/___ /
|
|
|
Le nombre de pratiquants de la RNA ?
|
|
/___ /
|
|
|
Nombre d'espèces d'arbres disponible dans votre terroir
grâce a RNA ?
|
|
/___ /
|
|
|
Le rendement à l'hectare grâce a RNA ?
|
|
/___ /
|
|
|
Revenus du ménage issu de la RNA ?
|
|
/___ /
|
|
|
Quelles sont les principales contraintes liées à la
pratique de la RNA ?
|
|
/___ /
|
|
|
CEAP
|
|
|
|
Combien d'année avez-vous continuer le
|
|
/___ /
|
|
|
CEAP après le départ du projet ?
|
|
|
|
|
Combien d'OP formés ?
|
|
/___ /
|
|
|
Nombre de formateurs issu de l'intervention du projet ?
|
|
/___ /
|
|
|
Nombre de jeunes producteurs formés ?
|
|
/___ /
|
|
|
A combien de % votre rendement a augmenté dans votre champ
?
|
|
/___ /
|
|

ACAP
Quantité d'intrant de départ
/___ /
Quantité a la récolte
/___ /
Devenir de la récolte
/___ /
1. vente 2. Autoconsommation 3. Warrantage 4. Dons 5.
Conservation pour la prochaine récolte
Cette variété reçue est-elle toujours
disponible ?
/___ /
Laquelle pratiquez-vous ?
/___ /
1 : Bandes alternées, 2 : En ligne, 3 : Mélanger, 4
: assolement, 5 : croisées 6 : plantes satellites.
Faites-vous de la rotation des cultures
1. Oui 2. Non
/___ /
Depuis quand vous la pratiquez ?
/___ /
Impacts socioéconomiques des pratiques
agroécologiques en termes de rendement
1 : Amélioration de la fertilité des sols,
2 : Rendement élevée, 3 : Augmentation des arbres,
4 : Restauration de la fertilité des sols5. Rien, 6. Ne sait pas, 7.
Autre (à préciser).
/___ / /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /
Impacts socioéconomiques des pratiques
agroécologiques en termes de revenu
/___ / /___ / /___ / /___ / /___ /
1 : augmentation des revenus, 2 : Création de
marchés ruraux de bois, 3 : Promotion du warrantage, 4. augmentation de
produits alimentaire, amélioration de la santé humaine, 5/
amélioration de la santé animale 6 alimentation animale, 7Autres
(à préciser).
Impacts socioéconomiques des pratiques
agroécologiques en termes de développement des AGR
/___ / /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /
1.Creation d'emploi, 2 : Création de marchés ruraux
de bois, 3 : Proximités des intrants agricole, 4. Facilitation d'achat
des intrants Agricole, 5 : Financements inclusifs et durables pour les
producteurs, 6 : Faciliter achat groupé des semences, 7 : Formation en
vie associative, 9. autre ( à préciser), 10.rien.
Avez-vous reçu des formations ou encadrements sur la lutte
contre les ennemis de culture ?
/___ /
1. Oui 2. Non
Quels sont les pesticides que vous connaissez ?
/___ /
1. chimique 2. Biopesticide, 3.les deux, 4.
aucun.
Quels sont les pesticides que vous utilisez ?
/___ /
1. chimique 2. Biopesticide, 3.les deux, 4.
aucun.
Evaluation des revenus issus de l'exploitation des
PFNLs
Quelles sont vos sources des revenues avant l'exploitation de
PFNL ?
Période
Saison sèche
Saison froide
Saison de pluie
Produits le plus vendu
Feuilles=1, Fruit= 2, Fleurs=3, Gousses=4,
Feuilles=1, Fruit= 2, Fleurs=3,
Feuilles=1, Fruit= 2, Fleurs=3, Gousses=4,
e
Racines=5,
Ecorces=6, 7 : bois 8 : Autre à préciser
Gousses=4, Racines=5, Ecorces=6, 7 : bois 8 : Autre à
préciser
Racines=5,
Ecorces=6, 7 : bois 8 : Autre à préciser
Nombre de de prise / saison
Quantité (botte)
Prix de vente
Code
Source des revenus
|
Revenus /jours (FCFA)
|
Revenus / jours de marché
|
Revenus /mois
|
|
PFNL
|
|
|
|
|
Autre activité à préciser
|
|
|
|
|
Lequel vous apporte plus de bénéfice
|
|
/___ /
|
|
Que faites-vous avec
|
1 : Achat alimentation animale, 2 : Achat
|
/___ /
|
|
les revenus tirés de la
|
alimentation humain, 3 : Achat bétail, 4 : Achat
|
/___ /
|
|
vente de PFNL ?
|
Habillement, 5 : Achat intrant agricole, 6 : Achat
|
/___ /
|
|
moyen de déplacement, 7 : Achat terres, 8 :
|
/___ /
|
|
|
/___ /
|
|
Entretien des champs, 9 : Entretien des maisons, 10 :
Investissement agricole, 11 : Payement de
|
/___ /
/___ /
|
|
frais de scolarité des enfants, 12 : Remboursement
|
/___ /
|
|
des dettes, 13 : Soins humains, 14 : Autres (à
préciser).
|
/___ /
|
Durabilité
Questions
|
Quelles sont les pratiques que vous faites jusqu'à
maintenant ?
|
Réponse possible
/___ / /___ / /___ / /___ / /___ / /___ /
1: RNA, 2 : Système de culture en bandes alternées,
3 : CEAP écologiques, 4 : ACAP, 5 : Utilisation des légumineuses,
6 : Arrachage mécanique, 7 : Cultures de couverture, 8 : Association
céréale- légumes, 9 : Agroforesterie, 10 : Compostage, 11
: Utilisation des biopesticides, 12 : Petite élevage, 13 : Autres
(à préciser).
f
Depuis quand faites-vous ces pratiques
|
1 : davant l'arrivée du projet, 2 : avec le projet, 3 :
quelques années après le départ du projet, 4 :
récemment, 5 : ne sait pas
|
/___ /
|
|
Raisons de la pratique ?
|
1.Restauration de la fertilité des sols, 2.
Amélioration de la fertilité des sols, 3. Augmentation des
arbres, 4. Fort rendement, 5. Avoir des revenus issus des PFNL 7. Rien, 8. Ne
sait pas, 9. Autre (à préciser).
|
/___ / /___ / /___ / /___ / /___ /
|
|
A quelle fréquence ?
|
Etes-vous satisfait de ces pratiques ?
Quelle est le l'état de vos champs aujourd'hui grâce
à ces pratiques ?
Quelle est le devenir de vos arbres aujourd'hui grâce
à la RNA ?
Comment appréciez-vous vos revenus de ménages
aujourd'hui grâce a la RNA ?
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1 : toujours, 2 : rarement, 3 : parfois, 4 : jamais, toute
l'année
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6. pendant la saison sèche, 7. Pendant la saison
pluvieuse
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1 : OUI, 2 : NON
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1. sol fertile, 2. Augmentation du rendement, 3. Beaucoup
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d'arbres dans le champ 9. Ne sait pas, 10. Rien, 11. Autres
(à
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préciser).
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1.Augmentation de la quantité d'arbres, 2. Augmentation
Des
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produits tirés des PFNL, 3. Croissances des arbres, 4.
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Diminution des arbres, 5. disparition de certaines
espèces, 6.
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Apparition de certains espèces 7. Augmentation de
rendement
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des arbres, 5. Ne sait pas, 6. Rien, 7. Autres (à
préciser).
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1.Augmentation de revenus, 2. Diminution des revenus, 3. Ne
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sait pas, 4. Rien, 5. Autres (à préciser).
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g
Quelles sont les sources de création de revenus.
?
Combien gagner vous de la vente de ces produits
Quelles utilisations faites-vous des Revenus ????
Section 4 : Détermination du niveau d'adoption et
de mise en oeuvre des pratiques agroécologiques vulgarisées par
le projet.
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Questions
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Réponse possible
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Code
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Quelles sont selon vous les techniques de fertilisation des sols
les plus adaptées à votre contexte socioculturel et
économique ?
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1 : Application composte,
: Engrais chimique :
: Application fumure organique.
: RNA
: Ne sait pas
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Quels sont les avantages de l'agroécologie pour
l'amélioration de la fertilité des sols
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1 : Amélioration du rendement des cultures, 2 : Diminution
du cout de production, 3 : Diminution de la difficulté du travail, 4 :
Augmentation de la fertilité du sol, 5 : Autres.
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Section 5 : Evaluer le niveau de durabilité des
pratiques agroécologiques mise en oeuvre
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Les activités
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Lesquelles de ces activités d'intensification agricole
existent toujours ?
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Depuis combien de temps que vous la pratiquez
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Pourquoi pratiquez- vous cette activité
encore
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Le devenir de votre exploitation après la mise en
oeuvre de cette pratiques
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Contrainte lier à la pratique
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RNA
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ACAP
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Compostage
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Pratiques agricole (IT, sarclage...etc.) apprise lors des CEP
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Utilisation des biopesticides
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Autres (A préciser)
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Quelles sont les conditions prises pour la continuité des
activités sans le projet ?
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Avez-vous des comités de gestion ou de suivi des
activités.
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Comment appréciez-vous leurs rôles. ???
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Notez les principales pratiques citées avec un
grille de 1à 5 dont 1 est la plus faible et 5 la plus
grande.
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Pratique agroécologique
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Pertinence
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Efficacité
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efficience
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Impact
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Durabilité
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Analyse FFOM sur la transformation et la
commercialisation
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Forces
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Faiblesses
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Opportunités
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Menaces
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