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Impact de la filiere textile coton camerounaise sur le développement socio-économique national: Bilan et perspectives


par Raphal Athanase Elisée Hamadjam
Institut sous-regional multisectoriel de technologie appliquée de planification et d'évaluation de projets - DESS Analyse et Evaluation des Projets 2004
  

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V.1.5. Production de graines de coton et de déchets

La production de graine s'obtient en pondérant la production de coton graine par le rendement en graines dans la phase d'égrenage, ce rendement est estimé ici à 56%. Il sera considéré constant sur toute la période.

De même, la quantité de déchets dégagée dans la phase d'égrenage, représente 2% de la production de coton graine.

V.1.6. Production d'huiles, de tourteaux et de coques

Sur la base des données recueillies auprès des huileries industrielles, on obtient, pour une quantité donnée de graines de coton :

· 16 à 20% d'huile

· 42 à 44% de tourteaux

· 20 à 30% de coque

· 0 à 15% de linters

· 4 à 6% de déchets

Dans notre étude, nous considérerons que 100 kg de graines de coton donnent :

· 18 litres d'huile

· 40 kg de tourteaux

· 25 kg de coques

· 5 kg de semences

· 5 kg de déchets

· 4 kg de linters

Cette base permet d'estimer valablement les quantités obtenues par sous-produit.

V.1.7. Transformation du fibre

L'estimation de la quantité de fibre transformée localement repose sur les hypothèses suivantes :

À l'année 0, la quantité de fibre transformée est estimée à 4,2% de la quantité produite par l'industrie d'égrenage. Cette proportion atteindra 20% à l'année 5. Le Cameroun reste l'un des pays d'Afrique où la transformation locale de la production de coton est faible. A titre comparatif29(*), la Côte d'Ivoire transforme 15% de sa production (22 000 sur 142 000 tonnes), l'Ethiopie 100% (15 000 tonnes), le Ghana 100%, le Nigeria 86% (52 000 sur 60 000 tonnes), Madagascar 100%.

Connaissant les taux de transformation locale de la fibre, il devient plus aisé d'évaluer les achats locaux de fibre. Il suffira de pondérer ces taux par les quantités de fibre produite par l'industrie locale d'égrenage.

L'écart entre la production de fibre et la consommation locale constitue les exportations, dans le cadre d'une économie classique.

V.1.8. Production de l'industrie de filature, tissage et ennoblissement

Les productions portent ici sur les produits suivants : filés, écrus, tissus teints, tissus éponge, pagnes FANCIES et pagnes WAX.

La restructuration de la filière textile-coton, engagée en 2004 par les Pouvoirs Publics prévoit que pour une transformation à terme de 8 400 tonnes de fibres, on obtienne :

· 1 300 tonnes de filés (dont 600 destiné à l'extérieur et 700 cédés à la CICAM)

· 25 114 km d'écrus (dont 16 996 km cédés à la CICAM, 7 455 km destiné à l'export et 663 vendus localement)

· 3 585 km de tissus teints

· 600 tonnes de tissus éponges

· 380 km de pagnes WAX

· 12 232 km de pagnes FANCIES

Donc en supposant que lors de la transformation de fibre, les proportions resteront conservées chaque année, il est aisé d'estimer les quantités de filés, tissus et pagnes produites.

En outre, les débouchés envisagés portent autant sur le marché domestique qu'extérieur.

* 29 Données de l'exercice 2000/2001

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