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Les Modes et Les Moyens de Formation Des Termes Biochimiques

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par Houssam Abu Mussallam Houssam El-Yafi
Université Lumière Lyon 2 - DEA en Langues et Cultures étrangères (LTMT) 2004
  

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VII. Les types d'emprunt en arabe (en langue de spécialité)

« L'emprunt est très généralement traits, d'abord au niveau phonologique (les phonèmes étrangers tendent à être remplacés par des phonèmes de la langue accepteuse), au niveau syllabique, au niveau morphologique et enfin au niveau syntaxique »204(*).

Les lexiques empruntés soumis à une opération de surveillance linguistique dans la langue d'accueil afin qu'ils se conforment à son statut général. Le défaut se produit de l'existence de quelques emprunts qui se trouvent en rupture avec le système syllabique (graphique ou phonologique) d'arabe.

Comme le cas des syllabes /CCV/, /CV:C/, /CV: + V:C/ comme dans /spîrmatûzuîd/ « spermatozoïde » et / ?iuwbâk/ « IUPAC ». Cela indique leur non intégration au système d'arabe.

Lelubre souligne qu'en arabe « l'orthographe (sans parler de leur prononciation effective dans l'emploi oral...) est variable (et parfois, dans un même ouvrage, on peut voir le même terme écrit différemment selon les pages !) ». Cela est multi-présents dans notre corpus :

- /?anzîmât/ et /?inzîmât / pour « enzymes ».

- /glaykuzîn/ et /zlaykuzîn / pour « glycogène »205(*).

- /rîbûz/ et /râybûz/ pour «ribose »206(*).

Il ajoute comme une sorte d'exemple :

« [...] il arrive que la consonne géminée soit rendue en arabe par un double graphème, au lieu de l'utilisation du signe graphique appelé sadda, ce qui est en contradiction avec les règles graphiques de l'arabe. Ainsi, l'emprunt, emprunt ancien au persan, /billawr/ est écrit dans certains ouvrages avec deux graphèmes lâm »207(*).

Cependant, On peut distinguer généralement plusieurs degrés dans l'accueil et l'acclimatation de l'emprunt en arabe :

· L'emprunt d'un radical 

De manière intégrale, le terme est pris tel qu'il est. Le terme ainsi emprunté forme un radical amorphe. Notre corpus contient plusieurs exemples :

- /?antîzîn/ « antigène »208(*) ,

- /?ansûlîn / et / ?insûlîn/ « Insuline »209(*),

- /hidrukarbûnât/ « hydrates de carbone », ici le terme en arabe a reçu le suffixe de pluriel féminin aussi.

Lelubre commente « Ces emprunts sont, pour la plupart, susceptibles de recevoir les suffixes du pluriel, [...] Quelques emprunts sont de forme plus facilement assimilable par l'arabe et admettent un pluriel brisé »210(*).

Cependant l'arabe a emprunté au file de l'histoire beaucoup de termes ainsi que des racines. Ces dernières sont difficilement distinguées de racines proprement arabes. Exemples des emprunts anciens : /dîwân/ « ministère », /zumruk / « douane », / kîmyâ?/ « chimie » et /?ustuwâna/ « cylindre ».

Des exemples d'emprunts contemporains tiré de notre corpus : / mâltûz/ « maltose » appelé aussi /sûkkar ?ssa'îr/ « le sucre de malte », et /lâktûz/ « lactose » appelé aussi /sûkkar ?lhalîb/ « le sucre du lait ». Notons que la plupart des noms d'unités sont emprunté à l'anglais et au français, exemple / ?nzistrûm/ « angström »211(*) et /mîllîmitr/ « millimètre ». Et bien sur, les noms propres. Et voilà quelques exemples tirés de notre corpus : /kribs/ dans l'UTC /halaqat kribs/ « cycle de Krebs »212(*) et /mârkufînîkûf/ dans l'UTC /qâ'idât mârkufînîkûf/ « Markovinikoff's rule »213(*).

· L'emprunt d'affixe ou de formant 

Ce sont des affixes ou des formants d'origine gréco-latine pour la plupart. Ils sont alors réutilises comme tels - voir troisième chapitre.

· La création de racine à partir d'un emprunt

Il y a création d'une racine triconsonantiques ou quadriconsonantiques, à partir de laquelle l'arabe utilise son système de nomination actuel pour former des terries arabes - voir troisième chapitre.

Exemple : cas où l'arabe crée une nouvelle racine à partie d'un emprunt : vb-l-m-r pour donner / al-balmara/ « polymérisation ». La même chose pour v?-s-t-l pour donner / al-?astala/ « Acétylisation ».

* 204 LELUBRE, Xavier (2003-2004) : « Introduction à la terminologie arabe », séminaires & cours de DEA Lexicologie et Terminologie Multilingues ; Traduction, université Lumière Lyon 2. chap 3.

* 205 Substance de réserve glucidique découverte par Claude Bernard dans le foie.

* 206 Pentose entrant dans la constitution des nucléotides et des acides ribonucléiques. Son dérivé, le 2-désoxyribose entre dans la constitution des désoxyribonucléotides et de l'acide désoxyribonucléique.

* 207 LELUBRE, Xavier (1992) : « La terminologie arabe contemporaine de l'optique : faits - théories - évaluation », thèse de doctorat, université Lumière-Lyon 2, p 297.

* 208 Toute substance capable de déclencher une réponse immunitaire, que cette dernière soit à médiation humorale (anticorps) ou à médiation cellulaire (lymphocytes T).

* 209 Hormone produite par les îlots de Langerhans du pancréas.

* 210 LELUBRE, Xavier (2003-2004) : « Introduction à la terminologie arabe », séminaires & cours de DEA Lexicologie et Terminologie Multilingues ; Traduction, université Lumière Lyon 2. chap 3.

* 211 Unité de mesure de longueur correspondant à un dix-milliardième de mètre ou un dix-millième de micromètre, c'est-à-dire 10-10 mètre.

* 212 Suite de réactions métaboliques qui réalise l'oxydation complète du radical acétyle de l'acétyl-coenzyme A, chez tous les organismes vivants. L'organisme dispose là de sa principale source énergétique.

* 213 Règle de Markovnikoff.

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