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La Littérature Hypertextuelle, analyse et typologie

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par Aurélie CAUVIN
Université de Cergy Pontoise - Maitrise de lettres Modernes 2001
  

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· Le renvoi et l'organisation : une complémentarité

L'organisation des oeuvres et les liens hypertextes peuvent aussi éclairer ce paradoxe. Xavier Malbreil119(*) reprend, malgré ses revendications de ne pas « se souvenir d'un certain livre », l'organisation traditionnelle du livre : sa nouvelle se compose de trois paragraphes. Le premier paragraphe se constitue des pages 1 à 17, le second des pages 18 à 30, le troisième des pages 31 à 38. L'écriture s'effectue donc comme celle d'un livre, pages après pages. Les liens entre les pages privilégient le lien organisationnel, et non pas le lien sémantique, le mot ou la phrase. Mylène Pétremand120(*), pour Géographie du ventre privilégie aussi ce mode d'organisation. Son oeuvre est organisée en fragments numérotées, comme pour l'oeuvre de Renaud Camus, et les liens sont organisés ainsi :

Parties

Numéro de fragments

I

1 à 12

II

13 à 22

III

23 à 34

IV

35 à 46

V

47 à 55

VI

56 à 60

VII

61 à 74

VIII

75 à 86

IX

87 à 99

X

100 à 110

XI

111 à 119

XII

120 à 132

XIII

133 à 144

XIV

145 à 150

XV

151 à 162

XVI

163 à 168

A première vue, les fragments sont organisés par dizaines, malgré parfois quelques éloignements. Les sous parties X et XI respectent cette organisation, les autres sont plus aléatoires. En ce qui concerne les renvois, 88 fragments sur 168 n'en contiennent pas. Ceci implique une lecture linéaire, le lecteur est obligé de lire les fragments non liés les uns à la suite des autres. Les liens n'apparaissent pas systématiques. Ils reflètent une partie du titre « géographie », le cheminement du lecteur, comme sur un parcours peut s'effectuer d'un point A à un point B sans arrêt. La topologie apparaît comme un trait constant. Quand l' auteur, inclut des liens, ils se répondent respectivement : le fragment 1 est lié au fragment 167, et vice-versa ou encore, le 30 et le 110, le 17 et le 103...A la lueur du titre, la lecture s'appréhende comme un trajet aller-retour. Parfois les hyperliens entre les fragments peuvent atteindre le nombre de deux voire trois. Ils sont ainsi le miroir d'une possible bifurcation du trajet, comme ils en est ainsi dans le parcours de système digestifs, si nous prenons le titre « géographie du ventre ». Le lien organisationnel se trouve ainsi corrélé à la sémantique.

L'arborescence, c'est-à-dire le cheminement qui s'effectue par les liens organisationnels, apparaît comme une constante. Dans Trajectoires121(*), par exemple, les hypermots correspondent aux personnages et nous renvoient vers un arbre généalogique. La navigation du lecteur reflète aussi le possible feuilletage du livre.

* 119 Xavier Malbreil, Je ne me souviens pas très bien, http://www.0m1.com, 2000

* 120 Mylène Pétremand, Géographie du ventre, [format PDF] Paris, 00h00.com, « collection 2003 », 15 Janvier 2001

* 121 Agraph : Jean Pierre Balpe, Eléonore Gerbier, Marine Nessi, Djeff Regottaz, Tony Houziaux, Soufiane Bouyahi, (date) Trajectoires [en ligne] : http://www.trajectoires.com

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