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Le marché boursier marocain : de la léthargie à la modeste relance boursière

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par Amina TOUROUGOU
Université Hassan II Aîn Chok - Licence Economie et Gestion 2006
  

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Section II : L'évolution de la place Casablancaise, du début des années 70 à nos jours

Le visage des bourses de valeurs a profondément changé au cours des quarante dernières années. Traditionnellement perçues comme de vénérables institutions chargées de veiller au bon déroulement des transactions boursières, elles sont désormais soumises à un impératif de compétitivité vis-à-vis de prestataires concurrents

Rappelons que le Maroc a institué une bourse sous forme d'établissement public doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière de puis 1966, après qu'elle ait fonctionné avant l'indépendance sous l'appellation d'office de cotation des valeurs mobilières. De même que pour permettre une large diffusion de titres dans le public, et ne pas limiter l'accès du marché aux seuls intervenants institutionnels, il fut crée la même année, une société nationale d'investissement (SNI) dont l'objet était d'élargir le marché boursier par des émissions diverses.

En effet, l'examen de l'activité de la bourse, révèle clairement un manque de

dynamisme et de vitalité au sein de ce pauvre marché.

Quel est donc le bilan de plus d'un quart siècle de fonctionnement de cette institution?

Paragraphe 1 : La décennie 70, Une phase oisive du marché boursier

L'examen du chiffre d'affaires de la bourse révèle sa faiblesse et sa très lente progression, ce qui exprime sa place marginale dans le financement de l'économie malgré les voeux des plans.

Ce chiffre d'affaires a certes connu quelques améliorations à l'occasion des opérations de marocanisation consécutives au Dahir de 1973, à titre indicatif, le chiffre d'affaires en 1975 atteint son niveau record avec un montant de 212 millions de dirhams, mais il s'est dégradé fortement jusqu'aux années 80 où l'introduction à la cote des emprunts nationaux lui a apporté quelque vigueur.

Quoi qu'il en soit lorsqu'on rapporte le chiffre d'affaire total de la bourse au volume de la formation brute du capital fixe (F.B.C.F), on relève l'extrême modestie de la contribution de cette institution au financement de l'investissement au Maroc (2,65%).

Paragraphe 2 : La décennie 80, une phase de transition

Depuis 1983, les transactions se sont affermées en hausse grâce à l'introduction à la cote officielle de deux emprunts d'Etat à 3 ans, et aux mesures d'incitation fiscale de la loi de finance de 1983, qui a supprimée la retenue à la source sur les produits des parts sociales et des actions instituées par la loi des finances de 1978.

Ainsi, pour l'ensemble des marchés, le chiffre d'affaires s'élève à 146 millions de dirhams, tous les marchés sans exceptions sont en avance. Cela dénote une situation tout à fait nouvelle. En effet, depuis de longue date, on a pas assisté à une pareille évolution.

Pour ce qui est des caractéristiques de l'offre et de la demande au sein de la bourse, on peut relever un phénomène de concentration qui reflète la polarité du marché et qui s'ajoute à son exiguïté.

Au niveau de l'offre les sociétés cotées ne représentent qu'une fraction marginale du total des sociétés patentées, à titre indicatif de 14 000 sociétés patentées en 1986, 76 seulement sont cotées en bourse des valeurs de Casablanca. Ce phénomène se confirme par la rareté des introductions nouvelles qui laissent écouler parfois, plusieurs années avant de se manifester.

Au niveau de la demande, la concentration provient à la fois de la prépondérance des investisseurs institutionnels et du phénomène des cessions directes entre partenaires de mêmes groupes.

En ce qui concerne le chiffre d'affaires d'une part, on constate qu'il a évolue durant cette phase avec un rythme modeste 396 en 1987, d'autre part, et quand on s'intéresse à la capitalisation boursière, on constate qu'on est encore à l'ère préhistorique.

Pour conclure, on peut confirmer que l'activité sur le marché boursier national est restée jusqu'à la veille de l'annonce officielle du programme de privatisation limitée, et loin en deçà du potentiel de l'économie nationale.

Cette situation trouvait sa justification essentiellement, dans la marginalisation de ce marché, en tant que source de financement pour les entreprises marocaines. C'est ce n'est qu'après l'adoption de la loi sur la privatisation 1989, que le marché a commencé de sortir de sa léthargie.

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