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Dynamiques périurbaines et évolution des mobilités, Medavakkam: regard sur les mutations d'une banlieue indienne au travers du développement de ses transports

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par Claire Gaillardou
UFR de Géographie Bordeaux III - Maitrise de géographie, mention développement, sociétés et cultures 2006
  

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II-3 Catégorisation des besoins et choix des usagers ; établissement de

sujet types et conclusion de l'enquête

-L'établissement de sujets-types

La réalisation de cette enquête m'a permis de réaliser des sujets-types pour illustrer les principales façons de se déplacer hors de Medavakkam. Il ne s'agit pas ici d'affirmer une homogénéité des déplacements entre les individus d'un même groupe, mais de faire sortir une tendance, une logique, permettant de les regrouper selon leurs pratiques spatiales. Nous avons

ici retenu le critère de l'activité qui parait le plus judicieux après les analyses que nous venons de réaliser sur l'ensemble de l'enquête.

-l'écolier scolarisé à Medavakkam. Il existe près d'une dizaine d'écoles à Medavakkam ce qui réduit les sorties hors de la ville1 . Le plus souvent les enfants se rendent à pied à l'école ou lorsqu'ils habitent dans des quartiers éloignés et que les revenus de leurs familles le permettent, ils empruntent à plusieurs une auto rickshaw financé par l'ensemble des habitant d'une rue dont les enfants sont scolarisés au même endroit. Dans certains cas il rentre manger à la pause du midi. Enfin hors de l'école il reste chez lui, ou joue dans la rue ou sur les terrains non lotis de son quartier aménagé fréquemment en terrains de criquet.

-L'ecolier scolarisé hors de Medavakkam : Ce sont des établissements privés peu éloigné du village, qui organisent leur propre ramassage scolaire avec un bus aux couleurs de l'école. Bien souvent l'écolier y est de ce fait, demi-pensionnaire.

-L'étudiant :

Plus âgés les étudiants quittent souvent leur village pendant la journée, pour atteindre les collèges d'enseignement personnalisé. Cependant à Medavakkam se trouve une branche de l'université de Chennai, ce qui explique que beaucoup d'enquêtés ne quittent pas le village pendant la journée. Les déplacements autres que scolaires sont plus nombreux, notamment en ce qui concerne les loisirs (théâtre, cinéma, visite d'amis ou promenade dans les centres- commerciaux ou sur la plage), mais ne concernent souvent que la fin de semaine.

-la femme au foyer :

Comme nous l'avons vu précédemment la plupart du temps le déplacement se déroule dans le village. Ils ont trait au ravitaillement de la maison, à l'accompagnement des enfants à l'école. Cependant ce sont souvent les femmes qui effectuent le plus de déplacements vers TNagar, pour les courses de fournitures, régulièrement accompagnées par leur mari.

-Les retraités :

En général, la cellule familiale indienne s'occupe de ses aïeux en les accueillant dans l'habitat familial. Cependant, la majorité des retraités que nous avons interrogés à

1 Cf. au mémoire de Philippe Timoner sur l'accès aux services de santé et d'éducation à Medavakkam, ainsi que le paragraphe se référant aux bus scolaires dans notre troisième partie.

Medavakkam s'est avérée faire partie des nouveaux arrivants, des couples aisée venant vivre leurs retraite dans ce village périurbain dont nous avons montré les multiples convenances dans les chapitres antérieur. Cela peut s'expliquer par le fait qu'ils ont été interrogés dans un quartier de maisons individuelles d'apparence cossues.

-Conclusions de l'enquête

Cette enquête nous permet de tirer quelques conclusions sur les mobilités qui ne vont pas systématiquement dans le sens premier des hypothèses que nous nous étions fixé au début de ce travail de recherche.

Tout d'abord il apparaît que le bus public reste le mode de locomotion le plus employé vers la ville de Chennai, ce qui prouve que la mise en réseau de Medavakkam avec Chennai existe réellement. En effet, comme nous l'avons vu, un nombre important d'habitants du village se rendent à Chennai et principalement pour le travail.

Cela nous permet aussi de conclure que la périurbanisation de Medavakkam est aussi visible par ces mouvements pendulaires motivés par le travail.

Cependant il apparaît que ces trajets plus importants sont moins privilégiés par les classes plus aisées de population qui ont d'avantage le choix de leur lieu de résidence et parfois de leur emploi. Celles-ci préfèrent consacrer moins de temps à leurs trajets en choisissant un lieu de résidence plus proche de leur travail ou un moyen de locomotion personnel.

C'est cette question du choix qui est cruciale dans l'étude des mobilités car il est difficile de mesurer là ou commence et s'arrête la possibilité de choix. Il est certain que les personnes les moins aisées ou disposant d'une mobilité réduite du fait de leur sexe ou de leur âge, n'auront pas les même possibilités de mobilité que les autres.

Apres avoir étudiée les mobilités villageoises, c'est en continuant à se concentrer sur les différents choix de locomotion disponibles pour les habitant de Medavakkam, que nous aborderons notre dernière partie sur les dynamiques de la recomposition du territoire par les mutations privés et publiques.

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