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L'affaire du marquis Alfred de Trazegnies d'Ittre (1832-1861).


par Olivier LERUTH
Université de Liège (Belgique) - Licence en Histoire  2005
  

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Circonstances du décès.

Pourquoi et comment le marquis fut-il pris et fusillé par les Piémontais ? Cette question demeure bien obscure. Tentons de confronter les multiples témoignages.

L'abbé Bryan, qui avait pris quelques renseignements sur place en allant récupérer le corps du marquis, comme nous l'expliquerons, écrit qu'il n'était malheureusement pas parvenu à savoir comment Alfred est tombé aux mains des Piémontais. Une foule de récits contradictoires lui ont été contés, parmi lesquels celui qui suit lui a paru le plus vraisemblable : « Après avoir été épargné des balles dans les rencontres où il s'était engagé, il paraît qu'il était un peu souffrant et très fatigué d'une longue marche et qu'il n'a pas pu suivre les siens dans la retraite. On m'a dit à San Giovanni in Carico l'avoir trouvé caché dans une maison, mais je ne sais pas trop si c'est réellement ainsi qu'il a été fait prisonnier272(*). »

Le comte Louis Michel273(*) renchérissait sur le trouble de la situation en déclarant qu' « on est pas d'accord sur la manière dont monsieur de Trazegnies a été pris, les Piémontais prétendant l'avoir pris dans une maison de San Giovanni ; d'autres prétendant, d'après le rapport fait au général français de Géraudon274(*), que monsieur de Trazegnies aurait été surpris sur le territoire pontifical, puis ramené à San Giovanni où il a été fusillé à 5 heures du soir275(*). » Toujours selon Michel, Trazegnies a dû se confesser au curé de San Giovanni et faire connaître sa qualité d'étranger. Au moment de le fusiller, les soldats piémontais lui ont demandé de leur tourner le dos, car « un brigand ne devait pas être fusillé par devant. » Alfred se serait contenté de tourner la tête et, à ce moment précis, une balle fit sauter le derrière de sa tête, « passant derrière l'oreille et sortant au-dessus de l'oeil ».

La correspondance romaine du Journal de Bruxelles en date du 23 novembre relate que Trazegnies, qui avait surpris les mouvements de troupes des Piémontais qui comptaient reprendre San Giovanni, parcourut la ville afin de prévenir ses hommes. Il s'égara cependant et fut pris quelques instants plus tard. Les Piémontais l'exécutèrent sans ouï-dire276(*). Quelques jours plus tard, le journal offrait une nouvelle variante de l'arrestation : il faisait état d'une course-poursuite qui se serait engagée entre d'une part le jeune marquis et, de l'autre, les soldats piémontais. Alors qu'il avait fait plus d'un mille à l'intérieur du territoire pontifical, les soldats s'emparèrent de lui et le conduisirent à San Giovanni où il fut fusillé sur-le-champ. Le curé de l'endroit aurait juste eu le temps de le confesser avant la sentence finale277(*). Le correspondant W. M. confirme cette version le 7 décembre278(*).

Dans son ouvrage datant de 1862, Marc Monnier nous conte que Trazegnies crut sans doute « plaire à Dieu en jouant au Chiavone. » Il fut entraîné dans des excès qu'il eût sans doute désavoués le lendemain. Les soldats italiens l'arrêtèrent dans une maison qu'il ravageait, « brisant de sa main tous les meubles. » Selon Monnier, sur le lieu de l'exécution, il prétendait qu'on n'oserait pas passer à l'acte. Il se retourna pour parler aux soldats quand une balle lui brisa le crâne279(*). Armand Lévy, de pensée fort similaire, reprend les dires de Monnier en y ajoutant quelques lignes puisées chez A. Bianco di Saint-Jorioz280(*). Le Précurseur d'Anvers, reproduisant un article de la Patria de Naples, proposait une version fort similaire de l'incident : Alfred était appelé `le major' par ses hommes. « Armé d'un revolver à six coups, il menaçait les femmes qui le suppliaient de s'apitoyer sur leur sort, et montrait lui-même comment on devait s'y prendre pour incendier plus promptement les maisons. Il était comme enivré de ce spectacle horrible ; il était tellement absorbé dans l'oeuvre de destruction qui s'accomplissait, qu'il n'entendit peut-être point la trompette vengeresse, ou qu'il ne s'en soucia pas, ou qu'il n'entendit pas le terrible sauve-qui-peut des brigands. Quoi qu'il en soit, il fut pris dans la maison de Santoro, où on le trouva brisant, mettant en pièces tout ce qui tombait sous la main, pour donner plus d'aliment aux flammes281(*). » Le récit explique enfin qu'Alfred fût conduit en face du major Savini282(*) qui, sur les plaintes de la population et sur l'avis des officiers, ordonna qu'il fût passé par les armes directement. Selon la correspondance du Journal de Bruxelles, le major Savini provenait de Viterbe. Il appartenait à l'armée pontificale mais fut chassé de Rome en 1849 pour sa conduite « abominable » à l'époque de la République. « C'est un émule des Zambianchi, des Capanna, des Galenga, des Orsini et de tous ces sectaires que l'ordre des maîtres masqués arme du poignard ou de la bombe aux moments solennels. Ils sont soldats-assassins, députés-assassins, journalistes-assassins, avocats-assassins. Voilà ceux que le Piémont s'est associé dans la grande iniquité de l'unification283(*). »

Exactement un an après le décès du marquis, une lettre de monsieur de Mousty284(*), lieutenant aux Zouaves pontificaux, et qui l'avait bien connu, donne une nouvelle version de son arrestation. Il narre dans un premiers temps les faits déjà bien connus de la prise d'Isoletta suivie de la prise de San Giovanni in Carico. Comme cette dernière ville était une bonne prise, on désigna à Trazegnies les plus grandes canailles de l'endroit chez lesquelles il alla, en compagnie de ses hommes, manger et boire à volonté. Ses troupes firent alors des excès de boisson et, n'ayant encore que trop peu d'expérience, le jeune lieutenant commit la faute de s'éloigner d'elles. Tandis que la Garde nationale profitait de cette occasion pour tomber sur les troupes et les chasser de l'endroit, Trazegnies, « du haut d'une maison, explorait les environs avec sa longue-vue. Tout à coup, une voix lui cria : jetez vos armes, rendez-vous ou la mort. Il se retourna : il se trouvait au bout du canon d'un garde national. Il descendit et dans la rue, se trouva entouré d'une bande d'ennemis285(*). » Il tenta en vain de parler au capitaine français commandant le détachement de Ceprano. Tout au plus lui a-t-on promis de remettre au capitaine un papier qu'il venait de rédiger. Il fut ensuite amené devant l'église de San Giovanni, les bras liés, où il fut fusillé par derrière. Mousty précise que l'homme de qui il détient ces détails les a vus de ses propres yeux. Il n'était donc pas un témoin direct.

L'ensemble des sources est en tout cas d'accord sur deux points. Premièrement, juste avant d'être fusillé, le marquis écrivit sur une feuille de papier qui il était, déclarant sa parenté avec la comtesse de Montalto, femme du représentant de Victor-Emmanuel II à Bruxelles. Le maréchal de France de Saint-Arnaud et son frère avaient quant à eux épousé deux de ses cousines. Enfin, il se disait neveu de Xavier de Merode et parent de la famille royale de Hollande286(*). Deuxièmement, l'exécution eut lieu Place de l'Annonciation, là où se trouve actuellement la maison communale de San Giovanni Incarico287(*).

Les nombreux mariages avaient effectivement tissé des liens entres les Trazegnies d'Ittre et les grandes familles du royaume et d'ailleurs.

La famille avait ses entrées dans le monde diplomatique. La soeur du dernier marquis de Trazegnies (branche première) avait épousé le ministre plénipotentiaire de Victor-Emmanuel II, Lupi Moiriano, comte de Montalto le 27 juin 1848288(*).

Charles de Trazegnies avait pour cousine germaine Louise de Trazegnies, issue de la branche cadette de la famille de Trazegnies d'Ittre. On se doute de l'influence que pouvait avoir l'épouse (depuis 1843) de « l'homme » de la guerre de Crimée, le fameux maréchal Louis Adolphe le Roy de Saint-Arnaud, à l'aube du Second Empire. Peu après le coup d'Etat, Charles et Raphaëlle furent d'ailleurs les hôtes des bals de Louis-Napoléon Bonaparte. Mais ces sorties parisiennes furent éphémères. D'une part parce que l'impératrice se refusa toujours de prendre pour dame d'honneur madame de Saint-Arnaud avec laquelle elle s'entendait peu ; d'autre part, parce qu'une fois le maréchal tué à la bataille de l'Alma, la maréchale se retira définitivement à Arcachon, d'où elle gardait néanmoins des contacts avec sa famille en Belgique289(*).

Comme nous l'explique le marquis de Trazegnies, la famille a contracté six ou sept alliances, au cours de l'Histoire, avec les Merode, essentiellement via la branche de Hamal. Alfred n'était que très lointain cousin de cette famille.

Enfin, les Trazegnies étaient, comme l'écrivit Alfred, parents avec les Nassau et donc, lointains cousins de Sa Majesté le roi de Hollande. En effet, la grand-mère d'Alfred était née Constance-Amélie de Nassau (1784-1832), comtesse héritière de Corroy, Frasnes, Zwevegem, Hallennes, etc. Elle était l'unique héritière d'une branche des Nassau-Dillenburg, formée au début du XVIe siècle par Alexis de Nassau, fils légitimé de Henri, comte de Nassau-Dillenburg, Vianden, etc. et de sa cousine Elisabeth de Rosembach290(*). Cependant, les deux familles ne s'entendaient plus depuis que les Nassau avaient essayé, par tous les moyens, de récupérer Corroy. On peut dès lors se demander pourquoi Alfred invoquait cette parenté. Probablement voulait-il se donner une épaisseur encore plus grande auprès de ses `agresseurs'.

On l'aura compris : certains libéraux modérés firent d'Alfred de Trazegnies un jeune homme qui avait sombré dans l'excès, sans doute sous l'influence des mensonges des cléricaux. On peut ainsi lire dans l'Indépendance belge -modérée en ce qui concerne l'affaire du marquis- du 28 novembre 1861, qu'on « ne peut comprendre ce que faisait ce gentilhomme parmi cette bande de pillards. Il les aura pris pour des royalistes sérieux : voilà le danger des mensonges réactionnaires291(*). » Les libéraux plus radicaux le transformèrent en un monstre, assassinant et pillant pour son bon plaisir. Sous la plume des écrivains catholiques et conservateurs, enfin, Alfred devint un sacro-saint martyr victime des cruautés des Piémontais...

* 272 APT, correspondances diverses, lettre de l'abbé Bryan Y Livermore adressée au marquis Charles de Trazegnies et datée du 26 novembre 1861.

* 273 Le comte Louis Michel était soldat dans le 62e régiment de ligne du corps d'occupation français présent à Rome. Il fut un infatigable défenseur de la cause bourbonienne. Congédié par le pouvoir français, il ne s'occupa bientôt plus que de défendre la cause du roi François, menant à bien différentes missions en tant qu'agent de liaison ou encore en tant que préposé à l'approvisionnement des armées. Il fut cependant arrêté, envoyé à Marseille et définitivement tenu à l'écart du territoire italien. Il fut un ami très proche d'Alfred de Trazegnies durant son court séjour à Rome. Selon les dires de Stanislas de Cornulier, ils étaient constamment ensemble. Alfred de Trazegnies avait connu ce personnage il y avait plus de cinq ans. Il l'avait rencontré à Tour en Touraine. Selon le membre de l'Académie pontificale ecclésiastique, Michel était « un brave homme, élevé par la famille du maréchal Mac-Mahon. » (Dans IZZO Fulvio, I Guerriglieri di Dio... op. cit., pp. 229 et 237 et dans FRACCACRETA Augusto, Un episodio della reazione borbonica a S. Giovanni Incarico (Caserta). L'11 novembre 1861, Fratelli Palombi, Roma, 1938, p. 09.)

* 274 Il s'agit probablement du général Joseph-Jules-Eugène de Géraudon (1803-1881). Il embrassa de bonne heure la carrière des armes. Au sortir de ses études, il entra à Saint-Cyr d'où il sortit, en 1820, sous-lieutenant d'infanterie. Il resta quelque 10 années avec le même grade et, suite à la révolution de Juillet, il devint lieutenant puis passa capitaine en 1833. Nommé chef de bataillon 7 ans plus tard, il se distingua en Algérie, ce qui lui valut le grade de lieutenant-colonel. En 1845, il prit du galon et devint colonel. Il atteint le grade de général de brigade en septembre 1851. Dévoué au Prince-Président, il se trouva mêlé aux événements qui restaurèrent l'empire. Le 12 août 1857, Louis-Napoléon le faisait général de division tandis qu'il était fait Grand Officier de la Légion d'honneure 5 ans plus tard. Passé cadre de réserve en 1868, il vécut retiré à Paris où il mourut. (Dans Dictionnaire de biographie française, op. cit., tome 15, 1982, p. 1257 et dans Archives biographiques françaises, microfiche numéros I. 448/411-412.)

* 275 ASNA, Archivio Borbone b 1370-488/489, lettre du comte Louis Michel datée du 24 novembre 1861.

* 276 Dans le Journal de Bruxelles daté du samedi 30 novembre 1861

* 277 Dans le Journal de Bruxelles daté du dimanche 1er décembre 1861.

* 278 Dans le Journal de Bruxelles daté du samedi 14 décembre 1861.

* 279 Dans MONNIER Marc, Histoire du brigandage dans l'Italie méridionale... op. cit., pp. 158-159.

* 280 Dans LÉVY Armand, La cour de Rome... op. cit., pp. xc-xci.

* 281 Dans le Précurseur d'Anvers, daté du samedi 30 novembre 1861.

* 282 Francesco Savini (comte), (1818- ?). Il naquit à Viterbe. Nommé major-général à partir du 17 décembre 1893, il était en réserve depuis le 18 mai 1874. Il fut chevalier des Ordres des saints Maurice et Lazare et de la couronne d'Italie. Pour s'être distingué lors de l'incendie du palais Companari à Bauco (Frosinone), il reçut une médaille honorifique. Il fut également décoré de la médaille commémorative d'argent de l'Emilie à l'occasion des combats de 1848 et de la médaille romaine pour les combats de Vicence. Il fit les campagnes de 1848-1849, de 1859 et de 1866. (Dans NAPPO Tommaso, NOTO Paolo (a cura di), Indice biografico italiano, K. G. Saur Verlag Gmbh, München, 1993, fiche 891/155.)

* 283 Dans le Journal de Bruxelles daté des jeudi et vendredi 26 et 27 décembre 1861.

* 284 Victor Joseph Mousty (1836-1878). Officier et journaliste. Originaire de Saint-Hubert, il devint clerc dans une étude notariale de Namur. En 1860, il répondait à l'appel du général de Lamorcière et s'enrôlait dans les zouaves pontificaux. Il était engagé le 6 juin, participait à la bataille de Castelfidardo et puis était nommé sous-lieutenant (octobre 1861) et enfin lieutenant des zouaves (12 août 1862). En septembre 1862, plus chanceux que son collègue de Limminghe, il échappait à une tentative d'assassinat. Le 31 mai 1867, Mousty est contraint de démissionner de l'armée pontificale car il est soupçonné d'avoir favorisé l'évasion d'un zouave américain nommé Watson, présumé complice dans l'assassinat du président Lincoln. Il n'abandonne pas Rome pour autant et reste actif en assurant entre autres les liaisons entre les zouaves belges et le Comité de Bruxelles qui les soutient financièrement. En 1870, lors de la prise de la ville par les Piémontais, il s'occupe activement du rapatriement des zouaves Belges. De retour en Belgique, Mousty participe notamment à la fondation de l'abbaye de Maredsous avant de se consacrer exclusivement au journalisme à partir de décembre 1873. Il crée un journal destiné aux catholiques ultramontains belges et appelé La Croix. Le succès ne semble pas au rendez-vous. Mousty est pratiquement le seul rédacteur de son journal. Usé par sa besogne, il meurt de manière prématurée le 04 janvier 1878. (Dans Nouvelle biographie nationale, publiée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Bruxelles, tome IV, 1997, pp. 277-278 ; CERBELAUD-SALAGNAC, Les zouaves pontificaux, Editions France-Empire, Paris, 1963, pp. ; sur la tentative d'assassinat, voyez le Journal de Bruxelles des 23 et 29 septembre 1862.) Par l'intermédiaire de la baronne de Thysebaert, la famille de Trazegnies fit prendre des renseignements sur monsieur Mousty. Si on voulait croire à sa version des faits, il fallait s'assurer qu'il était digne de confiance. Euphrasie écrivit donc à la duchesse de Chevreuse afin de savoir si son beau-fils, monsieur de Sabran, avait connu Mousty. Celle-ci répondit en ces termes : « Mon gendre croit, chère madame, que vous pouvez parfaitement vous en rapporter au récit de monsieur Mousty qui a été plus qu'un autre à même d'avoir des détails sur la mort de monsieur votre neveu et qui l'a vengé en battant à Ceprano 160 Piémontais avec 18 hommes. Il a été décoré pour ce fait comme il l'avait déjà été à Castelfidardo pour sa conduite énergique. Monsieur Mousty est belge et mon gendre se souvient parfaitement qu'à cause de cela il avait cherché à savoir des détails sur la mort de son compatriote. Agréez etc. Signé : Duchesse de Chevreuse. » (APT, correspondances diverses, lettre de la duchesse de Chevreuse à Euphrasie de Thysbaert datée du 27 mars 1866.)

* 285 APT, correspondances diverses, extrait d'une lettre de monsieur de Mousty envoyée par le curé de Saint-Louis, au curé de Corroy-le-Château, Brosius, en date du 11 novembre 1862.

* 286 Dans BIANCO DI SAINT JORIOZ Alessandro, Il brigantaggio alla frontiera pontificia... op. cit., p. 73 ; l'Indépendance belge datée du 28 novembre 1861 ;

* 287 Dans SBARDELLA Marco, Un nobile europeo... op. cit., p. 2.

* 288 Albert Médard Joseph Marie Lupi Moiriano, comte de Montalto. Il naît à Acqui, en Sardaigne le 09 juin 1808 et meurt à Bruxelles le 07 novembre 1875. C'est à la date du 7 novembre 1861 qu'il est reconnu par le Cabinet de Bruxelles comme ministre du roi d'Italie. Sa mission essentielle consiste évidemment à prôner la reconnaissance du nouveau royaume auprès des autorités belges. Mission qu'il remplit avec succès, comme nous le savons. (Dans POPLIMONT Charles, La Belgique héraldique, recueil historique, chronologique, généalogique et biographique complet de toutes les maisons nobles reconnues de la Belgique, Tome X, Imprimerie Henri Carion, Paris, 1867, pp. 471-472, dans DE STEIN D'ALTENSTEIN Isidore, Annuaire de la noblesse de Belgique, Auguste Decq libraire-éditeur, Bruxelles, 1898, p. 2325 et dans TERLINDEN Charles, La reconnaissance du royaume d'Italie par la Belgique, dans « Mélanges d'Histoires offerts à Henri Pirenne par ses anciens élèves à l'occasion de sa quarantième année d'enseignement à l'Université de Gand 1886-1926 », Vroman & Co. imprimeurs-éditeurs, Bruxelles, 1926, pp. 490, 497 et 502-503.)

* 289 Dans DE TRAZEGNIES Olivier, Un grave incident diplomatique... I... op. cit., pp. 55 et 59.

* 290 Explications fournies par le marquis Olivier de Trazegnies en date du 06 août 2005.

* 291 Dans l'Indépendance belge datée du jeudi 28 novembre 1861.

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