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Prédiction de l'interaction génotype à— environnement par linéarisation et régression PLS-mixte

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par Ibnou DIENG
Universite Montpellier II - Doctorat 2007
  

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2.6 Limites des méthodes classiques d'étude des interactions G×E

Le modèle 2.1, qui correspond a` un modèle d'analyse de variance a` deux facteurs, permet uniquement de tester la significativitédes interactions, mais il ne permet aucunement de les explorer. Dans ce cas, l'information contenue dans ces interactions serait inexploitée si aucune analyse supplémentaire n'était faite (Crossa, 1990). Cette logique sous-tend la modélisation des interactions G×E qui permet alors d'améliorer la prédiction des performances des génotypes dans de nouveaux environnements en contrôlant la variation importante de ces interactions et en l'enlevant de la partie significative du modèle (Gauch, 1990, 1992).

La régression conjointe parait peu adaptée a` cette forte variation d'une année sur l'autre ou d'un site a` l'autre. Cette méthode permet d'interpréter l'interaction par le potentiel du milieu, estimépar l'effet moyen du milieu. Pour un nouveau milieu non encore couvert par une expérimentation, nous n'avons pas d'estimation du potentiel, donc pas de prédiction de l'interaction. De ce fait, elle permet de décrire uniquement les résidus du modèle additif et n'utilise aucune information supplémentaire du milieu pour modéliser l'interaction.

La méthode AMMI est un outil permettant de comprendre des données complexes, notamment celles obtenues dans le cadre des interactions G×E. Cependant, elle n'a qu'un grand intérêt descriptif et constitue une technique appropriée uniquement dans une perspective d'analyse préliminaire. 'Etant donnéqu'une ACP est effectuée sur les résidus du modèle additif, la méthode AMMI permet tout juste d'étudier les corrélations entre composantes principales et covariables de l'environnement et du génotype, alors que le but est de prédire les unes a` partir des autres (Yan et al., 2001). Elle péche ainsi par le fait que cette modélisation de l'interaction se fait sans l'utilisation

des données climatiques des environnements, car, de même que l'analyse de variance, les effets estimés pour les environnements sont imprévisibles.

La régression factorielle, elle, tient compte des conditions climatiques des environnements pour prédire la réponse des génotypes. Mais elle suppose que l'action de l'environnement sur la production est linéaire, ce qui n'est pas certain. De plus, le nombre important de variables climatiques généralement mesurées sur les lieux d'essais fait qu'elles ne peuvent pas être totalement prises en compte par cette méthode.

Il s'agira alors, d'améliorer la prédiction de la performance des génotypes en réduisant l'impact de la variabilitéclimatique sur la précision de cette estimation. Une solution serait de modéliser les variations de la réponse des génotypes en fonction de l'environnement par l'utilisation de modèles de simulation de cultures tels que Diagnostic hydrique des cultures (DHC, Forest et Cortier, 1990), Irrigation scheduling information system (IRSIS, Fao, 1987), SarraH. Seulement, les paramètres de tels modèles ne sont connus que pour un petit nombre de génotypes.

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