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Contrainte au développement du secteur privé et pauvreté en RCA

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par Janvier NGAWEN
Université de Yaoundé II Soa - DESS en gestion de la Politique Economique 2009
  

sommaire suivant

Contexte général et justification

La République Centrafricaine (RCA), vaste territoire enclavé d'Afrique Centrale s'étend sur une superficie d'environ 623 000 Km2 pour une population estimée à près de 4 390.008 habitants1 en 2009, soit une densité de 7,05 habitants au km2. Elle partage des frontières héritées du découpage colonial avec plusieurs pays tels que, le Soudan à l'Est, le Cameroun à l'Ouest, le Tchad au Nord, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Congo (Brazzaville) au Sud.

L'analyse participative de la pauvreté conduite en 2007 par le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD) montre que les trois facteurs qui sont perçus comme les principales causes de la pauvreté sont : i) la faible gouvernance ; ii) l'insécurité et l'absence de la paix et iii) les bas revenus et que la pauvreté touche environ sept(7) personnes sur dix(10) en milieu rural2.

Généralement, la réaction de survie de ces populations pauvres a créé un ensemble de corps métiers dont les principales activités sont par ordre d'importance l'agriculture et le maraîchage ; le commerce et la petite restauration; les activités minières; l'élevage et les services des transports y compris les taxis- motos.

Entre 1996 et 2008, soit une décennie, la RCA a été secouée par des conflits récurrents qui ont affecté la vie politique nationale. Ce contexte conflictuel a créé une situation d'insécurité quasi-généralisée avec un ralentissement sinon un arrêt de la mobilité des personnes et des biens et l'impossibilité de mener des activités économiques dans la quiétude dans certaines régions du pays.

Cependant, la RCA est une petite économie exportatrice essentiellement de produits agricoles, miniers et forestiers, mais très faiblement industrialisée avec quelques industries agro-alimentaires3.Le secteur primaire, notamment l'agriculture et l'élevage, occupe l'essentiel des actifs , mais il contribue à plus de la moitié de la richesse nationale produite (55%). Le secteur des services vient en 2ème

1 Cette population est inégalement répartie sur toute l'étendue du territoire. Le taux de croissance moyen annuel de la population est estimé à 2,5%.

2 Stratégie Nationale pour la Finance inclusive en RCA, 2010-2014, PNUD et FENU.

3 Brasserie, huilerie, savonnerie, sciage du bois, sucrerie.

position, avec des acteurs informels de plus en plus nombreux aussi bien à Bangui qu'à l'intérieur du pays.

L'économie centrafricaine dispose toutefois de quelques atouts à exploiter en vue d'amorcer une croissance économique bénéfique à l'ensemble de la population : i) une immense réserve de terres propices à l'agriculture et l'élevage4; ii) les facteurs agro climatiques favorables à la création de richesse et à la diversité de la faune et la flore, iii) la forte composante jeune de la population centrafricaine est un facteur positif en terme de capacité humaine pouvant être renforcée et mobilisée pour le développement du pays ; iv) le potentiel de ressources naturelles(hydrauliques, minières et minéralogiques), partiellement connu très faiblement exploité est l'une des forces latentes de l'économie centrafricaine.

Selon les études macroéconomiques et sectorielles effectuées en République Centrafricaine dans les années 90 dans le cadre de la mise en place d'une banque de données sur le secteur privé-PME réalisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD), la contribution du secteur privé à la création de la richesse nationale était estimée à 71,5% et plus 6000 emplois entre 1990 et 1995.

Même s'il est vrai que la RCA a connu une forte croissance dans les années 70, la combinaison du contrôle des entreprises par l'État et de l'absence de concurrence sur les marchés a finalement conduit à des dysfonctionnements généralisés.

L'intérêt et la pertinence du sujet

La promotion du secteur privé a été à l'origine du développement de bon nombre de pays industrialisés. Certains pays comme le Japon ont axé leur croissance sur les Petites et Moyennes Entreprises généralement à caractère familial. C'est ainsi que la plupart des pays en voie de développement veule imiter ces pays d'économie de marché.

A cet effet, la RCA, avec la création du Ministère de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, du Secteur Informel et du Guichet Unique par le décret n°09.157 du 13 mai 2009 veut aboutir à un essor économique fort remarquable pour pouvoir aspirer lutté contre la pauvreté. Elle procède également par le renforcement des capacités des Institutions de Micro Finances(IMF) à travers la mise en place de la Stratégie Nationale pour la Finance Inclusive (SNFI, 2010-2014) en leur permettant d'augmenter leur capacité à mobiliser des ressources financières.

Donc le développement du secteur privé est un sujet d'actualité et par conséquent fait objet de plusieurs débats.

Problématique

Le secteur privé n'est pas seulement constitué des entreprises du secteur formel. Individus et ménages, riches ou pauvres, sont aussi des acteurs économiques privés dans la mesure où ils consomment des biens et services, vendent leur travail, produisent des biens et services. Il fait allusion à l'existence des entreprises, de création et d'innovation qui ne dépendent pas de l'Etat ou de la Collectivité, mais qui trouvent leur source et leur légitimité dans l'effort individuel ou associatif.

Alors, le secteur privé centrafricain est caractérisé par : i) le déficit important des infrastructures énergétiques, routières et hydrauliques à usage économique ; ii) l'informalité généralisée des micro-entreprises ; ii) l'insuffisance incitatif du cadre juridique, judiciaire, réglementaire et institutionnel et aussi à l'accès au marché des services aux entreprises qui est très faible ; iii) la forte concentration des activités de l'ensemble du secteur privé et des PME dans le secteur tertiaire et dans la capitale, Bangui, mais également iv) les contraintes socioculturelles et familiales, psychologiques et managériales importantes.

C'est pour cette raison que le Gouvernement centrafricain à l'instar des autres pays du continent décide de faire de la promotion du secteur privé un instrument prioritaire de lutte contre la pauvreté en menant des réformes structurelles et opérationnelles adéquates.

Malgré, toutes les opportunités dont dispose le pays et les diverses réformes engagées par les pouvoirs publics, résumés dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté(DSRP) et adopté par les partenaires à Bruxelles en octobre 2007, on constate que le secteur privé centrafricain a du mal à se développer.

Finalement, la question fondamentale de notre thématique de recherche est de la manière suivante : l'investissement privé est - il dynamique et compétitif pour soutenir la croissance économique et créer de l'emploi contribuant ainsi à la lutte contre la pauvreté en RCA ?

De façon plus spécifique, il s'agit notamment de répondre aux interrogations suivantes :

> Quelles sont les portées économiques et sociales de la promotion du secteur privé centrafricain?

> Quelles sont les contraintes endogènes et exogènes au développement du secteur privé centrafricain?

Nous nous sommes alors attribués comme tâche de faire un tour d'horizon tout en essayant d'étudier les difficultés et les contraintes au développement que rencontre le secteur privé centrafricain. Pour ce faire, nous avons fixé des objectifs autour desquels se déroulera notre recherche.

Objectifs de recherche Objectif général

Dans le souci de formuler quelques réflexions stratégiques à l'intention des décideurs pour réduire la pauvreté par le biais de la productivité et la compétitivité du secteur privé, l'objectif général de notre étude est d'améliorer l'environnement du secteur privé centrafricain afin de le rendre dynamique, compétitif, créateur de richesse forte et des emplois, et contribuant à la réduction de la pauvreté.

Objectifs spécifiques

Plus spécifiquement, le choix de cette thématique vise à :

> évaluer les portées socioéconomiques de la promotion du secteur privé;

> analyser les contraintes et difficultés microéconomiques et macroéconomiques

qui entravent la stratégie pour la promotion du secteur privé et la stratégie de

la réduction de la pauvreté relative au développement du secteur privé en

RCA.

Hypothèses de recherche

Ces principales questions de recherche nécessitent une certaine réponse anticipée qui guidera notre travail de recherche. Ces principales hypothèses fondamentales retenues sont libellées ainsi :

> Hypothèse 1

Le faible niveau de l'investissement privé en RCA ne permet pas de soutenir la croissance économique et de créer de l'emploi, afin de lutter contre la pauvreté.

> Hypothèse 2

La faiblesse des consommations finales, des investissements, des emplois et des exportations nettes de la RCA résulte du non productivité et du non compétitivité du secteur privé formel centrafricain.

> Hypothèse 3

Les facteurs socioculturels, psychologiques et managériaux, la faible facilité de faire des affaires et d'accès au marché, la faiblesse des infrastructures économiques (énergie, route et eau) et l'insuffisance incitative du cadre législatif, réglementaire et institutionnel sont les contraintes majeurs à la stratégie de la réduction de la pauvreté relative au développement du secteur privé centrafricain.

Résultats attendus de l'étude

Ainsi, les résultats attendus de cette étude sont de fournir des informations pertinentes permettant d'atteindre les niveaux suivants :

> Le secteur privé centrafricain est dynamique, compétitif, créateur d'emplois et contribuant à la lutte contre la pauvreté par le biais des créneaux porteurs améliorés ;

> Les structures économiques d'appui au secteur privé et aux PME sont développés, opérationnelles et rendues accessibles à tous les opérateurs économiques;

> Les systèmes de financement intérieur adaptés aux capacités et aux besoins des opérateurs économiques sont mis en place et renforcés ;

> Les infrastructures économiques (électricité, transport et eau) sont renforcées et les accès aux services du marché aux entreprises sont améliorés ;

> L'environnement des affaires est propice et favorable à l'investissement privé et plus d'opportunités sont offertes au secteur privé et aux Petites et Moyennes Entreprises(PME) pour soutenir la croissance économique et créer de l'emploi aux femmes, aux jeunes et aux populations cibles (vulnérables).

Stratégies de recherche

La nécessité de réunir des informations dans le cadre de la réalisation et la rédaction de notre mémoire libellé ainsi: « les contraintes au développement du secteur privé et la lutte contre la pauvreté en RCA », nous a permis de faire recours à quelques quatre(04) méthodes de recherche. Nous pouvons citer :

1. les recherches documentaires et les recherches en ligne(véritablement enrichis) qui nous ont permis de consulter une série d'ouvrages, de mémoires, d'articles et de revues tous relatifs au développement du secteur privé et des Petites et Moyennes Entreprises(PME) et de la stratégie de réduction de la pauvreté ;

2. les collectes et l'exploitation des données, les entretiens et/ou les interviews directs et indirects tant auprès des organisations spécifiques (PNUD, COBAC, BEAC), qu'aux spécialistes du secteur privé et des Petites et Moyennes Entreprises(PME) et de stratégie de lutte contre la pauvreté;

3. les bibliothèques universitaires (Programme GPE- Université Yaoundé II soa, CEREG - FSEG de Yaoundé II soa, IFORD-Université Yaoundé II soa) pour la consultation de mémoires, des thèses et de manuels ;

4. la recherche du modèle explicatif par l'arbre à problèmes et la recherche d'explication du Produit Intérieur Brut par les composantes de la demande globale : la consommation finale, l'investissement, les exportations nettes et les échanges extérieurs de l'économie centrafricaine entre 2004 et 2009.

Le thème de notre mémoire permet d'analyser si la promotion du secteur privé pourrait être un facteur de réduction de la pauvreté dans les pays en voie de développement tel que la République Centrafricaine(RCA), par le canal de la création de la richesse productive et la création d'emplois. Ceci pourrait expliquer la ferme volonté du Gouvernement centrafricain à relancer le secteur privé centrafricain.

Plan de l'étude

La vérification des principales questions anticipées de notre recherche nous permette de structurer le travail en deux parties comme suit :

> La première partie aborde l'évaluation des portées socioéconomiques du secteur privé en République Centrafricaine(RCA) ;

> La deuxième partie porte sur l'analyse des contraintes microéconomiques et macroéconomiques au développement du secteur privé relative à la stratégie de réduction de la pauvreté en République Centrafricaine(RCA).

Depuis quelles années, le secteur privé est placé au cceur des politiques de développement économique des pays en développement surtout africains. Deux facteurs contribuent à cette nouvelle approche : l'échec du développement économique sous l'impulsion du secteur public et la montée de la mondialisation.

Le développement économique est l'une des bases du développement d'un pays et, donc, de la réduction de la pauvreté dès lors l'économie privée est quant à elle le principal moteur de la création d'emplois et de richesses. Mais pour quielle s'épanouisse, encore faut-il que le pays jouisse de conditions générales stables, d'un climat d'investissement favorable ainsi que de marchés et d'institutions fonctionnant efficacement.

Au niveau régional et/ou sous régional, le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique(NEPAD) accorde une importance particulière à la promotion et au développement des PME dans le domaine d'action prioritaire de l'accès au marché. De même, la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique de l'Centrale(CEMAC) s'emploient à en faire l'un des moteurs de l'intégration économique, à travers la directive sur le financement et le développement des petites et moyennes entreprises et les Accords de Partenariat Economique (APE).

De plus, le rôle du secteur privé centrafricain, instrument de lutte contre la pauvreté est reconnu, à travers différents documents de politique économique ou sectorielle tels que: le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP, 2008-2010), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Stratégie Nationale pour la Finance Inclusive (SNFI, 2010-2014) et le Programme National de la Promotion du Secteur Privé(PNPSP).

Face à tous ces éléments, nous pensons étudier dans cette première partie de notre travail la question de l'environnement général du secteur privé (chapitre premier) d'une part, et d'évaluer les portées sociales et économiques (chapitre deuxième) en termes de lutte contre la pauvreté d'autre part.

CHAPITRE PREMIER :
L'ENVIRONNEMENT GENERAL DU SECTEUR PRIVE EN RCA

La redéfinition du rôle de l'État, associée à la mondialisation, a eu pour conséquence de placer le secteur privé au premier plan du développement économique en général dans la plupart des pays en développement, de la République Centrafricaine (RCA) en particulier. En effet, il ressort de cette étude qu'en Centrafrique, l'informalité généralisée des micro-entreprises, la très faible performance du secteur formel et la forte concentration des activités économiques dans le secteur tertiaire constituent les principales caractéristiques du secteur privé.

Toutefois, l'environnement socioéconomique et politique de la RCA s'est plus ou moins amélioré dans ces cinq(05) dernières années mais les conditions d'une croissance durable ne sont pas totalement réunies pour le développement propice du secteur privé. La notion du secteur privé est si variée et diffère suivant les pays ayant des caractéristiques très diverses.

L'analyse de ces principales caractéristiques du secteur privé centrafricain montre que le secteur formel reste faible pour soutenir la croissance économique et en plus créer de l'emploi. Parallèlement le secteur non structuré est plus influencé par les acteurs informels, réduisant ainsi les ressources de l'Etat.

Au contraire, la description des états de lieux du secteur démontre qu'il existe des forces et des opportunités tant sur le plan institutionnel, législatif et réglementaire pour un développement durable du dite secteur.

Ainsi, dans ce chapitre premier, un accent particulier sera mis sur les définitions et les caractéristiques essentielles du secteur privé (section I) ; mais aussi d'aborder les états de lieux de ce secteur (section II) dans le contexte centrafricain.

SECTION I : la notion et les caractéristiques d u secteur privé centrafricain

La définition du terme secteur privé est très variée du fait qu'elle recouvre des réalités différentes selon les pays. Il se diffère du secteur public.

Généralement, le secteur privé fait allusion à l'existence des entreprises, de création et d'innovation qui ne dépendent pas de l'Etat ou de la Collectivité, mais qui trouvent leur source et leur légitimité dans l'effort individuel ou associatif. D'ailleurs, le terme secteur public désigne au sens large les administrations publiques et l'ensemble des entreprises qu'elles possèdent ou contrôlent et, au sens restreint, ces seules entreprises dites « publiques ».

Pour mieux cerner les contours de ces deux termes, nous essayerons de préciser les différentes définitions nécessaires d'une part, mais également nous dégagerons les principales caractéristiques essentielles du secteur privé par le biais des différents sous-secteurs constitués en grande partie des petites et moyennes entreprises.

1.1. la notion définitionnelle du secteur privé et des PME

D'une manière générale, le secteur privé fait allusion à l'existence des entreprises, de création et d'innovation qui ne dépendent pas de l'Etat ou de la Collectivité, mais qui trouvent leur source et leur légitimité dans l'effort individuel ou associatif. Si bien que, le terme secteur privé n'est pas seulement constitué des entreprises du secteur formel. Il s'agit des individus et ménages, riches ou pauvres, qui sont aussi des acteurs économiques privés dans la mesure où ils consomment des biens et services, vendent leur travail, et produisent des biens et services.

Du moins, les Petites et Moyenne Entreprises(PME) présentent un univers très varié d'activités de production, de prestations de services et de simple commerce de biens. Il apparaît de ce fait que, la définition des Petites et Moyenne Entreprises(PME) varie énormément d'un pays à un autre et tient compte de plusieurs paramètres spécifiques tels que : le niveau technologique, le volume de production, le chiffre d'affaires annuel réalisé ou le bilan annuel et le volume d'emplois5.

Suivant les différents paramètres mentionnés ci-haut, nous pouvons distinguer au moins quatre(04) types d'entreprises à savoir la micro - entreprise, la petite entreprise, la moyenne entreprise et la grande entreprise. Ces unités économiques étant à des niveaux de développement et d'activités différents, nous pouvons les classer en trois catégories suivantes :

> catégorie 1 : celles qui sont en création dans des créneaux porteurs mais dont les promoteurs n'ont pas à proprement parler d'expérience antérieure ;

> catégorie 2 : celles qui existent mais sont de plus petite taille et qui reposent sur un savoir-faire de leurs promoteurs mais dont le potentiel de croissance est relativement limité ;

> catégorie 3 : celles qui sont en développement et qui ont déjà atteint un niveau d'activités plus important avec des perspectives de développement, une vision claire des dirigeants, etc.

Chacune de toutes ces entités engagées dans une activité économique, quel que soit leur statut légal a des caractéristiques variées selon les pays.

1.2. les caractéristiques du secteur privé centrafricain

Le secteur formel, le secteur non structuré et le secteur rural constituent pour le secteur privé centrafricain, les trois(03) principales composantes indispensables pour son développement durable. Ainsi, nous analyserons les caractéristiques de ces trois (03) sous-secteurs du secteur privé.

5 D'après le guide sur la définition d'une : « Petite et Moyenne Entreprise(PME) », P 3- 4.

1.2.1. Le secteur formel

Le secteur formel est défini comme l'ensemble des entreprises individuelles ou des sociétés qui tiennent une comptabilité adéquate et qui répondent à des obligations légales. La forte concentration des activités économiques dans le secteur tertiaire à Bangui, la capitale et ses périphéries est la principale caractéristique du secteur privé moderne, qui reste très limité. Il faut ajouter à cela la succession de crises politicomilitaire (1996-2008) qui a entraîner la destruction et/ou la fermeture de plusieurs entreprises, et le retrait de nombreux investisseurs étrangers, sans oublier les contraintes structurelles diverses.

Aujourd'hui dans le secteur industriel, moteur de transformation des matières premières, on ne comptabilise que plus de six(06) entreprises manufacturières opérant en grande partie dans l'agro-alimentaire (brasserie, huilerie, savonnerie, sciage du bois, sucrerie, etc.) et les métallurgies sur les vingt-quatre(24) existantes en 1992. Malgré de nombreuses actions gouvernementales destinées à favoriser le développement du secteur privé formel, on remarque que les entreprises du dit secteur en grande partie constituées des petites et moyennes entreprises centrafricaines ont du mal à se développement.

Concernant les investissements privés nationaux et étrangers, selon les données statistiques des entreprises industrielles et Petites et Moyennes Entreprises(PME) agréées à la Charte Nationale des Investissements, au cours des années 2006 à 20086, il ressort qu'une vingtaine d'entreprises industrielles et des PME toutes confondues ont été créées avec un montant global d'investissements prévus d'environ 188.825.000.000 de FCFA, comme nous indique le tableau ci-dessous.

6 Ministère du Commerce et de l'Industrie, données statistiques de 2006 - 2008 de la Direction Générale de la Commission Nationale des Investissements (CNI).

Tableau n°1 : le montant des investissements prévus et les nombre par promoteurs des entreprises industrielles et les PME(en million de FCFA).

Promoteurs

RCA

France

Grèce

Sénégal

Italie

Liban

Inde

Total

MIP

94.379

43.514

30.177

14.800

3.100

2.035

820

188.825

Nombre

11

4

2

1

1

1

1

21

%

49,98

23,05

15,98

07,84

01,64

01,08

0,43

100

Source : Ministère du Commerce et de l'Industrie, DGCNI, CNI, 2006-2008.

Ce tableau nous montre que parmi les entreprises industrielles et les petites et moyennes entreprises enregistrées entre cette période les centrafricains restent les plus nombreux(11), suivi des français(04) et des ressortissants de la Grèce(02).

Le domaine des télécommunications, du bâtiment et travaux publics(BTP), de la savonnerie et de la scierie du bois représente les principales activités économiques de ces types d'investissements.

En outre, les données montrent qu'environ 47,85% des investissements ont été réalisés, soit 90.352.000.000 de FCFA sur les trois années. Cette situation s'explique par : i) la crise financière et économique mondiale qui a touché fortement les entreprises d'exploitation forestière ; ii) les mesures réglementaires prises par l'Etat dans le secteur et encore de iii) la faiblesse des infrastructures économiques (l'électricité, la route et l'eau à usage économique).

Selon la Charte Nationale d'Investissements, les principales caractéristiques du secteur privé formel centrafricain composé sont comme suit :

> petite et moyenne entreprise à capitaux et dirigeants à majorité nationaux ;

> petite et moyenne entreprise employant au minimum cinq (5) personnes y compris le dirigeant ;

> petite et moyenne entreprise avec un chiffre d'affaires annuel inférieur ou égal à : 500 000 000 FCFA ;

> petite et moyenne entreprise dont le montant des capitaux immobilisés est inférieur ou égal à : 100 000 000 FCFA, pour les activités commerciales.

On constate que ces entreprises du secteur formel sont très sensibles à la qualité des politiques économiques que les grandes entreprises. Elles se réfugient très rapidement dans le secteur informel, qui est mal contrôlé et non maîtrisé par l'Etat.

1.2.2. Le secteur non structuré

Le secteur non structuré est composé d'une part du secteur frauduleux et d'autre part du secteur informel. Citons que le secteur informel est le regroupement de toutes les unités économiques qui opèrent à petite échelle et qui exercent des activités économiques non enregistrées et ou bien dépourvues de la comptabilité formelle écrite.

Etant donné qu'à partir des années 80 et le début des années 90, la forte croissance du secteur informel s'explique à travers l'exode rural, les effets du Programme d'Ajustement Structurel(PAS) et du programme de Départ Volontaire Assisté(DVA), les faibles perspectives d'intégration dans la fonction publique, aussi bien que les années blanches. Mais aussi la croissance démographique, la lourdeur des réglementations, le coût du travail dans le secteur formel, la pression fiscale expliquent le recours au secteur informel.

En outre, pour une tranche importante de la population cible constituée des jeunes et des femmes, l'entreprenariat devrait représenter la seule opportunité majeure en termes des emplois et de revenus. En l'occurrence, ces différents revenus générés par les principales activités économiques comme le commerce et la petite restauration7 , l'agriculture et le maraîchage ; les activités minières ; l'élevage et les services des transports y compris les taxi-motos permettent à de nombreux individus et ménages de sortir de la précarité et de la misère.

7 Communément appelé les « zougoulou » ou « chez OMBA » en sango, langue nationale du pays.

D'abord, les données statistiques disponibles de « l'étude sur la localisation des unités économiques à Bangui », réalisée en 2007 par l'Institut Centrafricaine des Statistiques et d'Etude Economique et Sociale(ICASEES) montrent que sur presque 11. 000 unités économiques recensées, seulement 15 % sont du secteur formel et finalement qu'environ 85% appartiennent au secteur informel très développé. Citons que le faible niveau de la qualification et en plus des investissements requis font du secteur informel centrafricain le principal domaine d'intervention adéquate des microentreprises.

Par conséquent, force est de constater qu'en RCA les unités s'activant au secteur dit informel se sont multipliées et ont une importance déterminante dans divers secteurs de l'économie. La difficulté de ces entités informelles provient du fait qu'elles produisent généralement sur la base des avances reçues de leurs clients, ce qui constitue une entrave puisqu'elles ne permettent pas de faire des projections optimales des opérations de fabrication et d'atteindre à travers des circuits de vente, un marché autre que celui caractérisé par une proximité géographique.

Egalement les faibles performances des infrastructures économiques telles que l'électricité, l'eau et le transport, la concurrence des produits étrangers , mais aussi la qualité médiocre des produits fabriqués et le manque d'innovation des promoteurs constituent autant des difficultés qu'enregistrent la plus part des entreprises du secteur informel centrafricain.

1.2.3. Le secteur rural

Le secteur rural centrafricain est caractérisé par une faible productivité, un faible rendement, de faibles revenus ruraux, un manque d'encadrement et des compétences nécessaires. A cela s'ajoute l'absence d'une organisation dynamique permettant de défendre les intérêts de la population rurale à l'exemple des Groupements d'Intérêts Ruraux(GIR) qui ont disparu presque sur l'étendue du territoire national.

Ainsi, nous aborderons dans la seconde section de ce chapitre premier, les états de lieux de ce secteur étudié afin de montrer les opportunités qui s'offrent pour son développement relatif à la thématique de la réduction de la pauvreté, après avoir présenté, les cadres juridico-institutionnels et la typologie.

SECTION II : les états de lieux du secteur privé centrafricain

Dans un souci d'une meilleure perception de la situation du secteur privé centrafricain en général, particulièrement des petites et moyennes entreprises, nous pensons qu'il est indispensable d'appréhender d'une part le cadre juridictionnel et institutionnel et d'analyser la typologie et les opportunités au développement du secteur privé centrafricain d'autre part.

2.1. Le cadre juridique et institutionnel

Il s'agit de préciser l'ensemble des lois, des ordonnances, des décrets juridiques et institutionnels tant sur le plan régional, sous régional et national qui encadrent les meilleurs fonctionnements du secteur privé centrafricain.

2.1.1. Le cadre juridique du secteur privé surtout des PME8

L'environnement juridique des Petites et Moyennes Entreprises(PME) en Centrafrique, à l'instar des autres pays a subi plusieurs réformes et se confond même avec celui du secteur privé. Ces réformes visent globalement à libéraliser les activités économiques et s'articulent autour des principales actions suivantes :

> la suppression des situations de monopoles ;

> la libéralisation progressive du commerce extérieur international avec l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et le commerce intra sous - régional avec la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale (CEMAC) ;

> l'application des mesures incitatives d'investissement (Charte Nationale d'investissements).

8 Ministère du Commerce et de l'Industrie, la Chambre de Commerce, d'Industrie, des Mines et de l'Artisanat(CCIMA) et Direction Générale de la Commission Nationale des Investissements(DGCNI), 2008.

De tout ce qui précède, il existe quelques principaux textes relatifs aux petites et moyennes entreprises en République Centrafrique qui se résument par les lois, les ordonnances, les décrets et arrêtés de la manière suivante :

> Les lois :

· la Loi n° 88. 014 du 27 août 1988, instituant un Régime Préférentiel en faveur des PME/PMI Centrafricaines ;

· la Loi n°92.002 du 26 mai 1992, portant libéralisation des prix et réglementation de la Concurrence ;

· la Loi n° 96.019 du 13 mai 1996, portant Code des Investissements en République Centrafricaine ;

· la Loi n° 01.010 du 16 juillet 2001, instituant une Charte des Investissements en République Centrafricaine ;

· la Loi n° 09.008 du 14 juillet 2009, autorisant la Ratification du Traité Révisé de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

> Les Ordonnances :

· L'ordonnance n° 83.083 du 31 décembre 1983, portant règlementation des activités de commerce et de Prestations de service en République Centrafricaine.

> Les Décrets :

· le Décret n° 83. 550 du 31 décembre 1983, portant création d'une Carte Professionnelle en République Centrafricaine ;

· le Décret n° 05. 396 du 26 décembre 2005, fixant les Modalités d'Application de la Loi n° 01. 010 du 16 juillet 2001, instituant une
Charte des investissements en République Centrafricaine ;

· le Décret n°06.229 du 11 juillet 2006, fixant les règles d'application de certaines dispositions de la Loi n°92.002 du 26 mai 1992, portant libéralisation des prix et réglementation de la concurrence.

> Les Arrêtés :

· l'Arrêté n° 0011 /MCIPSP/CAB/SG/DGSC/DCI/SPCI du 25 mai 2001, fixant les conditions de renouvellement de la Carte Professionnelle de commerçant et de prestataire de service ;

· l'Arrêté n°007/MCIPME/DIRCAB/DGCNI du 07 juin 2006, fixant la procédure d'agrément à la Charte des Investissements.

Faute de quoi, tous ces principaux textes juridiques énumérés ci-haut présentent des avantages généraux accordés aux entreprises éligibles et des dispositions générales et/ou particulières et des opportunités ou conditions favorables d`exercice des activités des opérateurs économiques privés en République Centrafricaine.

2.1.2. Le cadre institutionnel du secteur privé

En Centrafrique depuis deux (2) décennies le secteur des Petites et Moyenne Entreprise(PME) est encadré par plusieurs administrations qui interviennent, pour définir la politique nationale et fixer les orientations en matière économique. En plus de ces structures administratives d'appui et d'encadrement des PME, s'ajoutent les organismes publics, les projets des partenaires au développement(le PNUD, la Société Financière Internationale et bien d'autres) et les associations professionnelles qui apportent également leurs conseils, appuis financiers et expertises multiples aux petites et moyennes entreprises en Centrafrique.

Mais il convient de préciser que surtout les crises liées aux mutineries des années 1996-1997 ont détruit la quasi-totalité de ces structures d'appui et d'encadrement des Petites et Moyennes Entreprises(PME) centrafricaines, affaiblissant ainsi le fonctionnement de celles qui ont survécu et occasionné l'arrêt précoce de la mise en oeuvre des différents projets/programmes du domaine.

2.2. La typologie et les opportunités du secteur privé centrafricain

Il serait indispensable de rappeler les tendances évolutives et d'analyser les principales opportunités du secteur privé centrafricain face aux défis la mondialisation dans les économies.

2.2.1. La typologie du secteur privé

L'analyse de la typologie du secteur privé en République Centrafricaine peut s'articuler d'une part autour des tendances temporelles et d'autre part à travers les domaines d'activités et les niveaux d'investissements prévus et /ou réalisés.

Apparemment, depuis les indépendances(1960) jusqu'aux années 80, la consolidation et le déclin constituaient les deux tendances fortes qui ont suivi l'évolution de la vie du secteur privé centrafricain. Pendant cette période, l'on a observé un développement propice de l'initiative privé avec la naissance des véritables hommes d'affaires en majorité bénéficiant des appuis divers de l'Etat.

Parallèlement au lendemain de l'indépendance, la mise en place d'une nouvelle stratégie de développement économique par l'Etat qui accorde une grande place au secteur public avec des effets pervers sur l'économie, expliquerait la situation du déclin considérable du secteur privé centrafricain.

Quand bien même que le secteur privé centrafricain est juridiquement et institutionnellement encadré, il est important d'analyser ses opportunités.

2.2.2. Les opportunités du secteur privé

Les grandes opportunités dont bénéficient les petites et moyennes entreprises centrafricaines sont beaucoup plus importantes sur le plan institutionnel, législatif et réglementaire(les infrastructures non matérielles) que sur le plan des infrastructures économiques (électricité, transport routier et eau à usage économique).

Ainsi, la Volonté politique des pouvoirs publics d'accorder une priorité au secteur des petites et moyennes entreprises se prouve par la création d'une nouvelle structure administrative : « le Ministère de la Promotion des PME, du Secteur informel et du Guichet Unique » avec deux(02) directions générales :

> La Direction des Petites et Moyennes Entreprises et du Secteur Informel ;

> la Direction de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises et du Guichet Unique de Formalité des Entreprises.

La redynamisation ou le renforcement des capacités des différents services d'appuis comme la Chambre de Commerce, des Industries, de Mines et de l'Artisanat(CCIMA) et du Cadre Permanent de concertation Public-privé et même l'intégration des nouveaux produits financiers, le capital-risque de la Société Financière Internationale en faveur des petites et moyennes entreprises et la finalisation de la Stratégie Nationale pour la Finance Inclusive en RCA(2010-2014) constituent les axes d'opportunités importantes pour la promotion du secteur privé relative à la stratégie de réduction de la pauvreté.

Par ailleurs, nous pensons que pour une meilleur prise en compte de tous les déterminants de la pauvreté par une structure publique performante, le Ministère de la Promotion des PME, du Secteur informel et du Guichet Unique devrait être renforcé par la création de deux(02) autres Directions Générales à savoir :

> la Direction de l'Entreprenariat(DGE);

> la Direction de la Micro Finance(DGMF);

Ce Département avec ces deux autres directions aura pour mission de : i) favoriser la création des PME et PMI notamment dans les secteurs des créneaux porteurs; ii) développer les actions permettant d'aider les femmes et des jeunes entrepreneurs, ainsi que les femmes et les jeunes souhaitant créer une entreprise; iii) favoriser la formation des femmes, des jeunes ou les populations vulnérables, notamment en matière de finances, de crédits, de comptabilité, de commerce national et international.

A cet effet, il devrait assurer la tutelle d'une agence dite « Agence Centrafricaine de Développement et d'Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises(ACDEPME) » qui sera composée comme suit:

> Un Centre de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises(CPPME) ; > Un Centre de Promotion des Investissements(CPINVEST) ;

> Un Centre de Promotion des Exportations(CPEXPORT) ;

> Une Structure Financière et de Suivi-Evaluation des Entreprises(SFSEE) ; > Un Observatoire d'Economie(OBSECO).

A cet effet, la promotion des exportations doit être portée par une politique effective de diversification, un culte de la qualité, une bonne maîtrise des avantages et contraintes des accords internationaux par le secteur privé et les structures d'appui ainsi qu'un suivi prospectif de l'évolution de la demande mondiale.

Nous disons que la finalité de ce regroupement d'activités est de parvenir à une articulation harmonieuse de la politique de développement des petites et moyennes entreprises favorable à la stratégie de la réduction de la pauvreté. Il reste entendu que les femmes et les jeunes constituent une frange importante des acteurs dans le secteur des Petites et Moyennes Entreprises(PME), d'une part, et que la micro finance pourra être une alternative au financement des Petites et Moyennes Entreprises(PME), si elle réussit son intégration dans le secteur bancaire d'autre part.

La mise en cuvre de ce nouveau dispositif d'appui au secteur privé centrafricain, relative à la stratégie de lutte contre la pauvreté, permettra au Gouvernement de concilier la recherche de la création de richesse productive et de la richesse sociétale à la réduction de la pauvreté tant en milieux urbain qu'en milieux rural.

En guise de conclusion, nous pensons que le secteur privé centrafricain est composé en majorité des Petites et Moyennes Entreprises(PME). Mais ces dernières ne jouent pas assez un rôle de premier plan dans la politique d'industrialisation et de développement économique et social du pays.

CHAPITRE DEUXIEME :
LES PORTEES SOCIOECONOMIQUES DU SECTEUR PRIVE

Dans le monde9 , les PME représentent plus de 90 % des entreprises existantes et entrent pour 55% en moyenne dans le nombre d'emplois, alors que dans le secteur manufacturier leur part dans l'emploi total se situe à 60% en moyenne. Au contraire, dans les pays de la sous - région Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale(CEMAC), les Petites et Moyennes Entreprises(PME) représentent de l'ordre de 85% des entreprises nationales et créent entre 65% d'emplois10 en moyenne.

En Centrafrique, pour faute des données statistiques fiables récentes, la contribution du secteur privé à la création de la richesse nationale était estimée à 71,5% entre 1990 et 1995 et serait stabilisée autour de 65% depuis 1999 selon le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD) dans : <<Etude de mise en place d'une banque de données sur le secteur privé en RCA ».

En effet, la contribution des Petites et Moyennes Entreprises(PME) est encore plus importante dans les pays les moins avancés (PMA), auxquels elles offrent souvent les seules perspectives réalistes en matière de gains d'emploi et d'accroissement de la valeur ajoutée.

L'on se pose la question de savoir : quels sont les enjeux sociaux et économiques du secteur privé centrafricain?

A cette fin, nous mettrons un accent particulier sur le rôle du secteur public et du secteur privé et l'importance du secteur privé(PME) dans la première section et les enjeux majeurs du secteur en termes de création de richesse et des emplois dans la seconde section de notre travail.

9 Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel(ONUDI), << Renforcement des capacités pour le développement du secteur privé en Afrique », Service du développement du secteur privé, Rapport 2008.

10 (1) Les effets de la mondialisation sur les PME et les agro - industries en Afrique Centrale en 2005, P : 9 - 17

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