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L'interaction entre la monnaie et la crise bancaire en République Démocratique du Congo de 1977 à  2007 essai explicatif et tentative de solutions.

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par Emmanuel OTSHINGA
Université de kinshasa - Licence en économie monétaire 2009
  

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Conclusion

Ce premier chapitre de notre mémoire a pour vocation de préciser théoriquement les concepts sur lesquels notre travail va s'asseoir.

La monnaie, nous venons de la voir, est indissociable de ses trois principales fonctions à savoir :

- Intermédiaire des échanges

- Unité de compte

- Réserve de valeurs

Elle est le principal objet sur lequel se portent les échanges dans le marché de capitaux en général, et marchés monétaire en particulier parce que seule la monnaie Banque Centrale cours légal dans la plus part des pays.

Les monnaies (monnaie Banque Centrale, monnaie scripturale, monnaies électronique et autres) sont émises essentiellement par les banques entant que produit des celles-ci. Elles renseignent sur la crédibilité de ces dernières : les performances ou les défaillances des Banques ne sont pas sans conséquences sur les monnaies et vice versa. Il existe donc un lien de causalité théorique entre la monnaie et la crise Bancaire.

Dans les précédentes sections, il a été démontré que la panique bancaire est l'étape qui précède généralement les crises bancaires, et que cette panique peut résulter de toute information sur la situation des Banques et/ou toute autre information sur l'économie. On peut aisément envisager ce qu'une défiance du public sur les monnaies peut engendrer sur la performance des Banques. Nous y reviendrons avec détails dans les chapitres qui vont suivre, car l'un des objectifs majeur leur sont assignés.

Les crises Bancaires quant à elles, sont observables à l'aide des indicateurs ou ratios un fait important à souligner que ces ratios ne renvoient pas nécessairement à la notion d'un seuil mais plutôt, ils permettent de suivre l'évolution des Banques, et aussi de détecter les périodes de détresse. C'est donc l'évolution de ces ratios et/ou indicateurs qui permettent de déterminer de façon chiffrée, les prémisses des crises Bancaires. C'est ce que nous allons faire dans les chapitres III et IV.

L'interaction entre la monnaie et la crise bancaire en RDC de 1977 à 2007 : Essaie explicatif et tentative de solution

23

CHAPITRE II. COMPRENDRE LA MONNAIE

La monnaie est un terme d'usage courant, tout le monde en sait quelque chose. Mais, ses implications sur le plan macro economique et social ne sont pas faciles à deceler car la monnaie ne repond pas seulement aux motifs economiques mais elle fonde aussi la cohesion sociale.18

Dans le chapitre I nous avions defini et donne les differentes formes ainsi que les fonctions de la monnaie, dans le present chapitre de notre travail nous allons tenter de faire ressortir le rôle de la monnaie dans l'economie sur deux plans : Micro et Macro economiques, nous les analyserons ensuite entant qu'actif financier et moyen de paiement et enfin nous examinerons la situation monetaire au Congo au regard des theories ci-haut presentees.

Il sied de souligner avant tout que l'expression monnaie (au singulier) renvoie dans le cadre de ce memoire directement à la monnaie nationale (celle qui est emise par la Banque Centrale d'un pays, qui a donc cours legal). Chaque fois que ce terme sera utilise, il aura ce sens. Ce chapitre nous le subdivisons en trois sections :

- Dans la première section, rôle de la monnaie dans l'economie, nous presenterons les deux grandes ecoles de la pensee economique sur ce sujet

- La deuxième section, monnaie comme actif financier et moyen de
paiement, nous examinerons la monnaie sous ces deux aspects.

- La troisième et dernière section portera sur la situation monetaire en Republique democratique du Congo.

18 F. KABUYA Kalala et Matata Ponyo, « l'espace monétaire Kasaïen », Edition l'Harmattan, P.22.1999

L'interaction entre la monnaie et la crise bancaire en RDC de 1977 à 2007 : Essaie explicatif et tentative de solution

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II.1. Rôle de la monnaie dans l'économie

Le rôle de la monnaie dans l'économie peut être appréhendé de deux

manières :

- Premièrement en examinant les raisons de la Demande et la détention de la monnaie

- Deuxièmement en analysant l'importance de la politique monétaire dans les fluctuations économiques.

Et il convient de signaler que l'essentiel de ce qui va suivre a été tiré

dans les travaux de deux grandes écoles de sciences économiques à savoir :

Les Keynésiens avec Keynes et les classiques avec Friedman comme

chef de fil.

II.1.1. La demande de la monnaie

II.1.1.1. Approche Keynésienne de la demande de monnaie

L'approche Keynésienne de la demande de monnaie est la réponse de Keynes (et les adhérents à son analyse) à la question de savoir pourquoi les agents économiques demandent-ils la monnaie, en d'autre terme, on veut savoir les raisons de la détention de la monnaie. Pour Keynes, trois raisons majeures justifient cette demande :

- Motif de transaction

- Motif de précaution

- Motif de spéculation

Les deux premiers motifs sont fonction principalement du revenu et le troisième et dernier motif est fonction du Taux d'intérêt des titres. John Maynard Keynes est le premier à avoir systématisé les motifs pour lesquelles la monnaie est demandée.

1. Le motif de Transaction

La demande de la monnaie est déterminée par le volume de transactions effectuées par les agents économiques et celles-ci sont proportionnelles au revenu.19

19 MishKin, op.cit, p685.

L'interaction entre la monnaie et la crise bancaire en RDC de 1977 à 2007 : Essaie explicatif et tentative de solution

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La constitution de cette forme d'encaisse permet entre autres de palier au besoin de liquidité qui nait suite au décalage entre les dépenses et la perception du revenu, et reste intimement lié au volume des échanges commerciaux : plus le volume de transaction est important, plus la demande de la monnaie augmente et étant donné que le volume de transactions est fonction de revenu, la demande de la monnaie pour motif de transaction est donc proportionnel au revenu.

Ce motif met en exergue la fonction d'intermédiaire des échanges que nous avions présenté au chapitre premier.

2. Le motif de précaution

La monnaie est demandée et détenue non seulement pour le besoin de transaction mais aussi pour le motif de précaution afin de faire face aux imprévus.

L'encaisse de précaution est destinée à financer des dépenses aléatoires, elle est fonction du revenu. « Dans les pays en voie de développement, l'encaisse de précaution revêt une grande importance. Tant d'événement sont aléatoires, dont la réalisation se traduit par des dépenses immédiates (exemple : Maladies dans les pays à sécurité sociale limitée, fêtes familiales, enterrements). ».20 Cette forme d'encaisse matérialise les fonctions de réserve de valeur et d'intermédiaire des échanges exposé dans le chapitre précédent.

La demande de la monnaie, pour motif de précaution est inversement proportionnelle à l'inflation, nous le verrons plus loin.

3. Le motif de spéculation

Ouvrons, une parenthèse pour définir le terme de spéculation. Selon l'économiste Classique Kaldor (1939), la Spéculation est « achat ou vente des biens avec intentions de revente (ou de rachat) à une date ultérieure, lorsque l'action est motivée par l'espoir d'une modification du prix en vigueur et par l'avantage lié à l'usage du Bien.21

20 M. Rudlott cité par E. MABI MULUMBA, op.cit, p41.

21 Kaldor cité par Plihon dans « la libéralisation financière : spéculation et crises Bancaires », revue du CEPH n°85 Ier Trimestre, 2001, P10.

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Ce motif répond plus à la raison de la détention de la monnaie que sa demande, bien que les deux concepts soient intimement liés.

L'encaisse pour motif de spéculation est destinée à réaliser un profit sur des titres à revenu fixe (les obligations) selon les variations de taux d'intérêt.

Il s'agit ici de la substitution monnaie-titre suivant la rentabilité anticipée chacun de ces actifs.

La demande de la monnaie pour motif de spéculation est fonction du Taux d'intérêt.

Il faudra souligner ceci : pour Keynes il y a deux catégories d'actifs utilisables comme réserve de valeur : la monnaie et les titres (principalement les obligations) chacun de ce deux actifs est préférable (demandé) en fonction sur rendement anticipé.

Les taux d'intérêt élevés, impliquant les cours des obligations baisses et le risque de perte en capital, rendent la détention des obligations plus préférable que celle de la monnaie.

A l'inverse ; si les taux d'intérêt sont bas, le risque de perte en capital est grand, il est favorable de détenir la monnaie pour profiter d'éventuelle hausse des cours futurs que de garder les obligations.

II.1.1.2. Approche Néoclassique de la Demande de la monnaie

Le rappel théorique que nous allons exposer dans cette sous section émane de Friedman, l'intitulé de la dite section se justifie par le fait que Milton Friedman lui se réclamait fréquemment de Irving Fisher et de la théorie quantitative.22

Cet auteur a répondu à la même question que Keynes mais contrairement à ce dernier, il considère plusieurs actifs comme substituables à la monnaie. Au lieu de chercher à analyser des motifs spécifiques de la demande de monnaie comme l'a fait Keynes, Friedman part dune idée simple : la fonction de demande de monnaie est analogue à la fonction de demande pour n'importe quel actif. Par conséquent il l'analyse avec la théorie générale de la demande

22 F. MishKin, op.cit, P.693.

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d'actifs (cette théorie sera abordée dans la section qui va suivre la présente). Pour
Friedman la demande de monnaie se présente sous forme d'équation suivante :

Md =f (YP rb - rm re - rmðème - rm)

P

Avec Md/P : demande d'encaisse réelle :

Yp : Revenu permanent

rm : Rendement anticipé de la monnaie

rb : Rendement anticipé des titres (autres que les actions) re : Rendement anticipé des actions

ðème : Taux d'inflation anticipé

Les signes situés sous l'équation indique l'influence positive (+) ou négative (-) exercée par chaque variable explicative sur la demande de monnaie. Dans cette équation, la demande de la monnaie, comme d'ailleurs des autres actifs, est fonction de deux variables :

- le revenu et

- le rendement anticipé

En claire, la demande de monnaie est une fonction croissante de la richesse comme le montre le signe positif situé sous le revu permanent. A côté de la monnaie, d'autres actifs existent. Friedman les répartis en trois catégories principales : les titres, les actions et les actifs réels (ou corporels).

Les différentiels de rendements anticipés entre ces actifs et la monnaie sont les trois autres variables explicatives de la demande de monnaie. Il a de croissante avec la demande de monnaie : Quand l'un d'eux augmente, la demande de monnaie diminue, d'où le signe négatif figurant au dessus de chacun. Ils découlent, tous les trois, du rendement anticipé de la monnaie rm.

II.1.2. Monnaie dans les fluctuations de l'économie

Lorsqu'on désire comprendre l'influence de la monnaie dans les

fluctuations économiques, on recourt généralement soit à la méthode structurelle soit à la méthode réduite. Dans le premier cas, on cherche à déterminer l'influence de la monnaie sur les autres variables de l'économie en précisant les différents canaux de transmission. Dans le deuxième cas on s'intéresse plus à déterminer cette influence qu'à comprendre ses voies par lesquelles elles les affectent. De toutes les façons cette problématique est la facette implicite du

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débat sur la pertinence de la politique monétaire dans la régulation de l'économie. Ce problème continue toujours de faire le débat entre les keynésiens et les Monétaristes. Les premières étudient les effets de la monnaie sur l'activité économique en construisant un modèle structurel c'est-à-dire une description du fonctionnement d'une économie au moyen d'un système d'équations décrivant les canaux à travers lesquels la politique monétaire (et la politique budgétaire) affectent la demande et la production globale.

Les monétaristes, quant à eux ne précisent pas les différents canaux à travers lesquels la monnaie agit sur la demande globale mais, ils examinent l'effet de la monnaie sur l'activité économique en regardant si l'évolution de la production est étroitement reliée à l'évolution de la monnaie.

Conformément au thème de notre travail, nous ne présenterons pas le débat autour de la politique monétaire au contraire, nous examinerons les canaux par lesquels la monnaie influence les activités économiques.

La théorie économique en reconnait trois : il y a :

- Le mécanisme centré sur les taux d'intérêt : Effet coût du capital

- Le mécanisme agissant par le biais des prix des autres actifs : effets de richesse

- Le mécanisme centré sur le crédit : Effet de disponibilité de crédit.

II.1.2.1. Effet de Coût de Capital

Cet effet traduit le rôle du taux d'intérêt sur l'investissement et le

revenu.23

Il construit le principal canal de transmission entre le secteur monétaire et le secteur réel dans le schéma du type Keynésien. Le taux dont il s'agit est celui pratiqué pour la rémunération des placements longs (actions, obligations). Il mesure par conséquent « le coût d'acquisition de la monnaie pour les entreprises ».

23 E. BOLALEUTE ; « Politique monétaire », Notes de cours Ière licence, Faseg, Unikin, 2009, P.14.

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Logiquement, une hausse de ce taux, suite à l'augmentation de la masse monétaire stimule l'investissement productif. Car le coût de l'emprunt pour les entreprises est moins coûteux, inversement une hausse de taux d'intérêt pour freiner le rythme de la création monétaire, rend le titre préférable à la monnaie, et in fine, affecte négativement le secteur réel en freinant les nouveaux investissements. Il en est ainsi parce que le taux directeur de la Banque Centrale est la référence de tous les autres taux d'intérêt.

Le canal de transmission n'agisse pas seulement par l'intermédiaire des décisions des entreprises en matière de dépenses d'investissements en logement et l'acquisition des biens de consommation durables de consommateurs.

En République Démocratique du Congo, la Banque Centrale du Congo a souvent eu recours à ce canal. C'est ainsi qu'en 1970, sous l'impulsion des responsables de la politique économique qui considéraient le secteur agricole comme prioritaire, de taux de réescomptes particulièrement avantageux étaient prévus pour ce secteur. Elle en a fait, depuis 1990 son principal taux directeur.24

Une autre illustration, par la Banque Centrale du Congo de recours à cette voie est la fixation administrative de taux d'intérêt débiteurs pratiqué par les Banques. En effet, vers février 1974 la Banque Centrale du Congo cherchant à assurer un financement adéquat aux secteurs économiques jugés prioritaires (secteur agricole et de Petites et Moyennes Entreprises) a commencé à imposer le taux d'intérêt débiteurs applicables à toutes les Banques dans leurs opérations de crédit avec l'économie.

Cependant à partir de 1983 la tendance générale était allée dans les sens de la libéralisation des taux débiteurs. Déjà ils sont totalement libéralisés.

24 E. MABI MULUMBA, op.cit, pp.125-126.

250

200

150

100

50

0

Taux de Réescompte

Taux de Réescompte

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Tableau n°1. Taux de réescompte en République Démocratique du
Congo

Année

1977

1978

1979

1980

1981

1982

1983

1984

1985

1986

1987

Taux

10

10

12

12

15

15

20

20

25

30

29

Année

1988

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

Taux

37

55

45

55

55

95

145

125

233

13

22

Année

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

Taux

120

120

140

24

8

14

29

40

23

Source : 1. E. Mabi Mulumba, op.cit

1. BCC : Condensé d'informations statistiques, n°24/2000.

Graphique n°1 : Evolution du taux de réescompte en RDC

II.1.2.2. Effets prix d'autres actifs

Le canal de transmission par les prix d'autres actifs montre l'influence de la variation du patrimoine financier des agents économiques due au mouvement de la monnaie su l'activité économique réelle. Il existe deux

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actifs, en plus des obligations qui font l'objet de beaucoup d'intérêts dans la littérature consacrée aux mécanismes de transmissions : les actions et les obligations.

On suppose ici que les agents économiques principalement les ménages lissent leur consommation dans le temps, de ce fait, leurs dépenses sont fonction non pas de leurs revenus actuels mais de l'ensemble de ressources qu'ils perçoivent au cours de leur vie, les revenus procurés par les autres titres constitutifs du portefeuille y compris.

Une variation de rendement de l'un de ces titres augmente le revenu des agents économiques, et par conséquent le rythme de leurs dépenses. L'investissement étant stimulé, la production y suit. Quel lien avec la monnaie ?

Les prix des titres tels que les actions et les obligations sont largement influençables par le politique monétaire. Une baisse du taux d'intérêt directeur de la Banque centrale est susceptible de relancer l'économie. Pour des raisons déjà évoques dans le point précédent, et donc d'accroitre le taux de croissance de dividende (ou coupon) (ou de coupon futur), et par conséquent une augmentation de prix des obligations et même des actions nous allons y revenir.

Quant aux devises, elles influencent les activités économiques, par leur mouvement qui est résultant de plusieurs facteurs dont les principaux sont : le taux d'intérêt de dépôt Bancaire et le taux de change. On sait que la dépréciation d'une monnaie, toute chose restant égale par ailleurs, peut aboutir à la croissance économique et l'inflation.

Comme aussi le taux d'intérêt peut rendre une économie attrayante nous y reviendrons dans la section portant sur la monnaie comme actif financier.

II.1.2.3. Effet de disponibilité de crédit

La monnaie affecte l'économie réelle également par le canal de disponibilité de crédit. En effet, l'activité économique peut être directement freinée lorsque les autorités monétaires limitent le volume d'une source de financement, et que le jeu normal des taux d'intérêt dans les ajustements sur le marché du crédit est perturbé. Cet effet de rationnement joue d'autant mieux que

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les agents économiques n'ont pas de solution de financement alternatif. Il est évident que ce canal, au regard du développement de marché des capitaux est quasi obsolète.

Afin de concourir à la réalisation des objectifs de la politique économique, la Banque Centrale du Congo recours souvent à ce mécanisme, déjà au lendemain de l'accession du pays à l'indépendance lors de la première grande réforme de novembre 1963, elle adopte cette politique dans le domaine de l'octroi de crédits aux entreprises en fixant à chaque Banque commerciale un plafond de crédits qu'elle est autorisée à accorder. Cette politique est supprimée depuis le 1er juin 1993.25

Tableau n°2 : Evolution de crédit Bancaire (Crédit accordé par les
Banques Commerciales)

Année

1977

1978

1979

1980

1981

1982

1983

1984

1985

1986

1987

1988

1989

Crédit en million

de $ USD

552

700

467

346

284

310

214

115

131

162

204

202

166

Année

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

Crédit en

million de $

164

66

64

102

69

52

46

17

384

64

94

49

USD

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Année

2002

2003

2004

2005

2006

2007

Crédit en

million de $ USD

37

44

102

134

243

357

Source : Manipulation personnelle à partir de :

1. Rapports annuels : 1975, 1980, 1990, 1993, 2000 et 2007

2.Condensé d'informations statistiques 2000

25 Banque centrale du Congo « rapport annuel 1999l » p179

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery