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L'oedeme aigu pulmonaire cardiogénique a l'hopital du point « G »

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par Fernando KEMTA LEKPA
Université de Bamako - Doctorat d'Etat en Médecine 2005
  

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A/ Signes fonctionnels

> Dyspnée: elle est très intense, oppressante, angoissante, orthopnéïque, sans point de côté ;

> Toux quinteuse : incessante, répétitive, d'abord sèche, puis ramenant en quelques minutes une expectoration blanche, mousseuse, plus ou moins abondante, parfois rosée (« saumonée ») ou franchement hémoptoïque.

Le malade ne se sent pas soulagé au décours de l'expectoration.

L'interrogatoire du patient à ce stade est très difficile, en raison de la détresse respiratoire aiguë ou de troubles des fonctions supérieures. Il doit se contenter de faire préciser si le patient se plaint d'une douleur thoracique témoin d'un syndrome coronaire aigu. Il peut-être complété par l'interrogatoire de son entourage qui permettra de recueillir les circonstances ayant conduit à l'oedème pulmonaire (antécédents de cardiopathie), la notion de facteurs de risque, l'installation progressive d'une dyspnée d'effort parfois de repos dans les jours ou les semaines

qui ont précédé la survenue de l'oedème pulmonaire, d'une syncope révélatrice d'un possible trouble de la conduction.

B/ Signes physiques

> Polypnée superficielle associée ou non aux signes de détresse respiratoire aiguë (mise en jeu des muscles respiratoires, battements des ailes du nez, geignement, respiration abdominale)

> Le patient est cyanosé, surtout en périphérie. La sudation est abondante.

> La tension artérielle est normale ou basse avec une différentielle pincée, voire imprenable. Elle est parfois très élevée lorsque l'oedème pulmonaire survient chez un patient hypertendu à la faveur d'une poussée hypertensive.

> L'auscultation pulmonaire :

Elle montre la présence de râles crépitants, bilatéraux, fins, inspiratoires, prédominant aux bases pulmonaires et s'étendant aux deux champs pulmonaires en « marrée montante ». Ils peuvent être associés à des râles sibilants réalisant le classique bruits de « pigeonnier » (oedème bronchique, bronchoconstriction réflexe, exacerbation d'une bronchopathie chronique associée).

> L'auscultation cardiaque :

Elle est souvent difficile, gênée par les râles crépitants. Elle retrouve :

· une tachycardie, secondaire à l'hypoxémie ou à l'insuffisance cardiaque, qui peut-être irrégulière évoquant alors une fibrillation atriale ;

· un bruit de galop gauche (B3 le plus souvent), traduisant une décompensation ventriculaire gauche difficile à percevoir ;

· un souffle d'insuffisance mitrale souvent fonctionnelle ;

> L'examen clinique s'attachera à mettre en évidence des signes de la cardiopathie associée, les signes d'insuffisance cardiaque droite (hépatomégalie, turgescence jugulaire, reflux hépato-jugulaire), une altération de l'état de vigilance, des signes de lutte ou d'épuisement respiratoire (tirage, respiration abdominale paradoxale).

Les patients peuvent être fébriles, en raison d'une infection broncho-pulmonaire sous-jacente.

> De la même façon il s'attachera à recueillir les signes de mauvais pronostic, en

particulier les signes de bas débit avec refroidissement des extrémités, marbrures et lividités des membres, temps de recoloration allongé, pouls filant et hypotension artérielle pouvant s'intégrer dans un tableau de choc cardiogénique dans lequel le débit cardiaque est très réduit.

> L'évolution immédiate sera fonction de la rapidité diagnostique et thérapeutique. Les premiers soins doivent être aussitôt entrepris et le patient transféré dans une unité de soins intensifs.

10.4 Examens complémentaires

10.4.1 Radiographie du thorax

Les modifications radiologiques constituent l'élément fondamental du diagnostic d'oedème aigu du poumon. Elles permettent d'éliminer d'autres causes de détresse respiratoire. Elles précisent la présence d'anomalies parenchymateuses et pleurales, ainsi que l'aspect de la silhouette cardiaque.

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