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Questions économiques liées à  la piraterie

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par Isabelle Le Meur
Conservatoire National des Arts et Métiers - Master 2 en commerce international 2011
  

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2/ Le piratage : une activité frauduleuse lucrative

Christian MENARD, Député du Finistère, a décrit trois catégories parmi les pirates : les commanditaires, les pirates proprement dit et les acteurs secondaires.

- les investisseurs commanditaires : ils disposent de suffisamment d'argent pour organiser l'attaque, c'est-à-dire environ de 10 000 à 20 000 dollars pour payer la location d'un bateau et les armes. Le commanditaire confie l'opération à un chef de bande et veille à ce qu'un représentant de son sous-clan fasse partie de l'équipe.

- les pirates proprement dit : ce sont de « pauvres bougres » ayant trouvé dans la piraterie une activité opportuniste et lucrative. Certains sont des pêcheurs, mais d'autres viennent de l'intérieur du pays et n'ont pas de compétences maritimes particulières. Ce ne sont ni des

7 Rapport d'information déposé le 13 mai 2009, en application de l'article 145 du règlement, par la commission de la défense nationale et des forces armées sur la piraterie maritime et présenté par M. Christian Ménard, Député.

8 Rapport de M. Jack Lang, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies, pour les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes, 18 janvier 2011.

9 Rapport d'information déposé le 13 mai 2009, en application de l'article 145 du règlement, par la commission de la défense nationale et des forces armées sur la piraterie maritime et présenté par M. Christian Ménard, Député.

combattants, ni des miliciens, ni des bandits professionnels. Venir avec une arme ou un bateau leur vaut une part de butin supplémentaire.

- les acteurs secondaires : ce sont eux qui vivent véritablement de la piraterie. Pour les aider dans les activités d'attaque puis de gardiennage des bateaux et d'entretien des otages, les populations des côtes font venir parents et amis du centre du pays10. Ce peut être des interprètes, des commerçants, des forces de sécurité.

Selon le rapport de M. Jack LANG, l'augmentation constante des rançons demandées entraîne un allongement de la durée moyenne de rétention des otages - 120 jours désormais, contre 60 jours en 2008-200911 - et alimente de fait une économie parallèle, particulièrement bien décrite aux pages 19 et 20 du rapport de M. MENARD.

En 2008, le total du prix payé pour acquitter les rançons des navires et équipages attaqués dans le Golfe d'Aden a atteint plus de 30 millions de dollars. « Si l'activité était encore alors essentiellement opportuniste, exercée par des pirates amateurs et des investisseurs occasionnels, avec le succès et l'afflux d'argent, elle devient de plus en plus structurée et s'opère de plus en plus loin des côtes. » 12

C'est ce que souligne le rapport de M. LANG, alertant la communauté internationale sur le caractère de plus en plus violent des attaques et l'augmentation du nombre de victimes (1 900 personnes ont été prises en otages depuis 2008).

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"Un démenti, si pauvre qu'il soit, rassure les sots et déroute les incrédules"   Talleyrand