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Education environnementale des jeunes pour la protection des ressources naturelles de la réserve de biosphère de la Pendjari: cas de Tanongou et Batia (Bénin)

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par G. Stanislas Jules LANDJOHOU
Université d'Abomey Calavi- Bénin - Maà®trise en sciences et techniques des activités socio-éducatives option développement communautaire 2008
  

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CINQUIEME PARTIE : Discussion.

5. CINQUIEME PARTIE : Discussion.

5.1. De la perception des acteurs sur la réserve de biosphère de la Pendjari.

Les perceptions des acteurs sur la réserve de biosphère de la Pendjari sont aussi variées que diverses. Pour certains, c'est « un patrimoine culturel commun à tous qui occasionne la venu des touristes ce qui génère des revenus pour les populations locales, la commune et l'Etat ». D'autres pensent que « c'est un moyen pour permettre aux générations futures de connaître comme les générations actuelles, les espèces animales et végétales », etc. Mais dans leur diversité, toutes ces réponses ne traduisent que deux idées fondamentales. La première met en exergue l'aspect socio-économique du Parc. La seconde met en évidence l'aspect culturel du parc. Si pour d'autre le parc permet de drainer des touristes et par ricochet la création d'emploi pour les jeunes riverains ; d'où la nécessité de le conserver, d'autres par contre pensent que c'est un patrimoine culturel dont la sauvegarde est donc indispensable. Dans cette divergence de perception, on ne peut pas s'attendre à la réussite parfaite des actions d'éducation. Mieux, nous avons eu l'impression que les jeunes n'attendent que des projets qui leur apporteraient de l'argent. Ils ne pensent pas en réalité à la nécessité écologique de la protection de la RBP. D'ailleurs toutes les occasions à eux offertes pour donner leur point de vue sur la RBP ou l'éducation environnementale en général lors des enquêtes, étaient saisies pour exprimer leur attente principale : l'initiation de projets ou d'activités lucratives. C'est peut être l'idée qui s'est traduite à travers le graphique n° 2. Mais de toute façon, nous ne saurions le dire avec exactitude. Toute fois, nous le soulignons car cela doit aussi guider la conception des programmes pour l'éducation environnementale. Si les jeunes estiment que « le parc est comme une source de salaire » pour eux, il y a de quoi à penser aux activités capables de les occuper à plein temps tout en les satisfaisant financièrement autant que le parc pour les détourner de leurs pratiques destructrices des ressources naturelles. Ou encore, susciter en eux une autre motivation outre que celle financière et vitale capable de développer en eux l'esprit de conservation des ressources naturelles. Cette position des jeunes de Tanongou et de Batia est analogue à celle observée au niveau d'autres jeunes lors des enquêtes d'une étude réalisée en l'an 2000 par l'ONG « Comité de Coordination du Développement Durable » (CCDD) sur les raisons de dégradation de la Réserve de Faune de Santchou au Cameroun. En effet, dans le rapport scientifique produit par l'équipe d'experts qui a conduit les travaux, il est écrit entre autre, parlant des jeunes lors d'une des multiples séances de travail organisées, que « Les jeunes, très nombreux ici, déclarent que c'est le chômage qui les contraint à se plier au village et à

exploiter les richesse de la Réserve » (CCDD, 2000). Ces jeunes, continuant et faisant des propositions pour la réhabilitation des ressources naturelles de la Réserve de Biosphère de Santchou « souhaitent que la Réserve soit restaurée de toute urgence, pour qu'ils aient la chance ne serait-ce que de voir certaines espèces naguère présentes, dont on leur parle tant. (...) ils soulignent que pour amener les gens à se détourner de l'agriculture et du braconnage, il faudrait expérimenter avec des succès des activités alternatives génératrices de revenus. » (CCDD, 2000). Il est donc utile et surtout possible de développer chez les jeunes un esprit écologique par rapport à la RBP. Il est encore possible de les amener à avoir une perception écologique de la RBP.

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