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Diagnostic financier d'une entreprise de télécommunication. Cas de Bénin Télécoms S. A

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par Goni MALLOUM KOLLO
Université africaine de technologie et de management UATM - Gasa Formation - Licence professionnelle en finance comptabilité et audit 2009
  

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Section 1 : Cadre théorique

La présente section sera consacrée à la problématique, aux objectifs ainsi qu'aux hypothèses de notre étude.

Paragraphe 1 : Problématique

Née en mai 2004 de la scission de l'Office des Postes et Télécommunications, Bénin Télécoms SA, dont l'Etat béninois reste l'unique actionnaire, est devenu l'opérateur public des télécommunications au Bénin. Cette société a hérité d'une situation financière déséquilibrée, due notamment à une gestion financière peu orthodoxe ainsi qu'à l'inefficacité de certaines décisions stratégiques aux plans commercial et technique qui l'empêchent de se mettre au diapason des défis actuels du secteur des télécommunications au Bénin. En effet, depuis 2000 où l'on a assisté à l'éclosion des GSM au Bénin avec l'arrivée progressive d'opérateurs privés tels que Moov, MTN, Bell Bénin Communication, Bénin Télécoms SA s'est désormais vue placée dans un environnement très concurrentiel. Face à ces nouvelles contraintes, Bénin Télécoms SA se doit donc pour survivre, de faire preuve de compétitivité. Cependant, les nombreuses difficultés auxquelles doit faire face l'entreprise au regard de sa gestion l'empêchent de faire une gestion optimale de ses ressources.

Les difficultés actuelles de l'opérateur public des Télécoms au Bénin résultent d'une conjugaison de plusieurs crises. La première remonte aux années 1986-1990 où, dans le contexte de marasme économique généralisé qu'à connu le Bénin, cette entreprise a sombré dans un quasi-dépôt de bilan au même titre que plusieurs autres sociétés d'Etat. A l'époque, les plus gros handicaps de la société étaient la vétusté du réseau téléphonique due à une absence d'investissement, la fusion du compte de l'OPT avec celui du trésor public et le faible taux de recouvrement des redevances téléphoniques notamment auprès des structures publiques, ses plus gros débiteurs.

A la faveur de la conférence nationale, des mesures ont été prises entre 1994-1997 pour tenter de remettre la société en selle. Malheureusement, à cause de projets peu rentables et mal exécutés et de partenariats aux contours juridiques imprécis, la société n'a pas pu atteindre les résultats escomptés. Le cas le plus saillant a été celui du contrat avec le groupe Titan où un important prêt de douze (12) milliards contracté auprès de la BOA (Bank of Africa) et la Belgolaise dans le cadre de l'extension du réseau cellulaire mobile Libercom n'a plus été utilisé à cette fin et les relations entre les deux sociétés ont fini par être rompues. La gestion du projet a été faite dans des conditions douteuses et les termes du partenariat ne sont pas bien connus.

L'OPT avait également signé certains partenariats aux contours flous. C'est le cas notamment du contrat signé en 2002 avec L Télécoms qui est perçu par les autorités actuelles comme une pure cession des activités de Bénin Télécoms à cette société. Ce contrat n'a pas clairement fait état des prestations dues par L à la société d'Etat. En mai 2006, l'opérateur public a estimé à plus de deux (2) milliards de francs CFA les créances impayées sur L.

Aussi, les relations entre Bénin Télécoms et les opérateurs privés ne sont pas clairement définies, ce qui occasionne d'importantes pertes pour la société. En effet, Bénin Télécoms a évalué à 12 milliards de francs CFA par an les pertes relatives aux appels internationaux facturés par les opérateurs étrangers. La société n'arrive pas à recouvrer les redevances auprès des opérateurs privés locaux, faute d'équipements techniques pour tracer les flux du trafic à l'international. Or, ces équipements ne coûteraient que 800 millions de francs CFA.

De plus, la qualité des services offerts aux clients s'est fortement dégradée à cause de l'obsolescence et de l'insuffisance du matériel d'une part, et d'autre part, de la saturation en matière de téléphonie mobile il ya encore quelques temps. La non maîtrise des flux du trafic, lié à l'interconnexion, constitue également une difficulté importante. En septembre 2006, le point comptable de la société a fait ressortir un endettement global de 166 milliards de francs CFA et une insuffisance de fonds de roulement de 63 milliards de francs CFA. Pour finir, soulignons que depuis la naissance de Bénin Télécoms SA, les états financiers de la société affichent d'importants résultats déficitaires s'élevant respectivement à 15.195.059.996,6.146.392.668 et 483.799.621 FCFA en 2006,2007 et 2008 (source : Etats financiers de Bénin Télécoms SA)

Au regard de toutes ces difficultés, il apparaît évident que Bénin Télécoms SA a besoin d'un diagnostic profond en vue d'un assainissement de sa gestion, et pour y contribuer, nous nous sommes donnés pour mission d'effectuer un diagnostic de la société sur le plan financier en vue de répondre à la question fondamentale suivante : « Quels sont les dysfonctionnements, performances et contre-performances qui caractérisent l'activité et le financement de Bénin Télécoms SA ? »

De façon spécifique :

(10) existe-t-il des déséquilibres dans le financement des activités de Bénin Télécoms SA et comment peut-on les expliquer ?

(11) l'exploitation de l'entreprise présente-t-elle des dysfonctionnements, sa rentabilité des contre-performances ?

(12) l'entreprise arrive-t-elle à honorer ses engagements vis-à-vis de ses créanciers ?

Paragraphe 2 : Objectifs et hypothèses de l'étude

I - Objectifs de l'étude

Nous pouvons décomposer les objectifs poursuivis en objectifs général et en objectifs spécifiques.

A - Objectif général

L'objectif général de cette étude vise est d'expliquer les dysfonctionnements, performances et contre-performances qui caractérisent l'activité et le financement de Bénin Télécoms SA au moyen d'un diagnostic financier de l'entreprise.

B - Objectifs spécifiques

Partant de l'objectif général, nous nous sommes fixés trois(03) objectifs que sont :

(22) analyser l'équilibre financier de Bénin Télécoms SA ;

(23) apprécier l'évolution de l'activité et de la rentabilité de l'entreprise ;

(24) analyser la liquidité et la solvabilité de l'entreprise.

II - Hypothèses de l'étude

Pour atteindre ces objectifs, nous axerons nos recherches sur les hypothèses suivantes :

(10) Bénin Télécoms SA n'est pas financièrement équilibré ;

(11) l'activité de l'entreprise présente des dysfonctionnements, ce qui engendre des contre-performances au niveau de sa rentabilité ;

(12) Bénin Télécoms SA n'arrive pas à honorer ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle