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L'évolution des relations politique et militaires entre la Russie et les Etats- Unis sous Vladimir Poutine et G. Bush (2001- 2007 )

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par Excel MBATHE
Université de Kinshasa - Graduat 2007
  

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§.2.Militaire

Sur ce plan, les Etats-Unis et la Russie ont au fil de temps dans leurs relations mis sur pied des mécanismes pour éviter de s'affronter directement sur le plan militaire. C'est ainsi qu'ils ont signés des nombreux traités pour que le monde ne puisse plus connaître une autre grande guerre.

Après les deux guerres mondiales, le niveau militaire a augmenté suite à une course rapide aux armements. Les Etats-Unis connurent une grande avancée durant la deuxième guerre en employant pour la première fois la bombe atomique sur les deux villes japonaises. Cette action incita l'U.R.S.S. à élaborer des programmes militaires pour rattraper leur retard face aux américains à la sortie de cette guerre. Les deux pays développèrent plusieurs types des armes (nucléaires, chimiques, bactériologiques, etc.) ayant une grande portée et qui sont capables de détruire une grande quantité de la population dans un grand rayon. Les deux pays ont développés chacun de son côté des programmes militaires pour nuire à l'autre, c'est fût le cas lors de la guerre froide.

a. La course aux armes nucléaires à l'époque

L'apparition des armes nucléaires et des perspectives d'anéantissement qui y sont associées changèrent les données du problème. Alors que les Etats-Unis avaient encore le monopole de ces armes, ils proposèrent, avec leurs alliés européens, l'adoption de mesures d'urgence pour conjurer la menace atomique. Proposé à la Commission pour l'énergie atomique des Nations Unies en 1946, le plan BARUCH répondit à une telle exigence, puisqu'il envisageait de confier à une instance supranationale, « L'Atomic Development Authority », la gestion directe de toutes les activités nucléaires autorisées. Une fois ce dispositif mis en place, on procéderait à la destruction des armes nucléaires dont les Américains étaient alors les seuls détenteurs.34(*)

Le gouvernement soviétique s'opposa catégoriquement au plan BARUCH, refusant d'admettre qu'une agence supranationale, dominée par des Etats perçus comme hostiles, exerçât des compétences aussi étendues dans un domaine essentiel pour le développement économique et la sécurité de l'Union Soviétique. En 1949, l'Union Soviétique procéda à l'explosion d'une bombe atomique, mettant ainsi fin au monopole américain. La menace d'une guerre nucléaire était désormais réelle. Les Etats-Unis et l'Union Soviétique se lancèrent alors dans une course effrénée au développement de bombes thermonucléaires (à hydrogène), à la puissance de destruction mainte fois supérieure à celle des bombes de fission. Avec ce type d'armes et le développement rapide de systèmes de lancement de missiles, il devint possible, au cours d'une guerre totale, de faire disparaître toute forme de vie terrestre. Après 1954, date à laquelle l'Union Soviétique fit exploser sa première bombe H, la priorité dans le domaine du contrôle des armements fut de réduire l'arsenal nucléaire et d'éviter la diffusion des technologies liées à ce type d'armements.

Les armes nucléaires avaient gagné leur réputation d'invincibilité du fait de leur technologie, résultant de l'association de bombes à fusion ou à hydrogène avec des missiles balistiques, qui semblait rendre inefficace toute défense active ou passive. Dans les années 1960, la possibilité d'intercepter ces missiles relança l'espoir de mettre au point des stratégies de défense par missiles antibalistiques (en anglais, antiballistic missiles, ABM). Cette situation alarma ceux qui pensaient que la vulnérabilité de chacun était la base essentielle de la stabilité, que l'on appelait aussi l'« équilibre de la terreur ».

L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (A.I.E.A.) fut créée en 1957 afin de surveiller le développement et la prolifération de la technologie et des matières nucléaires. La première manifestation du rapprochement entre les Etats-Unis et l'U.R.S.S. sur la maîtrise des armements fut le traité signé le 1er décembre 1959 sur la démilitarisation de l'Antarctique : il consacrait le principe de l'utilisation du continent arctique à des fins exclusivement pacifiques, et interdisait les essais ou le dépôt d'armes nucléaires dans cette partie du globe.35(*)

Les années 1960 virent également apparaître l'idée de limitations de l'arsenal nucléaire décidées en commun afin de maintenir l'équilibre. Cette idée fut à l'origine de la série de négociations sur le contrôle de l'armement qui aboutit avec « Les accords SALT (accords sur la limitation des armements stratégiques) et START (accords sur la réduction des armements stratégiques) ».

La crise des fusées de Cuba en 1962 contribua à la prise de conscience par les deux pays de la nécessité de négocier la limitation de leurs propres arsenaux nucléaires. En 1969, ils s'engagèrent dans des négociations sur la limitation des armements stratégiques, ou SALT. Celles-ci aboutirent à une première série d'accords sur la limitation des armements stratégiques offensifs et des systèmes de missiles antimissiles balistiques, signés le 26 mai 1972.

Les discussions SALT II eurent lieu de 1972 à 1979, mais le traité qui s'ensuivit ne fut pas ratifié par le Sénat américain, en représailles contre l'invasion de l'Afghanistan par l'armée Soviétique. Le 28 mai 1976, les Etats-Unis et l'U.R.S.S. signèrent un traité sur les explosions nucléaires souterraines, qui sont limitées aux armes dont la puissance n'excède pas 150 kilotonnes. Les négociations prévues afin de mettre au point l'interdiction complète des essais furent annulées par le Président REAGAN en 1981.

b. Conséquence de la fin de la guerre froide

Au début des années 1990, les Etats-Unis et l'U.R.S.S. continuèrent à négocier des accords sur le contrôle des armements. En mai 1990, le Président américain, Georges BUSH, et son homologue soviétique, Mikhaïl GORBATCHEV, approuvèrent un traité visant à l'arrêt complet et définitif de la production d'armes chimiques et à la réduction de leurs réserves. En juillet 1991, les deux hommes signèrent l'accord START I au titre duquel les deux pays s'engagèrent à réduire de 25% la quantité de leurs armements nucléaires offensifs. La maîtrise des armements conventionnels a également connu un regain d'activité.

L'effondrement et la dissolution de l'Union Soviétique à la fin de l'année 1991 soulevèrent de nouveaux problèmes forts complexes. Par exemple, les armes nucléaires stratégiques se trouvent à la fois en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan et en Biélorussie. Mais la création d'une Communauté d'Etats Indépendants (CEI), avec un commandement unique unifié, calma les premières inquiétudes. De plus, le traité START II, signé le 03 janvier 1993 par le Président américain Georges BUSH et son homologue russe Boris ELTSINE, apporte de nouveaux espoirs. Il a pour finalité de limiter le nombre de missiles balistiques embarqués sur les sous-marins et d'éliminer environ 75% des têtes nucléaires et tous les missiles à têtes multiples lancés de silos que détiennent les Etats-Unis et les anciennes Républiques Soviétiques.

Avant 2003, le nombre des missiles stratégiques de chaque puissance devrait être réduit à environ 3 000 unités. Toutefois, avec l'effondrement de l'Union Soviétique, l'inquiétude demeure quant à une dispersion possible des armes à la technologie sophistiquée vers le Moyen-Orient, le sous-continent indien et d'autres points chauds du globe.

c. De nos jours

Aujourd'hui, pratiquement toutes les armes nucléaires se trouvent sur le territoire russe. Elles sont estimées à 3 500 têtes nucléaires, chacune pouvant être équipée de 5 à 10 charges. Comme pour les Etats-Unis, l'essentiel de la dissuasion russe est portée par les sous-marins, notamment ceux de type Typhoon36(*) basés près de la presqu'île de Kola et de Vladivostok et ceux de type Delta basés sur la presqu'île du Kamtchatka. Même si la moitié de ces submersibles n'est plus opérationnelle par manque d'entretien, la puissance de feu de ceux qui restent est colossale.

Les deux Présidents ont toujours poursuivis la politique militaire de diminution de leurs armements, mais les attentats du 11 septembre 2001 et la nouvelle doctrine américaine de George W. BUSH de guerre préventive viendra mettre une pause face à ce processus.

En décembre, Georges W. BUSH annonçait le retrait des Etats-Unis du traité ABM Signé en 1972 par Richard NIXON et Leonid BREJNEV, ce traité limite les systèmes antimissiles, or, depuis plusieurs mois, Georges W. BUSH a confirmé son intention de relancer le projet de bouclier antimissile américain. BUSH renforcé par la certitude selon laquelle le système de défense issu de la guerre froide est inadapté au monde actuel. Aux stratégies de dissuasion et de containment (« endiguement »), qui ont prévalu dans les relations internationales au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Président américain entend substituer le concept de guerre préventive afin de se prémunir de toute menace.

Ce désintéressement américain va pousser le Président russe Vladimir POUTINE à prendre certaines dispositions face aux idées américaines de bouclier antimissile, car le Président Georges W. BUSH veut mettre son bouclier dans les anciennes Républiques de l'ex. U.R.S.S. qui sont la Pologne et l'Ukraine. Vladimir POUTINE mécontent de voir le bouclier américain prêt de ses frontières, menaça des sanctions ses pays en cas d'acceptation de cette idée américaine. C'est ainsi que Moscou à travers son géant gazier Gazprom augmentera le prix de ses livraisons vers l'Ukraine et qui aura de retomber sur la Pologne car Gazprom livre du gaz à la Pologne à travers l'Ukraine.

* 34 www.monde-diplomatique.net/index/rubriques/army

* 35 www.strategicsinternational.com

* 36 Un Typhoon, arme à portée nucléaire pouvant détruire tous les centres vitaux américains (en supposant qu'ils ne soient pas interceptés par les antimissiles dont l'efficacité ne cesse de s'améliorer)

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"Entre deux mots il faut choisir le moindre"   Paul Valery