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Politiques publiques en faveur de l'autonomie. Vers une convergence "personnes à¢gées / personnes handicapées"

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par Audrey VANDWALLE
Université Charles de Gaulle - Lille 3 - Master humanités et formation administrative. Spécialité: administration territoriale 2013
  

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B) Enjeux, limites et perspectives

1. Les enjeux

L'un des principaux enjeux d'une convergence « personnes âgées / personnes handicapées » serait que toute personne en perte d'autonomie puisse obtenir une réponse en adéquation avec ses besoins, quels que soient son âge et l'origine de sa situation de handicap.

2. Enjeux éthiques et sociétaux

Dépendance, autonomie, handicap, vieillissement sont des mots qui véhiculent des représentations, déterminent l'action et fondent nos attitudes par rapport à l'autre.

Pour Janine DUJAY-BLARET, vice-présidente du Comité National des Retraités et Personnes Agées (CNRPA) et membre de la CNSA, nous sommes toujours dépendants de quelqu'un. Le vieillissement n'est pas synonyme de handicap mais peut parfois être associé à une perte d'autonomie qui devrait être compensée par une aide directe humaine ou par une aide matérielle. La question du rapprochement du secteur de la vieillesse et du handicap n'est pas nouvelle. La loi d'orientation en faveur des personnes handicapées de 1975 n'avait pas envisagé de séparer les deux secteurs. Ce sont les questions réglementaires et financières qui ont, depuis une dizaine d'années, induit cette séparation, en posant la barrière arbitraire d'âge de 60 ans. Mais, selon elle, cela ne peut pas convenir à notre société et c'est pourquoi nous sommes obligés, à l'heure actuelle, de travailler à rapprocher les politiques relatives aux champs de la vieillesse et du handicap.

L'un des moyens pour agir sur le regard que porte notre société sur le handicap et la vieillesse serait, pour la vice-présidente, de travailler avec les médias.

Le choix de supprimer un jour férié pour financer la dépendance a suscité de vives controverses.

Paulette GUINCHARD l'estime injuste « parce qu'il ne touche pas toutes les formes de revenus ». En faisant appel à la Contribution Sociale Généralisée (CSG), on aurait plus témoigné de la solidarité de l'ensemble des couches sociales et des générations. Ce débat a manqué l'occasion de redéfinir ce qu'est profondément la Sécurité Sociale et de rappeler que le handicap, quel que soit l'âge auquel il survient, en fait partie, tout comme la maladie ou les accidents du travail.

Une nouvelle politique d'accompagnement devra également davantage fonctionner dans une logique de soutien des familles. C'est l'idée de la Députée du Doubs. En effet, elle rappelle que, de nos jours, les familles sont souvent les premières concernées par le défi du handicap, quel que soit l'âge de la personne à leur charge. Cependant, la flexibilisation du travail, la dispersion des membres de la famille et l'augmentation du nombre de familles recomposées ont durablement changé l'organisation de la vie en commun. Toute politique devra prendre en compte ces nouvelles réalités.

Il ne peut y avoir de politique de l'accompagnement sans politique de la famille et notamment sans politique pour la famille. C'est pour cela qu'il serait nécessaire que les questions liées à la dépendance et au handicap deviennent, en France, partie intégrante des politiques de la famille.

L'ancienne secrétaire d'État aux Personnes âgées va même plus loin en évoquant le souhait que cette volonté politique se manifeste à travers « un grand ministère de la Famille » qui prenne en compte tous les âges de la vie afin d'organiser la réalité sociale et médicale de nos citoyens de la naissance à la fin de la vie.

En parallèle, afind'améliorer notre système de la prise en charge, il faudrait changer le regard de la société sur la vieillesse :« Vieillir, c'est vivre, c'est vivre seul ou en famille, c'est vivre autonome ou en situation de handicap, c'est partager et participer ! ».

Nous pourrions imaginer que la généralisation éventuelle des MDA sera l'occasion d'une remise à plat, en particulier sur les territoires où les dispositifs sont absents ou alors trop compliqués.

Cependant, dans son rapport, Luc BROUSSY rappelle que guichet unique ne veut pas dire opérateur unique. Les MDA devront organiser l'animation du territoire, tout en s'appuyant sur ce qui existe déjà et qui fonctionne bien.

Chaque département risque de faire à sa façon, à moins que la loi Autonomie à venir n'harmonise le futur dispositif.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus