WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La promotion du dialogue social et la réussite de l'oeuvre éducative dans les établissements secondaires

( Télécharger le fichier original )
par Stéphane BALO
Institut Supérieur de Management de Koudougou - Master en Management et Gestion des Ressources Humaines 2014
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

III-6 Les théories de référence

Pour notre étude, nous allons mettre l'accent sur deux (02) théories que sont : la régulation conjointe de REYNAUD J. D. (1999) et celle des négociations stratégiques de WALTON et al (2000). La régulation conjointe qui est l'aboutissement de la régulation sociale va nous permettre de cerner le dialogue social comme instrument d'amélioration des conditions de travail des professeurs, des élèves et des membres de l'administration d'un établissement secondaire. Quant à la théorie des négociations stratégiques, elle nous renseignera sur les choix opérés par chaque partie prenante dans l'objectif d'atteindre les changements escomptés.

III-6-1 La théorie de la régulation conjointe

Toute société vit à coups de « réglages » entre les différentes composantes de la vie sociale, mais aussi à coup « d'arbitrages » entre l'intégration et l'exclusion, ou encore à coups de « compromis » entre les décisions prises par la hiérarchie et leur mise en oeuvre par les subordonnés ou employés, entre la subordination et la volonté d'y déroger par affirmation de son autonomie. C'est donc par des interactions qui se créent des règles, lesquelles permettent la communication et l'échange social, la collaboration et le conflit, l'arbitrage et le compromis. L'acteur social revendique de faire reconnaître ses droits, de pouvoir développer des initiatives locales, d'affirmer sa capacité à produire ses propres règles d'action, ou sa volonté de cogérer un système. Son action constitue une réponse face à des contraintes, face à des dispositifs hétéronomes, face à des dispositifs extérieurs de structuration des activités, face à une institution qui règle ses comportements, face à des mécanismes de contrôle et de sanction. Les acteurs sociaux tentent de faire reconnaître comme légitime leurs actions ou d'affirmer leur contribution efficace dans la définition des règles; ils tentent d'exercer leur autonomie en grignotant des marges de manoeuvre ou en négociant. Tout d'abord, la régulation autonome vise bien à imposer des règles et prétend, par là même à la légitimité. Ensuite, cette distinction n'entend pas opposer une logique d'efficacité en terme, par exemple de coûts, à une logique tournée vers les satisfactions sociales. Les régulations autonomes visent très souvent un résultat externe. Le développement des pratiques favorisant la responsabilisation prouvent que l'efficacité des régulations autonomes est aujourd'hui, largement reconnue au sein des organisations. Par ailleurs, l'activité de régulation peut porter sur de nombreux domaines : les salaires, les méthodes de travail mais également l'adoption de technologies nouvelles. Puisque, au sein d'une organisation, coexistent différentes sources, différents niveaux et domaines de régulations, le problème se pose

30

de comprendre comment ces régulations se coordonnent, se juxtaposent et s'affrontent. La coordination de ces différentes régulations conduit inévitablement à un compromis qui est la régulation conjointe (REYNAUD, 1999).

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon