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Vulnérabilité des populations au plaudisme: cas des quartiers ngoa-ekéllé et nsimeyon (yaoundé)

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par Juscar NDJOUNGUEP
Université de Douala - Master II 2012
  

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IV.3. Un intérêt environnemental

Sur le plan environnemental, ce travail permet de comprendre le fonctionnement et les caractéristiques des milieux écologiques (bas-fonds) permettant le développement et l'expansion du paludisme, contribue à la réduction du taux de vulnérabilité des populations au paludisme dans les zones marginalisées et l'amélioration de leur environnement.

IV.4.Un intérêt pratique

Dans la mesure où cette étude met à la disposition des acteurs privés des données sur les facteurs de la vulnérabilité aux épidémies en milieu urbain. Ces données sont susceptibles de contribuer à une meilleure viabilisation des quartiers populaires et de réduire la vulnérabilité de leurs populations aux maladies.

IV.5. Un intérêt scientifique

Notre étude se propose d'enrichir les connaissances relatives à la géographie de la santé et aux sciences environnementales. Nous avons l'ambition d'examiner les facteurs de la vulnérabilité des populations au paludisme à travers le cas pratique des bas-fonds des quartiersNgoa-Ekélle et Nsimeyong de l'arrondissement de Yaoundé III.

V. PROBLEMATIQUE

La crise que connait le Cameroun à partir des années 1990 a favorisé l'augmentation de la pauvreté marquée par l'augmentation de la population et suivi d'un faible taux de logement en milieu urbain face à l'accroissement de l'exode rural. Cela s'est manifesté par le développement anarchique des quartiers précaires avec des habitats spontanés et non structurés. Cette forme de marginalisation des populations pauvres, face à l'impuissance des pouvoirs publics, est due non seulement aux mauvaises conditions de vie qu'elles menaient en ville mais également à leur incapacité à s'insérer dans le noyau central où la compétition devient rude pour l'occupation et la mise en valeur de l'espace. Certains quartiers sont les plus frappé par ce phénomène. Ce sont en général les quartiers où la demande en logement social est plus importante de part la présence des universités et des écoles de formation. Aussi, la situation des populations des bas-fonds des quartiers de Yaoundé III n'est guère reluisante, la fragilité de l'environnement urbain rend la population démunie, permanemment vulnérable aux épidémies et endémies telles que le paludisme. Cette vulnérabilité dépend du site, de la densité des populations et de la gestion de l'environnement dans le milieu. L'arrondissement de Yaoundé III se caractérise par un relief irrégulier et une forte densité de population composée des pentes assez accidentées et très encaissées. Cette allure du relief combinée au niveau de vie et à la dynamique des populations des zones de bas-fonds militent en faveur du développement rapide des germes de la malaria.

Dans les quartiers Ngoa-Ekéllé et Nsimeyong de la ville de Yaoundé, les problèmes d'assainissement, d'aménagement, de collecte et de traitement des déchets se posent avec une acuité, notamment dans les zones d'occupation non autorisées et non planifiées, où les habitations sont construites de manière anarchique.

Les répercussions de l'urbanisation sur la qualité de vie sont toutes aussi préoccupantes, car les populations construisent au-delà des limites autorisées par rapport au cours d'eau ou des zones à risques. Ces répercussions se mesurent aux difficultés d'évacuations des déchets solides et liquides, à l'occupation non planifiée de ces zones impropres à l'urbanisation où des milliers de familles cohabitent avec les eaux polluées dans un contexte socioéconomique difficile où les règles d'hygiène individuelles et collectives ne sont pas toujours respectées. Aussi, la plus part des maisons sont construites ici sur le lit des rivières pendant que de l'autre côté d'autres sont superposés les un sur les autres, ce qui engendre la prolifération des moustiques, agents vecteurs du paludisme dans les certains quartiers en urbains.

La recherche d'un domicile pour abriter une famille dans ces milieux ne prend pas en considération la qualité des matériaux de construction, l'environnement de vie. La majorité des habitations ici ne respecte pas les normes prescrites par les autorités communales et administratives. Les matériaux utilisés sont pour la plupart ceux derécupération. La plupart de ces maisons sont exposées avec des murs et des ouvertures troués. Ce qui ne les met pas à l'abri des moustiques, agents vecteurs du paludisme. La multiplication des agents vecteurs du paludisme dans les bas-fonds est due en partie à la mauvaise gestion des eaux usées dans les ménages, à la promiscuité de l'habitat, à l'indisponibilité de l'eau potable, la mauvaise gestion des déchets ménagers à proximité des marécages, les constructions sont faites le long des rivières et cela empêche une meilleure circulation des eaux et mieux leur bonne canalisation. La mauvaise circulation de l'eau entraine le développement des gîtes larvaires qui produisent des moustiques par de nombreuses mares d'eau autour des habitations. Le degré de précarité des populations ici accentue des risques sanitaires. Les préoccupations liées à l'éradication de cette maladie devenue un fléau social, sont énormes et suscitent la recherche des solutions et le concours de toutes les composantes de la société.

L'exploitation des bas fonds a pris une forte ampleur dans la ville de Yaoundé, du fait de la forte baisse des revenus des citadins qui les privent surtout de la consommation des produits alimentaires industriels ou importés. Ces bas fonds étant des déversoirs des eaux usées provenaient des quartiers situés en amont (Nsam, Damas, Mvolyé pour le quartier Nsimeyong et Obili et la partie Nord de Ngo-Ekéllé pour Quartier Ngoa-Ekéllé), ils constituent un véritable gîte larvaire pour le développement des moustiques, vecteurs du paludisme.

De part la complexité des modes d'occupations de l'espace dans les quartiers Ngoa-Ekéllé et Nsimeyong, des modes de vie des couches défavorisées ainsi que le niveau de vie des populations face aux traitements du paludisme, nous nous avons voulu travaillé sur « la vulnérabilité des populations au paludisme dans les bas-fonds des quartiers Ngoa-Ekéllé et Nsimeyong de l'arrondissement de Yaoundé III ». Ceci dans le but d'analyser et d'évaluer les facteurs de la vulnérabilité, leur contribution aux risques de paludismedans ces milieux.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon