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La forêt de la RDC et la problématique du réchauffement climatique: enjeux et perspectives

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par Olivier MULAMBA ZINDE
Université de Lubumbashi - Diplôme de Licence en Relations Internationales 2012
  

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3.III. CONSEQUENCES EN RDC

En ce qui concerne la RDC, l'élévation de température risque d'augmenter le nombre de canicules (grandes chaleurs) d'ici 2020. Alors que le nombre de jours de canicule est actuellement de 3 à 10 par an, rendant banale la canicule exceptionnelle de 200355(*).

Le changement de saisons est une autre conséquence néfaste pur la RDC car la pluie n'est plus abondante comme jadis dans la cuvette centrale, la température moyenne était de 15°, aujourd'hui, le service météorologique nous renseigne que la température moyenne en RDC est désormais 20°56(*).

Au Katanga les températures moyennes changent suite aux activités minières, les feux de brousse de la forêt de Miombo, la baisse de niveau d'eaux dans le fleuve Congo (variation de débit du fleuve)57(*).

Des conséquences sanitaires des phénomènes climatiques sont redoutées : « la mortalité associée à la chaleur, les vecteurs de maladies infectieuses dans diverses provinces et les allergies aux pollens aux latitudes moyennes et élevées de l'hémisphère nord » ou l'émergence ou réémergence de maladies infectieuses. Les changements climatiques pourront modifier la distribution géographique de nombreuses maladies infectieuses.

Les forêts de la RDC sont vulnérables aux sécheresses, cyclones et incendies ; pour les rendre plus résilientes au changement climatique, il faudrait un effort coordonné et multi-niveaux pour mieux utiliser les outils de conservation, avec notamment l'expansion des aires protégées, le contrôle des incendies, et l'application de la REDD (Réduction des Emissions de la Déforestation et de la Dégradation forestière, outil destiné à protéger le carbone forestier mais auquel il manque des mécanismes explicites d'amélioration de la résilience forestière. L'assainissement viendrait au secours de ces dangers que connaissent les forêts de la RDC car DUNCAN définit l'environnement comme étant un processus par lequel les personnes peuvent vivre dans un environnement plus sein.58(*)

3.IV. LES REGIONS PLUS VULNERABLES

Les plus vulnérables sont les plus touchés. Ce sont  les communautés les plus pauvres qui sont  le plus exposées aux impacts des changements climatiques, car elles disposent moins de ressources pour investir dans la prévention et l'atténuation de leurs effets59(*). Certaines des populations les plus à risque sont les paysans pratiquant l'agriculture de subsistance, les populations autochtones et celles qui vivent le long des côtes; en ceci on en tire la conclusion suivante :

Ø Petits États insulaires : Ceux-ci sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques, leur petite taille les exposant plus aux catastrophes naturelles et aux chocs extérieurs, en particulier la montée du niveau de la mer et les menaces qui pèsent sur leurs ressources en eau douce ;

Ø Afrique : cette région est aussi vulnérable aux changements climatiques et à la variabilité du climat à cause d'une pauvreté endémique, de la faiblesse de ses institutions et de catastrophes et conflits complexes60(*). La sécheresse s'est étendue et aggravée depuis les années 1970 et le Sahel et l'Afrique australe ont déjà connu un climat plus sec au cours du XXème siècle ;

Ø Antarctique : ce continent est difficile à comprendre et se prête mal aux prédictions. En dehors de la péninsule antarctique, qui se réchauffe rapidement, les températures et les chutes de neige sont restées relativement constantes sur l'ensemble du continent ces 50 dernières années61(*) ;

Ø Arctique : les températures moyennes de l'Arctique ont crû près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale. L'étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7  % par décennie et de larges superficies de l'océan arctique pourraient perdre leurs glaces pérennes d'ici la fin du XXIème siècle si les émissions humaines se situent dans la moyenne supérieure des estimations actuelles. L'Arctique a une importance particulière parce que les changements qui s'y produisent ont des répercussions planétaires à cause de sa grande réserve de glace qui risque de se fondre ;

Ø Asie : le Pays du soleil levant ; le Japon illumine le monde par son industrialisation, le continent asiatique regorge d'énormes industries qui bouleversent la climatologie. D'ici 2050, plus d'un milliard d'individus pourraient subir le contrecoup d'une diminution des ressources en eau douce, en particulier dans les grands bassins fluviaux62(*).

Ø L'Australie et la Nouvelle-Zélande63(*) Stress accru sur l'alimentation en eau et l'agriculture, modification des écosystèmes naturels, couverture neigeuse saisonnière plus mince et recul des glaciers. Au cours des dernières décennies, il y a eu des vagues de chaleur plus nombreuses, moins de périodes de gel et plus de pluie dans le nord-ouest de l'Australie et le sud-ouest de la Nouvelle-Zélande, moins de pluie dans le Sud-Est de l'Australie et le nord-est de la Nouvelle-Zélande et des sécheresses plus intenses en Australie.

Ø Amérique : les changements climatiques limiteront les ressources en eau déjà lourdement grevées par la demande croissante des secteurs agricole et industriel et des villes. L'enneigement en montagne continuera de diminuer sous les effets du réchauffement climatique alors que l'évaporation augmentera, ce qui modifiera la disponibilité saisonnière de l'eau

Les forêts tropicales de l'est de l'Amazonie, du sud et du centre du Mexique devraient céder graduellement la place à la savane. Des régions du nord-est du Brésil et la plus grande partie du nord et du centre du Mexique sont devenu plus arides tant à cause des changements climatiques que de la gestion des sols par les hommes.

Entendu que le réchauffement climatique a comme source l'activité humaine, ce dernier produit du gaz à effet de serre; analysons-en brièvement.

* 55 KASULU, V., Le processus REDD en RDC, objectifs et perspectives d'avenir de la forêt en RDC, Kinshasa, Ed. Ministériel, 2008, p50

* 56 SEBAGENZI, F., Cours de l'énergie géothermique de la RDC, L1 Géologie, faculté des sciences, 2013, p98

* 57 LUBALA TOTO RWANANZA, Cours de Volcanologie, L1 Géologie, Faculté des sciences, 2013, p56

* 58 KAKEZ KAYEB D., Cours d'hygiène-assainissement et environnement, G1 RI, UNILU, 2012-2013, p13

* 59NSHIMBA, SEYA, H., Etude floristique, écologique et phytosociologique des forêts de l'ile Mbiye à Kisangani, RDCongo, Bruelles, ULB, 2011, p79

* 60ACOT, P., op.cit., p29

* 61 DANJOU François, Environnement: les Etats-Unis et la Chine sont les deux grands pollueurs, Revue trimestrielle, Avril 2008, p30

* 62 BRIMBLECOMBE PETER, Air composition & chemistry, London, second edition cambridge environnental chemistry series N° 6, 2000,

p.27

* 63ACOT, P., op.cit., p32

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