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Comment est perçue l'insertion de l'informatique au sein des établissements par les enseignants

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par Nadia RANDRIANARIVELO
Université de Liège - Belgique - Master 2013
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Chapitre I.3 DISCUSSIONS

I.3.1 La machine ne remplace pas le papier :

Selon Puentedura, plusieurs recherches ont montré que «prendre des notes contribue plus à l'apprentissage... ». Cela peut se faire par des appareils numériques (exemple : laptop) ou sur papier. L'étudiant se souvient plus de ce qu'il a écrit que ce qu'il a lu et entendu. De plus, la lecture sur écran ne remplacera pas la lecture sur papier parce qu'elle n'est pas de même nature. Car selon Frédérique Kaplan, «La lecture est une expérience intime et solitaire. Mais les livres se souviennent et, dans certains cas, ils témoignent et offrent en différé des moments de partage. La trajectoire des livres fait leur valeur. [...] » .

Pendant les cours, les enseignants transmettent leur savoir en expliquant les leçons (il y a en qui donne des astuces) et les bons élèves ne peuvent pas s'empêcher de prendre des notes dans leur cahier ou bloc note pour mieux mémoriser. Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas besoin d'utiliser les TIC pour apprendre, seulement dans certains cas, le parc informatique de l'établissement ne serait pas en mesure de supporter certains exerciseurs utiles à certains cours. Et dans d'autres cas, les élèves reçoivent mieux l'explication de l'enseignant que celle qu'ils lisent sur internet. Mais nous reconnaissons que certaines situations mises en place dans un ordinateur ne pourraient pas se faire sur papier.

De même pour les livres imprimés, certains écrits gagnent à rester sur le papier, d'autres voient leur intérêt multiplié par leur passage sur support numérique. Avec les livres, les élèves peuvent accéder aux informations utiles à leur apprentissage seulement en le feuilletant, tandis que sur internet, ils doivent en plus de mémoriser le passage, doivent mémoriser ou noter l'adresse du site qui le contient. Là encore, nous n'écartons pas le fait que sur internet, il y a possibilité d'accéder à beaucoup plus d'informations que dans un livre imprimé. Seulement, dans un livre, les écrits restent, tandis que sur internet, ils peuvent disparaître avec le site.

I.3.2 L'informatique sert de support à l'enseignement traditionnel :

Rappelons que par l'enseignement traditionnel, l'apprentissage se fait uniquement par la transmission du savoir de l'enseignant. Et le TIC, par son intégration ne remplace pas l'enseignant, car la machine n'est qu'un outil qu'il se sert pour améliorer les apprentissages scolaires, et qui nécessite son habilité pour sa mise en oeuvre. La machine n'est donc qu'un moyen au service de son action : elle relie la connaissance de l'enseignant et l'élève. L'enseignant, fort de son expérience, est irremplaçable et seul à même d'organiser efficacement les apprentissages de chaque élève en étant le seul capable d'intégrer et d'utiliser au mieux le potentiel des outils informatiques pour des finalités pédagogiques.

Nous savons qu'internet permet d'accéder à plusieurs informations. Mais là encore, seule l'organisation mise en place par l'enseignant, du point de vue de l'intention à la recherche et à l'exploitation des réponses permettra une réelle construction des connaissances et compétences visées par les programmes de l'école. Pour ce faire, il apprend à l'élève de juger la pertinence et la fiabilité des données recueillis en l'apprenant à trier, organiser, hiérarchiser et utiliser les informations à bon escient afin d'obtenir le résultat attendu.

Selon Cathy N. Davidson, « nous ne sommes pas responsables en tant qu'éducateurs si nous ne faisons qu'enseigner avec la technologie, car il faut également enseigner à travers elle, sur elle et à cause d'elle. Nous devons faire comprendre aux enfants sa puissance, son potentiel, ses dangers, ses usages. Ce n'est pas seulement un investissement qui en vaut la peine, mais c'est un investissement qu'il serait irresponsable d'éviter60(*)»

Le but de l'intégration des TIC étant d'améliorer la qualité d'enseignement, ils servent donc de support à l'enseignement existant : la méthode traditionnelle, car l'enseignant est irremplaçable. De ce fait, il doit avoir les compétences techno-pédagogiques nécessaires pour y parvenir. Il doit repenser ses rôles, passer à des méthodes d'apprentissages profondes, faire des mis au point croissant des contenus à enseigner, utiliser les modèles d'apprentissage hybrides, accélérer la technologie intuitive, et réviser le fonctionnement de l'école. (Cf. littérature sur les degrés d'implémentation des TICE par les enseignants selon le modèle SAMR)

* 60 Davidson N. C, Now You See It: How Technology and Brain Science Will Transform Schools and Business for the 21st Century, en ligne, disponible sur www.nowyouseeit.net, consulté le 25 août 2014.

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