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Place et rôle du secteur privé dans la gestion des déchets solides dans les villes moyennes du Burkina Faso : cas de Banfora

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par Emmanuel DIAGBOUGA
Université de Ouagadougou - Licence professionnelle en génie de l'environnement 2013
  

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RECOMMANDATIONS

Pour favoriser une large émergence du secteur privé dans la gestion des déchets dans la ville de Banfora, plusieurs mesures sont nécessaires à mettre en oeuvre dont les cinq (05) points essentiels sont développés dans les paragraphes qui suivent.

1. Sur le plan institutionnel et administratif

L'efficacité du système de gestion des déchets urbains de la ville de Banfora est du ressort de la Mairie en tant que garant légal dans le cadre de la décentralisation. A cet effet, elle doit mieux organiser et structurer ce système de sorte que tous les acteurs concernés soient insérés dans les échelons qui les reviennent.

Pour ce faire, des mesures indispensables sont à prendre :

- élaboration d'un schéma directeur de gestion des déchets. Ce schéma directeur constitue un document de base et d'orientation en matière de gestion des déchets urbains ;

- élaborer des plans de gestion des décharges à créer ;

- aménager des sites de transfert pour le dépôt des ordures ;

- localiser et aménager une décharge finale ;

- adopter des cahiers de charges pour les associations de pré-collecte des OM ;

- mettre en place d'un mécanisme de suivi et d'évaluation des activités des associations de pré-collecte ;

- prendre en compte dans le plan d'urbanisme futur des sites de transfert ;

- mettre en oeuvre l'ensemble des textes élaborés par la Mairie en matière de gestion des déchets ;

- créer un cadre de concertation formel et périodique pour tous les acteurs concernés ;

- signer des contrats de prestation de service avec les structures de pré-collecte. Le contrat permet de préciser leurs tâches et responsabilités ainsi que d'évaluer le respect des engagements réciproques (Mairie et structures de pré-collecte) ;

- créer un service dédié à la propreté de la ville qui se chargera de la filière des déchets solides.

2. Sur le plan organisationnel

En matière d'organisation, la responsabilité des structures privées est engagée. Il s'agit pour elles de :

- rendre dynamique l'As-CACB qui constitue leur cadre fédératif ;

- se structurer en GIE ;

- signer des contrats avec les abonnés (ménages et institutions) [5] ;

- assurer l'encadrement technique rigoureux des équipes de pré-collecte ;

3. Sur le plan financier

En matière de finance, plusieurs défis sont à relever tant par la Mairie que par les associations de pré-collecte. Il s'agit de :

- la mise en place d'un mécanisme de recouvrement des frais mensuels d'abonnement. Ce mécanisme doit inclure un plan d'intensification de la sensibilisation des ménages et l'élaboration de fiches d'abonnement annuel [5] ;

- la mise en place par la mairie d'un fond ou à défaut appuyer les structures privées de gestion des déchets à obtenir des crédits en banque pour leurs activités ;

- l'optimisation de la stratégie de gestion des recettes.

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