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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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Chapitre 1 :

Gestion du résultat : concepts et fondement théorique

Introduction :

La gestion du résultat a fait l'objet de plusieurs investigation dans la littérature financière et comptable, c'est pour cette raison que plusieurs définition ont été attribuées à la gestion du résultat, en outre, les motivations liées à la gestion du résultat son multiples.

Dans ce premier chapitre, nous allons examiner d'une manière générale les aspects fondamentaux de la gestion du résultat. Pour en faire, nous allons tout d'abord présenter le fondement théorique de la gestion du résultat. Cette présentation sera suivie par une définition de la gestion du résultat. Par la suite, nous regardons avec plus de détails les théories explicatives de la gestion du résultat. Dans une dernière étape, nous évoquerons les motivations et les modèles de mesure de la gestion du résultat. Cette investigation va nous aider par la suite à mieux comprendre les motivations et les modèles de mesure de la gestion du résultat.

Section 1 : Le fondement théorique de la gestion du résultat

La gestion des résultats est au centre des scandales financiers des entreprises et elle est, en effet, autant importante que controversée. La gestion des résultats est un fait ayant lieu sans enfreindre les principes comptables généralement admis en violer les textes de loi, ce pendant elle est très discutée.

Dans ce qui suit, nous allons essayer de traiter le fondement théorique de la gestion du résultat. Pour ce faire, nous allons dans un première lieu présenter les différentes définitions de la gestion des résultats proposées dons la littérature suivant différents perspectives (informationnelle, opportuniste et efficiente) et en deuxième lieu nous allons en exergue les théories explicatives de la gestion du résultat.

1-1-Définition de la gestion du résultat :

La gestion des résultats été traitée en premier lieu par Watts et Zimmerman(1986) en théorie positive de la comptabilité qui a pour objectif principal d'expliquer le comportement opportuniste qui cherchent à maximiser leur utilité dans le processus de prise de décision.

Par ailleurs, Dye (1988) souligne que la gestion des résultats est « la conséquence logique d'une situation ou les dirigeants profitent une asymétrie d'information vis-à-vis des actionnaires, selon cet chercheur les dirigeants manipulent les résultats dans le but de maximiser leurs rémunérations ».

Alors que Scipper (1989) définit la gestion des résultats comme « l'intervention délibérée du dirigeant dans le processus de communication financière d'une entreprise dans le but de s'approprier des gains personnels au détriment d'autres parties ». Pour Degeorge et al (1999), la gestion du résultat correspond à «  l'explication de la direction managériale en matière de choix comptable pour influencer les résultats émis auprès des parties prenantes ».

Healy et Wahlen (1999), définissent la gestion du résultat comme « le changement d'une performance économique de la société rapportée par les insiders pour induire en erreur quelques parties prenantes ou influencer les résultats contractuels ». En se référant à la définition de Baklouti et al. (2011), Pastor et Poveda (2005) et Klibi et Matoussi (2010), la gestion des résultats est une intervention libérée dans le processus de présentation de l'information financière dont leur objectif essentiel de réaliser des gains personnels. Dés lors, la gestion des résultats est la manipulation des résultats de l'entreprise. Alors que Lambert et Sponem (2010) affirment que la gestion des résultats a été utilisée par les contrôleurs de gestion comme un instrument de légitimation dans l'organisation. Dans le même ordre d'idée, Amblard (2010) prévoit que la gestion des résultats est un élément fondamental autour du quel s'articulent le bilan et les comptes de résultat.

Une autre approche a été attribuée à la gestion des résultats. Cette approche est orienté vers la réalisation des objectifs, permettant d'augmenter la valeur de l'entreprise en diminuant le risque attaché aux flux de trésoreries futurs (Lev et Kunitzky (1974), Farrelly et al (1985), Fang (2008), Abarbanell et Lehavy (2003) et Cornett et al (2006)), Calegari (2000)) constate que les dirigeants ont exploré à influencer l'image de leur entreprise sur les marchés boursiers en gérant les accruals1(*) sans incidence fiscale (exemple : la durée de vie des immobilisations, méthode d'amortissement. En effet, la gestion des accruals touche particulièrement des règles sans différences temporelles et elle est associée à la politique de financement dans un objectif de planification fiscale, (Erickson et al. (2004) ; Boynton et al (1992) ; Guenther, (1994)). Après des études de la gestion des résultats, certains chercheurs tels que Erickson et al. (2004) concluent que les dirigeants ne préfèrent pas gérer leurs résultats au détriment d'une charge fiscale très lourde.

Neophytou et al. (2009) affirment que la gestion des résultats joue un rôle très important pour les gestionnaires des entreprises car elle est susceptible d'accroître la valeur de l'information de leurs rémunérations. A cet égard, Scott (2009) souligne que « pour une bonne gestion des résultats, les gestionnaires peuvent exercer une bonne gestion des revenus comme un mécanisme révélateur des informations privées sur les perspectives d'avenir d'une entreprise à des investisseurs ».

Plusieurs approches ont été proposées dans la littérature financière et comptable pour définir la gestion des résultats.

* 1 Les accruals discrétionnaires constituent un proxy des ajustements discrétionnaires des dirigeants des entreprises sur les charges et les produits n'ayant pas généré d'entrées ou des sorties de fonds ( Mezlani et Ellouz 2007 et klibi et Matoussi (2010).

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