WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

précédent sommaire suivant

1-1-1. Définition selon l'approche opportuniste

D'après Healy et Whalen (1999) « la gestion des résultats intervient dés lors que les dirigeants se servent de leur jugement dans le comptes et dans la structuration des transactions pour altérer en vue soit de tromper les tiers sur les performances économiques réelles de la société, soit d'influencer le résultat des dispositions contractuelles basées sur les chiffres comptables ».

La définition la plus utilisée est celle de Schipper (1989) au niveau de la perspective opportuniste qui montre que la gestion des résultats est une intervention délibérée dans le processus de présentation de l'information financière dans le but de réaliser des gains personnels.

1-1-2. Définition selon l'approche informationnelle

La théorie de signaux est la base de cette approche selon laquelle dirigeants des entreprises utilisent des pratiques comptables comme un outil de signalisation des informations privées. Xue (2003) trouve que la gestion des résultats révèle de l'information privée et fournit des informations sur la performance futures des entreprises. Il explique comment la pratique de la gestion des résultats peut signaler cette performance future d'une firme. Alors que certaines recherches tel que (Balsam et al. (2002), Janin (2000), et Dumontier et Elleuch (2002)) concluent que la gestion des résultats permettent l'amélioration de la communication financière.

1-2 Les théories explicatives de la gestion du résultat

Cette sous section a pour but de présenter le cadre théorique dans lequel se développe la problématique de la gestion du résultat En effet, plusieurs théories ont essayé d'expliquer le recours accru des dirigeants des entreprises à la discrétion managériales, nous allons nous focaliser principalement sur trois théories à savoir la théorie d'agence, la théorie des signaux et la théorie de l'efficience des marchés.

1-2-1 Théorie d'agence :

Jensen et Meckling (1976), fondateurs de la théorie de l'agence, s'inspirent à l'origine de la démarche de la Alchian et Demsetz (1972), pour définir l'entreprise comme noeud de contrats. Le modèle explicatif des structures de financement, est fondé sur les hypothèses d'asymétrie d'information. Le développement de la théorie d'agence dite aussi théorie des mandats. Cette théorie se base sur l'existence de conflit qui peut maitre, suit à la délégation du pouvoir de décision entre actionnaires et dirigeant d'une part et les conflits entre actionnaires et créanciers d'autre part.

La théorie d'agence s'intéresse à la divergence d'intérêts qui existe entre les acteurs primordiaux de la firme. Une éminente explication de la gestion du résultat autour de la liste est celui de la théorie d'agence. La théorie d'agence a été largement utilisée par les spécialistes de la comptabilité dans les trente dernières années et est l'un des paradigmes les plus importants dans l'étude de la comptabilité (Lambert, (2003)). En effet, cette théorie analyse les relations de délégations et de contrôle établies entre les différents partenaires, notamment entre les propriétaires (mandatant) et les managers (mandataires) de la firme. Elle repose sur deux hypothèses, l'une suppose que les individus cherchent à maximiser leurs utilités et l'autre postule que les individus sont susceptibles de bénéficier de l'incomplétude des contrats, (Charreaux, (1987)).

Jensen et Meckling(1976), qui ont élaboré et développé la théorie d'agence, ont défini la relation d'agence comme « un contrat par lequel un ou plusieurs personnes ont recours aux services d'une autre personne pour accomplir en leur non une tâche quelconque, ce qui va se manifester en une délégation de nature décisionnelle».

Selon Jensen et Meckling (1976) l'objectif de cette théorie est de représenter les caractéristiques des contrats optimaux entre le mandant et le mandataire. Il existe deux coûts d'agence (Jensen et Meckling (1976) et Jensen (1986). D'une part, les coûts d'agence des fonds propres entre actionnaires et dirigeants qui sont engendrés par le contrôle que les actionnaires doivent effectuer sur les dirigeants afin que ces derniers atténuent leur comportement opportuniste. D'autres parts, les coûts d'agence liés aux dettes financières entre actionnaires et créanciers, ces coûts sont générés par le contrôle exercé par les créanciers pour discipliner les actionnaires et les dirigeants.

La théorie de l'agence basée sur l'hypothèse des conflits entre les différents acteurs de l'entreprise, (Jensen et Meckling, (1976)). Elle repose sur le principe selon lequel tout individu agit dont le but de maximiser son intérêt personnel avant l'intérêt général. (Kabeward 2011) Chacun cherche la maximisation de sa propre fonction d'utilité, l'argent n'agit pas nécessairement dans l'intérêt de principal ce qui va créer par conséquent des conflits d'intérêt appelés conflits d'agence.

Puisque les objectifs du principal différent de ceux de l'agent ou le premier essaye d'augmenter la valeur de la firme contrairement au deuxième qui, son but ultime est la maximisation de ses profits en détournant les fonds de la firme, ceci pousse les différents partenaires de la firme à mettre en place des mécanismes de contrôle associés à des coûts appelés coûts d'agence. Ce pendant, la théorie d'agence serve à expliquer les modes de résolution de ces conflits d'agence, soit à proposer des mécanismes qui permettent de réduire le coût de ces conflits, Charreaux et al (1987).

1-2-1-2 Coûts d'agence

· Les coûts de surveillance et de contrôle :

Ces coût sont supportées par le mandatant s'assurer que le mandataire opère dans le sens de ses intérêts. L'objectif de ces coûts est de limiter l'opportunisme de ces mandataires. Ils comprennent les coûts liés au contrôle, gestion d'information, et l'incitation à mettre en place pour s'assures d'une bonne communication de l'information.

· Les coûts d'obligation :

L'agent supporte volontairement ces coûts pour justifier la qualité de ses décisions et convaincre le principal qui est entrain d'opérer en sa faveur. Ces coûts sont donc supportés par l'agent pour s'assurer de la bonne exécution du monda.

Gabbrie et Jacquier (2001)2(*) définirent les coûts d'obligation comme «  les coûts d'engagement résultent de la rédaction par la firme de rapports financiers et de la réalisation d'audits par des experts extérieurs à la firme ».

· La perte résiduelle ou les coûts d'opportunité :

Cette perte est causée par l'impossibilité d'exercer un contrôle total des activités l'agent. En effet, c'est un coût d'opportunité et non pas une dépense réelle .Elle correspond à la différence entre le résultat de l'action de l'agent pour le principal et ce qu'aurait donné un comportement conduisant à une maximisation effective de bien être du principal, (Jensen (1986), Kaplan (1989), Lehn et Poulsen (1989), Aghion et Bolton (1992), Denis et Denis (1994).

1-2-1-2 Résolution coûts d'agence

Une firme ou l'environnement est caractérisé par une asymétrie informationnelle et par une divergence d'intérêt entre ses partenaires va être à l'origine d'un comportement opportuniste de la part du dirigeant qui va le motiver à manipuler les résultats en jouant sur les chiffres comptables de la firme. Donc, le résultat publié par la suite va être lié à la stratégie et aux objectifs de ce dirigeant étant donné ses pouvoirs discrétionnaires, Draief (2010).

L'endettement joue un rôle important pour les actionnaires car il constitue un outil pour permettant de réduire les coûts d'agence. Généralement, les dirigeants qui ne détiennent pas des parts de capital ont intérêt qui diverge de l'objectif de maximisation de la valeur de l'entreprise recherché par les actionnaires. Par conséquent, les dirigeants préfèrent d'investissement les free Cash flaw3(*). Dans ce cadre, l'augmentation de la dette oblige les dirigeants à distribuer les cash flaw libre aux créanciers, par la suite, les charges des dettes augmentent à réduire les coûts d'agence des fonds propres, (Kabeward (2011)).

L'étude de la gestion du résultat repose sur le fait que l'incomplétude des contrats entre les différents acteurs de la firme va motiver les dirigeants pour bénéficier de ces failles et manipuler par suite les chiffres comptables et particulièrement le résultat comptable .Par conséquent, la crédibilité de l'information et du résultat publié vont être remis en cause. Dans ce cadre, Watts et Zimmerman (1990) ont argumenté une association négative entre la manipulation comptable et la pertinence de l'information. De leur part, Stolowy et Breton (2003) ont conclu que la gestion du résultat réduit le contenu informatif des résultats.

* 2 Gabrie .H et Jacquier,(2001)., « les théories de l'entreprise : l'approche institutionnelle ». Economica, Paris.

* 3 C'est l'excédent monétaire restant à la disposition du dirigeant après avoir financier tous les projets considères comme rentable tout leurs réputation, leurs salaire, leurs dépenses sont liées à la croissance de la taille de la firme.

précédent sommaire suivant