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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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1-2-2 Théorie des signaux :

Cette théorie issue essentiellement des cherches de Ross (1977) et Leland et Pyle (1977), elle est fondée sur l'hypothèse de l'asymétrie d'information entre le dirigeant les autres parties prenantes de la firme et du marché du capitaux. En d'autres termes, les différents acteurs sur le marché ne disposent des informations privées sur les perspectives d'avenir de la firme tel que les opportunités d'investissement. Selon cette théorie, certains choix effectués par les ménages peuvent être interprétés comme des signaux révélant de l'information aux utilisateurs en dehors de l'entreprise.

En fait, cette théorie suppose que les managers vont communiquer les informations privées dont ils disposent par le biais de signaux dans le but d'une part de changer les avis des utilisateurs externes et leur donner confiance que la firme est en bonne situation financière, pour gagner leur confiance et obtenir de bonnes conditions de financement et d'autre part pour que ces investisseurs puissent évaluer les titres et construire leur portefeuilles titres.

Raffournier (1990) affirme que « si les dirigeants possèdent une information inconnue sur le marché et susceptible d'avoir un effet positif sur le cours de l'action, il est dans leur intérêt, dans la mesures ou leur situation personnelle est liée à la valeur de la firme, de l'indiquer au marché».

Cette théorie participe à l'amélioration du fonctionnement du marché financier puisqu'elle sert à réduire l'asymétrie d'information et à améliorer les transactions entre la firme et les investisseurs. Cette théorie essaye d'expliquer ce qui motive les managers à rendre publique une information facultative ou à opter pour cacher cette information et, justifier d'un autre coté le fait de prendre un tel choix comptable par le manager de manière à arriver à produire une information pertinente pour les investisseurs.

Les états financiers fournis par le manager vont exposer le maximum d'informations avantageuses sur le marché, et en particulier le résultat net représente la source d'information la plus demandée par différents utilisateurs sur le marché car elle leur indique la performance de l'entreprise, sa rentabilité et les opportunités de croissance futurs. Dans le cadre de signalisation, les dirigeants ont recours à la gestion du résultat pour communiquer aux investisseurs des informations privées sur les perspectives d'avenir de leur firme. Elle est donc placée dans un contexte de communication qui permet d'aider les partenaires de la firme (créanciers, analystes....) à mieux évaluer la firme. Donc l'objectif de manipulation des résultats dans ce contexte est de signaler quelques informations privées aux investisseurs sur la performance future de la firme.

Dans ce cadre, les résultats de l'étude de Xue (2003) prouvent que sous l'hypothèse de signalisation, la gestion du résultat pour dépasser les seuils peut être un outil de signalisation par les gestionnaires qui transmettre de l'information privée concernant le rendement futur de l'entreprise ce qui va les aider dans la réduction d'asymétrie d'information. De leur part, Gul et al (2000) stipulent que les managers des firmes présentant d'importantes opportunités d'investissements, ont recours à la gestion du résultat afin de signaler la croissance future de la firme. Par ailleurs, Nawaeze (2002) a montre que les entreprises relativement performant tentent de publier des niveaux d'accruals à la hausse dans le but de communiquer aux investisseurs des opportunités de croissance future et aussi pour se distinguer par rapport aux entreprises les moins performantes.

Dans un autre contexte, Eng et Nabar (2007) ont étudié les divulgation par les créances douteuses par la banque des Hong Kong, la Malaisie et Singapour pour la période 1993 à 2000 ,ils ont conclu que les provisions pour créances douteuses inattendues sont positivement corrélées aux rendements boursiers des banques et flux de trésorerie futurs ce qui affirme que les dirigeants des banques asiatiques augmentent les provisions pour créances douteuses d'une part, pour signaler la bonne situation financière de la firme, et d'autre part, les investisseurs vont offrir des prix d'achat d'actions bancaires quand les provisions inattendues sont positives.

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