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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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1-2-3 Théorie de l'efficience des marchés :

L'hypothèse de l'efficience des marchés représente depuis les années soixante dix, hypothèse fondamentale de la finance (Fama (1970)). Pour qu'un marché soit efficient, les prix doivent constituer des signaux crédibles pour différent secteurs sur ce marché pour qu'ils prennent leurs décisions (d'achat, de vente, ou de maintien) de façon rationnelle.

Selon cette théorie Fama (1970) souligne qu'il s'agit «d'une situation ou les prix des actifs financiers incorporent pleinement toute l'information disponible au moment de l'évaluation de façon à ce que l'opportunité de gagner un bénéfice extraordinaire provienne uniquement de l'information privée ».On distingue trois niveaux d'efficience informationnelle 

Ø L'efficience faible : le prix sur le marché reflète toutes les informations contenues dans les cours passés.

Ø L'efficience semi-faible : le prix compte toutes les informations publiques (les analyses publiées dans les journaux, la communication financière), les cours passés font partie de l'information publique.

Ø L'efficience forte : Toute information, quelque soit publique ou privée, est intégrée dans le prix des titres. Dans ce type d'efficience, trois catégories d'acteurs sur le marché peuvent posséder l'information privilégiée, se sont les dirigeants qui disposent d'informations sur leurs propres entreprises ; les intermédiaires sur le marché financier et les gestionnaires professionnels de portefeuilles.

Conformément à l'hypothèse de l'efficience, les prix des actifs financier (actions, obligation) sont égaux à leurs valeurs fondamentales, soit parce que les investisseurs sont rationnels, soit à couse des arbitrages qui ont pour but de faire disparaitre toute anomalie de prix. Donc les investisseurs qualifiés de rationnels seront conscients du fait que les dirigeants gèrent les résultats et sur la base de ceci ils prennent leurs décisions.

Si on suppose que le marché est efficient, les dirigeants n'ont pas des raisons pour gérer les résultats car les investisseurs sont conscients que les dirigeants manipulent les résultats soit à la hausse ou à la baisse, et peuvent alors détecter les manipulations opportunistes et baisser par la suite la valeur boursière de la firme. Dans ce cadre, Warfield et al (1995) ainsi que Swift et al (1993) ont trouvé une association négative entre la gestion de résultats et les rendements boursiers. Jadlaoui et Hallara (2013) affirment que « les manipulations purement comptables entraînent des déformations ou des distorsions de la réalité et que l'efficience des marchés financiers stipule que ces manipulations n'ont aucune influence sur les cours boursiers ».

Mais si le marché n'est pas efficient ou le comportement des investisseurs est qualifié par la fixation fonctionnelle, on va alors observer des pratiques de gestion du résultat. L'hypothèse de la fixation fonctionnelle stipule que les investisseurs sont incapables de saisir les effets des donnes comptables sur le mouvement futur de la trésorerie et se fixent sur les chiffres affichés. Ainsi le marché peut être trompé par manipulations comptables.

Dans ce contexte, Sloan (1996) argumente que ces investisseurs n'accordent aucune importance au composante discrétionnaire du résultat, ils ne s'intéressent qu'aux résultats tels qu'ils sont publiés sans tenir compte des manipulations faites par les dirigeants sur ces derniers donc ils seront trompés facilement par la gestion du résultat.

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