WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

précédent sommaire suivant

2-2-3 Analyse et interprétation des résultats du notre modèle générale
Tableau 8 : Résultat d'estimation de notre étude

Variable

Signe prévu

Coefficient

P-values

ST

+

0.0363

0.000***

AD

-

-0.0293

0.049**

OC

+

-0.0117

0.120

ROA

-

0.1081

0.000***

TA

 

-0.0011

0.219

RO

 

0.2517

0.527

Constante

 

0.0426

0.002***

R2

 

0.0952

 

R2ajusté

 

0.0656

 

Wald chi2(6)

 

38.92

 

Significativité

 

0.000***

 
 
 

*Significatif au seuil de 10%, ** Significatif au seuil de 5%, *** Significatif au seuil de 1%.

En vue de répondre à notre problématique de recherche et de vérifier les hypothèses avancées. Rappelons qu'en se basant sur les arguments théoriques présentés dans la revue de la littérature, nous prétendons d'une part que le niveau d'endettement (ST) et la rentabilité de la firme (ROA) affecte positivement le coût de la dette, et d'autre part que la gestion des résultats ainsi que l'opportunité de croissance (OC) ont un impact positif sur le coût de la dette.

· Test de Hausman

Le test de Hausman (1978) permet de distinguer entre la modèle à effet aléatoire ou à effet fixe. Dans ce cas, il existe deux cas possibles :

-Si le résultat affiche une plus-value supérieure à 5% : le modèle est à effets aléatoires. -Si le résultat affiche une plus-value inferieur à 5% : le modèle est à effets fixes.

Tableau 9 : Test de Hausman pour le modèle de notre étude

Test de chi2

0.000

Plus-value

1.000

Modèle de spécification

Modèle à effet aléatoire

Estimateur

Between

Le résultat du Test de Hausman affiche un Plus-value de valeur égale 1.000 qui est supérieur à 5%. Par conséquent nous avons conclure que notre modèle est un modèle à effets aléatoires (estimateurs Between ).

v Test hypothèse relative à la relation entre la gestion du résultat et le coût de la dette

D'après le tableau 9, la variable gestion du résultat a un coefficient négative de valeur (-0.02933511) et statiquement significatif (4.9%) au niveau du 5%, cela implique l'existence d'une relation négatif entre la gestion du résultat et le coût dette. Ce pendant, nos résultats confirment au travaux du divers chercheurs tel que (Cassar et al (2008), Subarmanyam et Zhang (2010), Takasu (2012) et Li et Richie (2009)) qui ont souligné qu'il ya une relation négative entre la gestion du résultat et le coût de la dette, en effet le but informationnel du gestion du résultat permettant du diminué le coût de la dette. Par ailleurs, nos résultats sont contredisent ceux de Draief et Chouaya (2012), Draief (2010) et Subramanyam (1996). De ce fait, ce courant de recherche met en exergue l'effet positif des accruals discrétionnaires sur le coût de la dette. Par conséquent nos résultats permettent de valider notre première hypothèse de base qui affirme que la gestion de résultats affecte négativement le cout de la dette.

v Test hypothèse relative à la relation entre le niveau d'endettement et le coût de la dette

Notre étude de régression a montré que le niveau d'endettement exerce un effet positif sur le coût la dette d'une valeur égale (0.0363318) avec un niveau de significativité de (0.00%) qui est fortement significative à 1%. Toutefois, nos résultats sont en accord avec ceux de Draief(2010), Tondeur (2002) et Draief et Chouaya (2012). Ainsi, ce courant indique, le niveau d'endettement à un impact positif sur le coût de la dette. Ce résultat peut être explique par le fait que les entreprises qui ont des dettes très élevés présentent des coûts d'endettements tés importants, dans ce cas les créanciers exigent une prime de risque très élevée lorsque la firme est trop endettée afin de se prémunir contre le risque de non remboursement de ces dettes. Par contre, nos résultats ne sont pas confirmés aux études de Zorgui (2009) qui mettent en évidence un effet négatif du ratio d'endettement sur le coût de la dette. D'ou nos résultats nous permettons de valider notre deuxième hypothèse qui avance l'existante d'une relation entre le niveau d'endettement et le coût de la dette.

A la lumière de la relation qui reliée le niveau d'endettement au coût de la dette, il est important de mettre en évidence sur l'effet des différentes déterminants de ce dernier (niveau d'endettement) sur le coût d'endettement.

v Test hypothèse relative à la relation entre la rentabilité de la firme et le coût de la dette

La variable rentabilité de la firme et associée positivement au coût la dette (0.10813) avec un niveau de significativité (0.00%) de 1%. Ainsi, nos résultats confirment plusieurs courant de recherche comme (Chen et Jian (2006) Piot et Missonier (2007) et Fields et all (2011)). Ce courant de recherche souligne que la rentabilité de la firme affecte positivent le coût de la dette, cela indique que l'entreprise la plus rentable a une grande stabilité des flux de trésorerie, d'ou elle bénéficier d'un faible coût de la dette. De même, Zulkufly (2013) note l'existence association positive et statiquement significatif entre la rentabilité de la firme et le coût de la dette. Ces résultats correspondent à nos attentes et fournissent une confirmation de notre hypothèse (H3), dans la mesure où la rentabilité de la firme a une relation avec le coût de la dette.

v Test hypothèse relative à la relation entre les opportunités de croissance (OC) et le coût de la dette

L'analyse de l'opportunité de croissance indique que celle-ci est négativement corrélé (-0.0117403) est statiquement non significatif (12%) ni à 1%, ni à 5% et ni à10% liée au coût de la dette. Nos résultats contredisent certains chercheurs telles que, (Chen (2002), Draief (2010) et Draief et Chou (2012) trouvent que l'opportunité de croissance affecte positivement le coût de la dette. Ces chercheurs ont montré que cette relation est expliquée par l'effet que les entreprises qui ont des grandes opportunités de croissance ont des coûts d'endettements trop élevé. Ainsi, cela confirme l'idée que les entreprises en croissance sont plus confronté aux problèmes des substituions des actifs et de sous investissement. Dans cette situation les créanciers préfèrent recours à la politique des prêts. A la lumière de nos résultats nous avons conclu que notre hypothèse(H4) n'est pas confirmée et ne permette pas de mettre en évidence d'une relation entre les opportunités de croissance et le coût de la dette.

Concernant les variables du contrôle du notre recherche, nous avons constaté d'après le tableau ci -dessus que la taille de la firme a un coefficient négative de (-0.0011152) et non significatif (21.9%) au seuil de 10%. Cela stipule l'absence d'une relation entre la taille de l'entreprise et le coût la dette. Nos résultats sont en accords ceux de (Mansi et Maxwell (2004) et Chen et Jian (2006)) qui montrent la taille de la firme affecte négativement le coût la dette. Cela est justifié par l'effet que les entreprises des grandes tailles procurent moins des coûts aux niveaux de ces dettes. S'agissant de la variable ration de structure (RO), les résultats relèvent une relation positive (0.2517231) et non significatif (52.7%) entre cette variable et le coût de la dette.

Le tableau 9 reprend les résultats de régression de notre modèle en incluant les tests de significativité globale. Le modèle est globalement significatif de valeur (0.00) au seuil de 1%. Les valeurs des R2 sont égales à 0.0952, ce qui montre que notre modèle a un pouvoir explicatif important avec d'une valeur Wald chi2(6) égale 38.92.

précédent sommaire suivant