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Le management des professionnels d'un établissement d'accueil pour personnes à¢gées : intérêts et limites des méthodes spécifiques au coaching.

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par Christelle JUSTES
UPEC - Université Paris Est Créteil - Master : Intervention et Développent social parcours Direction d?établissement et de services pour personnes âgées  2016
  

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C :LA RECONNAISSANCE DU DON

L'auteur explique que l'entreprise ne peut reconnaître ce fonctionnement car il irait à l'encontre de l'idée du management et de la rationalisation du travail.

IL précise: « la solution retenue par l'entreprise, c'est alors d'accepter ces « cadeaux » mais sans célébrer leur réception, de les prendre sans reconnaître explicitement leur valeur et, surtout, de transformer ces manifestations de liberté en obligation ».(page 9)

J'ai fait l'expérience de l'entreprise qui fige chaque action et chaque pensée dans une procédure. Le collaborateur n'a plus à réfléchir. Et, à chaque « dérapage » l'entreprise reproche à ses salariés de ne pas être plus coopératif, ce comportement devant être un dû pour l'entreprise. La coopération et le don ne sont effectivement pas pris en compte comme un cadeau mais comme un dû.

On retrouve le paradoxe décrit par Norbert Alter: on suit les procédures sans réfléchir / on doit donner de soi et coopérer.

Le don est un acte libre, volontaire et non obligatoire, nous précise Norbert Alter. Comment alors exiger d'un individu un acte libre? C'est pour cela que Norbert Alter annonce qu'il est préférable de développer la coopération qui existe déjà dans l'entreprise, plutôt que de créer des procédures de coordination tel que « boite à idées pour innovation », « séminaires pour favorise l'esprit d'équipe, etc... »

Il présuppose alors que l'entreprise doit accepter les échanges sociaux et le vivre comme un investissement, et non une perte de temps, et qu'il faut savoir célébrer les dons et les sacrifices faits par les salariés à l'entreprise, en faisant preuve de gratitude.

D. LE LIEN SOCIAL

Norbert Alter a construit son développement de la façon suivante:

Il nous apprend que le don n'est pas gratuit, il crée un lien social. Ce lien social permet de compter sur l'autre pour soi.

Le don en entreprise peut être de donner une information qui fait avancer son collègue, le contre don peut être un sourire, un café, un échange d'information, ou autre. Il n'y a pas de délai à tenir. Le « rendre » s'apparente à la reconnaissance du contre don, la gratitude. Cela signifie que chacun est d'accord pour coopérer.

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Il donne d'ailleurs un autre exemple de don et de contre don entre un collaborateur cadre et sa direction: le cadre donne plus à son directeur, au niveau de son temps ou d'actions à entreprendre ou de solutions pour son entreprise (don) et, en contre partie, le directeur lui confie des « secrets » sur ce qui s'est dit en comité de direction ou sur ce qu'il pense réellement de l'organisation imposée, etc... (contre don). Ces échanges créent la coopération.

Il met également en avant le choix de l'affectif dans la relation, l'individu cherche avant tout à coopérer avec quelqu'un qu'il apprécie pour éviter la « froideur » de la coopération.

Il explique bien que l'échange affectif n'est pas forcément un échange entre amis, ce n'est pas un échange affectueux. Ces échanges conventionnels n'empêchent en rien la sincérité.

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote