WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Activité économique informelle dans le 7ème arrondissement de Cotonou. Cas de la restauration populaire.

( Télécharger le fichier original )
par Kouessi Fabrice & Kossi Auriol METONOU & NOBIME
Université d'Abomey-Calavi - Licence 2016
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

CHAPITRE I : Cadre théorique et approche méthodologique

Il s'articule autour de la problématique, des hypothèses et objectifs de recherches, et de l'approche méthodologique.

1-1 Cadre théorique

Il se présente comme suit : 1-1-1 Problématique

Le secteur informel est, un ensemble d'unités économiques produisant des biens et des services, en vue de créer principalement des emplois et des revenus (commission de l'économie et des finances, 2011). Cette situation a pris de l'ampleur dans de nombreuses villes africaines ces dernières années, et est due au fait que, les emplois dans le secteur formel sont souvent difficile d'accès pour des personnes non qualifiées.

En Afrique le secteur informel a pris une importance telle que la Banque Mondiale et le FMI dans le rapport sur le secteur informel en 2006 ; ont pris la résolution de l'encourager et dorénavant d'insérer ses activités dans les stratégies de développement du continent. Les résultats de l'Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages (EMICoV) 2006-2007 indiquent qu'au Bénin, 95% de la population active relève du secteur informel dans des proportions de 93% des hommes et 98% des femmes. Les emplois occupés sont souvent les métiers tels que : le commerce, l'artisanat, le transport, l'agriculture la restauration, etc.

Le secteur informel alimentaire ou restauration de rue ou encore restauration populaire tend à intégrer dans sa clientèle des individus issus des différentes couches sociales visant différents objectifs : quête d'une bonne cuisine africaine, nécessité de manger hors de chez soi, soucis de paraître avec des amis, rapport qualité prix, etc.

En effet l'expansion des villes africaines et les changements de mode d'alimentations dus à l'activité des populations ont accru ces dernières années, une prolifération des aliments de rue (TOYI, 2002).

11

La restauration populaire est un fait de rue qui touche toutes les couches de la société ; elle est d'une importance socio-économique capitale tant pour les restaurateurs ainsi que la clientèle. En raison d'un développement économique fragilisé par différents facteurs ce secteur tient une place de plus en plus importante dans l'économie de nombreux pays africains (FAO, 2005).

S'il est indéniable que cette activité économique prépondérante en milieu urbain, absorbe une part importante de la production locale d'aliment, ce secteur pose cependant d'importants problèmes sanitaires et environnementaux car les mets sont mis en consommation dans un environnement insalubre à ciel ouvert et dont les conditions de conservation des denrées laissent à désirer. A cet effet ; VIHOUN (2002) dans l'étude des problèmes alimentaires dans les établissements de préparation de mets collectifs au campus universitaire d'Abomey-Calai a montré que l'hygiène alimentaire et vestimentaires des vendeurs, les conditions de préparations et de conservations portent préjudice à la qualité hygiénique des mets .Or la non application des mesures d'hygiènes et de salubrité confronte la population à de nombreux risques sanitaires. Selon OKE (2001), les aliments vendus aux bords des rues de Porto-Novo et d'Avrankou sont impropres à la consommation. Les charges bactériologiques qu'ils contiennent sont très élevées par rapport aux normes prescrites par l'OMS. A Porto-Novo, des germes aérobies mésophiles sont présents dans certains aliments vendus aux bords des voies à concentrations qui varient entre 5,5.103UFC/g à 1,6.103UFC/g (TOSSAVI, 2009).

De même, des maladies d'origine alimentaire ont été relevées chez les élèves des établissements scolaires sans cantine (KPONDEHOU et DADJO, 2005). L'environnement dans lequel se trouvaient les aliments vendus par les acteurs desdits établissements est insalubre.

Par ailleurs, d'autres aspects relatifs aux eaux polluées, aux mouches et à l'environnement de production, de manipulation, et de distribution de ces aliments constituent des risques de maladies d'origines alimentaires telles que la dysenterie bacillaire, la shigellose, la fièvre typhoïde et le cholera. Ces maladies ont un caractère dangereux voir même mortel (HATANGIMANANT, 2008).

12

Face à ces nombreux faits, plusieurs interrogations se dégagent :

- pourquoi la majorité des citadins consomme ces repas ?

- comment se présentent les conditions de préparations et de ventes de ces aliments ?

- quels sont les risques sanitaires auxquels sont exposés les consommateurs de la restauration populaire ?

C'est dans le but de répondre à ces interrogations que le sujet <<activités économiques informelles : cas de la restauration populaire dans le 7ème arrondissement de Cotonou>> a été choisi.

1-1-1-1 Hypothèses

Cette étude se fonde sur différentes hypothèses :

V' la restauration populaire joue un important rôle socio-économique dans la vie de la population du 7earrondissement de Cotonou ;

V' la préparation et la vente des aliments de rue se font dans des conditions d'hygiène douteuses ;

V' la consommation des aliments de rue peut engendrer des maladies.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld