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Productivité et performance financière de la coopérative d'épargne et de crédit pour l'entraide et l'appui au développement.

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par Etienne AMANI
Université de Goma - Licence en Sciences de Gestion 2010
  

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I.2. THEORIES SUR LES CREDITS

Le crédit peut être défini comme étant la mise à disposition effective d'un bien ou d'un pouvoir d'achat contre promesse de remboursement dans un certain délai, le plus souvent avec rémunération du service rendu et du risque encouru14(*). Dans ces conditions, le crédit doit répondre à une double contrainte à savoir la viabilité de l'institution et la rentabilité du projet pour lequel il a été accordé.

Ainsi, le lexique d'économie précise que le crédit est un acte de confiance se traduisant par un prêt en nature ou en espèces consenti en contre partie d'une promesse de remboursement dans un délai généralement connu à l'avance15(*).

Etymologiquement, crédit signifie faire confiance ou avoir confiance ou croire. (Du latin credere et creditum = cru). Crédit implique donc une réputation de solvabilité, ce qui permet de retrouver le sens de l'adage : « on ne prête qu'aux riches », qui veut dire ; on ne prête qu'à ce qui pourra rembourser.

La commission européenne l'a défini aussi de sa manière : « le crédit, surtout sous forme monétaire, peut être défini comme une anticipation d'un revenu espéré à plus ou moins longue échéance ». Le plus souvent, il n'y a que peu de rapport entre l'utilisation de cette anticipation, l'objet du crédit et l'origine du revenu permettant le remboursement. C'est ainsi qu'on parle souvent du caractère fongible de crédit. C'est-à-dire qu'il est difficile d'affecter directement un emploi à la ressource qui constitue un crédit16(*).

Selon la théorie de l'intermédiation financière, le crédit est considéré comme étant un produit du processus de cette intermédiation. Il permet de rendre disponible en temps opportun un surplus de liquidité ou d'augmenter le pouvoir d'achat des paysans pour leurs besoins agricoles et non agricoles17(*).

De ce fait, le crédit bancaire repose sur la confiance qu'inspirent les entreprises (ou particulier) bénéficiaires de ce crédit aux banques ou aux institutions financières. Les institutions financières se contentent des simples appréciations subjectives au moment de la substitution du crédit18(*).

L'origine et la nature des capitaux peuvent se heurter à des conséquences graves d'insolvabilité envers les débiteurs, de trésorerie d'où, il est souhaitable voire nécessaire de mobiliser une fraction importante de la masse monétaire au sein d'un institution financière pour permettre de faire face à des demandes des retraits imprévues de la part des déposants. C'est ainsi que Laurence SCIALON, dit que la banque procure une assurance de liquidité en effectuant une transformation des échéances. C'est-à-dire qu'elle émet des dettes plus liquides que ses actifs19(*).

Pour faire face au risque de perte et au danger d'immobilisation, les banques avaient élaboré une technique complexe20(*) :

- Donner aux crédits un support économique en les rapprochant autant que possible des opérations industrielles ou commerciales. Pour garantir le remboursement et provoquer le fait de leur dénouement ;

- Conférer à ces crédits une possibilité de mobilisation en les incorporant dans un titre transmissible. Que cette technique soit appliquée ou non, les décisions de la banque sur l'octroi d'un crédit est toujours lié à l'examen de la situation générale de l'entreprise (ou individu) qui le sollicite.

Pour HUTIN H.21(*), amené à prendre part à une opération de crédit, il est indispensable pour le banquier de prendre des précautions suffisantes pour réduire son risque.

L'examen du risque est habituellement conduit autour de cinq points, une place privilégiée étant accordée à la structure financière :

1) La structure financière de l'entreprise permet de mettre en évidence sa capacité à générer du profit et donc à faire face à ses engagements sans trop des difficultés ;

2) Le fonctionnement du compte met en évidence les « mouvements » d'affaires entretenu dans la relation entreprise-banque, notamment la définition des pourcentages d'utilisation des crédits risqués et non risqués par l'entreprise.

3) Les garanties bancaires

A la différence des entreprises qui peuvent recourir à l'assurance-crédit, la loi oblige la banque à conserver à sa charge le risque de non-paiement de ses clients. Autrement dit, la banque ne peut pas se faire assurer contre le risque de perte. C'est là une raison qui justifie la prise des garanties par les organismes distributeurs des crédits.

La valeur de la garantie doit être proportionnelle au risque couru par la banque. Les formalités nécessaires à la prise de garantie sont accomplies par le banquier.

Les garanties ou sûretés sont classées en deux catégories :

a) Les sûretés personnelles qui consistent pour les créanciers à recevoir l'engagement d'une ou plusieurs autres personnes de garantir la même dette. Cette ou ces personnes s'engagent à honorer les obligations du débiteur principal si à l'échéance celui-ci ne venait pas exécuter ses engagements.

Exemple : Le cautionnement et l'aval,...

b) Sûretés réelles qui consistent à l'affectation d'un bien pour garantir une créance. Ex : Nantissement et hypothèque,...

4) Les facteurs humains

L'aspect humain du crédit porte sur l'appréciation de la compétence des dirigeants ainsi que leur moralité commerciale. La confiance étant à la base des relations entreprise-banque.

I.2.1. Encadrement du crédit

L'encadrement du crédit est une technique de politique monétaire consistant à contrôler la progression du crédit distribué par les banques. Cette limitation, décidée par voie réglementaire est considérée comme très efficace car elle s'attaque à la source même de la création monétaire. La distribution du crédit. C'est dans cette optique que MABI MULUMBA dit que le processus de création et de disparition de la monnaie se réalise par le truchement soit des opérations sur or ou devises, soit d'opérations de crédit22(*). Le rapport annuel 2003 -2004 de la BCC souligne que les instruments usuels dans le domaine de la réglementation du crédit en RDC sont :

· Le taux d'intérêt ;

· Réserve obligatoire ;

· Capacité de financement ;

· Etc.

* 14 BOUDINOT et FRABOT, Technique et pratiques bancaires, 4ème édition, Sirey, 1978

* 15 Selim A. et Albertini J.M, Lexique d'économie, 7ème édition, Dalloz, Paris, 2002, P.198 - 199.

* 16 Rapport de la commission européenne, Micro finance, orientation méthodologique, 2ème édition, Rogique, Luxembourg, 2000, p.121

* 17 OSSENI INOUSSA A., Problématique de la performance financière des IMF au Bénin, Master en gestion des projets, fondation universitaire de mercure, Belgique, 2009

* 18 NGENDAHIMANA UHAWEMUNGU, Gestion des créances dans une institution financière non bancaire, Mémoire Inédit, UAGO, 2007, P8

* 19 SCIALON L., Economie Bancaire, La découverte, Paris, 2007, p.44

* 20 ARDENT H., Technique de la banque, PUF, Paris, 1999, P40-41.

* 21 HUTINH., Toute la finance, 3ème édition, éd. d'organisation, Paris, 2007, p440-445.

* 22 MABI MULUMBA, Théorie monétaire, UNAZA

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