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Incidence de la politique monétaire sur la croissance en république démocratique du Congo de 2003 à  2018.


par Shadrack Mashala
Université de Lubumbashi - Licence en économiie monétaire 2019
  

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B. LA THEORIE KEYNESIENNE

1°) Les principes de l'action par la monnaie :

J.M Keynes (1923) a montré les limites de la loi des débouchés. Il aexpliqué que si les individus thésaurisent l'argent gagné afin d'attendre de meilleures occasions(dans ce cas, la monnaie est recherchée pour elle-même), toutel'offre ne pourra pas être écoulée. Ce qui mènera à unesurproduction donc la monnaie est d'après lui active.Selon la conception keynésienne le mouvement spontané desmarchés, le jeu libre des comportements privés conduisent à unesituation d'équilibre macroéconomique qui, sauf exception, n'aaucune raison d'assurer le plein emploi de la main d'oeuvre. Il y'aéquilibre de sous-emploi lorsque l'équilibre de l'offre et de lademande globales sur le marché des biens est associé à un excèdentd'offre sur le marché du travail : le niveau de production estinsuffisant pour assurer le plein emploi. En sens inverse, il y'aéquilibre de suremploi lorsque la totalité de la main d'oeuvre estemployée mais la production réalisée est insuffisante pour satisfairetoute la demande. Le rôle dévolu à la politique économique est alorsfacile à définir : il doit consister en une interventioncontracyclique : relance en situation de sous-emploi et stabilisationen situation de plein emploi inflationniste. Dans cette actionrégulatrice du niveau d'activité, la monnaie est appelée à jouer unrôle.

La régulation conjoncturelle par la monnaie présente plusieurscaractéristiques: Elle est en premier lieu faite d'interventionsdiscrétionnaires, et écarte toute idée de permanence, oud'automaticité. Elle est, en second lieu pragmatique et flexible. Elleest enfin mise en concurrence, pour atteindre l'objectif fixé, avec l'autre grande politique budgétaire. Selon les circonstances, l'actionpar la monnaie peut être jugée la meilleure pour stimuler (oufreiner) le mouvement de l'économie. Si l'action par le budget estpréférable, la politique monétaire doit être accommodante. Plusfréquemment la politique économique recherche un dosage adéquatde ces deux politiques : le «POLICY MIX ».

Les mécanismes qui sous-tendent le jeu de la politique monétairesont les suivants :

o D'une part, il est pleinement reconnu que la monnaie peut exercer des effets réels, ce qui constitue une remise en cause de la théorie quantitative.

o D'autre part, le taux d'intérêt joue un rôle central dans la conduite de la politique économique, et ce, en faisant varier la quantité de monnaie disponible, les autorités peuvent corriger les variations du taux d'intérêt qu'elles jugent indésirables. Un accroissement de la quantité de monnaie est de nature à satisfaire la préférence pour la liquidité des agents, et est donc, toute chose égale par ailleurs, un facteur de baisse du taux d'intérêt. Cette baisse peut, d'autre part, favoriser l'activité réelle. Les canaux de transmission de la politique monétaire « c'est à dire les voies par lesquelles la politique monétaire influe sur le niveau et/ou la structure de la demande et de l'offre et par là sur les objectifs finaux de la politique économique », reposent principalement sur le taux d'intérêt.Celui-ci exprime le choix entre détention de monnaie et placement financier, et conditionne ainsi la substitution entre la monnaie et les titres.Mais surtout, le taux d'intérêt influence le coût du capital et agit sur la décision d'investir :un bas taux d'intérêt a pour effet de rendre viable un plus grand nombre de projets d'investissement, dès lors que ceux-ci sont décidés en comparant le taux de rendement interne et le taux d'intérêt ambiant. Et par le jeu du multiplicateur de dépenses, ces investissements supplémentaires accroissent le revenu global. C'est l'ensemble de ses relations que le modèle IS-LM formalise.

2°)La politique monétaire dans le cadre du modèle IS-LM :

Le modèle IS-LM est celui de la « synthèse classicokeynésienne » : la demande de monnaie keynésienne est située dans un cadre d'équilibre général des marchés de type walrassien. Le modèle repose sur la distinction dans l'économie ente deux secteurs, un secteur réel (le marché des biens et services) et un secteur monétaire (le marché de la monnaie). L'équilibre de l'offre et de la demande globale sur le marché des biens et des services est donné, sous forme réduite, par l'égalité de l'investissement I et de l'épargne S. L'investissement I est une fonction décroissante du taux d'intérêt i. L'épargne S est une fonction croissante du revenu Y. En portant les valeurs du revenu en abscisse, et celle du taux d'intérêt en ordonné, on représente la courbe IS ; qui décrit l'ensemble des couples de valeurs de Y et de i pour lesquelles on a égalité entre I et S. La courbe IS est décroissante : un taux d'intérêt élevé conduit à un investissement faible, et donc (par le jeu de multiplicateur) à un revenu faible. Inversement, de faibles valeurs du taux d'intérêt sont associées à des valeurs élevées du revenu global d'équilibre.

Sur le marché de la monnaie s'opère l'équilibre entre l'offre de la monnaie M (déterminée par les pouvoirs publics, c'est-à-dire exogène) et la demande de monnaie L. Celle-ci dépend des différents motifs de la préférence pour la liquidité : une partie de la monnaie demandée obéit aux motifs de transactions et de précaution, et est proportionnelle au niveau du revenu global.L'autre partie de la monnaie obéit au motif de spéculation, et est donc une fonction décroissante du taux d'intérêt. La courbe LM est le lieu des couples de valeurs Y et de i correspondant à l'équilibre du marché de la monnaie.

Lorsque le niveau de revenu est bas, le montant des encaisses de transaction est faible et corrélativement la demande de monnaie de spéculation est forte, ce qui doit être associé à un niveau faible du taux d'intérêt. Lorsque le revenu s'élève, les encaisses de transaction s'accroissent au détriment des encaisses de spéculation, ce à quoi doit correspondre un taux d'intérêt élevé.

La courbe LM exprime donc une liaison croissante entre le revenu et le taux d'intérêt. Mais elle dispose dans la construction de J.HICKSd'une portion presque horizontale vers la gauche, et presque verticale vers la droite. La partie horizontale de la courbe traduit le fait qu'il existe un niveau minimum au-dessous duquel le taux d'intérêt ne descendra jamais.

En reportant, avec Hansen, sur le même graphique les courbes des différents équilibres réels et monétaires, on obtient le diagramme IS-LM. L'intersection des deux courbes définit le niveau de revenu et la valeur du taux d'intérêt correspondant à l'équilibre macroéconomique.

C. LA POLITIQUE MONETAIRE D'INSPIRATION MONETARISTE : neutraliser l'influence déstabilisante de la monnaie

Economistes Libéraux, les monétaristes sont contre l'intervention de l'Etat dans l'économie. Pour peu que les prix soient flexibles et que les marchés fonctionnement librement. Seule la politique monétaire est tolérée, si elle met fin aux variations désordonnées de l'offre de monnaie qui provoquent les fluctuations de la production et des prix. La politique monétaire d'inspiration monétariste développe une critique sévère de son homologue keynésienne. Elle tend à lui substituer la définition de règles peu nombreuses et à caractère automatique.

M.FRIEDMAN, comme d'ailleurs F.HAYEK, sont d'avis que les politiques keynésiennes sont, dans les meilleurs des cas, inefficaces. Au pire, elles viennent aggraver les difficultés qu'elles prétendent résoudre. Elles sont notamment tenues pour responsables des dérapages inflationnistes intervenus dans les années soixante-dix. Les raisons théoriques de la critique reposent principalement sur la contestation du rôle des taux d'intérêt. La demande de monnaie est, selon M.FRIEDMAN, faiblement élastique au taux d'intérêt dont les variations n'ont que peu d'impact sur la demande globale. Le taux d'intérêt est de plus contraint par les variations de la masse monétaire : une augmentation de celle-ci provoque, dans un premier temps, et de façon temporaire, une baisse du taux nominal. Puis le taux d'intérêt remonte, sous l'influence de l' « effet Fisher » : le taux nominal incorpore les anticipations d'inflation que la croissance de la masse monétaire fait naître. Pour ces raisons il ne peut jouer le rôle de levier dans l'action par la monnaie.

Une autre critique tient au fait que la création monétaire est aux mains des autorités, ce qui leur confie un pouvoir trop grand. Ils sont en effet tentés d'assujettir l'émission monétaire à leurs objectifs de survie politique. S'ajoute à cela une difficulté technique : les effets de la politique monétaire se manifestent avec les délais variables, allant d'un à plusieurs trimestres, et les interventions à caractère contracyclique sont difficiles à organiser correctement dans les temps. Dans ce contexte, faute de pouvoir prévoir avec exactitude le moment où les effets attendus se manifesteront, toute action discrétionnaire risque d'aggraver les perturbations de l'économie.

La cause des déséquilibres étant d'ordre monétaire, les remèdes doivent être trouvés du côté de la monnaie. Et, puisque le déséquilibre le plus grave qu'il faille combattre étant l'inflation, la politique monétaire doit se voir confier un unique objectif, celui d'empêcher la dérive des prix.

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius