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Mise en oeuvre de la prévention des risques dans une entreprise de travaux publics. Cas de la SADE-CGTH.


par Jhon Fezeu
Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris - Master de sciences et technologie 2009
  

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4.3.3 Vers une démarche d'appropriation des risques par les compagnons

Pour que la démarche globale de la maîtrise des risques que nous voulons mettre sur pied soit efficace, il faudrait que les compagnons se l'approprient comme venant d'eux et pour eux. Et pour cela, il ne faudrait plus que les compagnons restent de simple individus qui ont tendance à « subir » la sécurité (en se sentant parfois déranger dès qu'on en parle), mais qu'ils deviennent des «acteurs« de cette sécurité, ceux qui la « font ».

Cette notion d'appropriation englobe la formation des acteurs aux risques afin qu'ils puissent anticiper sur les évènements et le retour d'expérience, qui permet d'apprendre du passé et d'enrichir l'anticipation (Wybo, 2004a).Mais tout n'est pas si simple car pour que les acteurs s'approprient ou s'imprègnent d'une véritable culture du risque, il faudrait encore savoir faire passer le message. Et la principale difficulté réside même dans le fait de communiquer (la façon de communiquer et les canaux de communication utilisés).

Dans son travail de thèse, Denis-remis (2007, p.31) souligne bien cette difficulté de communication, selon lui, bien que nous soyons capable de réaliser de bonnes analyses d'évènements, d'accidents ou de crises, nous sommes encore faibles sur notre capacité à partager et à faire approprier ces enseignements. Ainsi donc la communication se révèle être un élément nécessaire pour l'appropriation des enseignements tirés de la formation ou de l'analyse des évènements produits passés

4.3.4 Des rapports entre les différents acteurs (Etude d'opinion interne)

L'activité du BTP est encore assez rude et difficilement supportable et les compagnons ont besoin d'être écoutés parce qu'ils ont des choses à dire. Au cours de nos descentes sur le terrain, après entretiens avec des compagnons, nous avons relevé ce qui suit :

· Les compagnons se plaignent de la « sourde oreille » que font généralement leur supérieur hiérarchique.

· Les compagnons se plaignent du fait que la grande majorité des doléances qu'ils remontent n'ont pas de retour et du coup ils concluent à un blocage au niveau de leur hiérarchie directe.

· Les compagnons se plaignent du manque de considération qui leur est témoignée alors que ce sont eux qui accomplissent la « sale besogne » et qui permettent à l'entreprise d'honorer ses engagements vis-à-vis de ses clients.

· Ils estiment qu'ils manquent parfois d'interlocuteurs, personne pour relayer leurs problèmes et très souvent à leur demande (de matériel...) leur est opposé le plus souvent un refus en terme d'arguments financiers.

· ...

Même si toute entreprise a pour objectif de faire de la marge, il ne faudrait surtout pas pourrir le climat social, il ne faudrait surtout pas opposer sécurité et productivité. Il faudrait surtout retenir qu'une entreprise n'existe pas par elle-même, elle n'existe que parce qu'il y a des hommes qui veulent bien la faire exister, la faire produire.

Tous ces points relevés ne contribueraient qu'à raviver les tensions et à instaurer un climat de méfiance et de défiance, les uns et les autres se regardant en chiens de faïence.

Tout cela pouvant se traduire bien sûr sur le terrain par une prise de risque bien plus élevée des compagnons suite au fait qu'ils auront l'impression d'être abandonnés à eux même et iront jusqu'à dire « on fait ce que l'on peut avec les moyens de bord »

Le manque d'engagement des compagnons serait bien trop dangereux pour tous. Alors, une démarche dans le but de résoudre ses dysfonctionnements serait la bienvenue..., une démarche dans le sens d'un diagnostic socio-organisationnel, qui permettrait de faire une « étude d'opinion interne » encore appelée « enquête d'opinion social » dont l'un des objectifs est d'identifier les signaux précurseurs d'un climat social qui se dégrade ou alors de confirmer le bon climat social d'une entreprise. Cette enquête peut être faite aussi bien en interne qu'en externe. Il s'agit en fait d'une démarche qui prône l'écoute des collaborateurs par la société.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore