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Socio-histoire d'une offre alternative de transport urbain: etude du cas des «woro-woro» de yopougon (abidjan, cote-d'ivoire)


par Yerehonon Jean Zirihi
Université Alassane Ouattara (Ex Université de Bouaké) - Doctorat  2015
  

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3.2 Le woro-woro: une évolution dans la
typologie des acteurs organisationnels

L'évolution de la structure de fonctionnement des woro-woro s'inscrit dans une trajectoire de changement de relations de travail entre propriétaire et chauffeur et

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entre celui-ci et la demande sociale de mobilité. En effet, dans un contexte de besoins de mobilité géographique de plus en plus croissants, on note le repli d'un grand nombre d'entrepreneurs aux statuts divers autour du woro-woro avec pour conséquence une disparition progressive du bénévolat au profit de la professionnalisation. Quelque soit le type de woro-woro, on constate la naissance d'une variété d'acteurs aux statuts différents qui se déclinent en propriétaire, propriétaire chauffeur, chauffeur titulaire, chauffeur en second, le «en cas de cas», dont une description typologique s'avère nécessaire.

Dans l'organisation pratique de l'activité, ces acteurs se subdivisent en trois groupes Il s'agit d'une part, des propriétaires, du chauffeur propriétaire et du chauffeur simple. Le groupe de chauffeurs permanents se subdivise en deux sous-groupes à savoir: les chauffeurs locataires et les chauffeurs propriétaires. Mais indépendamment des différents types de chauffeurs, les formules contractuelles entre le propriétaire et le chauffeur sont complexes. Il peut s'agir dans cette forme de contrat de travail de la location-vente avec les propriétaires ou du «travailler payer». Ce qui veut dire que le chauffeur considère l'argent qu'il verse au propriétaire comme un «remboursement» d'une somme correspondant à la valeur du véhicule. Au terme du remboursement, il devient propriétaire du taxi. Dans ce cas les versements se font chaque jour et le chauffeur doit travailler 6 jours/7 pour atteindre son objectif. D'autres encore sont en concession avec les importateurs ou les vendeurs de véhicules et doivent verser des traites hebdomadaires. La loi de l'informel est de règle, car rien n'est ni formalisé ni arrêté définitivement. En cas de grève, le chauffeur verse «ce qu'il peut», irrégulièrement.

Ces ajustements rappellent, dans une certaine mesure, la capacité de certains entrepreneurs employeurs sociaux à s'adapter à la situation individuelle des employés. Cette souplesse constitue un véritable atout au succès de l'offre des woro-woro. Il existe encore d'autres formes de contrat dans lesquelles, les chauffeurs sont payés au rendement. Dans ce cas de figure, le chauffeur prend le taxi en location et le supplément en dehors des frais de location est considéré comme le salaire du chauffeur. Par exemple, si le taxi est pris en location à 13500

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FCFA par jour pour le woro-woro communal et au cas où, les frais du carburant sont dégagés, le bénéfice journalier de l'ordre de 5000 à 6000 F CFA revient au conducteur. Pour atteindre cet objectif et en même temps satisfaire le propriétaire, le chauffeur doit faire face à une dure épreuve: tout accepter tel que les surcharges, porter des bagages, non-respect du code de la route, etc.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore