Conclusion partielle :
Ce chapitre qui se clôture a développé
deux points essentiels dont la revue de la littérature théorique
dans laquelle ont été présenté les
définitions des concepts clés de l'étude, le cadre
conceptuel et opérationnel de la recherche, la relation entre le concept
clé et les dimensions de la recherche, le design de l'étude ainsi
que la théorie scientifique de base (La théorie de l'emploi dans
le secteur de la pêche de Colin Clark,). La revue de littérature
empirique quant à elle a
23
retracé les synthèses des grands
résultats des recherches faites par des chercheurs antérieurs et
qui ont des liens étroits avec le sujet à l'étude.
24
CHAPITRE II : APPROCHES METHODOLOGIQUES
Ce chapitre en rapport avec l'approche méthodologique
renferme deux grandes sections : la première présente le milieu
d'étude et la seconde présente la méthodologie
utilisée pour collecter les données, leur traitement ainsi que la
discussion des résultats.
II.1. Présentation des milieux
d'étude
II.2. LA VILLE DE GOMA
Goma est une ville située dans l'est de la
République démocratique du Congo, près de la
frontière avec le Rwanda. Elle est la capitale de la province du
Nord-Kivu et est située sur les rives du lac Kivu. Goma est une ville
dynamique avec une importante activité commerciale et un port sur le lac
Kivu. La ville est également proche du parc national des Virunga, connu
pour sa biodiversité et ses gorilles de montagne. Goma a connu des
périodes d'instabilité en raison de conflits armés dans la
région, mais elle demeure un centre culturel et économique
important pour l'est de la RDC
Regard sur la pêche à GOMA
La pêche artisanale est une activité importante
dans la ville de Goma, située au bord du lac Kivu en République
Démocratique du Congo. Les pêcheurs locaux utilisent des
techniques traditionnelles pour capturer une grande variété de
poissons, qui sont ensuite vendus sur les marchés locaux. La pêche
artisanale est un pilier économique pour de nombreux habitants de Goma,
qui dépendent de cette activité pour subvenir à leurs
besoins. Cependant, la surpêche et la dégradation de
l'environnement aquatique posent des défis importants pour la
durabilité de cette activité.
Les pêcheurs locaux font face à des
difficultés telles que le manque d'accès à des
équipements modernes, la concurrence avec la pêche industrielle et
la contamination des eaux du lac Kivu. Ces défis rendent la vie des
pêcheurs artisanale souvent précaire, et limitent leur
capacité à tirer un revenu décent de leur travail.
Malgré ces défis, la pêche artisanale demeure une source
importante de nourriture et de revenus pour de nombreuses familles à
Goma. Des initiatives de soutien aux pêcheurs artisanaux, telles que la
fourniture de meilleures techniques de pêche et la sensibilisation
à la préservation de l'environnement, sont nécessaires
pour assurer la durabilité de cette activité dans la ville de
Goma.
25
Présentation du marché kituku
Le marché Kituku à Goma est l'un des
marchés les plus animés de la ville. Situé dans le
quartier de Kituku, ce marché est un lieu de rencontre incontournable
pour les habitants de Goma. On y trouve une grande variété de
produits locaux, tels que des fruits et légumes frais, de la viande, du
poisson, des épices, des vêtements, des tissus et des objets
artisanaux.
Le marché Kituku est réputé pour son
atmosphère animée et colorée, avec des étals de
marchands débordants de produits et des clients qui se pressent pour
faire leurs achats. Les vendeurs proposent des produits de qualité
à des prix abordables, ce qui en fait un lieu de shopping populaire pour
les habitants de Goma. Les visiteurs peuvent également déguster
des plats locaux dans les restaurants et stands de nourriture présents
sur le marché.
En somme, le marché Kituku à Goma est un lieu
vivant et dynamique où l'on peut découvrir la culture locale et
faire des achats intéressants. C'est un endroit à ne pas manquer
pour tout visiteur désireux de s'immerger dans l'ambiance animée
de la ville de Goma.
II.2.1. Aperçu historique
D'après la légende, Goma serait la
déformation du mot « Ngoma » qui signifie tambour en swahili.
Ce nom aurait été donné au milieu en
référence au bruit assimilable à celui du tambour qui
résonne, lequel bruit était provoqué par l'éruption
volcanique. C'est ainsi que le premier village du milieu fut surnommé
« Goma ».
Selon la même légende, on affirme qu'après
l'éruption volcanique primitive, ce village disparut et les habitants se
dispersèrent pour construire trois nouveaux villages dont : l'actuel
Goma, Maila (l'actuelle agglomération de Sake) et l'ancien village de
Matcha.
Les origines de Goma remontent de l'époque coloniale
vers 1912. Goma fut d'abord un camp des travailleurs de la
Société de Chemins de fer de l'Est. C'est vers l'année
1928 qu'il fut transformé en camp des travailleurs de l'Office de
Transport Colonial (OTRACO) recrutés pour la construction de la ville de
Goma. Goma situé au bord du lac Kivu était un port qui servait
d'aboutissement de la ligne de chemins de fer vicinaux du Congo (VICICONGO)
reliant la route vers KISANGANI aux régions du sud-est du pays.
Il était aussi le port de transit et de transbordement
des produits agricoles et des matériels de construction en provenance ou
à destination de Bukavu. L'OTRACO recrutait la main d'oeuvre pour une
période de 2 à 3 ans.
26
Plus tard, la société favorisa l'installation
des familles en permettant aux célibataires d'aller se marier dans leurs
villages d'origine et revenir avec leurs épouses, cela dans le cadre de
la politique de la stabilisation de la main-d'oeuvre indigène. Peu
à peu, d'autres entreprises s'installèrent à Goma et
pratiquèrent la même politique.
L'exode rural favorisa ainsi l'accroissement
démographique de la ville à cause du marché abondant de
l'emploi. A part l'OTRACO, il y a lieu de souligner que le Comité
National du Kivu (CNK) créé en 1931 a contribué
significativement à la construction de la ville de Goma.
Le CNK était créé dans le but :
- De gérer et mettre en valeur les terres volcaniques du
milieu ;
- D'aménager la circonscription urbaine avec le droit
de concéder les distributions d'eau et du courant électrique.
Pour faciliter sa tâche, le CNK avait dû
créer d'autres sous-branches dont la CIMNOKI (Compagnie
Immobilière du Nord Kivu). Cette compagnie fut chargée par le
pouvoir colonial de vendre les terrains aux colons du Nord-Kivu qui
désiraient vivre à Goma.
Les colons installés à Rutshuru fuyaient le
paludisme qui les exterminait sans épargner les agents administratifs
noirs. Ils préféraient vivre à Goma où les
conditions climatiques leurs étaient favorables.
Nous signalons brièvement qu'avant que Goma ne fut
institué comme chef-lieu du district du Nord-Kivu, le pouvoir colonial
avait créé le territoire de Goma en 1915. A cette époque
le territoire de Nyiragongo n'était qu'une enceinte administrative
à part, c'est-à-dire autonome de Goma. L'expansion
démographique et géographique avait poussé les colons
à implanter le parquet de Grande Instance à Goma. La même
année, les usines de l'office des produits agricoles du Sud-Kivu dont le
siège social était installé à CONSTERMANSVILLE
(l'actuelle ville de BUKAVU) furent construites pour assurer le traitement des
produits agricoles en vue de répondre à certaines conditions
d'exportation (triage, vérification de la qualité et
l'emballage).
Dans le cadre de l'enseignement, deux écoles
officielles avaient été créées pour les blancs
à savoir : l'actuel Institut de Goma(INSTIGO) et l'actuelle école
primaire d'application de l'Institut de Goma, EPAIGO en sigle. Dans le
même cadre l'école SAINT ANDRE, l'actuelle EP KYESHERO fut
créée pour encadrer les noirs.
27
Le recrutement des travailleurs devint plus important à
cause de nombreuses entreprises qui s'établirent à Goma
additionnellement aux chantiers de construction du jeune chef-lieu du district,
c'est ainsi qu'en 1950, avec une population de 1.720 habitants, le
problème de logement commençait à s'y poser avec
intensité.
Cette situation poussa les autorités coloniales
à construire sans cesse. L'arrêté n°21/152 du
8/09/1954 institua Goma en centre extra-coutumier. Le plan du centre fut
conçu par la CIMNOKI et les travaux de construction devaient
démarrer la même année.
Ce plan prévoyait :
- La zone d'habitation pour les Blancs au bord du lac Kivu ; -
La cité pour les indigènes.
Ce plan n'avait pas été achevé car
l'indépendance acquise en 1960 n'avait pas permis à la CIMNOKI de
réaliser ces projets. Cependant 1.143 maisons étaient
déjà construites dans la ville dont 963 dans les quartiers OFFICE
et VIRUNGA engloutis malheureusement par la lave du 17/01/2002 et 180 dans le
quartier des Blancs au bord du lac Kivu.
Le 14 Août 1962 lors des provincettes, Goma devint le
chef-lieu de la province du Nord-Kivu dont le premier gouverneur BENEZETH
MOULEY BUTINDA installa les organes délibérants et
exécutifs à KIROTSHE.
En 1964, Dénis PALUKU qui assumait l'intérim du
gouverneur BENEZETH devint le 2ème gouverneur du Nord-Kivu avec
l'avènement de la deuxième République.
Avant le référendum de 1967, le Nord-Kivu fut
redevenu un district sous le régime de MOBUTU. C'est le 20/07/1988 que
le Nord-Kivu était promu au statut d'une région administrative
à part entière jusqu'à nos jours en faveur de la
réforme de l'administration territoriale du Congo. La ville de Goma a eu
l'occasion d'entrer dans l'histoire du monde en 1994 avec l'arrivée des
réfugiés Rwandais fuyant la guerre dans leur pays.
B. Aspect physique
II.2.2. Situation géographique
La ville de Goma est construite sur une zone
particulièrement fertile qui est un carrefour d'échange mais
très exposée aux risques volcaniques. Elle a une superficie de
67,224km. Elle est située dans la vallée du Rift occidental
où le fossé d'effondrement est occupé par les lacs
28
(Tanganyika, Kivu, Edouard et Albert) dominés par les
barrières dramatiques de la chaîne de Virunga.
Deux volcans actifs se trouvent au Nord de la ville de Goma :
le Nyiragongo et le Nyamulagira à environ 15 km. Avec un cratère
d'environ 1200m de diamètre, le volcan Nyiragongo est en éruption
depuis 1928. Un lac quasi-permanent de lave s'y trouve.
En 1977 et le 17 janvier 2002, ce volcan situé au sud
de l'équateur entre 1° et 41° de latitude sud et 29° de
longitude Est était entrée en éruption et avait
causé d'énormes dégâts.
Les limites géographiques de la ville de Goma sont
celles reconnues depuis 1988 lors du découpage de l'ancienne province du
Kivu en trois provinces.
Elle est limitée:
· Au nord par le territoire de Nyiragongo;
· Au sud par le lac Kivu;
· A l'Est par la République Rwandaise ;
· A l'Ouest par le parc national de Virunga.
II.2.3 Situation climatique
La ville de Goma connaît un climat adouci par l'altitude
et les vents qui soufflent régulièrement du lac vers la ville et
vice-versa.
La température y est presque constante et varie entre
19,6° et 19,9°C avec un total pluviométrique annuel de l'ordre
de 1207mm.
Les données thermiques et pluviométriques
montrent que la ville de Goma jouit d'un climat tropical humide à
saisons alternées. La répartition des saisons sèche et
humide y est répartie de la manière suivante :
- du 1er janvier au 15 Février : la petite saison
sèche ;
- du 15 Février au 15 mai : la petite saison de pluie
;
- du 15 mai au 15 septembre : la grande saison sèche
;
- du 15 Septembre au 31 Décembre : grande saison de
pluie.
29
La ville connaît deux périodes culturales pendant
la petite et la grande saison de pluie. La préparation des terrains
(champs) se fait pendant la petite et la grande saison sèche.
II.2.4. Relief
La ville de Goma est située à une altitude de
1461m au bord du lac Kivu et 2000m au Nord vers l'actuel territoire de
Nyiragongo.
Elle est entièrement couverte de sol volcanique
formé des couches de lave résultant de la succession des
éruptions volcaniques antérieures dont la dernière qui
avait couvert particulièrement la quasi-totalité du centre-ville,
l'axe Virunga-Majengo et le tiers de l'aéroport international de
Goma.
II.2.5. Hydrographie
La ville de Goma est construite sur une roche provoquée
par des couches volcaniques et n'a qu'une source d'eau sur son étendue :
le lac Kivu. C'est pour cette raison que l'eau constitue un problème
majeur de la population. La ville est desservie par la REGIDESO à partir
du lac Kivu.
II.2.6. Végétation et
pédologie
La végétation de la ville de Goma est
caractérisée par une savane herbeuse.
Celle-ci pousse sur le sol volcanique sur des étendues
rocheuses. Ce sol volcanique et très fertile placerait la ville de Goma
en meilleure position concernant la production agricole s'il était
suffisant.
Ainsi, ce sol permet seulement l'aménagement des
jardins de cultures potagers, des arbres fruitiers et non fruitiers.
La ville connaît deux périodes culturales pendant
la petite et la grande saison de pluie. La préparation des terrains
(champs) se fait pendant la petite et la grande saison sèche.
II.3. Aspects démographique et
politico-administratifs II.3.1. Aspects
politico-administratifs
La ville de Goma est une entité politico-administrative
décentralisée. Elle est subdivisée en deux communes
comprenant 18 quartiers.
Ces deux communes sont séparées par la route
Goma-Sake.
30
La commune de Goma s'étend sur 33,452km et occupe les
parties Sud, Est et Ouest de la ville. Elle abrite presque la totalité
des affaires politiques, administratives et commerciales de la ville.
Cette commune comprend 7 quartiers à savoir ;
? Le quartier les volcans
? Le quartier Mikeno
? Le quartier Katindo Gauche
? Le quartier Himbi I
? Le quartier himbi II
? Le quartier Keshero
? Le quartier lac vert.
II.3.2 Aspects démographiques
A Goma, il existe une diversité des cultures et
d'ethnies tant nationales qu'étrangères. En effet, centre
d'attraction commerciale et des services, la ville est à la base d'un
important exode rural et constitue un point de refuge des peuples venant des
zones rurales et des zones de conflits armées
(Walikale, Masisi, Rutchuru, Lubero, Beni, Bukavu, ) et d'un
afflux des gens non originaires de la région. Son aéroport
international et son port la relient aux grandes villes du pays et d'autres
coins du monde. Avant l'enquête, plus de 30.000 personnes avaient
été contraintes et changer d'adresse suite à la
coulée de lave, certaines ont dû être
hébergées sur le site ESCO.
Tableau n°2 : Répartition de la population de la
ville de Goma 2021-2022.
|
Commune de Goma
|
Hommes
|
Femmes
|
Garçons
|
Filles
|
Total
|
|
Q .LES VOLCANS
|
4174
|
4604
|
4623
|
3509
|
16913
|
|
Q.MIKENO
|
8292
|
8727
|
9985
|
9475
|
36479
|
|
Q.MAPENDO
|
7518
|
7582
|
8967
|
11024
|
35091
|
|
Q.KATINDO
|
7877
|
6857
|
8953
|
9755
|
33442
|
31
|
Q.HIMBI
|
13354
|
13803
|
13291
|
15517
|
55965
|
|
Q.KESHERO
|
23995
|
28274
|
31735
|
35890
|
119894
|
|
Q.LAC VERT
|
2547
|
2712
|
4182
|
4590
|
14031
|
|
Total/Commune de Goma
|
67757
|
78449
|
86708
|
89760
|
311815
|
|
Commune de Karisimbi
|
Hommes
|
Femmes
|
Garçons
|
Filles
|
Total
|
|
Q.MURARA
|
7184
|
7967
|
10762
|
12200
|
38113
|
|
Q.KATOYI
|
13960
|
28760
|
32772
|
36830
|
127459
|
|
Q.KAHEMBE
|
29097
|
6909
|
6912
|
8680
|
27546
|
|
Q.BUJOVU
|
5045
|
8696
|
15952
|
14903
|
46714
|
|
Q.MAJENGO
|
7163
|
19753
|
28834
|
32454
|
98460
|
|
Q.VIRUNGA
|
17419
|
5448
|
5042
|
5205
|
21911
|
|
Q.MABANGA NORD
|
6216
|
9320
|
11779
|
15317
|
44002
|
|
Q.MABANGA SUD
|
7586
|
15373
|
17420
|
18845
|
63470
|
|
Q.KASIKA
|
11832
|
15922
|
19479
|
21570
|
70931
|
|
Q.NDOSHO
|
9001
|
14787
|
72530
|
52014
|
148332
|
|
Q.MUGUNGA
|
4897
|
5554
|
8239
|
9052
|
27742
|
|
Total/Commune de
Karisimbi
|
119400
|
138489
|
229721
|
227070
|
714680
|
|
Total Ville de Goma
|
187157
|
211048
|
311460
|
316830
|
1026495
|
|
Proportions dans la
population
|
18,2%
|
20,6%
|
30,3%
|
30,9
|
100
|
32
II.4. Présentation du quartier
kyeshero
II.4.1. Historique du quartier
kyeshero
Le quartier Kyeshero anciennement une localité
appelé Kyeshero sous la supervision du chef de collectivité de
BUKUMU dans le territoire de RUTSHURU était habité par les
habitants en provenance :
- Les starvus ;
- Les ressortissants de l'avenue KASIKSI dans la ville de Goma
;
- Les habitants de BYAHI et enfin d'autres personnes provenant
de SAKE dans les années 1952-1955.
Une population principalement très distancée,
les activités principales de la population était l'agriculture,
pêche et l'élevage.
Sur le plan social et économique :
Il existait la société communément
appelé SOTRAKI qui transformait les cafés en provenance de BUKAVU
et MASISI en produit fini de BUZI.
En 1998, la création de la ville de Goma et
l'arrivé du fils SESESEKO et bien voilà que la localité de
kyeshero devenait entité administratif de la ville de Goma
surnommé Quartier Kyeshero dirigé à ce moment par
Messieurs SHIRAMBERE BAJOJE avec son adjoint KAJANDA WAKABUMBA.
En 2007, la permutation administrative des chefs des quartiers
de la ville avait eu lieu dont celui-ci fut permuté par ABDOUL BIKOLO
secondé par KAJANDA WAKABUMBA et Madame BUDUGO TEMBO.
En date du 22 février 2010, l'un des agents du bureau
de quartier Kyeshero était mort KAJANDA MITIMA, paix à son
âme. Ce pendant après sa mort. Ce dernier sera
succédé par Monsieur DESI MITIMA. Il sied de noter que la
nomination des chefs de quartier est fait par le gouverneur de la province sous
un arrête. Voilà la brève historique du Quartier
kyeshero.
II.4.2. Situation
Géographique
2.1. Localisation
Le quartier Kyeshero est situé dans la commune de Goma,
Province du Nord-Kivu à l'Est de la République
Démocratique du Congo.
33
Elle est limitée :
Le quartier Kyeshero se limite de la manière suivante avec
une superficie de 12km :
? Au nord : par la route Goma-Sake ? AU sud : par le lac Kivu
? A l'Est : par le quartier Himbi
? A l'ouest par le quartier lac vert.
II.4.3. STATUT JURIDIQUE
Sous l'ordonnance de la loi présidentielle n°89-127
du 22 Mai 1989 installant les quartiers de la Commune de Goma, dans la ville de
Goma suivi de l'arrêté du gouverneur de province du 14 juillet
2000 n° 0/03/GP-NK/200
Tableau 3 : Démographie de la ville de Goma
|
Commune de Goma
|
Hommes
|
Femmes
|
Garçons
|
Filles
|
Total
|
|
Q .LES VOLCANS
|
4174
|
4604
|
4623
|
3509
|
16913
|
|
Q.MIKENO
|
8292
|
8727
|
9985
|
9475
|
36479
|
|
Q.MAPENDO
|
7518
|
7582
|
8967
|
11024
|
35091
|
|
Q.KATINDO
|
7877
|
6857
|
8953
|
9755
|
33442
|
|
Q.HIMBI
|
13354
|
13803
|
13291
|
15517
|
55965
|
|
Q.KESHERO
|
23995
|
28274
|
31735
|
35890
|
119894
|
|
Q.LAC VERT
|
2547
|
2712
|
4182
|
4590
|
14031
|
|
Total/Commune de Goma
|
67757
|
78449
|
86708
|
89760
|
311815
|
|
Total Ville de Goma
|
187157
|
211048
|
311460
|
316830
|
1026495
|
Source : Mairie de la ville de Goma 2021
34
II.4.4. Subdivision politico-administrative
Chef de quartier
Chef de quartier adjoint
Secrétaire
Chef de quartier adjoint
Chefs de cellules
Chefs des avenues
Dix-maisons
FONCTIONNEMENT : Le quartier kyeshero fonctionne de la
manière ci-après :
1. Chef de quartier titulaire : il est chargé de la
centralisation des activités journalières.
2. Chef de quartier adjoint 1 : il est chargé de
l'administration.
3. Chef de quartier adjoint 2 : il est chargé des
affaires sociales, femmes et familles.
4. Secrétaire administrative : il s'occupe du
secrétariat du quartier ainsi que de la mise à jour des
documentations administratives.
5. Recenseur : il a pour fonction de recenser la plupart du
quartier kyeshero. Il tient à jour la statistique de la population ainsi
que la démographie.
6. Les cellules sont subdivisées en avenue, en blocs des
maisons chapeautées par le chef de cellule.
7. Les avenues : qui sont aussi des regroupements des maisons et
dirigés par le chef d'avenue.
35
II.4.5. Situation démographique du Quartier
Kyeshero
Tableau n°4 : Répartition de la population du
quartier kyeshero 2021-2022.
|
POPULATION
|
HOMMES
|
FEMMES
|
GARCONS
|
FILLES
|
TOTAL
|
|
Nationaux
|
23995
|
28274
|
31735
|
35890
|
119894
|
|
Total de la population
|
23995
|
28274
|
31735
|
35890
|
119894
|
II.4.6. Économie
II.4.6.1. Commerce et industrie
Le commerce est l'une des principales activités
pratiquées à kituku avec un grand marché portant son nom.
Cette activité se développe de plus en plus et tend à
occuper la plupart des femmes et des jeunes non scolarisés.
Les principaux produits qui viennent de l'extérieur
vers la ville sont : le manioc, la banane, la viande, les légumes, les
tomates, sambaza.... Et cela précisément des zones rurales
environnantes : Idjwi. Dans le domaine industriel, le quartier kyeshero compte
des petites industries manufacturées et de transformations parmi
lesquelles nous pouvons citer : MBINZA Forms (pour le matelas).
II.4.6.2. Échanges commerciaux
La location stratégique du quartier kyeshero et
très favorable via kituku aux échanges commerciaux avec les
îles du lac KIVU. Le quartier kyeshero est la porte d'entrée des
marchandises pour la ville venant zone ruraux comme îles d'injwi, birava
et elle contribue aussi comme une porte de sortie, cet atout n'est pas
négligeable pour les opérations économiques.
II.4.6.4. Sport et loisir
On y retrouve l'insuffisance des infrastructures sportives. Il
y a seulement un stade de football publique SOTRAKI, le stade privé
celle de METANOIA, Il y a aussi d'autres sports pratiqués par les
individus tels que le karaté, la boxe, Basket.
II.4.6. Agriculture urbaine et
l'élevage
La ville de Goma à un sol volcanique favorable à
l'agriculture mais compte tenue de l'espace presque envahi par des
constructions et vu la prédominance des roches volcaniques, la
36
population de kyeshero se focalise dans la production agricole
(légume, tubercule...) pour les besoins alimentaire.
Élevage
A Goma, on pratique surtout l'élevage du petit
bétail. C'est la chèvre et les volailles qui prédominent.
Les moutons, les lapins et les ports viennent compléter la liste. Cet
élevage est vraiment insatisfaisant par apport à la forte demande
de la population. C'est pourquoi, le seul abattoir, celui de KITUKU (SABAGO)
est toujours approvisionné par des vaches en provenance de territoires
de MASISI, NYIRAGONGO, LUBERO et RUTSHURU
II.4.7. Aspect socio-culturel 7.1.
Religion
Il y a le catholique, le protestant, l'Islam, le kimbanguisme
ainsi que les églises des réveils qui sont très
nombreuses.
7.2. Education et formation
Le quartier kyeshero regorge plusieurs institutions scolaires
mais qui demandent d'être réhabilitées. En ce qui concerne
les instituts et universités nous avons : ULPGL, LA SAPIESA.
II.2. Méthodologie du travail
II.2.1 Population d'étude II.2.1.1 Population
mère
La population-mère pour cette étude est
constituée des pêcheurs artisanaux qui exercent la pêche
dans la ville Goma.
II.2.2. Population cible
La population cible est constituée des pêcheurs
artisanaux exerçant la pêche sur la rive du lac Kivu à
KITUKU.
II.2.2. Échantillonnage
II.2.2.1. Nature de
l'échantillonnage
La présente étude va utiliser
l'échantillonnage de nature non probabiliste. L'échantillonnage
non probabiliste est une méthode qui consiste à
sélectionner des unités dans une population en utilisant une
méthode subjective (c'est-à-dire non aléatoire). Le choix
des
37
unités composant l'échantillon n'est pas
dû au hasard. Les unités n'ont pas une même chance de faire
partie de l'échantillon. Source spécifiée non
valide.
II.2.2.2. Type de
l'échantillonnage
Quand à ce qui est du type de l'échantillon, la
présente étude va utiliser l'échantillon par la technique
de boule de neige. Cette technique consiste à constituer
l'échantillon en demandant à quelques informateurs de
départ de fournir les noms d'individus impliqués comme eux dans
le phénomène sous étude. Concrètement, le premier
répondant qui sera identifié par l'enquêteur fournira
à ce dernier des informations nécessaires pouvant lui conduire
vers le deuxième enquêté ainsi de suite jusqu'en en finir
avec les enquêtés.
II.2.2.3. Estimation de la taille de
l'échantillon
Il est vrai que le but de l'échantillonnage est avant
tout d'assurer la présentabilité de la population totale à
partir d'un nombre réduit (Pelerman, 1999).
Etant un échantillon de nature non probabiliste et
technique de boule de neige pour estimer les pecheurs enquetés
présent sur la reive de KITUKU le jour du marché le lundi et
jeudi.
II.2.2.4. Critères d'inclusion et d'exclusion
de l'échantillon
Pour le cas de cette étude, les facteurs d'inclusion ont
été les suivants :
? Être pêcheur artisans exerçant la
pêche à Kituku;
? Accepter de répondre au protocole de collecte des
données ;
? Être présent le jour de l'enquête.
Par contre, seront exclus de cette étude, tous les sujets
qui ne répondent pas aux critères
énumérés ci-haut.
II.5.4. Méthodes, techniques et outils de collecte
des données
II.5.4.1. Méthodes
La méthode est une procédure logique d'une
science. Elle suppose un ensemble cohérent des pratiques
particulières qu'elle met en oeuvre pour que le cheminement de ses
démonstrations et de ses théorisations soit clair, évident
et irréfutable..
Pour espérer arriver aux résultats, quelques
méthodes ont été utilisées :
? La méthode statistique :
Elle permet la collecte des données statistiques, leur traitement, leur
analyse, l'interprétation des résultats et leur
présentation dans l'objectif de rendre le phénomène
compréhensible par tous .
38
Elle va permettre dans le cadre de notre travail de
recueillir, d'organiser et de traiter les données
récoltées d'une manière quantitative sous forme des
tableaux des effectifs et des graphiques
? La méthode analytique :
Selon Prongere, cette méthode est définie comme « une
analyse systématique des toutes les informations ainsi que les
données récoltées. Elle consiste à
décomposer l'objet d'étude en allant du plus complexe au plus
simple ..
Elle a facilité l'analyse des opinions émises
par les enquêtés mais aussi d'analyser les différentes
variables posées comme hypothèses afférentes, elle nous
est d'une grande importance car elle nous aide améliorer
profondément les données recueillis relatives à notre
sujet d'étude.
? La méthode descriptive :
elle nous a permis à décrire le Q. Kyeshero, Cette méthode
a permis de décrire la situation de la population cible pour avoir une
image si cohérente de celle-ci, elle nous a permis de faire la
description des différentes données au niveau de la
problématique ainsi que dans la revue empirique ;
II.5.4.2. Techniques de collecte des
données
La technique est un moyen précis pour atteindre un
résultat partiel, à un niveau et à un moment précis
de la recherche.
Les techniques de collecte des données qui ont
été utilisées pour appuyer les méthodes choisies
sont :
? La technique d'observation libre : Elle
permet de recueillir des données verbales et surtout non
verbales. Cette technique consiste en ce que le chercheur observe la
réalité alors qu'il n'appartient pas au milieu ou au cas
étudié.
Cette technique permet de recueillir les données
pertinentes, elle permet de fournir des données plus riches.
? La technique d'analyse documentaire : Cette
technique consiste à identifier, à récupérer et
traiter des éléments divers (chiffres, bibliographie, textes...)
sur un sujet donné. Cette identification des informations est une
étape indispensable à toute synthèse des connaissances
dans beaucoup de domaines (Irdes, 2012). Dans la présente étude,
elle a permis de recueillir des informations importantes dans des ouvrages,
articles, mémoires, rapports, sites internet, relatives à la
pêche artisanale sur le conditions socio-économique.
? Technique d'interview libre : Cette
technique repose sur une expression libre de l'enquêté à
partir d'un thème proposé par l'enquêteur.
L'enquêteur se contente alors de
39
suivre et de noter la pensée, le discours de
l'enquêté sans poser des questions. Elle a permis d'auditionner
les enquêtés et collecter leurs opinions autour du
phénomène étudié. II.5.4.3. Outil de
collecte des données
? Questionnaire : Le questionnaire est un
outil régulièrement utilisé en sciences sociales
(sociologie, psychologie, marketing). Il permet de recueillir un grand nombre
de témoignages, opinion, ou un jugement. Les informations obtenues
peuvent être analysées à travers un tableau statistique ou
un graphique. (Gaspard, 2019). Cette technique va nous permettre de collecter
différents avis des enquêtés sur le phénomène
à l'étude.
Pour une collecte efficace des données, la présente
étude s'est servie d'un questionnaire
d'enquête coulée sous forme d'une échelle de
mesure de Likert.
II.6. Procédure de collecte des
données
II.6.1. Configuration du questionnaire et son
administration
Pour recueillir les données sur le terrain, un
questionnaire d'enquête du type fermé a été
utilisé. Pour les enquêtés qui ne comprenaient pas du tout
les questions, nous leurs expliquions verbalement pour une meilleure
compréhension et ceux-là qui ne savaient pas correctement lire et
écrire, les questions étaient traduites en langue locale (le
swahili) pour que nous puissions avoir des réponses adéquates et
l'enquêteur se chargeait simplement à noter toutes les
réponses fournies par l'enquêté. C'est ainsi que la
première partie de ce protocole regroupe des questions qui sont en
rapport avec les questions relatives à l'incidence de le pêche
artisanal sur le condition social et économique et en fin les
stratégies à mettre en place pour garantir une pêche
durable.
II.6.2. Analyse des données
II.6.2.1 Saisie et traitement des
données
Toutes les données recueillies auprès de la
population par rapport aux différents items utilisés seront
analysées et présentés en fonction des objectifs de
recherche. Après la collecte des données, la saisie sera faite
par le logiciel MS Word pour le traitement de textes. Le traitement des
tableaux avec MS Excel, MS Accès pour la gestion de la base de
données et le logiciel SPSS pour les analyses des données
(caractéristiques sociodémographiques des enquetés,
statistique de fiabilité, indice de KMO et Barlett, Qualité de
representation, variance total expliquée, tracé d'effondrement,
indice global, matrice de composente).
II.6.3. Considérations
éthiques
Pour l'aboutissement des objectifs de recherche, la
présente étude prône comme vertus :
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? Le consentement libre des enquêtés ; ? Le respect
des approches scientifiques.
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