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Applicabilité du Modèle d'Evaluation des Actifs Financiers (MEDAF) aux marchés financiers africains: cas des actions côtés à la Bourse des Valeurs de Nairobi au Kenya

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par Bertin CHABI
Université d'Abomey-Calavi / République du Bénin - DEA 2003
  

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Réalisé par CHABI Bertin sous la direction de CORHAY Albert, Professeur à L'Université de Liège/Belgique

INTRODUCTION

Depuis l'effondrement du système des changes fixes mis en place à Breton Wood, le passage aux changes flottants a accrue l'incertitude sur les différentes opérations impliquant le change. On assiste alors à un développement sans précédent des stratégies de couverture et de spéculation tant sur les opérations financières que commerciales. Mais au-delà des simples opérations de couverture et de spéculation, le passage aux changes flottants et le polycentrisme monétaire qui l'a accompagné ont conduit à l'intensification des mouvements de capitaux à la recherche de combinaisons les plus efficaces entre d'une part les rendements en monnaie locale et les gains de change à terme et d'autre part les rendements sur les autres actifs financiers. Ces opérations financières et les mouvements internationaux de capitaux qui les ont accompagnés ont débouchés sur ce que l'on a appelé la globalisation financière ou financiarisation.

Désormais les opérateurs interviendraient plus en fonction de l'anticipation de l'ensemble du marché. Ce caractère mimétique et moutonnier des investisseurs entraîne d'une part des surréactions qui éloignent les prix des actifs de leurs déterminants fondamentaux provoquant ainsi une volatilité de plus en plus accrue de ces actifs financiers et le problème de l'efficience informationnelle du marché. Cet état des marchés financiers internationaux reflète moins le cas spécifique des marchés financiers émergents.

Face donc aux marchés des pays développés beaucoup plus organisés et expérimentés on peut tenter de se demander comment les marchés émergents faiblement structurés avec une instabilité chronique intrinsèque liée au cycle politique de leur pays (Bourguinat H., Menai N., 1996) peuvent attirer les capitaux nécessaires au financement de l'économie de leur pays.

Ces marchés développés diffèrent également des marchés émergents par l'existence chez ces derniers d'un risque opérationnel qui est dû à la moindre fiabilité des informations, à la faiblesse de la protection des investisseurs, à une

insuffisance transparente du système financier ainsi qu'à une absence de sécurité et de rapidité dans les opérations de reglement-livraison et de conservation des titres (Tchemeni E., 1997).L'existence de ce risque opérationnel rend ces marchés émergents peu efficients.

Toutefois avec les faibles corrélations de ces marchés financiers émergents avec ceux des pays développés au moment ou l'intégration des marchés développés s'accroît et que les bénéfices de la diversification tendent à se réduire, les marchés boursiers émergents apparaissent comme un choix intéressant pour les gestionnaires de portefeuille à la recherche de nouvelles occasions de placement (Assoé K.et al, 1995).

Une autre raison de l'attirance pour les marchés boursiers émergents est leur faible degré d'efficience. Les investisseurs occidentaux sont surtout soucieux de participer à la gestion du risque à travers la diversification internationale ou encore de profiter du faible degré d'efficience et enfin de profiter du niveau de rendement élevé qu'offrent en général ces marchés en croissance.

Ces investisseurs, dans leur activité de spéculation contribuent à l'augmentation du degré d'efficience des marchés. Ils jouent de ce fait un rôle non moins important sur les marchés émergents. Ils participent à l'amélioration de leur degré d'efficience et à l'augmentation du degré de liquidité.

La principale question qui se pose à ces investisseurs étrangers tout comme aux investisseurs nationaux reste l'utilisation des outils modernes de la finance pour évaluer sur ces marchés, leur actif ou leur espérance de gain.

Nous nous proposons donc a travers cette étude, d'analyser le comportement face à ces outils modernes, des actions cotées sur une place financière émergente que constitue la bourse des valeurs mobilières de Nairobi. Plus particulièrement nous nous intéresserons à l'applicabilité du CAPM aux actions cotées sur ce marché. Ce travail sera conduit essentiellement en deux volets :

- le premier volet traite du fonctionnement du modèle de marché qui est le modèle habituellement utilise pour estimer les risques systématiques.

- le second volet traite de l'analyse du comportement de ces actions face au CAPM.

Cette étude comprend deux parties. La partie théorique et analyse conceptuelle, destinée à poser ses bases, repose essentiellement sur une recherche documentaire. Elle comporte deux chapitres. La problématique, les objectifs et la revue de littérature d'une part, le cadre méthodologique de l'étude et la présentation des données utilisées d'autre part. La deuxième partie, cette fois empirique concerne la vérification des hypothèses que nous nous sommes données. Elle comprend deux chapitres. Il s'agit de la présentation des résultats obtenus et enfin de l'analyse de ces derniers.

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