WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Impact de surcharge du travail infirmier sur la qualité et le rendement des soins

( Télécharger le fichier original )
par NDAYISABA Aphrodis et SINGIRANKABO J.Hermann
Kigali Health Institute - A1 2007
  

Disponible en mode multipage

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

DECLARATION DE L'ETUDIANT

Par la présente, nous déclarons que ce projet de recherche déposé en vue de l'obtention du diplôme de graduat en Sciences infirmières, au Kigali Health Institute, est notre travail original et n'a jamais été déposé nulle part ailleurs.

En outre, nous déclarons qu'une liste complète de bibliographie est fournie indiquant toutes les sources d'informations citées.

NDAYISABA Aphrodis

SINGIRANKABO J.Hermann

DEDICACE

De la part de Ndayisaba Aphrodis :

-A mes chers parents ;

-Aux membres de ma famille ;

-Aux chers collègues de la promotion ;

-A tous mes amis et connaissances ;

Ce travail est dédié.

De la part de Singirankabo J.Hermann :

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail, nous tenons à exprimer  vivement nos remerciements avec une profonde gratitude à toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à sa réalisation, car un projet ne peut pas être le fruit d'un seul individu.

C'est ainsi que nous adressons premièrement nos sincère remerciements à Dieu, notre créateur qui nous a toujours guidé jusqu'au terme de ce projet.

Nous exprimons notre grande reconnaissance au gouvernement rwandais d'avoir financé nos études.

Nous remercions de tout coeur  toutes les autorités académiques et administratives du K.H.I. pour  tout ce qu'elles ont fait pour nous tout au long de notre cycle.

Nous ne pouvons pas passer sous silence l'énorme contribution   de la direction  et de tous les agents de diverses institutions sanitaires surtout lors de nos séjours de stage pratiques.

Un spécial remerciement à Mme NANKUNDWA Evelyne, pour avoir accepté de diriger notre travail malgré ses nombreuses occupations. Ses conseils et ses remarques si pertinents nous ont guidé dans l'élaboration de ce travail.

Nous tenons à exprimer nos remerciements aux collègues de notre promotion 2007 et à nos frères et soeurs  en Christ pour leur contribution morale, spirituelle et financière.

 Citer certains c'est oublier les autres,  que ceux qui n'ont pas été cités, mais qui ont contribué à  l'élaboration de ce travail, trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude. 

RESUME

Le présent projet de recherche dont le titre est « L'impact de surcharge du travail infirmier sur la qualité et le rendement des soins » cas de CHUK, Service de médecine interne salle 3 et 4 s'intègre dans le cadre de l'amélioration de la qualité de services donnés aux patients.

Le choix du sujet a été motivé par le fait qu'au cours de nos stages de formation dans diverses institutions sanitaires, nous avons remarqué que le surcroît de travail infirmier a des conséquences sur la sécurité professionnelle et des patients. Ainsi, nous avons été curieux de déterminer cet impact en menant une étude là-dessus.

L'objectif principal est de décrire l'impact de surcharge du travail infirmier sur la qualité et la rendement des soins infirmiers.

L'hypothèse étant que l'augmentation de la charge de travail des infirmiers au CHUK aurait un impact négatif sur la qualité et le rendement des soins infirmiers.

Les facteurs à la base de cette hypothèse seraient.

1. La surcharge du travail infirmier entraîne l'épuisement professionnel (burnout).

2. L'organisation du service influe sur la qualité et le rendement des soins infirmiers.

3. La complexité des tâches allouées aux infirmiers contribue à l'insatisfaction des soins aux malades.

4. La qualité et la quantité du personnel infirmier déterminent la qualité et le rendement des soins.

5. Inefficacité et insuffisance du matériel utilisé.

 Pour la réalisation de ce projet, nous proposons une étude quantitative, descriptive, transversale qui va s'étendre sur une période de 5 mois.

Quant à la méthodologie, nous envisageons d'utiliser un questionnaire pour la collecte des données auprès de la population d'étude.

Les logiciels Microsoft Word, Excel et le dépouillement manuel seront utilisés pour analyser les résultats de notre étude.

Un budget de 2.303.105 frw sera alloué pour les travaux de préparation de l'étude, enquête, fourniture de matériel, rédaction du rapport et atelier de validation du rapport..

TABLE DES MATIERES

DECLARATION DE L'ETUDIANT I

DEDICACE II

REMERCIEMENTS III

RESUME IV

TABLE DES MATIERES IV

SIGLES ET ABREVIATIONS ...........VIII

LISTE DES TABLEAUX .........IX .

CHAP.I.INTRODUCTION GENERALE 1

I.1.PROBLEMATIQUE 2

I.2.HYPOTHESE 4

I.3.OBJECTIFS 4

I.3.1. Objectif général 4

I.3.2.Objectifs spécifiques : 4

I.4.INTERET DU SUJET 4

1.4.1. Intérêt personnel 5

1.4.2. Intérêt scientifique 5

1.5. DELIMITATION  DU SUJET 5

1.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL 5

CHAP.II.CONSIDERATIONS THEORIQUES ET CONCEPTU- 6

ELLES DU SUJETS. 6

II.1.DEFINITIONS DES CONCEPTS UTILISES. 6

II.2.CADRE THEORIQUE 7

II.2.1.Brève description du travail. 7

II.2.2.Aperçu sur le travail infirmier 10

II.3.PSYCHOPATHOLOGIE DU TRAVAIL 14

II.3.1. Effets de surcroît de travail liés aux soins infirmiers 17

II.3.1.1. Effets sur la santé du personnel infirmier 17

II.3.1.2.Répercussions sur les patients 20

CHAP.III.METHODOLOGIE 23

III.1.Description du lieu d'étude 23

III.1.2.Présentation de service de médecine interne 24

III.2.Type d'étude 24

III.3.Population d'étude 25

III.4.Echantillonnage 25

III.4.1. Taille de l'échantillon 25

III.4.2. Stratégie d'échantillonnage 25

III.4.3. Critères d'éligibilité 25

III.5.Instruments et processus de collecte des données. 25

III.6.Analyse, présentation et interprétation des données. 25

III.7.Problèmes et limites du sujet 26

III.8.Considération éthique 26

CHAP.IV.PRESENTATION DES RESULTATS 27

ORGANISATION DU PROJET 33

BUDGET DU PROJET DE RECHERCHE 34

BIBLIOGRAPHIE 37

PROFILE DU CHERCHEUR ET DE L'INSTITUTION.....................................39

ANNEXES.................................................................................... ......41

SIGLES ET ABREVIATIONS

CHAP. : Chapitre.

CHU  : Centre Hospitalier Universitaire.

CHUB : Centre Hospitalier Universitaire de Butare.

CHUK : Centre Hospitalier Universitaire de Kigali.

CII  : Conseil International des infirmiers.

Frw : Francs rwandais

ICT : Information communication technology

JAMA: Journal of the American Medical Association.

KHI : Kigali Health Institute.

OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

ORL  : Oto-rhino-laryngologie.

PVVIH : Patient vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine.

P.U  : Prix Unitaire

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 :Répartition des interrogés selon la tranche d'âge 27

Tableau 2 :.Répartition des interrogés selon le sexe 28

Tableau 3 :.Niveau d'étude des interrogés 28

Tableau 4 :.Répartition des interrogés selon l'état civil 28

Tableau 5. : Répartition des infirmiers selon qu'ils travaillent la nuit ou le jour ...... 28

Tableau 6 :Répartition des infirmiers selon les facteurs de surcharge de travail dans le service. 28

Tableau 7 : Répartition des infirmiers selon les facteurs à la base des difficultés d'organisation dans leur service. 29

Tableau 8:. Répartition des infirmiers selon les risques liés au surcroit de travail chez les malades. 29

Tableau 9: Répartition des infirmiers selon les risques liés au surcroit de travail chez les infirmiers. 30

Tableau 10: Répartition des infirmiers selon l'appréciation de la collaboration de leur équipe au cours du travail. 30

Tableau 11: Répartition des infirmiers selon la ratio Infirmier/malade. 30

CHAP.I.INTRODUCTION GENERALE

Le travail qu'effectue l'infirmier (ère) au cours de sa pratique professionnelle constitue une large part dans le domaine de la santé qu'il soit dans la fonction publique ou privée.

 L'infirmier est une personne qui, ayant suivi une formation de base aux soins infirmiers et autorisé dans son pays à prodiguer des soins infirmiers dans tous les contextes pour la promotion de la santé, la prévention de la maladie, les soins et le rétablissement des personnes physiquement et mentalement atteintes (OMS, 1978).

Pour assumer les responsabilités qui lui sont assignées, le personnel infirmier doit user de son habilité et ses connaissances tant théoriques que pratiques dans le but de dispenser des soins efficaces et d'une façon justifiée ; ici la notion de précision y intervient comme une condition sine quanon.

Mais cette efficacité peut se voir être compromise par de lourdes tâches dont l'infirmier est appelé à remplir durant sa journée de travail, à ne pas oublier des conditions de travail quelquefois difficiles pour lui (manque de matériel suffisant, mauvaise organisation de service, nombre de personnel insuffisant, nombre des patients élevé, etc.).

Ces lourdes tâches et ces conditions de travail difficiles peuvent amener le personnel infirmier à ne pas mener à bout ses responsabilités dont le résultat sera probablement la mauvaise qualité des soins prodigués aux patients.

La maladie étant un défaut biologique, psychique ou même socioculturel, elle est en outre un drame individuel et culturel.

Ainsi, lorsque le client est hospitalisé, il nécessite non seulement des soins de qualité mais aussi une prise en charge globale.

De ce qui précède, nous avons voulu déterminer, au terme de notre étude, l'impact de la surcharge du travail infirmier sur la qualité et la rentabilité des soins dans les institutions hospitalières

I.1.PROBLEMATIQUE

Au sein de la société actuelle, on constate une évolution socio-économique où l'homme revendique de plus en plus le droit à des réponses adaptées à ses besoins de santé.

Les réponses des structures de soins en matière de santé reposent en partie sur les progrès scientifiques et techniques et sur une organisation optimale, pertinente et cohérente des soins. Dans cette complexité, l'infirmier y trouve une place capitale étant donné son rôle.

Quelle que soit la nature des soins dispensés, ils s'adressent à un être humain, personne unique en interactions constantes avec son environnement (DOENGES ,1995).

L'infirmier est donc responsable envers l'Etat et les citoyens de dispenser des soins efficients centrés sur la personne soignée en prenant en considération les besoins individuels de chacun.

Pourtant, cette responsabilité infirmière peut se voir mise en doute par la charge de travail dont celui-ci est tenu à remplir dans son lieu de travail.

Dans un article publié en octobre 2002 dans JAMA, M. Clarke et al. affirment, chiffres à l'appui, que l'augmentation de la charge de travail infirmier est un facteur déterminant pour la sécurité des malades ;chaque patient additionnel par infirmier est associé à une hausse de 7% du risque de mortalité chirurgicale dans un délai de 30 jours suivant l'admission à l'hôpital.

Lorsque l'infirmier doit s'occuper de 8 patients opérés au lieu d'un ratio de 4 patients /infirmier, on constate un surplus de 5 décès/1000 patients.

L'étude de M. Clarke menée auprès de 232.342 personnes opérées confirme le rôle prépondérant de l'infirmier dans la détection des risques de complications :la surcharge de travail accroît le risque que les complications ne soient pas décelées  à temps puisque l'infirmier exerce une moins grande surveillance.

Selon la même source, la surcharge de travail conduit également au burnout (syndrome d'épuisement professionnel).Sur quelques 10.000 personnes interrogées ,43% affichaient un niveau élevé d'épuisement.

Selon une autre enquête nationale réalisée au Canada sur le travail et la santé du personnel infirmier en 2005, les infirmiers interrogés ont imputé à l'augmentation de la charge de travail :

* la diminution de la qualité des soins ;

* erreurs de médications occasionnelles ou fréquentes parmi leurs

patients;

* tendance à la réalisation des soins passables ou mauvais.

Les infections nosocomiales par les staphylocoques dorés résistant à la Méticilline surviennent lorsqu'il y a une surcharge de travail de 25% chez les infirmiers révèle une étude slovène publiée dans la revue  The journal of Hospital Infection ; 2006 .

Au Rwanda, selon les résultats d'une enquête effectuée par NTITEGEKWA Marie Francine sur la qualités des soins infirmiers en milieu hospitalier en 2004, la charge infirmière s'évaluait de 10 à16 patients au CHUK tandis qu'au CHUB, elle s'évaluait de 10 à14 patients.  L'application de la démarche des soins infirmiers exige des contraintes notamment un niveau élevé de connaissances et de compétences ainsi que de bonnes conditions de travail,pour cela un infirmier ne devrait pas dépasser au moins 5 malades pour une bonne prise en charge(DOENGES,2005).

Partant de cette citation, nous constatons que la charge infirmière au CHUK et au CHUB était élevé et constituait un obstacle à la qualité des soins infirmiers.

Comme publié dans CHUK, Rapport annuel d'activité 2006, l'hôpital a reçu 26839 patients dont 15252 ambulants et 11587 admis en hospitalisation. On dénombrait 375 lits, avec un taux d'occupation de 108% ; le personnel infirmier n'était qu'au total de 359.Le nombre journalier des patients en hospitalisation étant de 486, le séjour moyen s'évaluant à14 jours en général, mais étant de 16 jours en Médecine interne.

UWIRAGIYE Christine, après son enquête d'évaluation de la qualité de la prise en charge infirmière de la diarrhée chronique chez les PVVIH au CHUK (2006) signale que 53,3% des enquêtés, un infirmier s'occupe d'un nombre des patients compris entre 9 et 16, tandis que 46.7% s'occupent d'un nombre de patients compris entre 17et 25.

De tout cela, il est évident que quand l'infirmier est confronté à un nombre impressionnant de patients, aux demandes diverses parmi lesquelles il doit parvenir à dépister les signes de gravité, de découvrir une évolution potentiellement négative en même qu'à donner des soins adaptés, prendre en charge les souffrances morales, intégrer les familles ,prévoir des suites de soins, dispenser des informations préventives en matière de santé,...des erreurs de jugement, manque de temps, fatigue, stress,...peuvent avoir des répercussions professionnelles, morales voire financières lourdes.

I.2.HYPOTHESE

La surcharge de travail des infirmiers au CHUK a un impact négatif sur la qualité et le rendement des soins infirmiers.

Les facteurs à la base de cette situation seraient :

1. La surcharge du travail infirmier entraîne l'épuisement professionnel (burn out).

2. L'organisation du service influe sur la qualité et le rendement des soins infirmiers.

3. La complexité des tâches allouées aux infirmiers contribue à l'insatisfaction des soins aux malades.

4. La qualité et la quantité du personnel infirmier déterminent la qualité et le rendement des soins.

5.Inefficacité et insuffisance du matériel utilisé.

 I.3.OBJECTIFS

I.3.1. Objectif général

Décrire l'impact de la surcharge du travail infirmier sur la qualité et le rendement des soins.

I.3.2.Objectifs spécifiques :

1. Montrer l'impact de la surcharge du travail infirmier.

2. Déterminer l'influence de l'organisation du service infirmier sur la qualité et le rendement du travail.

3. Décrire les conséquences de la complexité des tâches allouées aux infirmiers dans leur service.

4. Evaluer le ratio infirmier/malade.

I.4.INTERET DU SUJET

1.4.1. Intérêt personnel

Au cours de nos stages de formation au CHUK, mais aussi dans d'autres institutions sanitaires, nous avons remarqué que la surcharge de travail infirmier avait des conséquences pouvant se répercuter sur la qualité et la rentabilité des soins, étant donné des lacunes qui s'observaient dans l'accomplissement des tâches quotidiennes de la part des infirmiers en fin d'apporter une satisfaction aux différents besoins  des malades.

C'est dans l'intérêt de contribuer à l'amélioration  de la qualité et de la rentabilité des soins infirmiers que nous avons voulu approcher cet aspect et des problèmes qui y sont relatifs et finalement de proposer des solutions en vue d'améliorer le niveau de satisfaction non seulement des malades mais aussi du personnel infirmier.

1.4.2. Intérêt scientifique

Le travail comme celui-ci, songeons-nous, pourrait servir aux instances politico administratives, au personnel médical et paramédical à améliorer leurs prestations et à combler certains gaps dans l'optique d'une dispensation des soins de qualité et du développement de la profession infirmière en particulier.

1.5. DELIMITATION  DU SUJET

Notre étude se réalisera au sein du CHUK dans le service de Médecine interne salle 3 et salle 4, sur une période s'étendant du 01Janvier au 01Avril 2008.Cette étude portera sur l'impact de la surcharge du travail infirmier sur la qualité et la rentabilité des soins.

1.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Notre projet de recherche comprend les parties suivantes :

· .Partie première : Partie préliminaire :

-Déclaration de l'étudiant ;

-Dédicace ;

-Remerciements ;

-Résumé ;

-Tables de matières ;

-Sigles et abréviations ;

-Listes des tableaux.

2eme partie

CHAP.1.Introduction générale

1.1. Problématique ;

1.2. Hypothèse ;

1.2. Objectifs ;

1.3. Intérêt du sujet ;

1.4. Délimitation du sujet ;

1.5. Subdivision du travail.

CHAP.2.Considérations théoriques du sujet

2.1. Définition des concepts utilisés ;

2.2. Cadre théorique ;

2.3. Psychopathologie du travail.

CHAP.3.Cadre méthodologique

3.1. Description du lieu d'étude ;

3.2. Type d'étude ;

3.3. Population d'étude ;

3.4. Echantillonnage ;

3.5. Instruments et processus de collecte des données ;

3.6. Analyse, présentation et interprétation des résultats ;

3.7. Problèmes et limites du sujet.

CHAP.4.Présentation des résultats

CHAP.II.CONSIDERATIONS THEORIQUES ET CONCEPTUELLES

DU SUJET.

II.1.Définitions des concepts utilises.

1.1.1. L'infirmier (ère)

L'infirmier (ère) au sens général, est la personne qui, ayant suivi un enseignement et une formation professionnelle officiellement reconnue, a acquis des connaissances, des techniques et des attitudes nécessaires pour pourmouvoir la santé, prévenir la maladie et prodiguer les soins aux malades(YVONNE DINDY,1992).

1.1.2. Soins infirmiers

Selon le CII, on entend par soins infirmiers les soins prodigués, de manière autonome ou en collaboration aux individus de tout âge, aux familles, aux groupes et aux communautés, malade ou bien portant quel que soit le cadre.

Les soins infirmiers englobent la promotion de la santé, la prévention de la maladie ainsi que les soins dispensés aux personnes malades, handicaps ou mourantes (WIKIPEDIA, 2006).

1.1.3. La qualité des soins

Selon DONABEDIAN, M.D (1995) fournir les soins de qualité consiste à· appliquer la science médicale de manière à maximiser les résultats qu'on en tire sans pour cela augmenter les risques ·.Les soins de qualité sont aussi des soins efficaces, globaux et intégrés.

Tandis que pour les clients et la communauté desservie, la qualité des soins doit répondre à leurs besoins délivrés de manière courtoise, à temps et à coût raisonnablement abordable.

1.1.4. Le rendement

Le rendement est l'effort véritable que déploie la personne pour exercer ses fonctions. Il est lié à la capacité de cette personne d'effectuer toutes les tâches et fonctions exigées dans le cadre d'un travail précis. Il n'est pas considéré de façon isolée mais plutôt en interrelation avec la productivité et la rentabilité. (www.rhds.gc.ca.)

1.1.5. Surcharge

On parle de surcharge quantitative, si un degré élevé de vigilance doit être maintenu pendant des périodes assez longues ou des informations à traiter  se succèdent à un rythme rapide.

 On parle également de surcharge qualitative si la tâche est difficile et exige un niveau élevé de qualification (Ferreri et Legeron, 2002).

II.2.Cadre théorique

II.2.1.Brève description du travail.

A. Introduction

Le travail dans son contexte général, est une notion complexe dont l'étude ressort à la fois de la philosophie politique, du droit et de l'économie.

Du point de vue étymologique, le mot travail vient du bas latin· tripalium· (VIème siècle) instrument de torture formé de 3 pieux : 3 bâtons, 2 verticaux et un placé en transversale auquel on attachait les esclaves pour punir, ou les animaux pour les ferrer ou les soigner.

Au XIIème siècle : travail=tourment, souffrance. Travailler=tourmenter, souffrir. Il désigne ce qu'endure la femme dans l'enfantement.

Au XVIème siècle : · se donner de la peine pour·.Le mot travail est aussi associé à Adam et Eve : la pénibilité du travail serait une sorte de condamnation divine pour avoir tenté de goûter au fruit de la connaissance.

Au sens restreint : le travail se définit comme étant une action non dictée par la survie de l'espèce, bien souvent en échange d'une rémunération ou gratification (Wikipedia, 2006).

Au sens large : le travail s'explique comme étant une action nécessitant de l'énergie ; demandant des efforts.

De l'avis du théologien, le travail est un devoir et un droit permettant la continuation de l'oeuvre créatrice de Dieu (Dieu établit l'homme dans le jardin d'Eden pour la cultiver et le garder, de subvenir à ses besoins et à ceux de ses proches ainsi que d'assurer l'intégration dans la société).

Du point de vue économique, le travail est l'un des facteurs de production.

Du point de vue sociologique, le travail payé est souvent considéré comme étant devenu la valeur la plus importante, après l'argent. Alors que, pour beaucoup, Dieu est mort, et avec lui la culture religieuse, que la conscience politique et de la communication ont disparu, le travail payé est devenue dominant comme moyen de gagner de l'argent.

De l'avis du matérialiste, cela est dû au fait que la sphère économique occupe de plus en plus de place dans nos vies.

Nous voulons consommer, c'est l'idéal de nos vies ; donc nous voulons travailler. Aujourd'hui ce n'est peut être plus tant pour paresser que nous travaillons, mais pour consommer. Ainsi, quand nous avons fini de travailler nous consommons et restons donc un peu plus dans la sphère marchande.

Dans le même temps le travail se vide de sa dimension de sa sociabilité, de la charge éthique et symbolique qui faisait sa consistance, pour retenir que la valeur de l'efficacité économique (Wikipedia, 2006).

B. Connaissance de l'activité de travail

L'ergonomie observe et fait valoir que l'homme qui travaille n'est pas un exécutant mais un opérateur au sens où il gère des contraintes et ne les subit pas passivement. Il apprend en agissant, il adopte son comportement aux variations tant de son état interne que des éléments de la situation (relations de travail, variations de la production, pannes, dysfonctionnement...).Il décide des meilleures façons de procéder, il invente des «  trucs », acquiert des tours de main permettant d'atteindre plus sûrement ses objectifs .En bref, il opère.

Ainsi son activité réelle diffère-t-elle toujours de la tâche prescrite par l'organisation de travail (Perlemuter L. et All., 1995).

Elle n'est pas réponse à des stimuli mais expression d'un savoir et d'un vécu professionnel enraciné dans une histoire individuelle et collective et s'inscrivant dans un contexte socio-économique déterminé.

Transformer une situation de travail ne peut donc consister en une application a priori des connaissances scientifique générales relatives à l'homme. Celles-ci doivent être confrontés à la spécificité de chaque situation particulière.

La compréhension de l'activité réelle de travail se trouve être alors le véritable fondement de l'action ergonomique.

Ø Le travail prescrit une «  tâche »

La tâche est une prescription, un cadre formel.

La définition de la tâche correspond à ce qui, dans l'organisation du travail, définit le travail de chacun au sein d'une structure donnée :

-Les objectifs à atteindre en contrepartie de la rémunération ;

-La manière de les atteindre, les consignes, les procédures imposées ;

-Les moyens techniques mis à disposition ;

-La répartition des tâches entre les différents opérateurs ;

-Les conditions temporelles du travail (horaire, durée) ;

-Les conditions sociales (qualifications, salaire) ;

-L'environnement physique du travail.

Ø Le travail réel ou «  activité »

L'activité de travail est l'élément central organisateur et structurant des composantes de la situation de travail.

Elle est une réponse aux contraintes déterminées extérieurement au salarié et simultanément elle est susceptible de les transformer. Elle établit donc, par sa réalisation même une interdépendance et une interaction étroite entre ses composantes (Perlemuter L. et al., 1995).

Le salarié, au cours de la réalisation de son activité de travail élabore un compromis entre :

-La définition des objectifs de production ;

-Ses caractéristiques propres et ses capacités à atteindre ces objectifs, compte tenu des conditions de réalisation de son activité définies par l'entreprise ;

-La reconnaissance sociale d'une qualification et sa négociation sous forme d'un contrat de travail.

Les résultats de l'activité de travail sont à mettre en relation :

-d'une part avec la production aussi bien du point de vue quantitatif que qualitatif ;

-d'autre part avec ses conséquences sur les salariés.

Ses conséquences peuvent être négatives (altération de la santé physique, psychique ou sociale).

Elles peuvent avoir des dimensions positives (acquisition de nouveaux savoirs faire, enrichissement de l'expérience, accroissement de la qualification (Perlemuter.L et all., 1995).

II.2.2.Aperçu sur le travail infirmier

Au service des personnes en matière de la santé, l'infirmier (ère) assume la responsabilité de l'ensemble des soins infirmiers que requièrent :

-la promotion de la santé ;

-la prévention de la maladie ;

-les soins aux malades.

Pour cela, elle aide la personne soignée à :

-maintenir et recouvrir son indépendance et son autonomie aussi rapidement que possible ; 

-développer son potentiel de santé ;

-soulager sa souffrance ;

-vivre ses derniers moments aussi paisiblement que possible ;

par l'aide matérielle et psychologique dans les actes quotidiens perturbés par la maladie (respiration, alimentation, hygiène,...), l'accompagnement dans la maladie physique ou mentale et lors des soins, la réalisation des prescriptions médicales (injections, pansements,...), l'éducation de la personne ou d'un groupe pour maintenir ou restaurer sa santé, l'organisation des soins et la collaboration avec les autres travailleurs sanitaires et sociaux (CII, 2006).

Définition du rôle propre de l'infirmier

Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier (ère) a l'obligation, après avoir évalué les besoins du malade et posé un diagnostic infirmier, de prendre l'initiative de ces soins, d'en organiser la mise en oeuvre, d'encadrer et de contrôler les activités inhérentes aux soins infirmiers (LELIEVRE N.,2006).

Dans cet angle, 3 notions sont importantes :

· avoir la compétence pour poser un diagnostic infirmier ;

· avoir l'initiative des soins relevant de son rôle propre ;

· gestion des soins

· gestion de dossier des soins infirmiers.

1. Le diagnostic infirmier

Le diagnostic infirmier est l'énoncé d'un jugement clinique sur les réactions aux problèmes présents et potentiels aux processus de vie d'une personne, d'une famille ou d'une collectivité. Ils servent de base pour choisir les interventions de soins visant l'atteinte des résultats dont l'infirmier est responsable (LELIEVRE N., 2006).

A la différence du diagnostic médical dont le but est un examen clinique de la personne afin de poser un diagnostic médical puis la description de la pathologie en vue d'une prescription médicale, la démarche du diagnostic infirmier est de s'intéresser avant tout au patient et notamment à son comportement quant aux symptômes et la maladie.

Le diagnostic infirmier s'effectue dès le début de la prise en charge du patient. Ce diagnostic permet de mettre en avant les besoins du malade.

2. Initiative de soins

A la différence des soins sur prescriptions médicales où l'infirmier prodigue des soins au patient conformément à la prescription, dans le cadre de son rôle propre, il lui appartient après l'évaluation des besoins du patient de prendre les dispositions qui s'imposent. Si l'infirmier ne prend pas l'initiative de ces soins et qu'il en résulte un dommage pour le malade, il est susceptible d'en répondre et de voir sa responsabilité engagée.

Ainsi relèvent du rôle propre de l'infirmier la prévention et les soins des escarres. Il appartient à l'infirmier de prendre les précautions qui s'imposent puisque ces soins relèvent de son rôle propre.

Si des complications surviennent et que la preuve peut être apportée qu'aucune prévention n'a été mise en oeuvre par l'infirmier, il y a alors une négligence de sa part qui constitue une faute professionnelle en raison d'un défaut de soins

(LELIEVRE N., 2006).

3. Gestion des soins relevant de son rôle propre

Il appartient à l'infirmier d'organiser et d'assurer la mise en oeuvre des actions des soins appropriés relevant de son rôle propre. Il se doit d organiser, de gérer les soins. Comme le terme le mentionne · Rôle propre · signifie que l'infirmier ne doit pas attendre des directives.

Quand l'infirmier pose une perfusion, il lui appartient d'en assurer la surveillance. C'est la raison pour laquelle une surveillance attentive de l'évolution de l'état du patient est essentielle.

La surveillance se définit comme un examen attentif du patient afin de déceler tout signe potentiellement révélateur d'une anomalie de son état de santé.

L'observation peut porter sur l'état de conscience du patient, son comportement, son évolution et tous les signes cliniques (LELIEVRE N, 2006).

L'intérêt de cette surveillance est de déceler toute anomalie et d'identifier les besoins du malade afin de mettre en route les actions appropriées dans l'intérêt du patient, à savoir : contacter le médecin si l'infirmier estime que le traitement ne relève pas de sa compétence ou agir directement pour éviter toute conséquence dommageable pour le patient.

La surveillance du patient a ainsi pour finalité de suivre l'évolution de l'état du patient et prévenir tout risque d'aggravation. En cas d'aggravation, l'infirmier informe le médecin pour qu'il puisse prendre les mesures appropriées (LELIEVRE N., 2006).

En effet, la surveillance des soins signifie de vérifier le suivi, l'évolution des gestes effectués, tel que le bon débit d'une perfusion, par exemple ou le suivi en post-opératoire.

4. Gestion du dossier de soins infirmiers

-Définition du dossier des soins infirmiers

Le dossier de soins infirmiers est défini comme un document unique et individualisé regroupant l'ensemble des informations concernant la personne soignée. Il prend en compte l'aspect préventif, curatif, éducatif et relationnel des soins.

-Intérêt du dossier de soins infirmiers

La création d'un dossier de soins infirmiers répond au souci de l'équipe soignante de disposer d'un outil de travail unique permettant de :

· donner des soins adaptés aux besoins du patient et d'assurer la continuité des soins ;

· répondre de façon complète aux questions des médecins ;

· disposer pour tous les acteurs de soins, d'informations écrites, fiables et complètes.

Le dossier de soins infirmiers constitue un document de référence synthétisant toutes les données en soins infirmiers durant toute l'hospitalisation d'un patient. Il permet, par une gestion rigoureuse, d'assurer une coordination des soins favorisant ainsi l'efficacité et la qualité des soins.

Sur le plan juridique, il constitue une preuve des soins apportés. C'est la raison pour laquelle, toute personne intervenant auprès du malade, doit figurer clairement ses observations et les gestes pratiqués.

Il est vivement conseillé d'éviter des initiales et d'inscrire le nom et le prénom en entier pour l'identification sur le dossier. Il est important également de préciser le jour et l'heure de la retranscription sur le dossier.

Il est la pièce essentielle pour l'expert et magistrat pour déterminer les conditions d'organisation des soins.

Il permet de reconstituer la chronologie des soins et la prise en charge du patient.

Une gestion rigoureuse du dossier de soins infirmiers est un début de preuve d'une prise en charge organisée et respectueuse des règles de la profession.

-Contenu du dossier des soins

· Fiche de connaissances du patient sur le plan médical, relationnel et physique permettant d'établir un bilan infirmier complet.

· Fiche de processus des soins qui décrit les actions des infirmiers relevant du rôle propre de l'infirmier permettant ainsi l'efficacité du traitement.

· Fiche d'ordonnance médicale : cette fiche fait partie intégrante du dossier médical, mais elle est inclue dans le dossier de soins du patient durant son hospitalisation afin de permettre à l'infirmier d'assurer l'exécution des soins.

· Fiche d'observation de l'équipe soignante qui retrace l'ensemble des informations relatives aux soins donnés durant le séjour du patient à l'hôpital (LELIEVRE N, 2006).

-Recommandations et suivi du dossier des soins infirmiers

· L'infirmier dispose pour chaque patient soigné d'un dossier de soins infirmiers, partie intégrante du dossier du patient.

· L'infirmier dispose d'un guide d'utilisation de dossier de soins infirmiers.

· Le service de soins est organisé de façon à garantir la protection de l'accès aux informations contenues dans le dossier de soins infirmiers.

L'infirmier après chaque intervention :

- note, date et signe les résultats des soins dispensés à la personne soignée ;

- note, date et signe ses observations sur l'évolution de l'état de la personne soignée et toutes les informations recueillies pouvant être utiles pour sa prise en charge globale.

II.3.Psychopathologie du travail

A. Introduction

La psychopathologie du travail a pour objet les relations entre l'organisation du travail et le travailleur comme sujet d'un désir qui a pris naissance en dehors du travail et avant lui.

Elle s'intéresse à la souffrance qui résulte de la confrontation du sujet avec la division du travail, à l'extrémité de laquelle on trouve le contenu de la tâche et son mode opératoire, et avec la division des hommes qui détermine les rapports de surveillance, de contrôle, d'autorité, de la hiérarchie et de limiter le contenu et la forme des relations que peuvent observer les hommes entre eux sur le terrain de travail. Certaines formes d'organisations du travail conduisent les travailleurs à continuer à tenir leur poste, à construire des défenses psychiques qui entraînent des conséquences graves sur leur personnalité ou sur leur santé physique (PERLEMUTER L.et al. 1995).

Toutefois certaines formes d'organisation ont des effets positifs sur la santé, lorsque la situation de travail offre une zone d'autonomie suffisante où le sujet peut négocier son histoire, ses angoisses et son désir avec la réalité et la société.

B. La charge de travail liée aux soins infirmiers

Du point de vue ergonomique, la charge de travail ne peut être simplifiée à un ensemble d'actes indispensables pour répondre aux besoins des patients. Il s'agit de comprendre la marge de manoeuvre dont un opérateur dispose à un moment donné pour élaborer les objectifs assignés sans effets défavorables sur son état propre.

B.1. La charge physique

Le travail des soins comporte un poids significatif d'activités physiques, les opérations nécessitant des activités musculaires intenses, prolongées et répétées.

Ø Facteurs de charge physique

v Distances parcourues

Le kilométrage et la quantité de déplacements d'un soignant dans un service de soins sont étroitement liés à l'organisation de travail et à l'architecture du service, distance lieux fonctionnels-chambres.

v Les postures

La posture ou position dans laquelle on travaille est un compromis qu'on est obligé de faire pour satisfaire à l'exigence de la tâche prescrite. A ces postures contraignantes s'ajoutent une activité exercée débout, où rares sont les moments où l'on peut s'asseoir.

v La manutention

Elle concerne principalement la manipulation de personnes lourdes, souffrantes et parfois agitées. Le personnel de soins est aussi soumis à des ports de charge : matériels, cartons de médicaments, chariots...

La manutention s'exerce dans une posture anti physiologique et bien souvent dans un espace de temps restreint.

v La température ambiante

La température dans les services des soins est souvent élevée supérieure à 24oc, qui aggrave la pénibilité physique du travail.

B.2.Charge mentale

L'activité des soins comporte une charge mentale ou cognitive liée à une masse d'information à recueillir et à l'importante mémorisation que cela nécessite. Les soignants doivent connaître les patients et leurs spécificités, leur évolution, les consignes à respecter (protocoles), transmettre précisément aux autres équipes, et ces tâches sont réalisées dans un temps restreint (PERLEMUTER L.et al. 1995).

Les interruptions sont fréquentes et chacune d'elles nécessitant une réactualisation de l'activité en cours.

Le degré selon lequel le processus mental est utilisé dans une tâche donnée constitue le niveau de cette charge. Il peut être analysé sous l'angle quantitatif par le nombre d'information à traiter, le nombre de décisions à prendre, le nombre d'actions à réaliser.

L'angle qualitatif pour sa part concerne la nature des structures de pensées utilisées, c'est-à-dire la complexité des opérations mentales qui sont effectuées pour réaliser une tâche donnée.

B.3. Charge psychique

Le travail infirmier se caractérise par une confrontation avec la souffrance, l'anxiété et la mort. Si la mort des patients occupe une place centrale dans la souffrance au travail du personnel soignant, à la charge psychique, il faut ajouter l'absence de soutien, d'espace d'expression de cette souffrance, et le manque de reconnaissance par la hiérarchie.

L'agonie est la période la plus redoutée, elle est vécue comme un drame.

La mort de l'autre engendre un sentiment d'échec, on n'a pas pu l'empêcher ; et de culpabilité, on n'a pas agi à temps ou pas été à la hauteur pour aider et accompagner le mourant.

Les auteurs soulignent aussi qu'il existe des conflits étroitement liés à la mort dans les services de soins, avec les collègues par des approches différentes de l'agonie, avec les médecins par leurs absences, par des investigations douloureuses ou encore pour soutirer une thérapeutique contre la douleur, avec les familles, car si leur présence est un droit, elle participe néanmoins à un surcroît de travail.

La mort est source d'angoisse. La souffrance occasionnée par la mort ne reste pas à l'hôpital. Elle retentit sur les activités socio familiales. L'impuissance de n'avoir pas pu maîtriser la mort renvoie le sujet au fantasme de sa mort. Les soignants sont seuls et abandonnés face aux mourants (PERLEMUTER L. et al. 1995).

Les échanges entre l'équipe paramédicale et les médecins sont nombreux mais parcellisés, à l'image de l'organisation des soins.

Rares sont les espaces d'expression où l'on peut faire le point sur l'évolution de chaque malade et surtout d'exprimer la souffrance engendrée par la maladie grave et la mort.

II.3.1. Effets de surcroît de travail liés aux soins infirmiers

En augmentant la charge de travail, on a crée automatiquement une surcharge de travail qui constitue l'une des caractéristiques néfastes et inévitables des soins infirmiers dans les années 1990 et qui persistent encore aujourd'hui. Les signes d'une surcharge de travail ne sont pas difficiles à discerner. Les infirmiers indiquent qu'ils doivent accomplir plus d'une tâche à la fois, à plus d'un endroit à la fois ; très souvent, ils ont un patient très malade à leur charge.

On leur impose de nouvelles tâches ou du travail plus difficile, en leur laissant moins de temps pour l'accomplir. Ils constatent que leurs journées se déroulent à un rythme affolant, en ayant le sentiment de devoir toujours se rattraper. Les infirmiers disent qu'ils ne peuvent pas toujours prodiguer tous les soins nécessaires à leurs patients parce qu'ils ont beaucoup à faire en très peu de temps (Aiken, Clarke, Sloane et al. 2001).

II.3.1.1. Effets sur la santé du personnel infirmier

Lorsqu'un nombre moins élevé d'infirmiers accomplit davantage des tâches dans un milieu plus intense et complexe, la surcharge de travail s'accroît.

La pression physique et mentale que crée la surcharge de travail cause un niveau étonnant de blessures, des maladies et l'épuisement qui font du tort aux employeurs en soins infirmiers depuis plusieurs années. De plus, les chercheurs ont indiqué que les infirmiers souffrent plus que tous les autres professionnels de la santé d'excès de stress. (PERLEMUTER L.et al. 1995)

Principales pathologies induites par le travail des soins.

A) Le mal au dos.

Le personnel hospitalier est particulièrement touché par cette pathologie : cervicalgie, dorsalgie ou lombalgie. Ce mal au dos peut survenir accidentellement, à l'occasion d'un effort ou peut s'installer progressivement par une usure des disques vertébraux dus aux efforts répétés.

Les mesures de prévention ne doivent pas se limiter aux techniques de levage mais s'attacher à limiter les autres postures pénibles.

La formation à la manutention ne peut avoir que des effets limités si elle ne s'accompagne pas d'une action touchant à la fois les matériels, l'organisation et les comportements.

B) Le stress.

La notion de stress concerne le processus d'adaptation de l'individu à son environnement et dans une acceptation plus commune, les difficultés de cette adaptation. Le stress renvoie donc à la capacité de l'individu à faire face aux exigences de son environnement en mobilisant ses ressources personnelles ou celles qui existent dans son entourage.

Le stress dépend de 5 facteurs : les exigences demandées au sujet, ses caractéristiques individuelles, ses ressources personnelles, les contraintes de l'environnement professionnel, le soutien apporté par l'entourage.

Ø Principales sources de stress des infirmiers.

· Les conditions de travail ;

· Les relations interpersonnelles dans le milieu de travail : la qualité des relations avec les pairs, les subordonnés ou les supérieurs ;

· Conflits et ambiguïté des rôles : imprécision de la définition du rôle, des fonctions, des attentes et des responsabilités ;

· Structure organisationnelle des services ;

· S'occuper des mourants, être confronté à la mort ;

· Préparation inadéquate pour traiter les besoins émotionnels des patients et de leurs familles ;

· Manque de soutien au niveau du personnel ;

· Surcroît de travail.

C. Le syndrome d'épuisement professionnel « burnout »

C'est le syndrome d'épuisement physique et émotionnel impliquant le développement d'une vision de soi négative, d'attitudes négatives vis-à-vis du travail et une perte d'intérêt et de sentiments vis-à-vis des clients. C'est le résultat du stress causé par les contacts interpersonnels qui se manifestent par un épuisement émotionnels (Maslach C.)

Les symptômes sont différents d'une personne à l'autre.

Cependant, il existe une série de signes que l'on retrouve fréquemment chez les professionnels qui approchent l'épuisement :

· Des signes physiques, le premier étant la fatigue. Le professionnel n'a plus envie d'aller au travail. Ça peut être un rhume, il perd ou il prend du poids, n'arrive plus à dormir et le souffle court.

· Des signes psychologiques et comportementaux : le professionnel vient au travail tôt et quitte tard ou alors vient en retard et trouve un moyen de partir tôt. Il s'ennuie dans son travail, n'a plus d'enthousiasme, en veut aux autres, est confus, oublie, se sent coupable, a un sentiment de futilité, est irritable, se sent attaqué, est rigide, incapable de décider. Il utilise des moyens de mettre les autres à distance sur le plan émotionnel. Souvent son absentéisme augmente, il est très négatif et peut abuser d'alcool, de médicaments ou de cigarettes. Il devient déprimé et résigne face à cette situation désespérée. Le résultat de ce syndrome est que l'infirmier ne voit plus le patient comme une personne et n'a pas la possibilité d'établir une vraie relation d'aide.

Il existe 3 phases :

· 1ère phase : les symptômes sont peu nombreux et occasionnels. Il suffit de prendre soin de soi, de se relaxer ou de prendre un congé pour que tout rentre dans l'ordre.

· 2ème phase : les signes et les symptômes sont plus réguliers, ils durent plus longtemps et disparaissent plus difficillement.Il ne suffit pas d'un week-end de repos pour les effacer.

· 3ème  phase: des problèmes physiques et psychologiques apparaissent et la personne ne peut plus faire face, elle aura besoin d'une aide extérieure.

L'environnement organisationnel peut favoriser le « burnout ».C'est le cas lorsque les demandes de productivité et de performances sont excessives, que l'autorité est ambiguë et respecte peu les personnes, que ce que l'on produit est considéré négativement (PERLEMUTER L.et al., 1995).

D.Les troubles mentaux

L'absentéisme et les congés de longue durée des soignants sont en grande partie dus à des troubles psychiques. On ne connaît pas réellement la fréquence des dépressions chez les soignants, mais on a identifié des facteurs de risque associés à ces troubles : horaires, situation de famille, âge et sexe, catégorie professionnelle.

Ces troubles mentaux liés à l'activité professionnelle, à une charge mentale et psychique de travail mettent en jeu une interaction entre vie professionnelle et vie privée.

II.3.1.2.Répercussions sur les patients

Au niveau le plus fondamental, la compétence collective des infirmiers, et les taux de dotation constituent d'importantes variables explicatives de la mortalité (Aiken, Sloane et Sochaloki, 1998).

D'une manière plus générale, un examen des études réalisées par Aiken et d'autres chercheurs et publié dans California Nurse (1999) conclut qu'un

meilleur rapport infirmier/patient est directement lié à la satisfaction des patients et à leur qualité de vie à la sortie de l'hôpital, à leurs connaissances et leurs observances des traitements et qu'ils subissent moins des complications pendant leur séjour à l'hôpital, à coûts réduits et à un séjour plus bref et plus sécuritaire à l'hôpital.

Needleman et al(2002) ont aussi démontré que les patients qui bénéficient de plus d'heures de soins par jour de la part d'infirmier restaient moins longtemps à l'hôpital et l'observait chez eux un taux moins élevé d'infections des voies urinaires, de pneumonie, de chocs cardiogènes et d'arrêt cardiaque.

Un surcroît de travail représente un risque pour les patients, dû au fait que :

· Les infirmiers sont moins vigilants aux changements de conditions des patients

· Les infirmiers ont des réactions lentes

· Erreurs dans la délivrance des médicaments cas de contre-indications.

· Erreurs de discernement clinique.

· Augmentation des infections nosocomiales

· Prolongement du séjour du patient à l'hôpital.

Toutes ces conséquences potentielles vont entraîner une détérioration probable de la qualité des soins prodigués.

Conclusion

L'allégement de la charge psychique, mentale et physique doit être recherché par une action sur les conditions et l'organisation du travail et par un renforcement de la capacité des soignants à faire face aux contraintes de travail. Une dotation suffisante en personnel, un environnement physique et une organisation du travail adapté permettent de réduire la surcharge de travail, principal facteur de stress évoqué par les soignants (PERLEMUTER L.et al.,2005).

Ø Organisation des soins

Les questions d'organisation du travail sont un point préoccupant à l'hôpital, exprimés par les personnels et les directions.

Parler de l'organisation des soins dans les services c'est comprendre les lieux qui existent : les tâches, les patients, les outils, la formation et les compétences, les relations sociales, la communication et les flux.

La situation de travail de soins est un ensemble de tâches à réaliser, définis par des buts à atteindre : soigner, guérir, accompagner,...et l'organisation du travail c'est-à-dire l'articulation entre l'activité médicale et les soins paramédicaux, la répartition des tâches entre différentes catégories du service de soins infirmiers, le matériel disponible et un espace prévu pour exécuter le travail dans un temps imparti.

L'hôpital ne peut être comparé à une entreprise car l'objet du travail est aléatoire. Il existe une variabilité importante due à la nature des soins, à la notion d'urgence, l'entrée de nouveaux patients, l'aggravation de l'état des patients hospitalisés,...

Cette variabilité permanente fait que chaque service de soins ait son organisation du travail singulière réactualisée fréquemment.

Ø Des interventions à mettre en route pour maintenir une bonne organisation de service.

Sous des formes très diverses, ce sont des structures susceptibles d'alléger le stress et ses effets :

· L'infirmier professionnel est le meilleur juge de ses propres capacités. Si elle ne peut pas dispenser des soins en toute sécurité, elle doit en informer ses supérieurs.

· Réunions régulières sur le fonctionnement de service ;

· Réunions informelles à l'occasion des pauses ;

· Temps de transmission entre équipes, suffisant pour écarter les incertitudes dans les tâches à assumer ;

· Formation permettant d'accroître la compétence des soignants.

Ces interventions doivent reposer sur une adhésion personnelle et volontaire des soignants, une acceptation de l'administration et de l'encadrement infirmier et médicale.

CHAP.III.METHODOLOGIE

III.1.Description du lieu d'étude

Le CHUK est l'un des hôpitaux de référence nationale .Il est situé dans la Ville de Kigali, District de Nyarugenge, Secteur Gitega. L'hôpital a démarré ses activités en 1922 à Muhima, la construction de son siège actuel a commencé en 1931.

Le CHUK comporte plusieurs services cliniques qui sont tous opérationnels : le service de médecine interne, de chirurgie, de pédiatrie, d'ORL, de stomatologie, d'ophtalmologie, de dermatologie, d'anesthésie et réanimation, de radiologie, des urgences, des soins intensifs, de kinésithérapie, de pharmacie, service technique, orthopédie, et unité de fabrication des solutions de perfusions. Le CHUK compte actuellement 375 lits.

Vu sa capacité matérielle et en personnel, il accueille des patients transférés par des hôpitaux de district et les autres hôpitaux de référence ainsi que la population de la ville de Kigali et des régions avoisinantes.

Au départ appelé Centre Hospitalier de Kigali (CHK), il est connu actuellement sous le nom de Centre Hospitalo-universitaire de Kigali (CHUK).Cette nouvelle appellation est la conséquence de la modification de sa mission qui veut qu'en plus de la prestation des soins, le CHUK s'occupe de l'enseignement et la formation universitaire des médecins et autres personnels de santé. La nouvelle appellation a été adoptée au début de l'année 2002.

III.1.2.Présentation de service de médecine interne

Le service de médecine interne du CHUK comporte 4 unités à savoir :

-La salle 3 pour les hommes ;

-la salle 4 pour les femmes ;

-la salle 6 ;

-le pavillon.

Ici nous allons nous intéresser à décrire la salle 3 et salle 4 qui font l'objet de notre étude.

La salle 3 pour les hommes comporte : 36 lits, 16 infirmiers toutes les catégories confondues, 4 médecins dont 2 généralistes et 2 spécialistes, 1 agent social, 1 counselor et le personnel de soutien.

La salle 4 pour les femmes comporte à son tour : 36 lits, 17 infirmiers toutes les catégories confondues, 5 médecins dont 3 spécialistes et 2 généralistes, 1 agent social, 1 counselor et le personnel de soutien.

III.2.Type d'étude

Notre étude sera quantitative, descriptive, transversale. Elle décrira l'impact de la surcharge du travail infirmier sur la qualité et la rentabilité des soins. L'étude sera menée dans les unités de médecine interne à savoir salle 3 et 4 du 01Janvier 2008 au 01 Mai 2008.

III.3.Population d'étude

La population cible de notre étude sera constituée d'infirmiers travaillant dans le service de médecine interne salle 3 et salle 4.Ils sont au total 33, toutes les catégories confondues.

III.4.Echantillonnage

III.4.1. Taille de l'échantillon

30 infirmiers oeuvrant dans le service de médecine interne salle 3 et 4 constitueront notre échantillon.

III.4.2. Stratégie d'échantillonnage

La méthode d'échantillonnage sera aléatoire simple. Donc, tous les infirmiers ont la même chance d'être selectionné, le tirage sera effectué au hasard à partir de la base de sondage jusqu'au nombre d'unités voulu.

III.4.3. Critères d'éligibilité

· Accepter de participer volontairement à l'étude ;

· Etre infirmier (ère) dans le service de médecine interne au moment de collecte des données.

III.5.Instruments et processus de collecte des données.

Le recueil des données sera réalisé au moyen d'un questionnaire qui sera adressé au personnel infirmier concerné par notre étude. Le pré-test de notre questionnaire sera important pour s'assurer de sa validité et de sa pertinence.

III.6.Analyse, présentation et interprétation des données.

La méthode analytique nous facilitera à analyser systématiquement toutes les informations ainsi que les données rassemblées auprès des infirmiers.

La méthode statistique nous aidera à quantifier les résultats et les présenter sous forme de tableaux.

Les logiciels Microsoft Word, Excel et le dépouillement manuel nous serviront de faire l'analyse et le traitement des données. Dans l'analyse, le pourcentage de différents variables en question sera grandement tenu en considération.

III.7.Problèmes et limites du sujet

Notre étude fera face probablement au manque des données dans la littérature concernant notre sujet au Rwanda même si le personnel infirmier est confronté aux effets négatifs relatifs à sa profession peu d'études ont été faites dans ce domaine.

Un autre problème que nous nous heurterons probablement est le manque de temps de la part des infirmiers pour répondre à nos questionnaires. Pour éviter cela nous permettrons aux infirmiers de rentrer à la maison avec le questionnaire et répondre aux questions étant posés.

La réalisation de notre protocole de recherche se heurtera également aux difficultés comme obtenir la permission de mener une étude, disponibilité des données, accord de participation à l'étude, difficultés d'obtenir des informations sur les questions sensibles et/ou des affaires privées.

III.8.Considération éthique

Etant donné que dans toute recherche des règles éthiques et déontologique sont à respecter et annoncer aux enquêtés, avant de collecter les données nous expliquerons aux infirmiers qui feront l'objet de notre étude le but de notre enquête en mettant l'accent sur l'anonymat de personne en vue de garantir les résultats de notre étude. En outre, nous ferons l'engagement éventuel de communiquer les résultats de l'enquête après sa soutenance.

CHAP.IV.PRESENTATION DES RESULTATS

Tableau 1 : Répartition des interrogés selon la tranche d'âge

Tranche d'âge

Effectif

Pourcentage

20-25

 
 

26-35

 
 

36-45

 
 

46 et plus

 
 

Tableau 2 :.Répartition des interrogés selon le sexe

Sexe

Effectif

Pourcentage

Masculin

 
 

Feminin

 
 

Tableau .3 :.Niveau d'étude des interrogés

Niveau d'étude

Effectif

Pourcentage

A2

 
 

A1

 
 

A0

 
 

Tableau.4 :.Répartition des interrogés selon l'état civil

Etat civil

Effectif

Pourcentage

célibataire

 
 

Marié(e)

 
 

Divorcé(e)

 
 

Veuf(ve)

 
 

Tableau 5. : Répartition des infirmiers selon qu'ils travaillent la nuit ou le jour

 

Effectif

Pourcentage

Nuit éxclusivement

 
 

Jour éxclusivement

 
 

Jour et Nuit alternativement

 
 

Tableau 6:Répartition des infirmiers selon les facteurs de surcharge de travail dans le service.

 

Fréquence

Pourcentage

Nombre élevé des malades par rapport au personnel infirmier

 
 

Journées plus chargées que nuits

 
 

Nuits plus chargées que journées

 
 

Répartition inéquitable des taches

 
 

Tableau 7 : Répartition des infirmiers selon les facteurs à la base des difficultés d'organisation dans leur service.

 

Fréquence

Pourcentage

Ratio Infirmier/Malade

 
 

Equipment insuffisant aux sollicitant

 
 

Négligence

 
 

Tableau 8: Répartition des infirmiers selon les risques liés au surcroît de travail chez les malades.

 

Fréquence

Pourcentage

Séjour prolongé a l'hôpital

 
 

Surveillance du malade non adaptée

 
 

Malades non satisfaits

 
 

Augmentation des infections nosocomiales

 
 

Tableau 9: Répartition des infirmiers selon les risques liés au surcroît de travail chez les infirmiers.

 

Fréquence

Pourcentage

Absentéisme au travail

 
 

Moins de vigilance&réactions lentes aux changements des conditions des malades.

 
 

Burnout

 
 

Multiples congés de maladie

 
 

Incompétence socio-familiale.

 
 

Tableau 10: Répartition des infirmiers selon l'appréciation de la collaboration de leur équipe au cours du travail.

 

Effectif

Pourcentage

Excellent

 
 

Très bon

 
 

Bon

 
 

Assez bon

 
 

Médiocre

 
 

Tableau 11: Répartition des infirmiers selon la ratio Infirmier/malade.

1infirmier pour:

Effectif

Pourcentage

1-5malades

 
 

6-10malades

 
 

11-15malades

 
 

16-20malades

 
 

21malades et plus

 
 

BIBLIOGRAPHIE

Livres

BAY, Lynette et DINDY, Yvonne. Soins infirmiers en milieu tropical, volume I, 1992.

DOENGES, L.E., MOORHOUSE, M.F., BURLEY, J.T.Application de la démarche des soins infirmiers et des diagnostics infirmiers, Maloine, 1995.

DUBOYS FRESNEY, C., Le résumé des soins infirmiers, Maloine, 1997.

FOUGERE, M., Dictionnaire encyclopédique illustré, 1996

PERLEMUTER, L. et al. Législation, éthique et déontologie, responsabilité et organisation du travail ; Nouveaux cahiers de l'infirmier, Paris : Masson, 1995.

Mémoire

1. NTITEGEKWA Marie Francine, La qualité des soins infirmiers en milieu hospitalier, (Mars, 2004), CHUK et CHUB, KHI, (Inédit).

2. NARUHOGAZI Chouette, Evaluation du niveau de satisfaction des patients hospitalisés au CHUK sur leur prise en charge infirmière (Juin, 2002), CHUK, KHI (Inédit).

Internet

1. MARGOT, Shields et WILKINS, Kathryn., Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier au Canada de 2005(http:/www.hc-sc.gc/t),Décembre,2006 (consulté le 25/04/2007).

2.CLARKE,M.,etal., Journal of American Medical Association.,( www.jama.fr),octobre,2002(consulté le 20/05/2007).

3.LELIEVRE,N.,Définition du rôle propre de l'infirmier,( www.infirmier.com),Octobre,2006(consulté le 26/05/2007)

ANNEXES

A .PLAN DU TRAVAIL

L'étude sera effectuée pendant une période de 8 mois:

TACHES A ACCOMPLIR

DATE DE LEUR ACCOMPLISSEMENT

PERSONNEL RESPONSABLE

PERSONNEL/JOURS REQUIS

Préparation et dépôt du projet

01Septembre-15 Novembre 2007

1èsem-11èsem

2 investigateurs

1 superviseur

3 x76 jours

Permission et autorisation de mener l'étude

01-07 Janvier 2008

12è sem-13èsem

2 investigateurs

2×7Jours

Visite et contact de la population d'étude en vue de l'orientation

14-21 Janvier

14èsem-15èsem

2 investigateurs

2x8jours

Pré-test et finalisation des instruments de recherche

20 Janvier-03 Février

16èsem-17èsem

2 investigateurs

1 superviseur

3x15jours

Collecte des données

04 Février -17 Février

18èsem-19èsem

2 investigateurs

2 assistants

(Responsables des salles)

4x14jours

Saisi des données

25 Février-09 Mars

19èsem-20èsem

2 investigateurs

2x14jours

Analyse des données

17 Mars-30 Mars

21èsem-22èsem

2 investigateurs

1superviseur

3x14jours

Rédaction du rapport (1è rapport)

07 Avril-20 Avril

23èsem-24èsem

2 investigateurs

2x14jours

Présentation du rapport

21 Avril-27Avril

25èsem

2 investigateurs

1superviseur(2jours)

3x7jours

Rédaction du rapport(rapport final)et dépôt

28 Avril-11 Mai

26èsem-27èsem

2 investigateurs

1 superviseur

3x14jours

Retro-information a la population d'étude

19 Mai-25Mai

28èsem-30èsem

2 investigateurs

2x7jours

B.GRAPHIQUE DE GANTT

TACHES A ACCOMPLIR

ANNEE 1

 

ANNEE 2

 

Septembre

Octobre

Novembre

Janvier

Fevrier

Mars

Avril

Mai

Préparation et dépôt du projet

XXX

 XXX

 XX

 

 
 
 
 

Permission et autorisation de mener l'étude

 

 

 

 X

 
 
 
 

Visite et contact de la population d'étude en vue de l'orientation

 

 

 

 X

 
 
 
 

Pré-test et finalisation des instruments de recherche

 

 

 

 X

X

 
 
 

Collecte et vérification des données

 

 
 

 

XX

 
 
 

Saisi des données

 

 

 

 

X

X

 
 

Analyse des données

 

 

 

 

 

XX

 
 

Rédaction du rapport(1è Rapport)

 

 

 

 
 
 

XX

 

Présentation du rapport

 

 

 

 
 
 

X

 

Rédaction du rapport(Rapport final) et dépôt

 

 

 

 
 
 

X

X

Rétro information à la population d'étude

 

 

 

 
 
 
 

X

(X : Une semaine)

ORGANISATION DU PROJET

Pour bien mener notre travail d'étude, les tâches seront reparties aux différentes personnes impliquées comme suit:

1. SUPERVISEUR: Il sera chargé de la direction et la supervision du projet. Il orientera, corrigera et guidera le déroulement des activités en donnant conseils aux enquêteurs .Les différentes activités dans lesquelles il sera impliqué sont bien explicitées dans le plan du travail.

2. INVESTIGATEURS: Ils seront des acteurs principaux de la réalisation du projet. Ils interviendront dans toutes les activités qui seront menées. Leurs rôles dans différentes activités sont bien explicitées dans le plan du travail.

3. LES ASSISTANTS: Ce sont les responsables des salles ou l'étude sera menée. Ils aideront dans la collecte des données en collaboration avec les enquêteurs en distribuant les questionnaires, les retournant et les remettant aux enquêteurs; et en facilitant l'accès aux différents documents du service nécessaires à la réalisation de l'étude (des registres et dossiers, des rapports, etc.)

C.BUDGET DU PROJET DE RECHERCHE

1.Préparation d'étude

No

Articles

Nombre des personnes

Nombre des jours

Nombre de personnes/jours

Prix unitaire(frw)

Prix total(frw)

1

Préparation et dépôt du projet de recherche

3

76

3personnes × 76=228

2500

570.000

2

Permission et autorisation de mener l'étude

2

7

2personnes× 7=14

2500

35.000

 

Sous total

 

605.000

2.L'enquête

No

Articles

Nombre de personne

Nombre de jours

Nombre des personnes/jour

Prix unitaire(frw)

Prix total(frw)

1

Contact avec la communauté en vue de l'orientation de membres sur le projet

2

8

2 personnes × 8jours=16

2500

40.000

2

Pré-test et finalisation des instruments de recherche

3

15

3 personnes × 15jours=45

2500

112.500

3

Collecte des données

4

14

4personnes × 14jours=56

2500

140.000

4

Transport

3

90

3personnes × 90 jours=270

1000

270.000

5

Restauration

2

90

2 personnes × 90 jours=180

1000

180.000

6

Location laptop

 

50

 

2500

125.000

 

Sous total

 

867.500

3. Fourniture

No

Article

Quantité

P.U( Frw)

Total (Frw)

1

Rames de papier

2

3000

6000

2

Crayons

2

100

200

3

Stylons

1 paquet

4000

4000

4

Gomes

3

500

1500

5

calculatrice

2

1500

3000

6

Enveloppes

100

50

5000

7

Agrafeuse

2

1000

2000

8

Boîte d'agrafes

5

500

2500

9

Classeur

2

1500

3000

10

Flash disk

1

18000

18000

11

communication

15 Cartes

2500

37.500

12

Visite sur internet

20 fois

500/heure

10.000

 

Sous total

 

92.700

4. Production du rapport

No

Article

Nombre des personnes

Nombre des jours

Nombre des personnes / jours

Prix unitaire

Frw

Prix total en Frw

1.

Vérification et saisi des données

2

14

2 personnes × 14jours=28jours

2500

70.000

2.

Analyse des données

3

14

3personnes ×14jours=42jours

2500

105.000

3

Rédaction du rapport du projet

2

14

2personne × 14jours=28jours

2500

70000

 

Sous total

 

245.000

5. Atelier de validation du rapport

No

Article

Nombre des personnes

Nombre de jour

Nombre de personne / jours

Prix unitaire

Frw

Total en Frw

1.

Présentation du rapport

3

7

3 personnes × 7jours=21jours

2500

52.500

2.

Rédaction du rapport (final)

3

14

3personnes × 14jours=42jours

2500

105.000

3.

Retro-information à la communauté

2

7

2personnes × 7jours=14

2.500

35.000

 

Sous total

 
 
 
 

192.500

6. Résume du budget

No

Description

Total Frw

1.

Préparation de l'étude

605.000

2.

L'enquête

867.500

3.

Fournitures de l'étude

92.700

4.

Production du rapport

245.000

5.

Atelier pour la validation du rapport

192.500

 

Total

2.002.700

 

Imprevu(15%)

300.405

 

TOTAL GENERAL

2.303.105

D.PROFIL DES ETUDIANTS ENQETEURS ET DE L'INSTITUTION

CURRICULUM VITAE

I. IDENTIFICATION

Nom : Ndayisaba

Prénom : Aphrodis

Date de naissance : le 02/04/1980

Lieu de naissance  : District Kayonza/Province de l'Est

Père  : Gatunzi Froduald

Mère  : Nyiransabanzubuhoro Concessa

Nationalité  : Rwandaise

Etat Civil  : Célibataire

II. ETUDES FAITES

1987-1993 : Ecole Primaire de Rugoma

1997-2000 : Ecole secondaire APENA

2000-2003 : Ecole des sciences infirmières de Byumba

III. EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

2000-2003 : Stages de formation à l'hôpital de BYUMBA

2003-2005 : Infirmier au Centre de Santé de Ntaruka

2005 -2007 : Etudes supérieures en sciences infirmières au KHI

IV .LANGUES PARLEES

- Français

- Anglais

- Kinyarwanda

- Swahili

Je jure sur mon honneur que les informations citées ci haut sont conformes à la réalité.

NDAYISABA Aphrodis

CURRICULUM VITAE

I. IDENTIFICATION

Nom : SINGIRANKABO

Prénom : Joseph Hermann

Date de naissance : le 28/10/1982

Lieu de naissance  : District Gatsibo, Province de l'Est

Lieu de résidence  : District Nyarugenge, Ville de Kigali

Nationalité  : Rwandaise

Etat Civil  : Célibataire

II. ETUDES FAITES

2005-2007 : Etudes supérieures en sciences infirmières au K.H.I

2000-2003 : Humanité en sciences infirmières à l'Ecole des sciences infirmières de

Byumba

1997-2000 : Etudes secondaires Tronc commun au Collège ADEGI, Gatsibo.

1988-1997 : Etudes primaires à Nyarubuye, Gatsibo.

III. EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

2005-2007 : Infirmier à l'hôpital Roi Faisal, Kigali.

2003-2004 : Infirmier à la Pharmacie KIRA, Gatsibo.

2000-2003 : Stages de formation à l'hôpital de BYUMBA

IV .LANGUES

- Français

- Anglais

- Kinyarwanda

- Swahili

Je jure sur mon honneur que les informations citées ci haut sont conformes à la réalité.

SINGIRANKABO Joseph Hermann

PROFIL DE L'INSTITUTION

Kigali Health Institute (K.H.I) est une institution d'éducation supérieure crée en Juin 1996 par le ministère de la santé, en collaboration avec le Ministère de l'Education de la science, de la technologie et de la recherche Scientifique, dans le but de résoudre les problèmes de la population Rwandaise en santé dus à la prise en charge inadéquate en quantité et en qualité.

Les premiers départements ouverts sont :

- Anesthésie

- Physiothérapie

- Sciences infirmières

Graduellement le KHI a introduit d'autres départements qui sont :

-Santé Mentale

-Dentisterie

-Laboratoire

-Radiographie

- Santé et environnement

- Ophtalmologie

- Programme de soir pour les sciences infirmières

- Programme de licence pour enseignement dans les écoles des sciences infirmières.

Le KHI possède 3 campus :

- le principal campus à KIYOVU, Ville Kigali

-Campus de Ndera

-Campus de Nyamishaba.

Les étudiants de KHI sont soit privés ou boursiers du gouvernement.

Mission du K.H.I

Sa mission est de former et développer les ressources humaines, dans le secteur paramédical au Rwanda, qualifiées, compétentes et aptes à résoudre les problèmes sanitaires de la population rwandaise.

Les principaux services du campus de Kigali sont:

-Bloc Administratif

- Services des Département

-Bibliothèque

-Services de ICT

-Centre de formation continue du KHI(CEFOCK)

Organisation du KHI :

A.Equipe administrative

-Recteur : Dr NDUSHABANDI Désiré

-Vice recteur chargé affaires académiques et recherche : Dr KABAGABO Chantal

-Vice- Recteur chargé de l'administration et des finances : Mr KAZIGE Eugène.

B.Equipe académique.

Elle est composée de 3 facultés :

1. Faculté des paramédicaux avec les départements suivants :

-Départements d'Anesthésie

-Département de laboratoire

-Département de dentisterie

-Département physiothérapie

-Département d'imagerie médicale

-Département d'ophtalmologie.

2. Faculté de sciences infirmières

-Département des sciences infirmières avec 2 options :

Hospitalière et

Sage-femme.

-Département de la santé mentale

3. Faculté de santé environnement.

En outre, KHI possède un autre département :celui des langues.

E. QUESTIONNAIRE

I.CONSIGNES :

· Ce questionnaire a été rédigé pour déterminer l'impact de surcharge du travail infirmier sur la qualité et la rentabilité des soins.

· Les réponses sont confidentielles.

· Ne mentionnez pas votre nom.

· Veuillez répondre lisiblement et précisément sans ratures.

· Cochez à l'aide d'un X dans la case correspondante.

II : IDENTIFICATION

1. AGE :

20-25ans :

26-35 ans :

36-45ans :

46 et plus :

2. SEXE :

Masculin :

Féminin 

3. Niveau d'étude :

Infirmier A0 :

Infirmier A1 :

Infirmier A2 :

4. Responsabilité dans le service :

-Infirmier responsable :

-Infirmier subordonné:

5. Etat civil :

-célibataire : 

-Marié(é) :

-Divorcé(é)

-Veuf (ve) :

-Séparé(e) :

6. Depuis combien d'années êtes-vous en travail infirmier  ?

1-5ans

6-10ans

11-15ans

16ans et plus

7. Depuis combien de temps travaillez-vous en médecine interne au CHUK ?

1 mois-5ans

6-10 ans

10 ans et plus

8. Travaillez-vous de jour et nuit ? Spécifiez si exclusivement ou alternativement.

Nuit

Jour

III : QUESTIONS EN RAPPORT AVEC LE SUJET D'ETUDE

1. Comment définissez-vous la surcharge de travail dans votre service ?

..........................................

2. Etes-vous surchargé dans votre service ?

Oui

Non

3. Si oui quels sont les facteurs de surcharge de travail dans votre service ?

-Malades nombreux comparativement au personnel infirmier 

-Journées plus chargées que nuits

-Nuits plus chargées que journées

-Répartition inéquitable des tâches

Autres (précisez) :

........................................................4. Trouvez-vous des difficultés dans l'organisation de l'infirmier lui-même dans son travail ?

Oui

Non

Si oui quels sont les facteurs en cause :

.........

5. Le ratio infirmier(ère)/malade vous oblige d'aller au delà de vos capacités ?

Oui

Non

6. Remarquez-vous que la surcharge de travail a des conséquences négatives sur la performance de l'infirmier dans son travail et sur sa santé ?

OUI

NON

Si oui, lesquelles ?

............

7. Remarquez-vous que le surcroît de travail a des répercussions néfastes sur la santé et la sécurité des patients ?

Oui

Non

Si oui lesquelles ?

...................................................

8. Comment appréciez-vous la collaboration de votre équipe au cours du travail ?

-Excellent

-Très bon

-Bon

-Assez bon

-Médiocre

9. Quels moyens utilisez-vous en équipe pour gérer le surcroît de travail dans votre service ?

.........

10. Etes-vous satisfait(e) de la qualité des soins que vous dispensez dans les conditions de surcharge ?

Oui

Non

11. Que pouvez-vous suggérer en vue d'améliorer la qualité des soins dans votre service ?

...............






La Quadrature du Net