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Stratégies électorales et démocratie locale - L'ambition politique au service du citoyen : le cas des Ateliers de l'Avenir à Aix-en-Provence

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par Guillaume SELLI
Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence - Master II Ingénierie Politique 2007
  

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2) Le cas concret des Ateliers de l'Avenir,

entre concertation et communication

Le paysage politique aixois étant pour le moins fourni, nos hommes politiques locaux rivalisent d'imagination pour se construire un capital-nom. Certains optent pour la stratégie de l'opposition permanente, comme François-Xavier de Peretti, qui a commencé sa carrière politique en se présentant contre le candidat investi UDF Bruno Genzana aux cantonales de 1994, alors qu'il allait rejoindre ce parti quelques mois plus tard. Il s'est depuis présenté à chaque élection et a toujours perdu, son seul mérite étant sa contribution à la victoire des municipales de 2001 au cours desquelles il avait fait fusionner sa liste avec les deux autres de droite dans l'entre-deux tours, mais pour mieux rompre par la suite avec l'équipe municipale et tirer aujourd'hui à boulets rouges sur la politique mise en place par la majorité...

En revanche Bruno Genzana a choisi une démarche sans doute plus constructive, quoique non dénuée de risques pour autant. Fidèle au pacte victorieux de 2001, il exerce ses fonctions d'adjoint jusqu'au bout, mais il a également pris de fait ses distances avec l'entourage de Mme le Maire de par son initiative de consultation de la population lancée à titre personnel, le tout orchestré par une campagne de communication remarquée...

a) Une «Grande Consultation de tous les Aixois»

C'est le 15 septembre 2006 que devant un parterre de 1500 personnes environ, Bruno Genzana, accompagné de Stéphane Salord et Jean-Pierre Bouvet38(*), a frappé un grand coup en lançant au Pasino Les Ateliers de l'Avenir, plateforme de projets qui sera dotée d'une permanence dans le centre d'Aix et destinée à consulter les Aixois sur l'avenir de leur ville39(*).

A l'issue de cette réunion, un groupe de travail a été mis en place afin d'élaborer toutes sortes de propositions, à la fois concrètes et visionnaires, visant une meilleure gestion mais aussi porteuses d'un véritable projet. De décembre 2006 jusqu'au 30 janvier 2007, 60 000 documents40(*) ont été distribués dans les boites aux lettres des habitants, l'objectif étant que «chaque foyer aixois puisse répondre41(*)» les invitant à se prononcer sur les priorités de leur ville ainsi qu'à s'exprimer librement. Un site Internet a également été créé42(*) avec la possibilité de répondre en ligne.

Les propositions de Bruno Genzana et son équipe figurant dans la brochure sont assez nombreuses et recouvrent un très large panel de domaines : la vie quotidienne, le logement, la jeunesse, le social, la culture, le développement économique, la sécurité, le sport et les grands projets. Au sein de chaque domaine, quatre à cinq propositions ont été formulées, aux Aixois de retenir quelles sont les mesures prioritaires dans chaque catégorie.

Bien des propositions étaient d'ailleurs des propositions de bon sens touchant des domaines particulièrement sensibles dans cette ville et figurant au coeur des préoccupations quotidiennes de bon nombre d'habitants. Sont notamment proposés une réorganisation des services de nettoyage, la multiplication de pistes cyclables, une révision du Plan local d'Urbanisme pour qu'Aix ait règlement des sols digne de ce nom, l'achat de terrains pour construire de nouveaux logements l'ayant rendu nécessaire. N'oublions pas non plus l'augmentation des effectifs de la police municipale, un système de vidéosurveillance, la chasse aux tags, la volonté d'accueillir une grande expo sur le modèle de celle de Cézanne au musée Granet tous les deux ans, ainsi qu'une vraie vision d'aménagement pour le nouveau village de La Duranne.

Bruno Genzana avait présenté sa démarche comme indépendante de toute initiative partisane, incluant bon nombre de personnes issues de la société civile dans son projet. Insistant sur la réelle attente des Aixois à laquelle il a voulu répondre, il en veut pour preuve le succès de cette première réunion au Pasino, d'autant plus qu'à l'origine c'était un lieu en plein air qui avait été prévu, et que la pluie a dû l'amener à changer le site de la manifestation la veille, ce qui n'a pas empêché le public d'être présent au rendez-vous. Ce qui lui tenait également à coeur était d'instaurer un dialogue direct avec tous les Aixois, et non se contenter des relais avec la population que constituent les associations, les groupements d'entreprise... D'où l'appellation «Grande Consultation de tous les Aixois», dénomination ambitieuse à la hauteur d'un but ambitieux...

C'est en tout 2453 réponses qui sont parvenues à l'équipe des Ateliers de l'Avenir, par courrier ou par email. Un bilan de la consultation a été tiré et dévoilé au public au cours d'une autre réunion publique, s'étant tenue le 21 mars 2007 au Centre des Congrès, dans une salle aux trois-quarts pleine. Il est certain que la très grande majorité de ceux qui avaient répondu à la consultation et de ceux présents aux réunions étaient plutôt ravis de cette démarche, en témoigne les innombrables marques de reconnaissances exprimées dans les courriers43(*), ainsi que les nombreuses lettres de protestation de gens n'ayant pu se rendre à la réunion du 21 mars, ayant reçu leurs courriers d'invitation trop tard à cause d'une grève de la Poste.

Si les résultats de la consultation ont fait que les Aixois ont clairement privilégié trois thèmes sur lesquels la prochaine municipalité devra oeuvrer en priorité (la vie quotidienne, la sécurité et le logement), la réunion du 21 mars a cependant abordé tous les thèmes initialement présentés dans la consultation, plusieurs tables rondes s'étant succédées avec la présence de trente «Grands Témoins» en tout, personnes emblématiques du paysage citoyen et associatif aixois, pour des discussions à bâtons rompus sur des sujets parfois sensibles, comme la menace de la délocalisation de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence, ou la fusion des universités... Ces personnalités aixoises, toutes reconnues dans leur milieu professionnel ou associatif, étaient venues prendre connaissance des résultats de la consultation et donner leur propre vision. Eux-mêmes ont apporté une contribution écrite...

Sur les 2453 réponses, si certains se sont contentés de cocher des cases pour définir les mesures prioritaires pour la ville, d'autres ont adressé à Bruno Genzana de véritables messages de soutien, sans compter ceux qui ont envoyé de véritables romans avec tout un ensemble de considérations allant de la défense de la culture à la protestation contre le manque de propreté : décortiquer toutes ces contributions fut un véritable travail de titan pour l'équipe des Ateliers de l'Avenir. Il faut dire qu'en réalité les Ateliers de l'Avenir ne sont ni une entreprise, ni une association, ni une quelconque entité officielle : il s'agit simplement d'une dénomination informelle n'ayant aucun soutien institutionnel pour que cette démarche soit nettement différenciée des activités de Bruno Genzana en tant qu'adjoint au maire ou conseiller général. A vrai dire, si une synthèse de l'ensemble des réponses a été élaborée pour la réunion du 21 mars, le travail de réponse personnalisée à tout Aixois ayant participé et d'examen approfondi de chaque revendication ou proposition n'est pas encore tout à fait terminé à l'heure d'aujourd'hui...

Un autre élément à prendre en compte est le fait que cette démarche initiée par Bruno Genzana s'inscrit en continuité d'une ligne de conduite basée sur l'écoute et la proximité depuis ses débuts en politique. Bruno Genzana se qualifie volontiers comme pour ainsi dire «le seul élu accessible et disponible aux Aixois», à la différence notamment de Mme le Maire et du 1er adjoint Jean Chorro, réputés difficilement abordables. Il est vrai que Bruno Genzana n'a pas attendu Les Ateliers de l'Avenir pour recevoir les Aixois dans le cadre de permanences assurées notamment dans les quartiers difficiles de la ville, Encagnane ou les quartiers nord, à la fréquence d'une fois par mois au minimum. Après avoir constaté de visu la situation de détresse vécue par de nombreuses personnes bien souvent à la recherche d'un logement décent (cela arrive fréquemment que certains s'effondrent en larmes devant Bruno Genzana), et entendu ces gens véritablement se plaindre de ne pas trouver d'interlocuteur disponible auprès de l'entourage de Mme le Maire ou de son premier adjoint, il ressort indéniablement que l'effort d'écoute de Bruno Genzana lui a assuré une réputation d'homme dévoué et proche des gens assez substantielle dans un certain nombre de quartiers...

b) Une stratégie de communication efficace

Il est impossible de nier que Les Ateliers de l'Avenir ont été en même temps une opération de communication rondement menée. Une campagne d'affichage en panneaux 4x3 lui a permis de s'afficher partout dans la ville, prenant la pose d'un penseur, à la Rodin, avec le slogan suivant : «Décidez de l'avenir d'Aix, Bruno Genzana, une équipe, un projet44(*).» Le moins que l'on puisse dire c'est que nous sommes ici très proches d'un slogan de campagne...

La question de la fidélité de Bruno Genzana et son équipe vis-à-vis de la municipalité à laquelle ils appartiennent ne peut manquer de se poser : comme l'écrit un article de La Provence en date du 4 décembre 2006, «si l'adjoint au Tourisme et aux Affaires Internationales de Maryse Joissains envisageait de conduire une liste dissidente pour la prochaine municipale, il ne s'y prendrait pas autrement44(*).» Il est vrai que Les Ateliers de l'Avenir ne font que très peu référence à la majorité municipale actuelle, et il est très clair qu'il s'agit d'une opération de consultation et de communication politique et non institutionnelle. Cependant lorsqu'on pose la question à l'intéressé, son discours est longtemps resté nuancé, laissant toutes les portes ouvertes : «La majorité municipale à laquelle j'appartiens a mené, en six ans, sous la conduite de Mme le Maire, de nombreuses actions nécessaires et positives. Vous êtes les témoins de ce dynamisme. Pour aller plus loin, je crois que nous avons besoin d'une perspective, d'un cap, de repères clairs, pour bien décider de la direction dans laquelle doit s'engager notre ville pour construire un vrai avenir44(*).» Le 15 septembre 2006 au Pasino, Bruno Genzana n'avait pas manqué de rendre hommage à Mme le Maire, en lui reconnaissant «le mérite exceptionnel de nous avoir fait gagner en 2001», et en proclamant son «respect sincère.»

Le fait est que Bruno Genzana ne claque pas la porte de la majorité municipale comme l'avait fait François-Xavier de Peretti en 2002, et qu'il assume le fait qu'il continue à exercer ses fonctions d'adjoint. Cependant son positionnement pourrait se résumer par la phrase suivante, toujours extraite de l'éditorial de la brochure de consultation : «ce dialogue ne s'inscrit pas en opposition avec l'action municipale. Bien au contraire, il est destiné à l'amplifier et la prolonger.» Or il apparaît clairement que Bruno Genzana se pose comme celui qui serait porteur d'un nouvel élan, l'amplification de l'action municipale devant plus venir de lui que de Mme le Maire. C'est d'ailleurs ce qu'il a implicitement exprimé au Pasino le 15 septembre 2006 en évoquant «ce pays d'Aix qui n'a toujours pas trouvé d'interprète à la hauteur des richesses qu'il déploie» sans se priver de préciser l'état d'esprit qui l'animait : «Je ressens au plus profond de moi qu'il est de ma responsabilité de prendre toute ma place à l'élaboration d'un grand projet.»

Pendant longtemps Bruno Genzana a toutefois laissé la porte ouverte à l'entourage de Mme le Maire : Alain et Sophie Joissains étaient d'ailleurs présents à la réunion du 15 septembre 2006 et notre adjoint a ainsi pu y déclarer qu'il n'était «pas étonné de voir [Mme le Maire] adhérer à la démarche.» Plus tard, alors que l'adhésion de Mme le Maire à la démarche n'était absolument plus d'actualité, il maintenait cependant que «le pacte de confiance qui nous unit depuis 2001 n'est pas rompu» et qu'il «restait confiant sur notre capacité à trouver ensemble un terrain d'entente pour conserver cette ville à droite45(*)

Bruno Genzana l'a d'ailleurs toujours répété au moment du lancement de sa consultation : «si le temps de la campagne électorale des municipales n'est pas arrivé, par contre, le temps de construire ensemble un projet pour Aix et le Pays d'Aix est venu.» Toutes ses déclarations et prises de position suivent un leitmotiv : parler du projet de fond, répondre aux attentes des Aixois et ne pas sombrer dans les querelles de personnes. Bruno Genzana a d'ailleurs clairement soutenu Maryse Joissains lors des législatives ayant suivi l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, ayant déclaré à La Provence : «Maryse Joissains et moi-même souhaitons la victoire de Nicolas Sarkozy. Si c'est le cas, il nous faudra travailler à lui donner une majorité, donc faire en sorte que Maryse Joissains soit réélue députée et j'y mettrai, là aussi, toute mon énergie. Ce n'est qu'après ces deux étapes qu'il sera temps de songer à la campagne municipale.» Effectivement lors des législatives, le soutien de Bruno Genzana envers Maryse Joissains fut sans ambiguïtés, à croire que notre adjoint aurait lancé les Ateliers de l'Avenir absolument sans aucune intention un peu plus personnelle...

Cependant justement la meilleure stratégie, non pas pour pouvoir être candidat aux prochaines municipales comme l'est à chaque fois François-Xavier de Peretti, mais pour pouvoir être un candidat potentiellement vainqueur, consiste exactement à tenir cette posture que Bruno Genzana s'était fixé : d'abord le projet, d'abord la concertation et des réponses concrètes aux problèmes formulés par les gens. L'intérêt d'une telle démarche est en effet que la candidature aux municipales n'est pas perçue avant tout comme le fruit d'une ambition personnelle, mais comme la volonté d'apporter sa contribution au développement et à l'avenir d'Aix-en-Provence et de ses habitants, parce qu'elle répond à une certaine nécessité.

Comme nous l'avons déjà évoqué, et comme la presse locale l'a elle-même ressentie, la stratégie de Bruno Genzana est similaire à celle, gagnante, de Nicolas Sarkozy aux dernières présidentielles, à un détail près : Jacques Chirac ne se représentait pas, et même soutenait Nicolas Sarkozy, tandis que Maryse Joissains ne manquera pas de se représenter aux prochaines municipales, investie par l'UMP. C'est pourquoi Bruno Genzana, par cette consultation et sa réputation d'homme de proximité bien plus accessible que Mme le Maire, ne manquera pas de se réclamer du soutien d'une grande partie de la société civile. Candidat non soutenu par un parti, mais fort de sa crédibilité et de son expérience politiques, avec un capital nom accru grâce au succès de sa consultation, soutenu tout de même par quelques adjoints, d'ailleurs parmi les plus jeunes de la majorité municipale actuelle, Bruno Genzana pourra finalement reprendre à son compte certains des éléments de la campagne qu'avait menée elle-même Maryse Joissains en 2001 : ouverture sur la société civile, renouvellement de génération46(*), homme n'ayant pas de tabous politiques, soutien de certaines forces vives... Bruno Genzana et son équipe ont actuellement tous les éléments en main pour faire de Maryse Joissains une émule de Jacques Chirac, tandis que lui incarnerait un Sarkozy local. Une certaine ressemblance physique entre les deux hommes est d'ailleurs à relever47(*). Pour la transformation de l'essai, rendez-vous en mars 2008 !!!

La lecture d'un message de soutien très amical de Jean-Claude Gaudin lors de la réunion du 15 septembre 200648(*) pouvait d'ailleurs être interprétée comme un soutien discret à cette initiative personnelle, d'ailleurs financée par des dons auprès de l'UMP : Jean-Claude Gaudin ayant toujours eu de bien meilleurs rapports personnels avec Bruno Genzana qu'avec Maryse Joissains, cette caution morale ainsi apportée peut tout à fait permettre à Bruno Genzana aujourd'hui de refuser l'étiquette de «dissident» que ses adversaires ne manqueront pas de lui accoler, et de se réclamer d'une certaine bienveillance à défaut d'un soutien officiel de nombreuses personnalités politiques qui comptent dans la région.

La démarche de Bruno Genzana a donc su ménager sincérité et stratégie : la meilleure façon finalement de remporter une élection reste avant tout de travailler pour les gens et non d'afficher ses ambitions sans qu'il n'y ait rien derrière. C'est pourquoi d'ailleurs la candidature de Bruno Genzana ne sera pas déclarée à l'emporte-pièce, mais lorsque que le projet municipal de son équipe, fortement inspiré des enseignements tirés de la consultation, aura été finement élaboré.

Sa candidature apparaîtra ainsi comme un prolongement naturel de son initiative de consulter la population pour une raison simple : Maryse Joissains s'en étant désintéressée, la conversion des idées développées lors de la consultation en projets concrets ne pourra s'effectuer que si Bruno Genzana est élu maire d'Aix. Les Aixois ayant participé aux Ateliers de l'Avenir et attentifs à l'issue concrète de leur contribution comprendront bien vite que s'ils veulent que cette acte participatif aboutisse, ils devront voter pour Bruno Genzana, sans que ce dernier l'ait tellement réclamé explicitement. D'ailleurs il arrive très souvent que des personnes qu'il a pu aider dans leur recherche de logement ou autre viennent lui dire qu'elles voteront pour lui pour le remercier : ce à quoi Bruno Genzana s'empresse systématiquement de préciser qu'il ne recherchait pas le clientélisme et que sa démarche s'était faite sans arrières pensées électoralistes, ce qui est encore la meilleure façon d'achever de convaincre ces mêmes personnes de voter pour lui...

Bien évidemment cette part de stratégie n'a pas échappé à la classe politique aixoise ainsi qu'à plusieurs habitants. Des Ateliers de l'Avenir - Aix 2008, certains ont plus retenu le Aix 2008 (il est vrai significatif) que Les Ateliers de l'Avenir : les répercussions de cette démarche de consultation sont donc de plusieurs natures, selon que ce soit auprès des politiques ou des citoyens aixois, de la majorité ou de l'opposition, des personnes défavorisées ou des catégories plus aisées...

* 38 Ami de Bruno Genzana, conseiller général Aix Nord-Est, conseiller municipal et vice-président de la Communauté du Pays d'Aix, Jean-Pierre Bouvet toutefois ne devrait pas s'engager lors des prochaines municipales, ayant choisi de privilégier sa réélection en tant que conseiller général...

* 39 Cf article sur le lancement des Ateliers de l'Avenir en annexe.

* 40 Cf la reproduction de ce document en annexe

* 41 Cette citation et les suivantes sont extraites de propos tenus au cours d'un entretien avec Bruno Genzana le 12 septembre 2007

* 42 http://www.aixconsult2008.com

* 43 Un tout petit échantillon de ces remerciements est visible à la dernière page de la brochure de bilan des Ateliers de l'Avenir, distribuée au Centre des Congrès et figurant en annexe.

* 1Cf article dans La Provence sur le début de la consultation

* 44 Editorial de Bruno Genzana figurant en première page de la brochure de consultation

* 45 Interview dans La Provence du 16 avril 2007, jointe en annexe. A noter cependant que Bruno Genzana se garde bien de dire «que Maryse Joissains conserve la ville», la formule choisie est révélatrice.

* 46 Bruno Genzana a aujourd'hui 48 ans, Stéphane Salord 38, tandis que Maryse Joissains en a 65, son fidèle 1er adjoint Jean Chorro étant loin également d'être de toute première jeunesse...

* 47 Cf le tract de soutien à Nicolas Sarkozy où l'on voit se dernier ce promener dans un parc avec Bruno Genzana.

* 48 «Je vous adresse tout d'abord mes félicitations pour la création de ces Ateliers de l'Avenir - Aix 2008 qui constitueront un bel exemple de démocratie directe que nos concitoyens appellent de leurs voeux. Ils seront en outre un support sérieux pour concrétiser et transformer en projets les attentes des Aixoises et des Aixois. Connaissant votre énergie et votre conviction, je ne doute pas que cette initiative sera une réussite. Je regrette d'autant plus un emploi du temps déjà arrêté qui ne me permettra pas d'être à vos côtés pour ce lancement. Je vous prie de bien vouloir excuser publiquement mon absence et faire part de tout mon soutien aux personnalités et sympathisants présents ce soir-là.» Si Jean-Claude Gaudin va même jusqu'à s'excuser de ne pas avoir été présent, tout en vantant les qualités personnelles de Bruno Genzana, il s'agit bien d'un encouragement à aller encore plus loin, de la part de celui qui pourtant, en tant que président de la commission d'investiture de l'UMP, va l'accorder d'ici peu à Maryse Joissains...

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