WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La stereoscopie: l'art de la vision en relief

( Télécharger le fichier original )
par khaled zrig
Institut Provincial d'Enseignement de Promotion Sociale de Herstal - optique-optometrie 2008
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

1.2.2. La vision stéréoscopique artificielle :

Une image représente une projection, sur une surface, du monde tridimensionnel dans lequel nous vivons. Comme cette surface ne possède que deux dimensions, des renseignements essentiels sur la structure de la scène sont perdus lors de la projection. Par exemple, deux objets paraissant côte à côte sur une image peuvent en fait être à des distances très différentes de la caméra au moment de la capture de l'image. Mais certains indices visuels révélés par une image peuvent nous aider à reconstituer la scène originale : nos connaissances sur la taille des objets, l'éclairage, les textures sur les objets, le flou, les points de fuite, etc. De plus, lorsque plusieurs images de la même scène sont captées en variant le point de vue de la caméra entre les clichés (c'est le cas de la vision binoculaire, par exemple), de l'information supplémentaire et parfois suffisante sur la structure de la scène est obtenue.

La vision par ordinateur regroupe des techniques se servant, entre autres, de tous ces indices afin de reconstituer une scène en trois dimensions à partir d'une ou de plusieurs images de cette scène.

1.2. Les principes de la perception de la profondeur :

La perception de la profondeur repose sur dix indicateurs. Ces derniers contiennent de l'information qui, s'ajoutant à l'image 2D projetée sur la rétine, nous permettent de voir les objets de l'image dans un espace tridimensionnel. Ces indicateurs se divisent en deux groupes : le premier, concerne quatre indicateurs physiologiques et le second, six indicateurs psychologiques.

1.3.1 Les indicateurs physiologiques sont les suivants :

1.3.1.1 Accommodation et convergence :

1.3.1.1 Accommodation

Le cristallin (la lentille biconvexe derrière la pupille) se contracte ou s'allonge selon qu'il cherche à mettre au foyer l'image sur la rétine d'un objet proche ou éloigné. Cette source physiologique d'information serait essentiellement exploitée pour des objets perçus à des distances inférieures à deux mètres, puisqu'au-delà de cet éloignement, le cristallin n'est pratiquement plus déformé.

1.3.1.2 Convergence

Les deux yeux convergent vers le point fixé par le regard. Plus les objets sont à proximité, plus l'angle d'ouverture séparant les axes de visée sera prononcé. En d'autres termes, les yeux sont davantage tournés vers l'intérieur si l'on fixe un objet près de nous et ils sont plutôt parallèles pour les objets éloignés.

1.3.1.2 Disparité binoculaire :

La disparité binoculaire est l'indicateur de perception de profondeur jugé le plus important pour la vision sur des distances moyennes. Chaque oeil dispose d'un point de vue sur la scène. Étant donné le phénomène de convergence, les différences entre les images rétiniennes diminuent avec l'éloignement. Par contre, les objets rapprochés montreront des différences significatives, notamment au niveau des configurations perçues, du dévoilement de parties cachées, de variations d'éclairage sur les surfaces.

précédent sommaire suivant