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Prise en charge de patients colostomisés

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par Emilie GESTAS
 - infirmière diplômée d'état 2007
  

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2. CADRE THEORIQUE

2.1. Emergence d'une question de départ provisoire

Description de la situation d'appel

Pour ma part, j'ai vécu deux situations qui m'ont interpellée, chacune se complétant, j'ai donc pu faire les liens entre elles, grâce à mon questionnement.

Première situation :

En 2ème année, j'ai effectué un stage en libéral. Nous avions en charge un patient urostomisé chez qui nous allions tous les jours pour changer la poche et faire la toilette de sa stomie.

Ce patient, âgé de 70 ans, était autonome pour réaliser les gestes de la vie quotidienne. Je me dis qu'il acceptait sa stomie, étant donné que plusieurs fois par jour, il vidait seul sa poche, parlait librement de son cas, n'avait aucune gêne, allait chez son fils le dimanche. Pour tout ceci, il avait reçu une éducation lors de son hospitalisation par les infirmières du service, puis à domicile par les infirmières libérales. Je ne connais pas la cause de son urostomie.

Je parle d'acceptation, mais je me demande si accepter sa stomie signifie réaliser seul, les soins sur celle-ci, ou bien plus. J'ignore la réponse à ce stade de ma recherche.

Suite à cette situation vécue, je n'avais pas encore l'idée que ce pourrait être l'objet de mon travail de recherche. C'est principalement après la seconde que le thème de mon Travail de Fin d'Etudes est apparu.

Deuxième situation :

Lors de mes vacances d'été entre la 2ème et 3ème année, j'ai effectué un remplacement en tant qu'aide-soignante dans un service de Soins de Suite et de Réadaptation.

Dans mon secteur, je m'occupais également d'un patient âgé de 70 ans qui avait subi une colostomie due à la jonction de deux fistules, suite à son opération du cancer du côlon.

Ce malade était en fin de vie. Je l'ai connu autonome puis, en 15 jours, son état s'est dégradé. Cela faisait 3 mois qu'il avait sa colostomie. Au début, il sortait des sécrétions puis, au fur et à mesure, c'étaient ses selles qui s'évacuaient dans sa poche.

Lorsqu'il était autonome, il ne vidait jamais sa poche, était dans le déni, refusait toute éducation, ne voulait pas entendre que c'étaient ses selles qui sortaient dans sa poche. L'exemple le plus marquant est : un jour, il décida d'aller aux toilettes pour uriner et en ressortant, il nous dit : « j'ai essayé de pousser mais rien n'est sorti ». Ce Monsieur était dans la non-acceptation.

En comparant ces deux situations, je me dis, peut-être, qu'un patient recevant une éducation sur sa stomie est davantage dans la capacité de l'accepter.

Faut-il avoir une éducation de la part de l'infirmière pour accepter sa stomie ?

Peut-il ne pas accepter sa stomie malgré une éducation infirmière ?

Quelles attitudes les infirmières doivent-elles adopter face à un patient stomisé ?

Avons-nous négligé son éducation du fait qu'il était en fin de vie ou dans le déni ?

Suite à ce questionnement, j'ai voulu orienter ma réflexion sur l'influence du rôle éducatif de l'infirmière sur l'acceptation de la colostomie.

Or, me rendant compte que ma question était trop précise, je n'allais pas prendre en compte le patient dans sa globalité. J'ai donc décidé d'élargir ma question de départ provisoire pour étudier l'influence de l'éducation sur la prise en charge du patient colostomisé.

Il m'était intéressant de traiter toute la population adulte et non pas que les personnes âgées qui sont présentes dans mes deux situations d'appels, afin peut-être, d'effectuer des comparaisons selon les âges.

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