WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Prise en charge de patients colostomisés

( Télécharger le fichier original )
par Emilie GESTAS
 - infirmière diplômée d'état 2007
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Formulation de la question de départ provisoire

En quoi le rôle éducatif de l'infirmière favorise-t-il une meilleure prise en charge du patient adulte colostomisé ?

2.2. Eclairage par différents concepts

Le cancer du rectum et la colostomie

J'ai ciblé mon sujet sur la colostomie définitive gauche suite à un cancer du rectum, car dans ce cas-là, l'intervention est programmée et le patient, le plus souvent, est averti avant l'opération de la nécessité d'une stomie digestive à vie. Ainsi, une prise en charge pré-opératoire peut être débutée.

Pour ce type d'intervention, le patient est hospitalisé en moyenne 15 jours.

Je vais donc développer en 2 parties le cancer du rectum, puis la colostomie définitive gauche.

Le cancer du rectum

Dans la majorité des cas, il se définit comme un adénocarcinome au niveau du rectum5(*). L'adénocarcinome est une tumeur maligne développée aux dépens d'un épithélium cylindrique glandulaire6(*) car, en effet, le cancer est une tumeur liée à la prolifération, à la fois anarchique et indéfinie, d'un clone cellulaire conduisant à la destruction du tissu originel, à l'extension locale, régionale et générale de la tumeur et à la mort de l'individu en l'absence de traitement7(*).

Le cancer du rectum se situe au 3ème rang des cancers chez l'homme et au 2ème rang chez la femme. Il est de plus en plus fréquent avec 36.000 nouveaux cas par an. Il touche aussi bien les hommes que les femmes et survient à tout âge, malgré une forte augmentation de l'incidence après 50 ans.

Afin de resituer le rectum dans le corps humain, je mets le schéma de l'appareil digestif en annexe8(*).

Lors du cancer du rectum, il est effectué une chirurgie abdomino-périnéale c'est-à-dire que le chirurgien enlève une partie ou tout le rectum, selon le lieu de localisation du cancer. Si ce dernier se situe dans la partie basse, le chirurgien crée une stomie digestive définitive. Malgré tout, il essaye de conserver au maximum l'intégrité du rectum pour éviter la colostomie définitive.

La colostomie définitive gauche

Elle correspond à la création d'un anus artificiel en abouchant à l'extérieur le côlon descendant ou iliaque9(*).

Ainsi, le trajet normal des selles est dévié ; ces dernières sont expulsées par la stomie et sont recueillies par un appareil collecteur collé sur l'abdomen autour de la stomie.

Physiologiquement, plus les selles progressent dans l'appareil digestif, plus elles sont dures, car le rôle du côlon consiste à réabsorber l'eau des selles. Ainsi, après leur passage dans l'intestin grêle, les selles arrivant dans le côlon sont liquides, puis, au fur et à mesure de leur progression, elles s'épaississent. La qualité des selles évacuées par la stomie est fonction du siège de celle-ci. Ici, dans les colostomies gauches, les selles sont dures donc les patients, bien stabilisés, ne les ont qu'une fois par jour comme toute personne, non stomisée.

La réalisation d'une colostomie définitive est une épreuve difficile pour le patient car il y a une modification de l'image corporelle, mais aussi une perte du contrôle de l'exonération. Cependant, ici, pour la colostomie gauche, on peut assurer un degré de continence par obturateurs de stomie et irrigation colique( schéma en annexe10(*)).

Puis, suite au retour des questionnaires dans le cadre de mon enquête, j'ai voulu en savoir plus sur la pratique de l'irrigation colique. J'ai découvert, d'après une enquête nationale française11(*) réalisée auprès de 795 colostomisés, que 49% pratiquaient l'irrigation colique. Les enquêteurs étaient étonnés de ce fort taux inhabituel, au regard d'autres enquêtes faites auparavant.

Nous pouvons supposer que ce pourcentage élevé est dû à l'interrogation de patients colostomisés, adhérents tous à une association. Etaient-ils plus sensibilisés par l'association à l'irrigation colique?

Ainsi, je me suis renseignée auprès d'une association de colostomisés pour connaître leurs missions concernant l'irrigation colique. Il en est ressorti que les membres de l'association avertissent les nouveaux adhérents sur l'irrigation colique, les informent, leur énumèrent les avantages et les inconvénients, mais en aucun cas ne leur imposent cette pratique. Ils ont remarqué, que dès qu'ils leur en parlent, une lueur apparaît dans leurs yeux car pour eux, la poche représente une phobie. Cette association m'a confirmé le fait que les patients sont plus réceptifs à la parole des membres d'une association qu'aux stomathérapeutes ou infirmières. Ce qui peut expliquer ce taux de pourcentage lors cette enquête.

D'une part dû au diagnostic de cancer et d'autre part dû à la modification corporelle liée à la colostomie, il est important pour le patient d'être accompagné tout au long de l'hospitalisation en ayant une éducation de l'infirmière, afin d'accepter la stomie et d'être autonome sur les soins à réaliser sur celle-ci.

* 5QUEVAUVILLIERS J./PERLEMUTER L.Dictionnaire Médical de l'Infirmière. Paris : Masson, 2004, p.188.

* 6 DELAMARE Jacques. Dictionnaire de l'infirmière. Paris : Maloine, 2002, p.8.

* 7 Docteur DAGADA. La cancérogenèse. Cours I.F.S.I. 3ème année, le 14/11/2006.

* 8 Annexe 1, p 25.

* 9 DELAMARE Jacques. Dictionnaire de l'Infirmière. Paris : Maloine, 2002, p103.

* 10 Annexe 2, p 26.

* 11 BAUMEL H., DUCHENE D.,FABRE J-M. , et al. L'irrigation colique pour colostomies. Résultats d'une enquête nationale auprès de 795 colostomisés . Annales de Chirurgie, 1996, n°1,pp.30-35.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net