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Analyse du risque-crédit en introduisant les normes ifrs

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par Mbaioundakom NODJIAMBAYE
ESCA Maroc et Lille2 France - Master banque-finance 2006
  

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IV- Principales différences entre les normes IFRS et le référentiel marocain

Le référentiel IFRS est très différent du marocain, et apporte beaucoup d'innovations. En effet, ils y sont comblés beaucoup de vides caractérisant la réglementation comptable de son homologue marocain, notamment en matière de comptabilisation des engagements hors bilan, des modes de dépréciation des actifs, de la comptabilisation

des instruments financiers, des regroupements d'entreprises, de consolidation et des informations sectorielles.

Aussi, existe-t-il des divergences des principes comptables. Les plus importants résident dans la comptabilisation des immobilisations acquise par voie de crédit bail, les différences de change, la notion d'impôts différés, des immobilisations en non valeur.

L'autre innovation des IFRS par rapport au référentiel marocain consiste en le détail que doit comporter l'Annexe, équivalent de l'ETIC au Maroc. L'annexe prévue par les IFRS est étoffée d'informations de manière à ce que le lecteur puisse avoir une image fidèle et comprendre tout le contenu des états de synthèse d'une entreprise, sans être initié à ses propres pratiques.

Ce point comportera une analyse des principales différences par norme entre le contenu des IFRS et celui du référentiel marocain.

- IAS 1 : Présentation des états financiers

Le référentiel comptable marocain n'exige pas que les états financiers contiennent le tableau des flux de trésorerie, ni encore le tableau de variation des capitaux propres.

Aussi, faut-il rappeler la différence de présentation du bilan et du compte de résultat. En effet, si le CGNC repose sur un schéma comptable (plan comptable) alors que les IFRS ne prévoient aucun canevas prédéfini.

Une autre grande différence de présentation concerne cette fois ci les actifs à recevoir et les passifs à régler dont l'échéance est supérieure à 12 mois qui en IFRS, doivent être présentés distinctement.

- IAS 2: Stocks

En ce qui concerne cette norme les différences entre les deux référentiels concerne les méthodes de valorisation ainsi que l'imputation des frais généraux dans le coût de production.

En effet quand le CGNC et la législation fiscale autorisent l'évaluation des biens fongibles (interchangeables) selon la méthode CMUP ou FIFO. Les normes IFRS donnent la possibilité de recourir au LIFO, mais elles prévoient des informations plus détaillées fournies en annexe

Pour l'imputation des frais généraux, le CGNC préconise de ne pas les incorporer dans le coût de production, par contre la norme IAS 2 distingue les frais généraux administratifs qui ne sont pas incorporables, des frais généraux de production. Aussi, ces derniers peuvent être soit des frais de structure, incorporables selon les cas ou des frais opérationnels incorporables.

- IAS 7: Tableau des flux de trésorerie

Un tableau des flux de trésorerie doit faire partie des états financiers de toute entreprise. Il présente les flux de trésorerie par activité (opérationnelle, financement, Investissement)

- IAS 8: Méthodes comptables, changement d'estimations et erreurs

Le référentiel comptable marocain ne fait pas de distinction au niveau du changement des méthodes comptables, du changement d'estimations et de corrections des erreurs, ils sont imputés systématiquement au résultat de l'exercice. Par contre, l'IAS 8 prévoit d'impacter les changements d'estimations sur le résultat, et d'impacter les corrections d'erreurs et les changements de méthodes comptables sur les capitaux propres.

- IAS 10: Evènements postérieurs à la clôture

Il n'existe pas de divergence significative entre les deux référentiels sauf en cas de remise en cause de la continuité d'exploitation. En effet, quand il y'a remise en cause de la continuité de l'exploitation par un événement postérieur à la clôture, l'IAS 10 prévoit automatiquement la comptabilisation en valeur liquidative (modification radicale de la convention comptable).

Pour ce qui est des règles marocaines, la comptabilisation des comptes en valeurs liquidatives est fonction de l'existence d'un lien direct prépondérant avec une situation existant à la date de clôture, faute de quoi, il est suffisant de donner une simple information dans l'ETIC.

- IAS 12: Impôts sur le résultat

Les règles marocaines ne prévoient pas la comptabilisation des impôts différés dans les comptes individuels des entreprises.

- IAS 14: Information sectorielle

Les règles marocaines ne prévoient pas d'informations sectorielles à fournir au niveau des états de synthèse. Par contre les IFRS exigent une information sectorielle en fonction des activités de l'entreprise et des zones géographiques.

- IAS 16: Immobilisations corporelles

L'évaluation initiale d'une immobilisation selon les normes IFRS, intègre dans le coût d'acquisition, des éléments non pris en compte par le référentiel marocain. Il s'agit notamment des droits d'enregistrement capitalisés, des honoraires versés à un ingénieur consultant en charge de la supervision du processus d'installation capitalisés et le coût de démantèlement et de remise en état du site.

Pour l'évaluation ultérieure des immobilisations corporelles, les IFRS permettent la réévaluation de certaines immobilisations mais, par catégories et de façon régulière. Quand aux règles marocaines, la réévaluation peut se faire seulement pour l'ensemble des immobilisations corporelles. L'aspect régulier des réévaluations n'étant pas exigé.

Une autre notion importante en IFRS est la durée d'utilité. En effet, la durée d'amortissement des immobilisations corporelles n'est plus une durée fiscale, mais plutôt la durée de d'utilisation prévue. La base amortissable est égale à la différence entre le coût d'acquisition et la valeur résiduelle estimée à la fin de la durée d'utilité.

L'amortissement des immobilisations par composants distincts est obligatoire pour les IFRS est moins systématique en règles marocaines.

- IAS 17: Contrats de location

Les IFRS prévoient la distinction entre les contrats de location-financement et les contrats de location simple et en définit clairement les critères. Les immobilisations acquises par contrat de location-financement sont inscrits à l'actif de l'entreprise avec en contrepartie un passif (dettes).

- IAS 18: Produits des activités ordinaires

La distinction entre les « produits d'exploitation », les « produits financiers » et ceux « courant » n'est pas prévue par l'IAS 18. D'autres rubriques sont prévues par exemple, « ventes de biens », « prestations de services », « Intérêts », « Redevances », « dividendes »...etc.

- IAS 19: Avantages du personnel

En ce qui concerne la comptabilisation des avantages à long terme du personnel comme la retraite et la prévoyance maladie est obligatoire. Encore faut-il actualiser les engagements vis-à-vis du personnel dépassant 12 mois après la date de clôture de l'exercice.

- IAS 21: Effets de variation des cours des monnaies étrangères

Les écarts de conversion Actif et Passif prévus en bilan par le CGNC sont comptabilisés directement en résultat selon cette norme.

- IAS 23: Coûts d'emprunt

L'incorporation des coûts d'emprunt dans le coût d'un actif est optionnelle en IFRS comme en règles marocaines mais avec des modalités définies avec plus de précision. Toutefois, cette incorporation n'est pas prévue pour les emprunts inférieurs à 12 mois.

- IAS 27, 28, 31: Consolidation

La présomption de contrôle n'est pas à l'ordre du jour pour les filiales détenues entre 40 et 50% en IFRS. En effet, le contrôle doit être démontré.

Aussi, toute entité contrôlée même si le groupe n'en possède aucune action peut être consolidée en IFRS. Par contre, pour le référentiel marocain, il est nécessaire de détenir au moins une part de cette entité.

L'autre traitement autorisé de IAS 31, prévoit la consolidation des coentreprises (contrôle conjoint) selon la méthode de la mise en équivalence, ce qui est interdit en règles marocaines.

- IAS 33: Résultat par action

Cette norme prévoit de calculer le résultat par action. Ce qui n'est pas prévu par le CGNC.

- IAS 34: Information financière intermédiaire

Le référentiel comptable marocain ne traite pas de l'information financière intermédiaire.

- IAS 36: Dépréciations d'actifs

Cette norme, consacrée au détail de la dépréciation des actifs, apporte des notions nouvelles, notamment la valeur recouvrable, Valeur d'utilité (obtenue de l'actualisation des cash flow futurs) et unité génératrice de trésorerie (centre de profit).

Elle rend aussi obligatoire d'effectuer des « Tests de dépréciation » à la fin de chaque exercice, ainsi que l'utilisation d'indicateurs de pertes de valeur.

- IAS 37: Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels

Cette norme apporte énormément de précision au niveau du traitement des provisions. Elle prévoit notamment de lier la provision à l'obligation actuelle des flux futurs à provisionner, de donner une estimation fiable des flux futurs. Une information détaillée sur le calcul des provisions est aussi prescrite par cette norme.

Pour ce qui est des actifs et des passifs éventuels le référentiel marocain n'en fait pas référence.

- IAS 38: Immobilisations incorporelles

Pour les frais de recherche et développement, il n'existe pas de distinction entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée dans les normes IFRS. En effet, elles prévoient de comptabiliser les dépenses de recherche en charges, et les dépenses de développement en immobilisations. Reste à vérifier toutes les conditions pour classer les frais en dépenses de développement. Aussi, la réévaluation des immobilisations incorporelles interdite en règles marocaines est rendue possible selon les IFRS. Quand à la comptabilisation à l'actif des charges différées ou à étalage des frais d'établissement sur plusieurs, les IFRS rendent interdite cette pratique.

- IAS 40: Immeubles de placement

La notion d'immeubles de placement (immeubles acquis et destinés à autre chose que l'exploitation normale de l'entreprise, exemple des terrains acquis et loués comme parkings) n'existe pas dans le référentiel comptable marocain. Par contre, les IFRS prévoient leur évaluation à la juste valeur.

Deuxième Partie 

Chapitre 1 : Méthodologie du système de notation appliqué au Maroc

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"Ceux qui rêvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rêvent de nuit"   Edgar Allan Poe