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Analyse du risque-crédit en introduisant les normes ifrs

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par Mbaioundakom NODJIAMBAYE
ESCA Maroc et Lille2 France - Master banque-finance 2006
  

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V- Utilisateurs concernés et principales échéances

Les IFRS touchent directement, et pour au plus tard le 1er janvier 2005, tous les groupes cotés sur un marché réglementé de l'union européennes et dont les sièges sont sis dans l'un des pays membres, ainsi que leurs filiales. Au sein du groupe, il peut s'agir de sociétés commerciales et industrielles, comme il peut s'agir d'établissements financiers et compagnies d'assurance.

Cependant, les dispositions transitoires permettent une dérogation à cette échéance en donnant deux années de grâce de 2 ans aux :

- Sociétés bénéficiant d'emprunts donnant droit à des titres (ex : Emprunts obligataires, ou bons de financement), si ces derniers sont les seuls titres cotés sur un marché réglementé d'un pays membre ;

- Sociétés dont les actions sont cotées dans un marché financier hors l'UE, et utilisent déjà des Normes Internationales Reconnues, et ce depuis une année antérieure à celle de la publication au JOCE (Ex : Sociétés allemandes cotées aux USA, et utilisent le référentiel US GAAP)

Si le référentiel IFRS est rendu obligatoire à partir du 1er janvier 2005, et ainsi, la première publication, une autre échéance a été fixée au 1er janvier 2004 pour la première application. Il s'agit d'une date d'application volontariste par les sociétés désirant intégrer des indices qualité spécifiques de l'EURONEXT (organisme regroupant des 4 places financières européennes belge, hollandaise, portugaise et françaises) ainsi que du LIFFE (marché à terme d'instruments financiers de Londres).

VI- Application dans les pays hors Union Européenne

Comme estimé, l'étendue du référentiel IFRS est beaucoup plus vaste que le périmètre UE. En effet, plusieurs pays ont pris conscience, à travers le comportement de ces entreprises cotées, de l'importance du passage aux IFRS, bien sûr adaptées par leurs normalisateurs.

A Chypre par exemple, toutes les entreprises, de toute taille appliquent depuis longtemps les IFRS, et sont par conséquent habitués à leurs exigences.

L'Australie a aussi démontré une bonne volonté d'application des IFRS australiennes. Quand à la Nouvelle-Zélande, le normalisateur a exigé pour toutes les sociétés d'établir leurs états financiers selon les normes NZIFRS, équivalents des IFRS en Nouvelle-Zélande à partir de 2007.

L'Uruguay s'est contenté de promulguer un décret obligeant les sociétés cotées depuis novembre 2004, mais n'a plus jamais exigé d'adopter les versions mises à jour. Beaucoup d'autres pays ont imposé le passage au référentiel IFRS. On peut citer notamment Les Philippines, le Bengladesh, Hong-Kong, des pays du moyen orient.

CHAPITRE IV : Enjeux pour les entreprises marocaines

L

e Maroc qui a, depuis son indépendance, fait de la libre entreprise une constante de sa politique économique, ne pouvait rester en dehors des profondes mutations qu'a connues l'économie mondiale.

Ainsi, le Maroc s'est engagé dans un vaste programme d'ajustement et de mise à niveau de son économie qui a transformé, de manière notable, aussi bien les structures que la physionomie du paysage économique national. La matière comptable ne pouvait pas évidemment échapper à ce grand mouvement de réformes et ceci, à plusieurs titres.

La réforme a d'abord touché au cadre institutionnel qui, une fois parachevé, a cédé place à la réforme réglementaire .En effet, l'harmonisation de la réglementation comptable avec les normes internationales représente une mesure d'accompagnement nécessaire à tout programme visant la libéralisation de l'économie. La normalisation comptable marocaine s'est ainsi caractérisée par une fidélité aux principes et normes comptables admis sur le plan international.

Toutefois, les entreprises marocaines sont elles prêtes pour affronter les mutations que connaît l'économie mondiale?

Sont-elles bien outillées pour demeurer compétitives et attirer de plus en plus de capitaux et d'investissements étrangers ?

Il est incontestable que l'insertion dans l'économie mondiale est devenue pour le Maroc un impératif, celui ci est contraint de s'aligner aux exigences de ce nouveau contexte. C'est ainsi qu'il a opté pour la voie du libéralisme et en a fait une constante de sa politique et de ses orientations stratégiques à long terme, et dans cette perspective le Maroc a encouragé l'afflux d'investissements étrangers afin de renflouer sa machine économique. C'est ainsi que l'on a assisté à une vague de prises de participations dans les entreprises marocaines en plus de l'implantation de filiales de groupes étrangers dans notre pays. Ces entreprises « hybrides » de par la structure de leurs capitaux, doivent du fait qu'elles sont implantées sur le territoire marocain ,se plier aux textes et aux lois en vigueur dans le pays d'accueil .Elles sont, par conséquent, tenues d'éditer des états financiers qui soient en conformité avec les prescriptions du CGNC. Par ailleurs, elles ont l'obligation de reporter à la société mère, tout en respectant scrupuleusement, dans l'établissement de ce « reporting », les règles du groupe et donc les dispositions d'un autre référentiel comptable.

Editer un double jeu de comptes n'est pas une tâche facile. C'est une problématique que vit et qu'essaie, de gérer, actuellement, un nombre grandissant de firmes installées au Maroc, surtout que le développement économique du pays est largement tributaire de sa capacité à attirer les investisseurs étrangers et la décision d'investissement de ces derniers est liée au degré de pertinence et de comparabilité des comptes de nos sociétés et nos groupes par rapport aux standards internationaux. Malheureusement, au Maroc, la qualité de l'information consolidée est encore insuffisante de ce qui est requis par ces standards, car la consolidation n'est obligatoire que pour les groupes bancaires, mais, le CGNC qui traite la consolidation donne la possibilité d'utilisation d 'un référentiel reconnu sur la plan international.

Toutefois, un projet de loi sur les comptes consolidés existe depuis plusieurs années et qui prévoit la possibilité d 'utilisation d 'un référentiel reconnu pour les groupes cotés

et après avis du CNC mais ,le CDVM recommande aux autorités l 'adoption des normes IAS.

Actuellement, plusieurs groupes marocains établissent et publient des comptes consolidés et les principes comptables et d'évaluations retenues sont utilisés au niveau des comptes sociaux (CGNC) avec les retraitements de base de consolidation. Mais le recours aux normes reconnus sur le plan international n'est que ponctuel, de plus les comptes consolidés publiés par les groupes marocains sont difficilement rapprochables ou comparables avec les standards internationaux, en matière de :

- Règles et principes d'évaluation,

- Règles de présentation

De ce fait, les principes de consolidation retenus par les groupes marocains sont de plus en plus dépassés. Ils le sont plus avec l'entrée en vigueur des normes IAS/IFRS.

Subséquemment, au Maroc, l'évolution vers les normes IAS est inéluctable que ça soit pour les groupes Marocains :

-Pour les besoins d'investisseurs étrangers s'intéressant au Maroc

-Pour les besoins des bailleurs de fonds étrangers

-Pour les groupes marocains qui veulent se faire coter sur un marché financier étranger

-Pour les groupes qui souhaitent aller vers une plus grande transparence et améliorer leur gestion et leur politique de communication. Ou encore pour les filiales de multinationales pour remonter des reporting en normes IAS à leurs groupes pour leur permettre d'établir leur consolidation.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon