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Analyse des déterminants de l'octroi du crédit bancaire aux entreprises: le cas de Afriland First Bank

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par Césaire AIME TCHUMKAM
Université de yaoundé II soa - Diplôme d'études supérieures spécialisés en gestion bancaire et établissements financiers 2003
  

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I-LES BANQUES COMME PRODUCTEURS D'INFORMATIONS

Dans un marché concurrentiel sans coût de faillite où les agents sont neutres vis à vis du risque, la présence d'un intermédiaire ne se comprend qu'à partir de l'économie d'information dans un contexte d'asymétrie d'information.

Pour la littérature à savoir AKERLOF (1970), DIAMOND et DYBVIG (1983), DIAMOND (1984), LELAND et PYLE (1977), c'est l'existence d'imperfections sur les marchés qui conduit à l'apparition des intermédiaires financiers.

Les banques naissent de l'impossibilité d'échanger sur un marché organisé des actifs faisant l'objet d'une information nulle ou partielle.

La théorie de l'agence explique le comportement des prêteurs et des emprunteurs et la plupart des modèles développés prennent comme facteur initial engendrant les asymétries d'information sur les projets à financer et la malhonnêteté de certains investisseurs. Les modèles diffèrent par les hypothèses qu'ils font sur les asymétries, sur la nature des contrats d'agence comme sur les instruments de signalisation.

I-1. Selon LELAND et PYLE (1977)

Pour LELAND et PYLE (1977), c'est l'asymétrie d'information ex-ante qui justifie l'existence des banques (ceci a trait à la sélection, à la recherche, c'est-à-dire à la sélection adverse).

Dans le modèle présenté, les emprunteurs sont supposés bénéficier d'informations privilégiées sur la qualité des projets qu'ils désirent mettre en place. Ces emprunteurs disposent d'informations de part leur position de producteurs d'informations sur la qualité et la rentabilité de leurs projets ; lesquelles informations sont ignorées des prêteurs. Ces emprunteurs disposent également d'informations sur les risques encourus et peuvent ne pas les révéler aux prêteurs. L'emprunteur peut aussi dissimuler certains aspects du risque qui lui sont connus. Pour s'attirer les capitaux, les propriétaires de projets de mauvaise qualité ont intérêt à fausser l'information et à enjoliver les résultats escomptés des projets.

Ne pouvant se distinguer des projets plus risqués (mauvais investissements), les bons projets sont soumis à une surprime de risque. Leurs promoteurs qui connaissent la vraie valeur de leurs projets sont donc conduits à disparaître du marché ou à tenter de se signaler au marché pour prouver la confiance qu'ils portent dans leurs projets (théorie des signaux : Exemple, en investissant une part personnelle aussi importante dans le projet).

Les signaux peuvent être variés, mais les plus convaincants consistent à investir dans le projet une part de leur dotation supérieure à ce qu'ils auraient investi dans une optique de diversification normale. Le hasard moral est ainsi réduit et l'incitation à mener à bien le projet se trouve renforcée.

Cette activité de signalisation est coûteuse et ce coût pourrait être pris en charge par des entreprises spécialisées. S'il existe une internalité à l'acquisition de l'information, c'est-à-dire la possibilité d'économies d'échelles, alors les agences d'information spécialisées pourraient baser leurs activités sur l'achat et la vente d'informations sur leur projet. Toutefois, comme toute information, le seul fait de la vendre ferait perdre à l'entreprise l'avantage qu'elle détient sur le reste du marché. Une manière de vendre l'information sans la divulguer passe par l'investissement direct dans les projets et donc par la création d'intermédiaires financiers.

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