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L'avènement du biosimilaire : un nouveau défi réglementaire et scientifique pour les industries de santé

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par Rokiatou SAMAKE
Universite Paris VIII - Master II professionnel Propriété industrielle et industries de santé 2009
  

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Le régime français exclut clairement l'application, aux biosimilaires, des directives propres aux génériques. Le législateur rejette toute ambigüité ou confusion entre les deux catégories de médicaments. Une exception est possible dès lors qu'elle est expressément prévue : c'est le cas pour la protection des données. Issue directement de la directive 2004/27/CE, cette protection administrative des données, indépendante des droits de propriété industrielle, consiste à interdire à une spécialité générique d'être commercialisée avant l'expiration d'une période de dix ans ou de onze ans, en cas d'extension de l'autorisation de mise sur le marché d'une ou plusieurs indications thérapeutiques. L'article 9 de la loi du 26 février 2007 prévoit un nouvel article au code de la santé publique : l'article L5121-10-1 alinéa 2 qui stipule que les dispositions relatives à la protection des données est applicable aux biosimilaires. Il s'agit d'une exception strictement prévue par le législateur et qui doit être prise en compte de manière indépendante.

Enfin, il convient de souligner que l'infidélité de la transposition française se caractérise par des dispositions nouvelles d'origine législative : sur le modèle du régime du médicament générique en matière de transmission d'informations, l'article L5121-10-2 oblige le demandeur d'une autorisation de mise sur le marché pour un biosimilaire, à informer le titulaire des droits de la spécialité biologique de référence et à fournir un certain nombre d'informations. Ces dispositions contraignantes posent des difficultés d'application : en effet, n'ayant pas de corollaire communautaire, elles ne sauraient s'appliquer puisque le biosimilaire est soumis à une procédure centralisée qui ne prévoit pas d'obligation d'informer du titulaire de la spécialité de référence. L'impact des apports législatifs de la loi sont donc à relativiser même s'ils révèlent le positionnement du législateur français en matière de biosimilaire.

L'Union européenne est la seule, actuellement, à avoir adopté clairement une réglementation spécifique afin d'encadrer les autorisations de mise sur le marché de ces copies d'un genre nouveau. Cette initiative accomplie dans le but de préserver la santé des patients quant aux risques que les biosimilaires peut représenter, n'est pas sans conséquences qu'il convient d'apprécier.

Paragraphe II. Les conséquences technologiques et économiques de la réglementation spécifique des biosimilaires

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"Le don sans la technique n'est qu'une maladie"