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Organisation de l'offre de soins d'une région sanitaire. République de Djibouti

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par Ibrahim Barreh Adaweh
Institut national d'administration sanitaire - Maitrise administration sanitaire et santé publique 2008
  

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6.2.3 Ressources sanitaires

6.2.3.1 infrastructures sanitaires

o Sectorisation et répartition spatiale des structures de l'offre de soins

Selon la carte sanitaire l'offre de soins en République de Djibouti est organisée en district sanitaire. Les limites géographiques du District sanitaire sont celles de la région administrative. Il existe au total 7 districts sanitaires à savoir District de Djibouti, de Balballa, Dikhil, Arta, Ali Sabieh, Tadjourah et Obock. Chaque district sanitaire se subdivise en sous-districts sanitaires qui se subdivisent eux aussi en Secteurs Sanitaires.

Selon la sectorisation et la répartition des structures de soins illustrées sur la carte (annexe n°3), nous recensons dans le tableau n°4 ci-dessous le nombre des structures par région.

Tableau 4 : Répartition des structures sanitaires fonctionnelles par District (secteur public)

District sanitaire

hôpitaux

Centre de santé

Poste de santé

nbre lit

Lit/hab

nbre

struct/ hab

nbre

struct/ hab

Capital :

900

1,87/1000

10

0,2/10000

2

0,02/10

 
 

hab

 

hab

 

000 hab

Djibouti-ville &

 
 
 
 
 
 

Balballa

 
 
 
 
 
 

Dikhil

80

1,2/1000

0

 

5

0,7/100

 
 

hab

 
 
 

00 hab

TOTAL national

1225

1,6/1000

10

0,1/10000

28

0,4/100

 
 

hab

 

hab

 

00 hab

- en 1999, le ratio population par structure de santé (OMS : 1/10.000) était de l'ordre de 16.000 habitants par structure (8700 en rural et 22.000 en urbain)28.

- Hormis les zones rurales où la population est très dispersée, en milieu urbain environ 90% de la population vit à moins de 5 km d'un service de santé.

- Le ratio lit/population est de 1/680 (OMS : 1/1.000).

En termes de structures, ce ratio est proche des normes de l'OMS, mais,
néanmoins, la qualité des services fait défaut surtout en milieu rural. Le poste
de santé joue le rôle de centre de santé, mais, il ne dispense toutes les

28 Les données démographies pose problème pour compléter notre analyse. Il existe plusieurs sources qui donnent des informations différentes. Pour ce raison, notre analyse et commentaire ne peut être pertinent.

prestations notamment, les consultations médicales, la consultation prénatale et autres activités de soins qui nécessitent un médecin.

6.2.3.2 Ressources humaines

La politique de développement de ressources humaines est érigée comme une priorité et constitue l'un de cinq leviers d'intervention, avec la décentralisation et la déconcentration des services de santé.

Tout d'abord, un projet de décret portant augmentation des émoluments des médecins et des paramédicaux a été adopté et appliqué dès le mois d'avril 2007, avec une incidence budgétaire de 350 millions de francs Djibouti que compensait l'effet recherché de motivation par le gain d'un personnel au pouvoir d'achat drastiquement diminué.

Par décision politique, les promotions des élèves du Centre de Formation pour le Personnel de la Santé ont vu le nombre d'inscrits augmenté régulièrement depuis 2003, passant de 60 élèves par cycle de formation à 120 par an, répartis dans les différentes filières d'auxiliaire paramédical, d'infirmier diplômé d'Etat, de sage femme, de laborantin et dernièrement celle de gestionnaires de pharmacie.

Les formations à l'étranger ont augmenté aussi de façon exponentielle depuis deux ans, et ce grâce aux accords de coopération avec les pays du Maghreb qui accueillent à eux seuls plus de 60 % de stagiaires dont 71 candidats ont été accepté pour la seule année 2007, en majorité des techniciens supérieurs dans les domaines d'anesthésie réanimation, d'imagerie médicale et d'instrumentaliste.

Depuis 1999, 158 médecins et pharmaciens ont été formés par les différentes universités étrangères, dont une bonne quarantaine prendra du service en même temps cette année. Toutefois, la pénurie de médecins généralistes et de spécialistes ainsi que de techniciens supérieurs de la santé reste de mise. Face à cette situation, le gouvernement vient d'opter pour la solution d'une formation locale, avec le lancement de l'Ecole de

médecine, dont la première promotion qui a fait sa rentrée au mois de Novembre 2007, compte 36 étudiants, un chiffre qui sera majoré à 50 dès la rentrée prochaine.

Afin de pallier au besoin d'enseignants, un premier cadre de partenariat est scellé avec le gouvernement tunisien qui a aligné trois de ses meilleures facultés de médecines qui ont octroyé des professeurs.

De même, les facultés du Maroc et de l'Algérie se sont engagées à appuyer l'Ecole de Médecine, tant en professorat qu'en appui technique pour mettre en place des Centres hospitalo-universitaires. L'OMS et la Coopération Française sont les autres partenaires clés dans la réalisation de cette initiative.

Parallèlement à la mise en place de l'école de médecine, le Ministère de la santé s'est attelé à la transformation du Centre de Formation pour le Personnel de la Santé (CFPS) en un Institut Supérieur des Sciences de la Santé (ISSS), ouvrant ainsi les filières à d'autres fonctions du secteur sanitaire, toutes aussi importantes que celles d'infirmier et de sage femme. Ce qui donne la possibilité de former sur place les techniciens supérieurs de la santé.

A ce jour, toutes professions confondues, l'effectif du personnel de la santé est passé de 961 agents en mai 2005 à 2163 en fin 2007, ce qui montre l'effort exceptionnel de l'Etat pour relancer ce domaine prioritaire.

Tableau 5 : Répartition du personnel de santé secteur public et principaux ratios par district sanitaire

 

National

Ressources
Humaines

Effectif

Population

Ratio

normes
OMS

Médecin

96

734.000

1/7645 hab

1/5000 ou

1/10.000

Infirmiers (DE,Ax)

293

1/2505 hab

1/1500

Sage femme

115

1/1085 FAR29

1 /300 FAR

En 2007, le ratio médecin (tous secteurs confondus)/population est de 1 médecin pour 7645 habitants (6.800 en 2001) ; l'OMS préconise 1 médecin pour 10.000 habitants. Mais si l'on prend en compte les seuls médecins de nationalité Djiboutienne (58 médecins), le ratio devient 1 pour 12655 personnes (18000 en 2001). Le ratio infirmier uniquement ministère de la santé est de 1 infirmier pour 2505 habitants (si l'on inclut les « aidesinfirmiers »).

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille