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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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CHAPITRE 2 : CADRE THEORIQUE ET REVUE DE LITTERATURE

Ce chapitre trace le cadre théorique de l'étude et la revue de littérature. Il aborde d'abord les généralités sur l'anacardier, ensuite une base théorique sur les normes, leur fabrication, et enfin les approches de définitions et les débats actuels sur la question.

2.1. L'ANACARDIER, ORIGINES, GENERALITES BIOLOGIQUES,

COMMERCIALISATION ET SITUATION DANS LE MONDE

L'anacardier est une plante cultivée pour ses fruits, les noix cajou. Nous passerons tour à tour sa systématique, sa description botanique, son rendement et les tendances d'exportation de ses noix dans le monde.

2.1.1. Systématique de l'anacardier

Connu sous les noms vulgaires de l'anacardier, d'acajou, de cajou ou pomme de cajou en français, puis de cashew tree en anglais, Anacardium occidentale L. est une espèce diploïde de type 2n = 24 (Purseglove, 1968). L'anacardier est une angiosperme de la classe des dicotylédones, de l'ordre des sapindacées et de la famille des anacardiacées. On dénombre 73 genres pour environ 600 espèces. Le genre Anacardium, objet de la présente étude contient 8 espèces provenant de l'Amérique tropicale parmi lesquelles Anacardium occidentale L est la plus importante en terme économique (Tandjiekpon, 2005).

2.1.2. Botanique descriptive de la plante

2.1.2.1. Description de l'espèce : Historique

L'anacardier est natif des côtes du Brésil. Les explorateurs Portugais, l'ont découvert et l'ont introduit dans leurs colonies d'Afrique et d'Asie et surtout en Inde qui est maintenant, et de loin, le plus gros producteur de noix de cajou. Les rapports les plus anciens concernant cet arbre ont été écrits par des observateurs français, portugais et hollandais (Lacroix, 2003). Thévet (1558), un naturaliste Français a décrit l'arbre et peint le premier dessin montrant les indigènes récoltant les noix et pressant le jus des « pommes » de cajou dans un grand récipient. Les noix furent décrites pour la première fois par un portugais du nom de Gandavo qui remarqua déjà en 1576, qu'elles étaient meilleures que les amandes comestibles déjà connues (Gandavo, 1576). C'est bien après que de nouvelles et de plus grandes descriptions botaniques de la plante furent faites par divers auteurs. Le nom «cajou« provient de l'appellation «acaju« des indiens Tupi du Brésil. Ce nom est devenu «caju» en portugais, «cashew« en anglais, «cajuil« en espagnol et «acajou« ou «cajou« en français. Mais le

terme "cajou" est plus usité en français pour ne pas amalgamer avec «acajou« qui est un bois précieux bien connu aussi.

Et ce sont toujours les navigateurs portugais qui introduisent la plante sur les côtes ouest africaines. (Goujon et al., 1973 cité par Tandjiekpon, 2005). Sa présence sur les côtes béninoises remonte au 17ème siècle, mais son utilisation comme espèce de reboisement n'est intervenue qu'à partir des années 1950 avec les premiers essais sur une dizaine d'hectares en 1958 (SNAFOR, 1970 & 1979 cité par Tandjiekpon, 2005). Sa fonction économique directe est juste quarantenaire et fait suite aux possibilités de vente apparues. En 1967, la culture d'anacardier a connu une première organisation sur le plan de la production fruitière (Tandjiekpon, 2005). C'est d'abord le gouvernement, à travers la Société Nationale pour le Développement Forestier (SNAFOR), qui conduit les premières installations de plantations dans les départements du Zou, des Collines, de l'Alibori, du Borgou, de l'Atacora et de la Donga. Depuis et jusqu'en 1978, 5.324 hectares d'anacardiers ont été installés. Ceci se passait, avec en parallèle des initiatives de plantations individuelles, qui n'étaient pas forcément entretenues tellement les prix n'étaient pas rémunérateurs. Les di fficultés de la SNAFOR, liquidée en 1982, ont rejailli sur la gestion des plantations. Les vergers sont transférés, suite à ces difficultés, à la SONAFEL (Société Nationale des Fruits et Légumes) qui a connu quelques années plus tard des problèmes de gestion entraînant sa liquidation. Ces structures ont été relayées par les Centres d'Action Régionale pour le Développement Rural (CARDER) dans la gestion des plantations, une gestion communautaire associant les communautés riveraines comme acteurs et bénéficiaires des revenus de vente des noix. Après la libéralisation de l'économie et face à cette stratégie qui a tôt montré ses limites, les plantations ont été transférées en affermage aux entrepreneurs privés. C'est ainsi qu'en 1995, ces plantations longtemps abandonnées ont été confiées en affermage à deux sociétés : SODAIC-Bénin et AGRICAL-Bénin qui se sont partagées respectivement vingt (20) et deux (2) plantations. Ces contrats d'affermage ont rencontré quelques problèmes dans leur exécution, et les sociétés contractantes n'ont pas pu honorer leurs engagements. De nos jours, ces plantations domaniales, pour la plupart, sont laissées à la libre gestion des communautés riveraines, organisées par endroit en groupements organisés qui gèrent en plantations collectives (cas de Kouandé) et en plantations individuelles, qui prennent le pas, la culture devenant de valeur marchande sur le marché, et aussi, à cause des difficultés de la filière coton.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.