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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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4.2.14. La récolte

Avant même d'aborder l'opération proprement dite, comparons les données du rendement obtenu à Kouandé à celui obtenu au plan national. Le rendement moyen au niveau de la zone d'étude sur quinze années d'exploitation est de 307,85kg/ha. Les données de la FAO donnent en moyenne 225.175333 kg/ha sur la même période. Le test t de student (t=3,583 et p=0,001) indique que la différence est significative et confirme que la commune de Kouandé a un avantage par rapport aux autres zones de production.

La récolte est une opération culturale dont la délicatesse procède de son importance dans la production d'une noix de qualité. En effet, dans cette opération s'exécutent de nombreuses et minutieuses tâches dont l'impact direct sur la qualité est sans pareil. Elle intervient une fois l'an et court du mois de janvier à celui de mars. Le conseil agricole indique clairement que les noix ne sont mûres à récolter que lorsqu'elles ont chuté. Plusieurs paramètres de qualité se jouent là (Taux

14 Il s'agit du rapport entre la quantité de noix réellement ramassée et celle tombée ou produite par la plante.

d'humidité, taux d'impureté, taux de noix immatures ou malades, KOR...). Les noix doivent donc être ramassées, aussi très rapidement et séparées de leur pomme et non mélangées aux noix immatures et malades. Les efforts de la vulgarisation se sont pendant longtemps axés sur cette norme de production et désormais les producteurs n'ignorent guère les déconvenues que génère une cueillette prématurée sur arbre des anacardiers. Les producteurs de Kouandé dans leur majorité déclarent ramasser les noix à leur chute et seulement à ce moment. 3,33% des producteurs seulement récoltent précocement les noix sur arbre. Cette frange des planteurs évoque le vol pour justifier ce type de récolte. Mais il faut noter une inadéquation entre les données de l'enquête sur ce paramètre et la réalité de la qualité des noix produites à Kouandé. Il sera donc analysé plus loin dans la caractérisation des producteurs et de l'explication corrélée avec les éléments clés de détermination de qualité et de normes de production, les raisons de ce contraste.

Par contre, l'analyse de nos données montre que 82% des producteurs ramassent tardivement leurs noix et le nombre moyen de jours pour le ramassage oscille entre 2 et 3 (Voir figure N°13). La raison de ce comportement est le souci, pour les petits exploitants, de ramasser une quantité importante de noix et, pour les grands exploitants, d'optimiser des charges de récolte, car ces derniers emploient la main d'oeuvre salariée pour la récolte des noix. Les autres 18% qui ramassent systématiquement les noix sont ceux qui ont suivi une formation. Cette attitude dénote d'une alerte au vol et un gain de la proximité des plantations des habitations ou d'une disponibilité abondante de la main d'oeuvre familiale.

Par ailleurs, environ 73% des producteurs ne séparent pas immédiatement les noix des pommes contre seulement 27% qui le font (voir figure N°14). En effet, la pratique dans notre zone d'étude consiste à rassembler les prises du ramassage en des tas où pommes et noix sont mélangées, pour enfin les séparer posément au bou t d'une moyenne de 4 heures. Cette manière de faire aurait l'avantage de faire gagner du temps et d'accroître le rendement de ramassage au mépris de l'augmentation de l'humidité des noix. On pourrait néanmoins rappeler que le séchage bref à l'ombre qu'ils font observer réduirait l'effet évoqué supra.

L'autre pan important d'une bonne récolte est le mélange des noix. En effet, le taux des noix immatures et/ou malades est un paramètre composite très déterminant dans la détermination de la qualité des noix brutes de cajou.

 

Comme l'indique la figure N°15 , 58% des producteurs de Kouandé mélangent pour 48% qui ne mélangent pas. Cette statistique est très encourageante et s'explique par la commercialisation groupée, fortement développée au sein des groupements, par laquelle les rémunérations sont discriminées en fonction du taux de noix immatures et/ou malades.

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