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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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4.2.13. Entretien (nettoyage)

L'entretien regroupe quatre principales opérations à savoir le désherbage, le pare-feu, l'élagage des gourmands et le rond, les uns intervenant régulièrement et les autres une fois dans l'année, soit pour favoriser la récolte ou pour protéger la plantation des feux.

Le désherbage intervient deux fois dans l'année. Le conseil agricole indique un désherbage au cours
de la saison pluvieuse (Juillet jusqu'à Septembre) et un dernier (Décembre
-Janvier). Comme dans

nombre de cas, ces opérations réduisent ou éliminent les herbes qui à la fois conduisent le feu et concurrencent l'anacardier. Nos investigations sur le terrain indiquent que les plantations qui sont cultivées en agroforesterie avec les cultures vivrières, possible lorsque l'anacardier est encore jeune, bénéficient du premier désherbage. On ne désherbe la première fois dans l'année qu'à cause des cultures vivrières. Pour ce premier désherbage, la pratique locale consacre deus façons de faire : l'une qui consiste à tailler les herbes et l'autre qui consiste à les retourner. La deuxième méthode est jugée plus profitable pour la plante puisqu'elle humifie le sol et en apporte à la qualité du sol et donc au rendement de l'anacardier. Le premier désherbage, en l'absence de cultures intercalaires n'est presque pas réalisé puisqu'il intervient à un moment de forte sollicitation de la main d'oeuvre, de sa rareté et de sa cherté de fait. Il est donc perçu comme une corvée peu rentable pour citer Lacroix (2003).

 

Photo N°1 Plantation enherbée (cliché Yabi, 2006).

Quant au deuxième sarclage, il s'opère à quelques moments seulement de son intérêt principal: la récolte. Il est souvent respecté d'abord à cause de la récolte, ensuite parce que la main d'oeuvre est disponible à cette période et enfin pour prévenir le feu, les maraudeurs et les reptiles selon les producteurs. Toute proportion cumulée, on remarque que 22% des producteurs ne désherbent pas leurs plantations

contre 78% qui s'y adonnent vraiment. Ce dernier pourcentage regroupe aussi ceux qui respectent le premier désherbage, ceux qui respectent le deuxième désherbage et ceux qui respectent les deux simultanément. Aussi les herbes peuvent-ils concurrencer l'anacardier, de même, peuvent-ils les emporter par les feux.

Photo N°2 Plantation tardivement sarclée (cliché Yabi, 2006).
L'anacardier est une e spèce particulièrement sensible au feu
quel que soit son âge. (Tandjiékpon, 2005). Le pare-feu est
une opération vitale qui s'impose dans une plantation
d'anacardiers. En effet, si un anacardier est brûlé vers 5 ans, il
semble peu probable de pouvoir s'attendre à ce que sa cime se
reforme jusqu'à la fin de la révolution, soit à 25 ans, date de la
coupe finale de l'arbre pour son remplacement (Lacroix, 2003). A cause des feux pyromanes ou
sauvages qui chaque année interviennent dans la région et de l'inflammabilité caractéristique de
l'arbre (à cause de la térébenthine), l'enlèvement du feu, pour littéralement traduire le terme local
utilisé pour le désigner, est une opération de protection de la plantation contre le feu. Il consiste à
réaliser un désherbage sur le pourtour de la plantation sur une largeur allant jusqu'à deux mètres.

Cette opération est jugée importante par les producteurs et ils s'efforcent de la respecter même au détriment du sarclage. Ils sont seulement 15% qui ne respectent pas le pare-feu soit au profit d'un sarclage régulier ou de feux de renvois allumés et contrôlés pendant les feux précoces des mois de Novembre et de Décembre. Ainsi donc, 85% des producteurs réalisent leurs pare-feux pour éviter des incendies fortuits et ou pyromanes dont les ravages sont innommables.

Photo N°3 : Plantation entièrement traversée par un feu de végétation (cliché Yabi, 2006)

En dehors de ces opérations à la limite obligatoires, nous parlerons de deux autres mais bien accessoires.

L'élagage des gourmands est une opération de «soins plus » à une plantation. En effet, elle optimise la production et intervient un peu avant la floraison afin de réduire la perdition du potentiel productif de la plante. Elle n'est pas du tout réalisée dans notre zone d'étude.

Le rond est également une opération pour faciliter le ramassage des noix. Il consiste à nettoyer autour de l'arbre en fructification sur un diamètre correspondant à la superficie terrienne de l'anacardier. Cette opération permet une mise en nue rapide des noix tombées, d'optimiser le rendement de la récolte14 et d'éviter le ramassage des impuretés avec les noix. La réalisation de rond n'a pas été vraiment notée dans notre zone d'étude.

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